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Manifeste européen pour 2009

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« Agenda de Pierre Moscovici - semaine du 21 avril | Accueil | Réécouter Pierre Moscovici sur Europe 1 »

22 avril 2008

Commentaires

marie mcb

Dans une dictature ou pendant une guerre ou dans une société ultralibérale, la composante fraternité et solidarité est proportionnellement tres rare.
Elle concerne un petit pourcentage de la population.
On peut, par exemple l estimer a 10 pour cent de la population.
Les 90 pour cent restant sont constitués de défiance ou de délation.
Les espions pullulent, comme dans le magnifique film La vie des autres, ou dans la RDA, un espion écoute la vie des autres. Ils espionnent la vie des gens ordinaires.

Dans une démocratie, la composante fraternité et solidarité est proportionnellement plus fréquente.
Il est tres difficile d en faire une estimation.
Dans l idéal, elle devrait etre composée de 50 a 80 pour cent de la population.
Il n y a presque plus d espions, hormis pour espionner les individus tres dangereux.

Dans la dictature et la guerre, c est la répression, la violence et l arbitraire qui dominent.
La fraternité et la solidarité y sont minoritaires.
Dans une démocratie, c est la prévention, la paix et la justice qui prévallent.
La fraternité et la solidarité y sont majoritaires.

René Fredon

Le PS se re…centre : pas possible !

Les commentateurs frétillent depuis mardi : le PS français qui passait pour le mouton noir trop à gauche parmi les partis socialistes d’Europe, ferait sa « révolution » : diable ! C’en serait fini avec la lutte des classes et l’abolition du capitalisme, le PS se contenterait d’être le promoteur d’une économie sociale et écologique de marché. Sous le regard bienveillant du CAC 40 et des gouverneurs indépendants des banques centrales et du FMI réunis.

Quelle découverte ? Ces « observateurs » ne manquent pas d’humour, ils trouvent que le PS est encore trop ancré à gauche et ils ne souhaitent pas que leurs nuits soient hantées par le spectre d’une transformation sociale qui limerait les ailes au capitalisme triomphant ou plutôt agonisant, selon le point de vue (de classe) où l’on se place.

Ces mêmes « observateurs » de l’Express au Nouvel Obs, en passant par le Figaro et quelques autres trouvent tellement archaïque le vocabulaire hérité du 19è siècle. Alors la chose, pensez donc…Libéral, à la rigueur, la racine du mot sonne bien mais capitalisme ça sent le rétro et plus, l’insupportable présomption de prétendre le supplanter. Et puis les expériences du siècle passé ont été tellement décevantes, au point de condamner toute velléité de s’affranchir d’un système voué à l’éternité. Alors, de grâce, soyons raisonnable, ne demandons pas l’impossible ! On n’est plus en 68, revenons sur terre et acceptons l’ordre économique comme le meilleur des régimes politiques, le plus efficace, ajoute-t-on au PS qui, décidément, n’est pas le dernier pour vanter les mérites de l’économie de marché.

Rappelez-vous, au lendemain de la défaite de Ségolène Royal, les mêmes commentateurs invitaient le PS à devenir franchement social-démocrate, à faire son congrès de Bad Godesberg (celui où le SPD allemand, en 1959, renonçait à toute référence avec le marxisme et la lutte des classes pour renouer avec l’éthique chrétienne et surtout se prononcer pour la libre concurrence, la libre entreprise, l’économie de marché, c’est-à-dire contre les nationalisations, pour les privatisations…) et se tourner sans complexe vers le centre, autrement dit la droite. Mais que faisait d’autre madame Royal entre les deux tours en allant proposer à Bayrou de devenir son premier ministre et que disait d’autre François Hollande en 2 003, quand il qualifiait le programme du PS de « gestionnaire et social-libéral », c’était pour promouvoir quelles valeurs sinon celles du libéralisme ? Et le tournant de la rigueur en 1 983, c’était quoi d’autre ? Et les privatisations sous la gauche, était-ce pour améliorer nos services publics, préserver notre modèle social ou pour répondre aux critères de Maastricht exactement inverses que le PS avait approuvés ? Et Jospin, premier ministre, qui voulait rassurer les Français en avouant qu’il n’appliquait pas un programme socialiste ! Et, et…on pourrait poursuivre.

Si viser les responsabilités politiques les plus hautes –la présidence de la République, le gouvernement- consiste pour le PS, à séduire l’électorat de gauche par un discours de gauche et, ensuite gouverner à droite, pour éviter de faire des vagues et de se mettre à dos les puissances d’argent qu’il n’ose même plus qualifier de capitalistes, comment peut-on prétendre changer la vie des gens, car c’est bien la vie des gens les plus modestes qu’on veut améliorer, réduire les inégalités et résoudre l’ensemble des problèmes économiques et sociaux à partir de ce critère fondamental, du moins pour la gauche qui se respecte ?

Toute la quatrième République n’a été qu’une valse de gouvernements impuissants de centre-gauche gouvernant à droite, et pour cause et tout se passe comme si, avec la cinquième République, le bipartisme nous ait enfermé dans ce même faux choix où l’opposition et la majorité se confondent lorsqu’elles alternent au gouvernement et ne se contestent que pour y parvenir.

On serait tenté de déclarer le PS hors jeu à gauche. Cela serait sans tenir compte des réactions qui montent de ses propres rangs tout en restant minoritaires et des aspirations d’une partie de ses électeurs qui ont le cœur à gauche mais préfèrent encore voter pour un parti qui a des chances de gouverner que pour un qui n’en a aucune ! C’est l’effet pervers de cette bipolarisation qui conduit non plus à choisir positivement celui ou celle dont vous vous sentez le plus proche, dont vous partagez les convictions, la vision du monde mais celui qui a le plus de chances de battre votre ennemi principal, que vous ne voulez à aucun prix.

C’est le vote négatif, celui auquel vous êtes conduit par le système électoral, en désespoir de cause parfois, car vous auriez bien voulu voter pour untel mais il n’a aucune chance, donc votre voix est perdue : c’est la négation de la citoyenneté, de la démocratie. Ce n’est pas la moindre des révolutions à opérer. Encore qu’il n’est pas fatal d’aller là où on veut nous conduire. N’est-on pas libre dans l’isoloir ?

Et puis, il y a ce morcellement à la gauche (réelle) du PS où la surenchère verbale n’a d’égale que l’impuissance à rassembler toutes les sensibilités idéologiques, sociales, écologiques, plus radicales les unes que les autres ou plus hésitantes sur l’attitude à avoir vis-à-vis du PS qui se veut « la gauche » à lui tout seul et surfe sur sa crédibilité électorale qui lui vaut de diriger toutes les régions, sauf une et une majorité de départements et de grandes villes.

On sent bien que c’est par là que l’on pourrait peser lors des prochaines échéances et donner un prolongement aux luttes et aux exigences sociales qui montent sous l’effet des contre-réformes sarkoziennes de plus en plus mal vécues qui n’arrêtent pas de faire chuter sa cote de popularité qui s’est accentuée après l’échec de sa majorité aux municipales.

Je ne crois pas que cela puisse se faire dans la précipitation ou dans l’incantation d’une nouvelle formation structurée comme il s’en prépare, mais dans la mise en commun d’objectifs politiques, sociaux, sociétaux… portés par des citoyens, des partis et des militants riches de leurs propres sensibilités. Le pluralisme reconnu et assumé est une vraie richesse qui n’exclut nullement, bien au contraire, de grandes initiatives unitaires pour porter des projets transformateurs et des majorités pour les concrétiser.

Le printemps nous y invite.

René Fredon

Valéry-Xavier Lentz

Vous pourriez acheter le nom de domaine congresalahauteurdecetteambitiontheorique.com ?

Plus sérieusement, j'approuve votre point de vie même si je trouve l'affirmation du réformisme bien timide : on n'y trouve pas de dénonciation des dérives autoritaires de l'idéologie marxiste pas plus que d'énoncé des aspects positifs de l'économie de marché. Elle semble rester dans le ton de ce texte, un mal nécessaire.

Par ailleurs la déclaration est très tiède sur les quesitons européennes. En progrès significatif auregard de l'existant, elle ne proclame pas clairement l'ambition de faire progresser l'Union européenne vers une véritable démocratie politique.

Enfin, sur l'écologie, outre la formulation maladroite qui met "la sauvegarde de la planète" (on gagnerait à parler plutôt d'environnement) au même plan que l'émancipation de la personne humaine, le discours est en décalage avec la pratique du PS plus modeste et risque de passer pour un affichage marketing.

Bravo, cependant, à la direction du PS pour cette démarche qui concrétise la rénovation d'un point de vue idéologique. Il parait que Mélenchon a émis des réserves : cela suffirait à prouver que le texte est bon.

jpb

Là Tonio j'ai comme un doute, un dialogue, ce n'est pas un monologue, il faut écouter l'autre et lui répondre, et quand le réel ou l'argumentaire dézingue une position instable, il faut en prendre acte et ne pas sombrer dans le déni. Mais je sens comme une pointe d'humour dans ta déclaration. ;-)

Tonio

Par ailleurs les communistes, les verts et les trots sont toujours là, pour apporter un dialogue critique.

selene

@ paton,

Il me semble qu' il faut immédiatement dissiper le malentendu...
normalisation veut dire fraternité avec les autres partis de gauche européens, cela ne veut pas dire rentrer dans le rang, se plier aux exigences des financiers, en oubliant ses idéaux.

C'est même l'inverse: regarder la réalité en face est encore, à mon avis, la façon la plus efficace de lutter contre ce que l'on ne veut pas.

Ce texte qui sera suivi de beaucoup d'autres a le mérite de ne rien sacrifier de nos idéaux, absolument rien: nous y trouvons bien la possibilité d'expression populaire, la redistribution et la prise de position ferme envers tout capital improductif.

Il est serein, ferme et centré sur nos objectifs.

Il vaut simplement dire " et maintenant, au boulot", au boulot, les uns et les autres, et voyons ce que vous savez faire de mieux que les autres en matière de mesures concrètes.

Il est cohérent, ouvert, tourné vers la sincérité des convictions et l'efficacité.

Si vous avez réellment lu ce texte, je ne pense pas que l'on puisse dire que l'un quelconque des objectifs de gauche soit oublié. sauf à appeler gauche exclusivement ce qui ressemble à la fameuse image d'epinal avec le couteau entre les dents d' il y a 50 ans.... et depuis, le monde a tourné, les moyens de lutter également.
Cela ne veut pas dire que l'on ait renoncè à la lutte.

Laurent P

@marie mcb

Quand je lit tes propos je ne comprends pas:

"La fraternité et la solidarité ne peuvent pas exister, s il n existe pas d abord et avant tout la liberté et la justice.

La fraternité et la solidarité n existent pas dans une dictature sans liberté et sans justice, ni dans une société hyper libérale ou les inégalités sociales sont extremes."

Toutes les dictatures de droite ou de gauche ont été vaincues parceque des hommes et des femmes faisant preuve de solidarité, de fratzernité et de courage se sont soulevés pour rétablir la liberté et l'égalité.
Si on ne commence pas par aimer les gens et être fraternel avec eux je ne vois pas comment on peut instaurer la liberté.
Une liberté ou une égalité forcée sans fraternité est vouée à l'échec. Et c'est justement le drame du désintéret politique depuis quelques années.

marie mcb

Je ne vois pas ou est la cloture du debat ?

Paton

Mais non, je ne prends pas la mouche, je suis un peu lassé, voilà tout. Mais de quel masque parle jpb ? Mes rares interventions sur ce blog permettent aisément de voir que je me situe à gauche du PS (sans avoir de carte) et que je respecte Moscovici père et fils cependant. Je n'ai jamais avancé masqué. C'est bien la volonté de débattre avec vous qui m'anime. Je regrette à ce titre la phase actuelle de normalisation du PS qui risque de clore son débat interne, alors que son rôle est de faire vivre. C'est pourquoi j'ai actuellement la tentation de vous laisser entre vous.

jpb

Paton, le projet de rassembler toute la gauche, y compris son aile radicale est mort né. Que tu aimes les chimères, c'est ton droit, cela explique que tu étudies Marx. Le PS est un parti de gouvernement, et il ne peut mener une politique réformiste qu'en allant au pouvoir en mettant la puissance du capitalisme au service de son projet social, et ça la gauche radicale ne peut pas l'accepter. Entre théoriser et travailler au service du peuple, le PS a tranché, et c'est bien.

Tonio

Isa, je ne suis pas certain de comprendre? Il ne peut y'avoir de socialistes que des révolutionnaires? La suppression du capitalisme, concrètement, c'est quoi? Une autogestion généralisée?

Paton, je ferais la différence entre Marx et le marxisme... La lecture spontanéiste façon Mao est sans doute plus proche de l'original que pas mal de choses qu'on a pu fourrer sous ce vocable. Et elle ne débouche finalement pas sur grand chose au sein du jeu politique même... Disons que la révolution est l'affaire du peuple, pas celle du PS. Ce sont des rôles différents.

marie mcb

Mais Paton, il ne faut pas prendre la mouche comme cela.
Il ne faut pas vous en aller.
Vous n embetez personne.
On discute gentiment.
Je dis ce que je pense et vous aussi.
Je ne vois pas comment le PS peut gouverner un jour sans gagner les élections.
J ai toujours voté vert, et surement pour le pere de Pierre Moscivici, a la fin des années 70 quand j ai voté pour la premiere fois !
Je connais certaines personnes du centre droit, un peu craintives et timorées qui voudraient bien voter a gauche mais qui ont peur des marxistes et des trotskistes.
Il faut juste essayer de faire en sorte qu elles n aient plus peur.
Chacun ses peurs !
Moi, j ai peur de Sarkozy.
Et j avais peur de Mitterrand aussi.
Voila, chacun son histoire, Chacun son passé.
Le PC, j ai su de tres pres ce que c etait parce que j habitais a Champigny sur Marne dans les années 70.
J allais au lycée avec les enfants de Séguy et Marchais.
Ca ne me plaisait pas du tout.
Voila, je suis restée verte pendant presque 30 ans et l année derniere j ai voté Segolene Royal parce que Sarkozy me fait franchement tres tres peur !
J espere que vous ne vous en irez pas de ce blog, ce serait dommage !
A bientot ?

jpb

Les masques tombent...

Isa

Après la dernière grande braderie-liquidation, soyez logiques jusqu'au bout et assumez votre mue: Laissez le nom de "Socialistes" à ceux qui n'ont pas renoncé à construire une autre société et pour lesquels les mots de fraternité et de solidarité ont toujours du sens.

Vous avez le droit de prendre une autre direction, après tout, il y a des suiveurs. Mais aurez-vous au moins l'honnêteté d'abandonner votre étiquette de "socialistes"?
Ce serait bien le moins...


Paton

Marie mcb,

ce que tu dis confirme malheureusement que la mutation actuelle du PS est de l'ordre de la stratégie électorale et du marketing politique. Les idées sociales démocrates n'ont pas nécessairement plus de légitimité que d'autres, mais elles passent mieux pour la majorité des gens, voilà tout. Fort heureusement, les minorités peuvent modifier les tendances dominantes ! Celui qui l'a le plus merveilleusement montré, c'est Serge Moscovici, le père de Pierre. A lire donc : Serge Moscovici (1979), Psychologie des minorités actives, Paris, PUF. Grâce à la science du père, nous réfuterons bientôt la stratégie du fils !

Mais je ne vous embêterai plus sur ce blog et m'en tiendrai là.

marie mcb

Certaines personnes du centre droit ne votent pas a gauche uniquement par peur des marxistes ou des trotskistes !

C est bete mais c est comme cela.
Quand la victoire ou la defaite pour une élection se jouent a 1 pour cent pres, tout compte, y compris les peurs suscitées par Marx et Trotski pourtant morts et enterrés depuis belle lurette.

Certaines personnes ont peur, d autres n ont pas peur.
Celles qui n ont pas peur ne peuvent pas comprendre celles qui ont peur !
Il faut tellement de temps pour les rassurer.
Elles dorment encore depuis 1989.
Elles n ont pas vu que le monde a changé cette année la.

Voir mon post et celui qui le précede sur Agenda de PM pour la semaine du 21 avril.

Et que dire alors de ceux qui etaient d extreme gauche dans les années 70 et qui ont voté Sarkozy en 2007.
Ceux la existent aussi.
Et ceux la, moi, je ne les comprends pas du tout !

Paton

J'avoue que j'ai cru un moment que Pierre Moscovici était le seul candidat au poste de premier secrétaire à faire passer le débat d'idées avant les querelles des ambitions. La manière dont il assume l'insipide manifeste du PS me fait malheureusement définitivement déchanter. Marx enterré, c'est maintenant le marché qui est indépassable ; Bad Godesberg (1959), voilà donc l'horizon. Cela ne nous rajeunit pas ! C'est simplement la perspective assumée depuis longtemps par certains (Rocard), et toujours refusée par d'autres (Chevènement). C'est bien le réformisme centriste qui triomphe idéologiquement au PS en faisant taire les autres sensibilités. Vous trouvez ça drôle ? Le débat, il est où ? Je préfère de loin le projet qui consiste à rassembler toute la gauche, y compris son aile radicale. Le PS, qui a déjà tendance à être un parti de notables, va devenir une firme idéologiquement disciplinée à la conquête du pouvoir. J'ai dit idéologiquement disciplinée, mais qu'on se rassure, les querelles de personnes ne manquetront pas ! A Neuilly, on se balance bien des coupes de champagne à la gueule, pourquoi pas au PS ! (c'est facile mais ça me fait du bien).

Je fais actuellement des efforts pour comprendre l'économie. Si Marx n'est pas à fétichiser bêtement, il fait partie des grands théoriciens. Tous les outils de compréhension du capitalisme ne sont pas à balancer, mais à actualiser. Pourquoi s'en passer au juste ? Il n'y a que le PS pour faire une connerie pareille !

marie mcb

Une société dans laquelle les uns ont peur des autres, cree forcément des solitudes.

Les solitudes sont apparues depuis la fin des années 80, le début des années 90, avec l individualisme forcené, la peur des autres et la xénophobie.
Elles n ont pas cessé de prendre de plus en plus de place depuis.
Et elles engendrent la tristesse et la démoralisation.

Beaucoup de travail et de chaleur humaine en perspective pour redresser tout cela !

marie mcb

La solidarité, c est comme la fraternité mais dans une version plus concréte.

Il est écrit :
un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature.

La fraternité et la solidarité ne peuvent pas exister, s il n existe pas d abord et avant tout la liberté et la justice.

La fraternité et la solidarité n existent pas dans une dictature sans liberté et sans justice, ni dans une société hyper libérale ou les inégalités sociales sont extremes.

Pouvez vous intégrer cette déclaration de pricnipes dans votre blog, svp ?
Par exemple dans la rubrique catégories, afin qu elle soit plus facilement consultable et accessible.
Merci.

selene

Je parlais de "Fraternité" parce que les rapports sociaux, les interactions entre individus au sein de la société Sarkozienne sont tellement dégradés que la gauche, quand elle reviendra au pouvoir, devra en faire un thème central: Les structures sociales actuelles ne sauraient suffire à améliorer le sort de très nombreuses personnes.
On ne s'en rend peut être pas compte à Paris, mais quand , dans un restau de province sympa, sur 8 clients, il y en a 4 qui sont seuls à leur table, il faut sérieusement se poser la question du "comment vivre ensemble".

Cette société est inhumaine, et il va falloir trouver des solutions, sinon, nous aurons échoué.

C'est aussi simple que cela...

Bangor

@ Tonio
"Au fait, adoptée à la quasi-unanimité cette déclaration? Qui a voté contre? Qui s'est abstenu?"

Au moins Melanchon, évidemment.

Bloggy Bag

Serai-je l'un des rares à être critique vis à vis de ce texte ? A trouver que s'il représente une avancée idéologique incontestable, il n'est pas encore idéologiquement fini d'être ciselé, qu'il recelle des incohérences, des doublons ou des évidences qui n'en sont pas forcément.
JPB a relevé le cas de la démocratie présentée comme une méthode et un but (outil et utopie) : cependant, la démocratie souffre de défauts intrinsèques dont l'entrisme n'est qu'un symptôme. Certes, nous n'avons rien trouvé de mieux, mais le faute de mieux n'est pas une utopie. Nous ne devons pas nous en satisfaire. Par ailleurs, la déclinaison de la démocratie ressemble ici à une concession entre courants : c'est utile politiquement, mais un frein à terme pour la refondation.

En conclusion, je réitère ma satisfaction sur l'orientation de ce texte, sur le fait qu'il ait pu être publié et globalement accepté. Mais en l'état, je ne peux y voir qu'une étape supplémentaire après les travaux du manifeste, le rapport d'étape de La Rochelle, et maintenant un texte d'orientation issu ayant reçu l'aval du BN.

C'est bien. Ce n'est pas suffisant.

Tonio

Laurent: A partir du moment où on récuse le marxisme "hydraulique" comme fondement de notre action, nous sommes nécessairement conduits par la fraternité. Les mouvements sociaux ne sont plus mus par la nécessité historique du bloc contre bloc, mais découlent d'une volonté de justice (mot également assez absent). Jaurès parlait d'humanisme effectivement, d'autres de solidarité. L'idée est que dès lors que nous faisons société, nous sommes liés les uns aux autres. L'égalité, la liberté n'existent pas individuellement, mais ressortent de l'organisation sociale. Celle-ci est donc la traduction concrète de la fraternité qui anime ses membres.

Tonio

Ce texte me va bien. C'est un texte de synthèse véritable, ce qui aurait du sortir du Congrès du Mans. Il n'est pas fracassant mais reflète simplement ce que nous sommes depuis 25 ans. En soi, je dirais presque que c'est un non-évènement, ou du moins ce devrait l'être. Comment est-il possible que pour écrire un truc a priori aussi consensuel il ait fallu 25 ans, précisément? C'est quand même affolant!! Il me semble qu'on a pas trop intérêt à s'en vanter à l'exterieur, parce que je me fois mal expliquer que ça y'est, on reconnait officiellement l'économie de marché.

Je galèje, mais il faut continuer à se battre en section pour faire passer les conséquences de cette optique. "Les entreprises dynamiques" ne sont toujours pas une préoccupation pour beaucoup, et si on n'est pas dans l'hostilité ouverte, il reste l'idée qu'on est là pour faire du social et que "l'intendance suivra".

Au fait, adoptée à la quasi-unanimité cette déclaration? Qui a voté contre? Qui s'est abstenu?

Laurent P

Juste un petit commentaire:
Mis à part Selene je n'ai pas lu le mot fraternité une seule fois. Or pour moi la grave erreur de la révolution française, puis de la république en général, c'est d'avoir beaucoup parlé de liberté et d'égalité, mais moins de Fraternité.
Or la Fraternité est la base des 2 autres. Elle devrait être en premier et permettre l'égalité et la liberté.
Pour ma part je suis toujours surpris des donneurs de leçon qui nous parlent à longueur de discours de liberté, d'égalité, sans que la fraternité transparaisse dans ceux-ci. (Dans mon propos il ne s'agit pas de ce blog, ne vous méprenez pas).
Ca a été la grande erreur du communisme entre autre, vouloir imposer l'égalité.
Alors dans la déclaration de principe on parle d'humanisme, et après?

xavier

@ asse42,
sauf que le shadow cabinet existe actuellement, et c'est tellement un feu de paille politique qu'il n'a absolument rien dit d'intéressant depuis sa mise en place :

http://www.rue89.com/2007/06/28/le-ps-installe-son-shadow-cabinet-a-lassemblee

Alors, laissons de côté les postures médiatico-leadershipal,
un peu de modestie et de boulot ne nous ferait pas de mal.

Pour ce qui est de la déclaration de principe, et de l'orientation socdem de plus en plus assumée du PS, Mazeltov !

marie mcb

C est une tres belle déclaration de principes.
Elle est émouvante.
Je suis plus particulierement sensible aux articles 2 et 7.
L égalité est au coeur de notre idéal, un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature.
Un modele de développement durable.

Que vous l ayez publiée un 21 avril, date symbolique, ce 21 avril 2008, me touche profondément.

selene

Au delà de ce texte qui emporte mon adhésion totale, je me mets à espérer en un monde où les individus seront moins abandonnés, moins livrés à eux mêmes, plus social , mais aussi plus fraternel, dans une société délivrèe de tous les dogmes qui bloquent le progrès Humain.

Ce progrès ne pourra être seulement économique, mais aussi culturel, civilisateur, émancipateur (former un groupe humain libre de ses faits et gestes, riche de développer tous ses possibles, émancipé de toutes les vieilles tutelles religieuses et sociétales) laïc et libéral (tolérant) dans ses façons de vivre, libre par le moyen d'une sécurité raisonnée, préventive plus que punitive.

Philippe PUGNET

Pierre, tu as parfaitement raison de parler de révolution du réformisme.
Voilà ce que j'en pense dans un article publié ce matin sur mon blog http//socialismedemocratie32.over-blog.fr

Une déclaration de principes pourrait passer pour un texte de plus, vite classé aux archives. Mais ce serait oublier que celui qui sera soumis au vote des militants le 29 mai prochain jette les bases idéologiques de la rénovation du Parti Socialiste.

Elaboré par une commission regroupant toutes les sensibilités et présidée par mon ami Alain Bergougnioux, secrétaire national aux études, ce texte, largement consensuel, est le fruit d’un grand accord politique.

Comment d’ailleurs ne pas s’en féliciter au moment où les interrogations les plus diverses se posent, quant à notre prochain Congrès de novembre.

Comment ne pas voir aussi dans ce projet d’une nouvelle déclaration de principes proposée en remplacement de l’actuelle qui datait de 1990, une volonté collective de clarifier nos ambitions afin de " bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète ". Une sensibilité environnementale qui se confirme d’ailleurs à travers la reconnaissance d’un " modèle de développement durable " et de l’affirmation du principe de précaution.

Autre finalité, reprise du concept d’ " égalité réelle " cher à Dominique Strauss-Kahn : " l’égalité est au cœur de notre idéal….La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie et réduire les écarts de conditions " . C’est le principe même du socialisme de la redistribution qui est posé.

Et ce texte va encore plus loin, puisqu’il définit les bases d’un nouveau concept d’état social.

" Parti décentralisateur" le Parti Socialiste est partisan d’une " économie de marché régulée par la puissance publique ainsi que par les partenaires sociaux… une économie mixte combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale".

Le texte insiste alors sur la nécessité de privilégier "l’investissement productif au détriment de la rente", d’assurer " la protection contre les risques sociaux", de promouvoir la régulation afin de mieux " concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale" . Mais cet état social ne doit pas oublier d’être aussi un état moderne qui " investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture".

Ce texte établit par ailleurs l’obligation de " garantir pour tous la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle ".

Quant à la démocratie, si "elle représente à la fois, une fin et un moyen ", elle incarne aussi " une valeur et un combat universels " et conditionne également " la nature même de l’action socialiste ".

Si la démocratie participative est évoquée, elle est, aux côtés de la démocratie représentative, de la démocratie politique et de la démocratie sociale, l’un des moyens qui permettent de promouvoir " la délibération et la décision collectives".

Dans sa troisième partie, beaucoup plus doctrinale, le projet de déclaration des principes définit le Parti Socialiste.

C’est " un parti républicain" qui ne considère pas " la nation comme une juxtaposition de communautés ".

C’est " un parti laïque" qui veille " au respect de la liberté de conscience " prône " le vivre ensemble" et défend une laïcité qui est " plus qu’un principe de tolérance" puisqu’elle doit être " un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes".

C’est " un parti réformiste " porteur "d’un projet de transformation sociale radicale" qui " ne se décrète pas ". La loi et le contrat plutôt que la révolution.

C’est "un parti décentralisateur" qui met " la diversité des territoires au cœur de ses valeurs" ; un " parti européen " qui revendique " le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique" ; un " parti internationaliste … qui milite pour un ordre international juste et respecté " ; un "parti populaire ancré dans le monde du travail " et "un parti démocratique" qui entend "rassembler toutes les cultures de la gauche" .

Je suis convaincu que ce projet de déclaration des principes sera adopté à une très large majorité des militants et constituera ainsi le point de départ de la rénovation idéologique de notre Parti. Nous pourrons ainsi mieux reformuler nos orientations fondamentales et notre projet histo-rique; mieux fédérer les diverses couches de notre base sociale potentielle autour d’un projet économique, social et sociétal mobilisateur.re

Nous devons avoir la volonté collective d’esquisser les contours de ce socialisme nouveau dans le cadre d’un Parti rassemblé autour d’un projet politique novateur qui puisse redonner un espoir aux Français et une capacité à gouverner durablement.

asse42

Selene

Oui je répéte parce que je constate en lisant sable de la terre, ou Seb que nous avons les mêmes aspirations et les mêmes envies pour le futur du PS.
Moi aussi je suis pour un shadow cabinet, et je suis aussi pour une alliance la plus large possible parce que ce n'est pas en nous repliant sur nous-mêmes que nous convaincrons les français.

Mais pour que le message passe, qu'il soit compris et entendu, il faut le faire passer par lune personnalité présidentiable. C'est incontestable. le reste n'est que perte de temps pour le parti et pour le pays.

Sable de la Terre

Intéressant de voir les soubresauts du "surmoi" gauchiste dont a parlé avec tant de talent Laurent Baumel. Ceux qui s'accrochent aux mots comme à un talisman... il paraîtrait que l'on trouve pas assez de fois le mot "gauche" dans ce programme. tant mieux, parce que la gauche dernièrement, j'avais du mal à y croire et à savoir ce que ça voulait dire. M. Moscovici nous explique enfin ce que ça recouvre.
Intéressant aussi de voir ces soubresauts car ils nous rappellent que nous avons toujours besoin du vote des commmunistes, et que tous sociaux-démocrates que nous sommes depuis quelques jours, nous ne pouvons pas nous passer de leurs 10%. Je souhaiterais donc que M. Moscovici nous explique quelle stratégie d'alliance est à envisager pour faire le grand écart entre Bayrou et Besancenot, sur quelle base organiser tout ça.
Enfin, je souhaiterais vivement que M. Moscovici organise, afin d'affirmer la crédibilité du PS, une sorte de "shadow cabinet", c'est à dire, pour éviter de tomber dans l'opposition de la "gauche la plus bête du monde", pour chaque projet non voté, une contre proposition construite et crédible. Ce n'est qu'ainsi que nous saurons conquérir la confiance des français.

Isa

«LA RÉVOLUTION DU RÉFORMISME»
Seriez-vous cynique?

Ainsi, le Parti socialiste a déposé les armes. Les militants sont -en grand nombre- partis (encore 150 000?). Pensez-vous qu'ils vont revenir à présent? (Il sera intéressant de suivre cela.)

Monsieur Moscovici, vous semblez vous réjouir de ce devenir rosâtre, teinté d'un peu de vert pour consoler -à peine- les derniers déçus qui n'arrivent pas encore tout à fait à se dire que le changement devra prendre un autre nom...
Mes amis et moi, aurions souhaité que, dans un sursaut de courage, le Parti socialiste ne renonçât pas encore.

Mais, vous dites comment déjà?
Ah, oui, la modernité, contre la frilosité, l'archaïsme, le repli sur soi...

Serge K

La gauche n'y trouve plus ses petits. Et comme souvent des tas de gens vont s'identifier au moins pire. Ce n'est pas trés mobilisateur comme différence, les sujets de réflexions restent les mêmes qu'a droite avec simplement un anti dépresseur social démocrate. Bon...
Allez chercher votre électeurs chez ceux qui ne votent pas, faute de réponses tranchées.
J'ai toujours voté pour éviter la droite pur et dur, et bien c'est fait, et à mon humble avis ce n'est pas la sociale démocratie qui fera la différence entre la gauche et la droite. C'est un flou incompréhensible, une gauche plus à droite, moi connais pas.

Alceste

La "gauche" n'est nommée que deux fois en six pages ! Votre commentaire, cher Monsieur Moscovici ?

Seb

@ Marcel:

Je suis d'accord avec toi, les français ne la liront pas mais les médias en font leur gros titres (le Liberation d'hier me semble t-il).

Donc indirectement, cela aura un effet sur les français qui n'entendront plus certains experts autoproclamés affirmer que le PS est un parti limite gauchiste prechant la revolution dans ses textes et incapable de se reformer etc etc.

Marchenoir

C'est un beau texte en effet que cette déclaration, très sensé, trop peut-être. Deux remarques cependant : 1/ Est-ce que le "surmoi" que vous évoquez dans votre commentaire n'était pas plus "communiste" que "gauchiste" en réalité ? C'est plutôt feu la "nouvelle gauche" qui était sensible au gauchisme, celle précisément qui a eu tant de mal à exister au sein du PS. Je crois qu'il y a là une légère confusion. 2/ Est-on revenu à Jaurès en laissant Guesde au PC comme dit un bloggeur ? Il faut n'avoir rien lu de Jaurès pour dire ça. C'est précisément de Jaurès qu'il fallait se débarrasser, c'est-à-dire de la prétention de rester marxiste tout en étant républicain, de cette espèce de schizophrénie idéologique qui en un sens est originelle au PS. Je sais bien que Jaurès est une icône et qu'il a même quelques titres à l'être mais éviton de raconter n'importe quoi à son sujet.

selene

Je pense que tu devrais le redire encore de nombreuses fois, Asse42..ici, on ne comprend rien, mais rien de rien, et on s'enferre dans l'idée que les idées sont plus importantes que les hommes...

tu dis le contraire à longueur d'interventions, et on ne comprend toujours rien.. qu'est ce qu'on est bêtes!

jani-rah

On retrouve dans cette déclaration de principe de nombreuses influences.

D'ailleurs, le manifeste de SD est très proche de celle-ci, ce qui montre que nous incarnons bien le coeur du parti.

Cela montre aussi les limites du manifeste, qui reste une déclaration de principe, ce qui ne suffit pas à faire une motion.

Autres influences qui reviennent, celles du socialisme humaniste des pré-marxistes.

Et enfin la prise en compte de l'environnement, et de la mondialisation financiarisée.

Mais cela reste une déclaration de principe, le reste doit suivre.

marcel

N'exagerons pas la revolution de cette declaration de principe. Sur certains points on regarde toujours plus vers le passe que vers l'avenir.Sachant que 99,9% des Francais ne la liront pas car ils s'en moquent totalement. A quoi sert elle ? a part donner du boulot a des PSinologues. Ce qui compte ce sont les actes lorsque l'on gouverne.

jpb

Les idées SD sont devenues majoritaires Seb, tout à fait, c'est réjouissant.

Le plus dur est fait, il suffit maintenant d'accompagner en douceur cet essai pour que comme tu le dis si justement le reformisme social democrate devienne le réel du PS. Marche après marche, mot après mot, nous y arriverons. ;-)

simbad

J'apprecie beaucoup M Moscovici.
Il ferra un bon premier ministre de F Bayrou.

Seb

Ne boudons pas notre plaisir en effet car cela demontre, une fois de +, que les idées que nous defendons depuis des années sont devenues majoritaires au sein de notre parti.A travers cette declaration, nous mettons nos mots en conformité avec nos actes et nous accomplissons ce que nous aurions du faire depuis au moins deux decennies.

Mais nous ne devons pas nous arreter en si bon chemin..nous portons tous la responsabilité de l'avenir du parti et nous avons enfin l'opportunité de transformer l'essai afin que le reformisme social democrate ne se resume pas à une simple declaration de principes.

asse42

Pierre

Je suis entièrement d'accord avec ton analyse sur la déclaration de principes du PS qui semble enfin renouer avec ses racines républicaines voulues par Jaurès. Finalement on a choisi Jaurès et on a laissé Guesde au PC. c'est une bonne chose parce que je crois que l'idéal de la république est le socialisme. C'est pourquoi nous ne devons pas avoir peur des symboles de la république mais au contraire les revendiquer.

Par contre je ne suis pas d'accord avec ta comparaison entre des élections locales et nationales. Cela n'a rien à voir, les enjeux ne sont pas les mêmes et tu ne peux l'ignorer. Donc le rassemblement socialiste qui s'est organisé pour les municipales ne pourrait être refait pour les élections nationales sachant que chaque "tribu" tient à son chef. Et on n'y arrivera pas tant qu'on n'aura pas trancher un leadership. Autrement on n'avancera pas ou on aura un leader de transition sans intérêt autre que d'attendre encore trois ans supplémentaires. Trois ans de perdus pour le parti bien sûr parce que personne ne pense qu'un leader de transition imposera un travail en commun. Il sera dépendant des leaders présidentiables et donc soumis aux influences pour finir par ne plus pouvoir travailler efficacement. Penser le contraire est une idéologie idolâtrique sans fondement.

Stephane 94120

Je suis d'accord lorsque tu dis que Dominique Meda est remarquable. Et j'espère l'entendre encore plus souvent encore dans le futur.

Cosi

Cette déclaration de principes dit très bien ce que le Socialisme français ne peut plus être. Pour dire ce qu'il devrait être, c'est una autre histoire. Il y a de bonnes choses mais il faut bien le dire aussi des lapalissades. Réguler les exçès du capitalisme mondialisé, qui n'est pas pour en France? Même dans l'électorat de Droite français, personne n'a envie de laisser tous les pouvoirs au marché et beaucoup sont partisans de régulations à l'échelle mondiale. Qui à Droite peut être hostile à un développement économique non polluant ? C'est que quelqu'un en soit partisan qui serait étonnant... Et qui à Droite ne voudrait pas d'entreprises performantes et d'un service public de qualité? Je ne vois pas en quoi tout cela définirait en France un net clivage Droite/Gauche (dans des pays où la Droite aime totalement le libéralisme pur sucre anglo-saxon peut être...). Remettre les dogmes à plat, le PS aurait dû le faire depuis des lustres. Mais cela ne suffit pas à répondre aux attentes urgentes des Français et des sympathisants de Gauche :
-Qu'est-ce que le PS peut proposer d'autre que l'UMP pour les Français qui travaillent et ont du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois?
-Quel Plan B pour réformer la France?
Si les Français ne voient rien venir de Gauche, ils vont se mettre à penser que ce que fait le gouvernement est injuste mais qu'il n'y a "pas d'alternative". Que le PS se mette au travail aussi là dessus...

Stéphane 94120

Abondance de bien ne nuit pas.... au verso de la page du Monde contenant la déclaration de principe du PS, un article sous forme de tribune, absolument remarquable, de Dominique Méda sur les (nouveaux) indicateurs économiques et sociaux de croissance et de progrès humain.

Cette page du Monde est à conserver absolument, tant pour son recto que pour son verso....

Hélène Martins
Pierre

@Thomas
à ton age, est-ce bien raisonnable ?
Chez SD on y vient plus tard, quand on ne croit plus en rien !

Thomas

Je me permet de poster une dernière fois ici afin d'être lu le plus possible.

"J'ai seize ans et je m'intéresse à la politique depuis la fin de l'année 2006, période qui a vu la désignation de Mme Royal comme candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle.
Bien que me gardant de tout jugement définitif étant ma totale inexpérience de l'exercice politique, je possédais une petite préférence pour M.Strauss-Kahn et sa vision des choses. La suite de la campagne me conforta dans cette idée.
J'ai écouté hier en intégralité le Grand Jury RTL dont M.Moscovici était l'invité et je dois dire que son écoute m'a conforté dans l'idée que M.Moscovici était le meilleur candidat possible à la tête du Parti Socialiste. Je partage une grande partie de son analyse et apprécie ses propos, notamment lorsqu'il déclare vouloir conduire une ligne social-démocrate, réformiste et européenne lors du prochain congrès.
J'attends avec impatience le mois de juillet afin de pouvoir feuilleter sa contribution d'avant-congrès -moment après lequel je pourrais établir mon choix définitif.
En attendant, j'aimerais apporter mon soutien à M.Moscovici et prendre connaissance avec tout ce qui se rapporte au courant "Socialisme et Démocratie". Mais j'avoue que je ne sais pas trop comment m'y prendre...

En esperant votre aide."

p.s: je viens de m'abonner par e-mail, comme on me l'a conseillé, à la lettre de Socialisme et Démocraite.

jpb

Art 20

Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les
femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique
transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à
tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les
mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les
organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique
politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que
les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.

+++++++++++++++++++

La dernière phrase fait que si un groupuscule faisant de l'entrisme arrive à imposer même en passant par un vote démocratique où bien évidement il y aurait eu bourrage d'urne ou une quelconque manipulation bizaroïde, une orientation ou une personne à la tête, le militant de base n'aura comme d'habitude qu'à baisser la tête et acquiescer.

Il y a ce risque sous jacents, d'avoir en tant que citoyen adhérant au PS à abdiquer sa liberté de conscience et de devenir un parfait petit soldat.

C'est alors la porte ouverte aux courants, charme désuet qui a fait la faiblesse du PS, mais qui permet de se raccrocher à des sensibilités diverses.

Il est alors préférable de laisser dans une minorité ceux qui ne se reconnaissent pas dans une orientation, des décisions, qui même si ont été votées à la majorité ne peut pas s'imposer à la libre conscience du citoyen. Ce dernier l'emporte sur le militant, car la Loi précède l'organisation de partis politiques.

Une majorité est suffisante pour appuyer une action politique. Elle doit se dégager par la conviction intime, et non par la contrainte du nombre qui constitue par essence un totalitarisme.

Avoir un PS avec une majorité et une minorité permettra de se sortir du bourbier des courants, et des pratiques stériles habituelles qui en découlent. Il convient donc d'adopter la phrase suivante ;

++++++++++++++++
Le Parti socialiste défend une éthique respectant la Loi, la Constitution et la liberté de conscience des citoyens. Il repose sur une adhésion volontaire. Les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun autorisent le jeu démocratique d'une majorité qui les a fait naître, et d'une opposition leur proposant librement une alternative.
+++++++++++++++

Lucius

Voilà un premier pas qui clarifie un peu la situation. Nous avions été plusieurs à demander dès 2004 que le Parti socialiste mette à jour sa déclaration de principes - qui ne contenait même pas le mot "mondialisation" et qu'il le fasse à l'occasion de son centenaire. DSK proposait même qu'on redéfinisse le mot "socialisme" pour le mettre en préambule de la motion finale du congrès du Mans. Mais comme souvent c'est l'appareil et l'évitement qui ont primé. Là, voilà 21 conditions pour la reconstruction en somme. A l'inverse d'ailleurs des "21" de Lénine, notre texte se termine non pas sur l'exclusion, mais sur l'ouverture aux cultures de gauche.

Tous ceux qui refusaient de voir le PS à travers ses textes ou qui n'avaient du socialisme français qu'une intuition vague, savent maintenant qui nous sommes et ce que nous voulons.

La médiatisation de ce texte permet en outre de remettre le débat sur ses pieds. Quelle offre politique, quelle stratégie, puis quel leadership ? Voilà l'ordre, juste, du débat !!

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