Comme prévu, j’ai lu ce week-end le livre, intéressant, de Bertrand Delanoë, et comptais vous en parler. Ce sera pour demain. Car entre-temps, le Congrès du PS a connu une accélération attendue et violente. Je croyais avoir tout annoncé dans mon interview au « Parisien-Aujourd’hui », reproduite ici, la chronique d’un affrontement sans merci ni issue. Mais la réalité va, très vite, dépasser mon imagination. Si nous n’y prenons pas collectivement garde, le congrès de Reims sera un vrai feu d’artifice(s), où risquent de s’exprimer de la manière la plus crue et la plus hypocrite tous les clivages les plus usés de la gauche française. Qu’on en juge ! Les contributions ne sont pas encore écrites, mais déjà les hostilités ont débuté : «pugilat autour du mot libéral » pour « Le Parisien », « Royal-Delanoë, les couteaux sont tirés » pour le JDD, ça promet. Reprenons.
Acte I : Bertrand Delanoë réunit samedi ses amis à « la Mutualité ». Je n’y étais pas -d’ailleurs pas invité- pris sur le terrain à Montbéliard, en pré-campagne sénatoriale pour mon suppléant Martial Bourquin, mais j’ai eu des échos. Comme toujours dans cette famille politique, les héritiers du jospinisme –à laquelle j’appartiens par la branche cadette, et que je connais donc par cœur- il y a eu du bon et du moins bon. Le bon d’abord : la solidité des personnalités –autour de lui on trouve Lionel Jospin lui-même, Harlem Desir, Elisabeth Guigou, Daniel Vaillant, Jean Glavany…- la bonne organisation, les signataires quadrillés, la volonté de débattre, l’esprit de sérieux, le talent des orateurs, à commencer par le maire de Paris bien sûr. Le moins bon, peut être aussi : un défaut de renouvellement, un air de déjà vu, l’imagination bridée, le classicisme de la démarche. Plusieurs responsables de S&D y étaient, comme Michel Destot, Alain Bergounioux, Alain Richard, Bernard Soulage, ils y ont dit ce qu’ils croient : les différences entre nous, la volonté de rédiger une contribution, celle de se retrouver ensuite. Rien, jusque-là, de surprenant, de décisif. Et puis le grand mot a été lâché : Bertrand Delanoë est socialiste et libéral. Ce pourrait être une révolution, s’il se convertissait au libéralisme économique, s’affirmait social-libéral : ce n’est pas le cas, comme Jospin il se dit hostile à la société de marché, même s’il se dit aussi favorable à la flexibilité. Dès lors, c’est plutôt une fausse percée : le socialisme, qui a la passion de l’égalité, est aussi défenseur de la liberté, des libertés, il est à la fois républicain et démocrate, il s’inscrit, sans s’y réduire, dans la filiation du libéralisme politique, il n’ignore pas Raymond Aron ou Toqueville. Quelle découverte ! Disons plutôt un rappel utile, qui ne saurait être motif de gloire ni de honte.
Pourtant, ce fut l’occasion, le prétexte saisi par Ségolène Royal, pour tenter, de manière assez grossière, la droitisation de son rival. Notre ex-candidate à la présidentielle, qui à l’époque s’imposa en brisant quelques tabous de la gauche se pose désormais en héritière de François Mitterrand face à Michel Rocard au congrès de Metz, avec cette phrase aussi consternante de fausseté -« on ne peut pas être socialiste et libéral à la fois »- que peut paraître banale l’évocation du lien entre socialisme et libéralisme. Je ne crois pas une seconde qu’une femme aussi intuitive, à certains égards courageuse, entourée de bons esprits, comme mon ami Vincent Peillon, philosophe de talent, puisse penser de telles énormités. En vérité, la ficelle est grosse, d’un côté on récupère la modernité à peu de frais – à dire vrai j’insisterais plus pour ma part, beaucoup plus, sur l’égalité réelle, sur la justice sociale- de l’autre on s’achète de façon tout aussi peu coûteuse un brevet de gauche. Il ne manquait à cette figure classique de nos débats, piégeant les mots, martyrisant les concepts, que la troisième option, celle de la « vraie gauche du parti » qu’incarnait jadis Jean-Pierre Chevènement. Qu’à cela ne tienne, Benoît Hamon, aussi malin que convaincu, relève le défi, et s’oppose dans le JDD aux « deux trains lancés à toute vitesse mais dans la même direction, celle du centre-gauche, celle qui nous a déjà conduits à trois lourds échecs en 1995, 2002 et 2007 ». Dans la foulée, il propose une « gauche décomplexée, à mi-chemin entre la gauche radicale et la gauche molle », et lance un appel à Laurent Fabius et Martine Aubry. C’est parti…
Oui, c’est parti pour un congrès de positionnements tactiques et d’affrontements de personnes, de coups et de procès d’intention en tout genre, sans contenu ni projet, plein d’artifices et de rancoeurs. C’est ce congrès-là dont je ne veux pas, celui que je souhaite éviter, celui que le PS doit s’épargner car il serait le passeport pour une nouvelle défaite en 2012. L’équation du succès est connue : être vraiment à gauche sans revenir aux vieilles lunes, unir les réformistes malgré la compétition des ambitions –qui, maîtrisée, peut être féconde- travailler, ensemble, sur les idées, s’opposer à Sarkozy et non entre nous. C’est ce que je proposerai, de manière têtue, jusqu’à Reims. Cela vaut la peine, je crois, de résister ainsi à toutes les facilités qui déjà fendent l’air. Comptez sur moi.
PS : 2 petites réponses :
- d’abord sur mon post montbéliardais. Pardon, je ne le referai plus, mais il faut aussi, à l’occasion, faire des mises au point. Qu’une nouvelle génération prenne la relève à droite, je m’en réjouis : la politique a besoin de débat. Mais à une condition : qu’elle ne reproduise pas les travers de ses aînés, qu’elle sache renouveler l’offre politique. Ce n’est pas encore le cas, d’après ce que je lis ici. Quant à la consternante « affaire Zapata », j’ai déjà donné ici mon sentiment en quelques lignes : ça ne mérite pas plus.
- Ensuite sur l’évocation du premier secrétaire/premier ministre. Ce n’est pas là concourir à un poste, mais souligner une cohérence institutionnelle. Si l’on plaide, comme moi, contre la présidentialisation du parti, si on milite pour un régime parlementaire, si on refuse en même temps un Premier secrétaire de transition, alors il faut bien affirmer cette équivalence institutionnelle. C’était le sens de ma remarque, qui n’avait rien d’égotiste, mais se voulait simplement logique. Mais, là encore, je n’ai pas l’intention d’y insister trop.

Merci beaucoup Bangor.
C est un plaisir immense de relire ce magnifique poeme.
Merci infiniment.
Rédigé par: marie mcb | 27 mai 2008 à 19:32
@ Fred : Eh oui, cher Fred... il est vrai que vu sous cet angle, une bonne motion propre à S & D serait bienvenue...
Toutefois, dans les vraies coulisses, il y a sans doute pas mal de positionnements que nous ne pouvons qu'ignorer...
Faisons confiance à Pierre pour prendre la bonne décision... de toute façon, cela ne nous empêche pas de faire de l'AKA aussi...
Rédigé par: Nihadyou | 27 mai 2008 à 16:53
@Nihadyou
Je crois aussi que BD cherche davantage à marginaliser SR qu'à devenir 1er secrétaire. C'est aussi le sens de mon propre article :
http://etmaintenant.over-blog.com/article-19914416.html
Il n'en demeure pas moins que nous devons avoir le débat sur l'opportunité ou pas de la motion, ce que le CN de SD n'a pas voulu trancher. Cela m'inquiète.
Nous avons l'opportunité de défendre enfin clairement nos options devant le congrès, pour peser idéologiquement dans une future majorité (où BD aura évidemment toute sa place). Je ne comprends pas la logique d'un ralliement avant le stade de la motion, qui serait en totale contradiction avec notre discours sur le refus des questions de personnes.
Je sais que Pierre et quelques autres ont le courage pour cela. Je mesure aussi combien cette hypothèse est souhaitée par nos militants de terrain qui en ont plus qu'assez de remiser leur drapeau dans leur poche pour des questions stratégiques toujours décidées sans consultation de notre base.
Nous en avons plus qu'assez d'être toujours "la colonne vertébrale" qui offre ses idées au parti pour mieux se faire cocufier (cf. le refus de Hollande de nommer DSK n°2 au prétexte qu'il n'y aura pas de n°2, avant de nommer Rebsamen..), plus qu'assez d'avoir un courant qui meurt de trouille à l'idée de se compter.
Pierre a su créer une forte attente, et l'on voit son audience s'étendre dans le parti. Il faut maintenant transformer l'essai, pour ne pas laisser retomber cette attente comme un soufflé.
Rédigé par: Fred | 27 mai 2008 à 15:51
Chers amis,
Je reste persuadé qu'il faut s'allier BD dans l'échéancier que nous souhaitons : 1er secrétaire Pierre, puis en 2011, primaires.
Je suis également persuadé que c'est dans son intérêt majeur. Par contre, il ne doit en aucun cas laisser le champ libre à Ségolène... donc, tout est bon pour ratisser large... mais vous verrez que le bon sens l'emportera et que Pierre sera élu 1er Secrétaire.
C'est mon intime conviction.
Mais attention, il ne faudra pas ringardiser B.Delanoë ! Lui tirer dessus ça sera le provoquer... et ce fin renard a de sacrées ressources, et comme tout humain, un min. d'orgeuil.
De vous à moi, comme ça dit tout haut, BD a toutes ses chances en 2012. MAIS, il faudra qu'il parte à point, donc en 2011. Et ça, il le sait mieux que quiconque.
En fait, tout son "cinéma" (et celui de ses sbires à Paris)c'est pure tactique réussie pour faire barrage à la vampirisation du PS par qui vous savez.
Sans se prostituer, S&D doit en faire un allié objectif. Je suis sûr que c'est possible. Pierre et JCC s'y attelent sans doute.
Allez sur "mon blog" et écoutez ses 2 derniers entretiens télé. Il ne dit pas autre chose, entre les lignes. Du moins, c'est ce que j'en comprends... et vous ??
Bien à vous. Nihadyou
Rédigé par: Nihadyou | 27 mai 2008 à 14:03
Mon passage sur ce blog est l’occasion pour moi de respecter une parole donnée (car une promesse n’a de valeur que si elle et tenue) et de féliciter tous ceux qui participent de prés ou de loin à son élaboration et à l’enrichissement de son contenu… bonne continuation
Worms1
Rédigé par: Worms1 | 27 mai 2008 à 13:47
@ Bangor
Je viens de signer la pétition de Philippe.
Je crains en effet que l'hemoragie en direction de Delanoé ne s'explique par la grande confusion qui a longtemps regné à SD.
De ce point de vue, la demarche des reconstructeurs, en laissant planer le spectre de l'alliance opportuniste contre nature, nous a fait beaucoup de mal.Car il est probable que certains militants ont alors cru que nos idées seraient dilués dans une motion "fourre tout" et ont alors prefere se rapprocher de Delanoé (maintenant que j'y pense..il est probable que ses propos concernant le liberalisme et l'audace etaient specifiquement dirigés vers les strauss).
Dans le meme temps, ceux qui soutiennent la candidature de Pierre ne savent pas encore à quoi s'en tenir quand à l'existence ou non d'une motion.Cela ne facilite evidemment pas les choses.Surtout lorsque Delanoé tient des propos interessants et suceptible d'attirer les notres.
Comme le dit Philippe, nous devons clarifier les choses.Il est temps d'affirmer que le PS a besoin d'une vraie motion reformiste qui ira bien au dela des declarations recentes de Delanoé et formera l'ossature du socialisme du 21e siecle, de la social democratie renouvelée.
Rédigé par: Seb | 27 mai 2008 à 13:44
@ bangor
je l'ai signé cette pétition, tout en regrettant sa rédaction en anglais.
Alors relayons-nous, agitons nous et agissons !
Rédigé par: nana | 27 mai 2008 à 13:44
à Nihadyou et Nana
Les déclarations de campagne de Delanoë sont une chose. Il n'empêche que ses amis mettent les sections parisiennes à feu et à sang et qu'ils cherchent à éliminer ce qui reste de S§D, avec l'aide incompréhensible de certains d'entre nous.
Sur son blog, Kanuty note avec gourmandise que "Mosco n'a tenu qu'une semaine".
Pendant ce temps, les reconstructeurs continuent leur triste combat.
Il est temps de réagir et je vous invite à nouveau à signer la pétition diffusée hier par Philippe.
Rédigé par: Bangor | 27 mai 2008 à 13:18
@ Nihadyou
Je vous suis d'autant d'accord avec vous concernant B.Delanoe, qu'il avait bien insisté, lors des municipales, qu'il ne se consacrerait qu'à la capitale et n'avait pas d'autres prétentions!
je vais retrouver son message sur le net et le posterai.
Rédigé par: nana | 27 mai 2008 à 12:59
@Fred :
"En lisant entre les lignes, nous avons compris que Bertrand Delanoë souhaite aussi s'attaquer aux débats de fond d'ici à 2011, avec un collectif dynamique, autour d'un 1er Secrétaire brillant... mais que s'il le fallait, il mettrait tous ses moyens pour faire barrage à une vampirisation du PS par une seule de ses sensibilités."
Extrait de mon billet du jour.
Il n'est pas du tout dans l'intérêt réel de Bertrand Delanoë d'être 1er secrétaire dès 2008 ! Paris ne le lui pardonnerait pas... il préfère nettement attendre 2011 pour s'aligner dans les primaires...
Donc, ce que tu vis sur le terrain, ce sont des roulements de méacanique, pour ne pas laisser une chance à DDA de vampiriser le PS...
C'est selon mon humble avis.
Rédigé par: Nihadyou | 27 mai 2008 à 12:50
Bonjour,
Ce débat sur le libéralisme est un peu curieux. Oui les socialistes sont pour la libérté, mais sont ils pour autant des libéraux ? Comme vous, je suis pour la liberté d'expression, pour la liberté du travail, pour la liberté d'entreprendre, pour la liberté d'apprendre de s'instruire ... Mais le problème aujourd'hui est le suivant: Est ce que tout le monde à la liberté de faire ce qu'il veut ? Non il y a des determinismes sociaux qui interdisent beaucoup de choses pour beaucoup d'entre nous. Le combat de la liberté au sein du parti socialiste humaniste a toujours été un combat pour l'émancipation. Si peux me permettre je vous rappelle le début de la déclaration de principes de 1946 inspirée par Léon Blum: Le but du Parti socialiste (SFIO) est de libérer la personne humaine de toutes les servitudes qui l’oppriment, et, par conséquent, d’assurer à l’homme, à la femme, à l’enfant, dans une société fondée sur l’égalité et la fraternité, le libre exercice de leurs droits et de leurs facultés naturelles.
Cordialement
Rédigé par: wj | 27 mai 2008 à 12:32
Anton
Il y a deux millions d'enfants pauvres en France, tu as raison de le rappeler, et c'est un combat qu'il faut mener, mais il n'y a pas de lutte politique ni de projet sans interrogation sur les notions fondamentales. Savoir d'abord quelles sont les idéaux qui sous-tendent un programme, ce que l'on met derrière les mots, ce n'est pas de la masturbation intellectuelle. Le danger serait de s'y enfermer au détriment de l'action.
C'est vrai, le mot "libéralisme" a évolué et pris une connotation péjorative quand on pense à la réalité économique et sociale qu'il recouvre. Mais derrière, il reste l'idée de "liberté", celle que revendiquent les peuples et les individus. Je pense que c'est plutôt dans cet esprit que B. Delanoë l'a utilisé.
Rédigé par: Christine R | 27 mai 2008 à 12:04
@Isa
Il faut que vous compreniez que le PS a justement beaucoup souffert de l'avis des gens extérieurs pendant la précampagne d'investiture puisque les militants se sont rués en moutons à cause de sondages peu éclairés (car trop tôt) sur une candidate qui n'avait aucune chance de gagner une fois que les électeurs allaient s'informer sur elle.
Notre devoir de militant était et demeure d'anticiper, d'étudier et de garder confiance dans la connaissance que nous avons de nos valeurs et de nos cadres pour apporter plus à la France qu'une victime permanente en jupe.
En tout cas c'est la vision que j'ai du devoir du militant, plus que d'être une armée le doigt sur la couture pour servir n'importe qui et n'importe quelle phrase d'une cheftaine qui n'a toujours dit explicitement que le parti était un boulet pour elle.
Bref et sinon c'est vrai que moi aussi je me fais draguer copieusement par les delanoistes qui sont passés en mode très actifs: j'ai un peu peur qu'avec nos bonnes habitudes socdem on reste dans notre coin à méditer des trucs hyper "intelligents", n'en parler à personne comme de bons pensants, et faire une campagne tout sur le fond et rien sur la forme...ce qui est certes très digne mais ne marche pas non plus!
Rédigé par: Arsene | 27 mai 2008 à 11:57
@ Laurent P
Juste pour êtreprécis, le socialisme, le vrai de départ dont tu parle, était effectivement synonyme de communisme, mais il n'était pas anti-liberal puisqu'a l'époque libéralisme ne signifiait pas capitalisme mais "doctrine pour la liberté"(politique notamment).
Parfois, le terme liberalisme social était même synonyme de communisme... bon voila c'est un peu de la logomachie mais bon...
Sinon, rien à voir mais j'ai envie de le redire :
HONTE A L'UKRAINE
et de rajouter :
NON A L'ENTREE DE L'UKRAINE DANS L'UE
Rédigé par: Jonas | 27 mai 2008 à 11:53
Après avoir faitavancer les choses en levant des tabous, SR, par sa réplique qui n'est que posture, nous ramène dangeureusement en arrière.
Oui il y à deux millions d'enfants pauvres en France, et pour agir contre cela, il faut être au pouvoir et gagner en 2012, et pour cela il faut un parti en état de marche et ayant rénové sa pensée et dépassé ces vieilles querelles stériles...
Rédigé par: Jonas | 27 mai 2008 à 11:47
Pierre il serait intéressant que vous organisiez un peu le débat, afin qu'il ne se limite pas à des commentaires sur un blog: organisez votre site internet pour y dédier un espace type forum, faites des débats en chair et en os, et continuez à nous montrer que vous nous lisez!
Rédigé par: Arsene | 27 mai 2008 à 11:47
Le socialisme, le vrai de départ était anti libéral car comme je l’ai vu écrit, cela supposait la collectivisation des moyens de production et donc il tournait le dos à l’économie de marché.
C’était un temps utopiste de rêve ou les pionniers n’avaient pas pris en compte le fait que l’homme est avant tout individualiste, et que surtout la liberté individuelle et d’entreprendre est une liberté fondamentale pour l’homme de pouvoir s’épanouir.
Cette impasse s’est concrétisée par le communisme et par le communisme totalitaire, voire la dictature car bien évidemment il ne pouvait en être autrement vu la nature de l’homme.
Aujourd’hui heureusement on a réfléchit depuis, et le libéralisme, c'est-à-dire la liberté d’entreprendre, dans tous les domaines, s’est peu à peu imposé.
Le problème, c’est que la liberté s’arrêtant là ou celle des autres commence, on a besoins de règles fortes qui organisent tout ça, évitent les concurrences déloyales, évitent les monopoles, et luttent contre les injustices et la pauvreté.
Là est le vrai combat. Cela passe aussi par un combat individuel de chacun autour de soi, si tant est que le bien être collectif, la justice sociale lui tienne à cœur.
Donc pour moi l’état doit jouer un rôle central, entier de régulation. Par contre il n’a pas à s’immiscer dans ce qui ne le regarde pas.
Je vais peut-être choquer, mais l’état ne doit pas forcément faire du service public, mais veiller à ce qu’il y ait un bon service public. Un service peut très bien être confié à une entreprise privée à partir du moment où il y a des contrats précis et que l’entreprise est régulièrement remise en cause sur le plan prix et qualitatif.
Mon expérience de 14 ans de Mitterrandisme ne m’a pas rassuré et pas du tout convaincu qu’à tous ces niveaux la gauche et le PS était le mieux placé pour conduire une politique sociale. Certes, souvent c’est bien au niveau des mots, mais dans le concret il n’y a pas de différence fondamentale avec la droite, et même pire parfois.
Alors une gauche moderne, libérale, qui ne fait pas des combats d’arrière garde mais invente et réfléchit, ça m’intéresse. J’espère simplement que c’est ça qui ressortira du congrès.
Sinon....
Rédigé par: Laurent P | 27 mai 2008 à 11:45
Je voudrais attirer l'attention de Pierre et de vous tous sur l'intensification du travail des Delanoistes sur le terrain.
Ils rencontrent tout le monde, débauchent à tour de bras nos militants, expliquent que Pierre est vélléitaire et viendra nécessairement chez Delanoë, et que de toute façon c'est soi être avec eux, soit avec Royal.
L'objectif est clair : nous couper l'herbe sous le pied pour nous empêcher d'aller à la motion.
Soyons honnête : notre ambiguïté sur l'existence de cette motion nous dessert. J'arrive à expliquer notre préoccupation, les risques d'une confrontation frontale, le risque d'une synthèse molle si l'on devait composer avec l'aile gauche du parti pour avoir une majorité anti-Royal... Mais qu'on le veuille ou non, les militants veulent se projeter dans une personne.
Nous avons besoin de certitudes dès aujourd'hui sur la motion, faute de quoi je crains sincèrement que celle-ci n'ait demain aucune chance d'exister.
Rédigé par: Fred | 27 mai 2008 à 11:41
@Selene
Ta supposition permettrait de mieux comprendre le fait qu'Asse42 ne répond JAMAIS à une argumentation précise, et qu'il laisse couler sans répondre sur le fond, se contentant d'en rajouter une couche. On est alors dans le domaine de la manipulation ayant pour but une prise de pouvoir sauvage. Il y a le précédent des primaires avec la technique d'étouffement par DESSIR D'AVENIR, on a droit maintenant à l'entrisme le plus pur avec l'injection de slogans répétitifs pour conditionner les esprits dans la plus pure technique publicitaire.
Rédigé par: jpb | 27 mai 2008 à 11:17
@Deudeu
Non, l'appropriation des moyens de production fait partie de l'analyse marxiste, qui s'est incrustée tel un chancre à gauche et à conduit à des catastrophes sans nom. Le socialisme a pour finalité l'autonomie de tous, dans le cadre le meilleur possible. Pour y parvenir, nous utilisons les outils les plus efficaces. La pensée marxiste a fait un flop, on la vire de notre boîte à outils. Il reste le capitalisme, que l'on a laissé dériver, on en reprend le contrôle, on le contraint à respecter des règles ; on le force à être au service de l'humain et du social qui l'accompagne. Mao le disait, peu importe la couleur du chat, l'important est qu'il attrape les souris.
Rédigé par: jpb | 27 mai 2008 à 11:04
@ selene,
Je ne suis pas encartée au PS, ni à aucun autre parti d’ailleurs. Je suis une simple observatrice de la politique et de ses habitants et je voudrais bien que le monde change. C’est vrai que je regarde, tristement amusée, le défilé des prétendants aux “postes” sur la route 2007-2012, que j’écoute les petites et grandes vacheries des uns sur les autres. Il y aurait largement de quoi faire un livre: avis aux amateurs...
Retour sur la “libéralisation”:
“Laissez-faire, laissez passer!”: Ce slogan a constitué le cri de ralliement des libéraux aux XVIIIème et XIXème siècles dans leurs luttes acharnées en faveur de la “libre entreprise” et du “libre-échange”.
L’origine de l’expression est discutée. Elle est attribuée par le libéral Turgot (1721-1781) au physiocrate Vincent de Gournay (1712-1759). Mais on en trouve des préfigurations chez des auteurs mercantilistes antérieurs tel Boisguilbert (1646-1714).
Sources Alain Bihr
Mais, comme dans les pays de l’Est autrefois où l’on disait que le “communisme” était indépassable, je pense que le “libéralisme” actuel étant tellement mortifère, -surtout pour la Planète, mais même pour l’économie du monde- on passera à quelque chose de plus intelligent et durable. Il en va de la survie de l’Humanité...
Rédigé par: Isa | 27 mai 2008 à 10:53
Eh ben dis-donc chers amis, ça a sacrément fumé hier soir ! rires.
Pour moi, si je puis me permettre, le mot Libéral ne peut plus être considéré comme vil. Il est parfaitement compatible avec Socialisme. Je dirais même plus, on ne peut pas faire de vrai Socialisme sans être Libéral.
Le mot Libéral est chargé émotivement... et a tjs été opposé à Social... alors qu'ils peuvent très bien se conjuguer.
Comme l'on dit plusieurs d'entre vous, il faut travailler en harmonie avec le secteur des "entrepreneurs" et du capital d'investissement (le capital spéculatif, il faut le combattre, tout au moins le taxer au niveau Européen et lui fixer des règles draconiennes)...
Pour pouvoir permettre Egalité ET Fraternité, il faut bien une vraie Liberté régulée à propos de l'entreprise, la création... la production de richesses...
Longtemps à gauche, les artisans et les indépendants ont été considérés comme des "renégats"... Ce sont des hommes et des femmes, partenaires indispensables à l'équilibre d'une nation. Et ne parlons même pas de ces horribles capitalistes du CAC40... alors le Medef, carrément un monstre à abattre.
OUI, il faut revoir complètement les "niches fiscales"... oui il faut mettre un terme Etatiquement à la Liberté de spéculation sauvage. mais de grâce pas de stigmatisation systématique.
C'est un fait avéré, depuis Fabius en 1983, le Capital ne s'est jamais mieux porté que sous la gestion de la Gauche quand elle était aux responsabilités. Le fait de ne pas l'avoir acté plus tôt dans les programmes, a participé aux défaites de 97, 2002 et 2007.
Enfin, la déclaration de principe du PS - à voter en juin - intègre la conciliation de l'économie de marché REGULEE avec les nécessaires paramètres des Services Publics développés ET la Solidarité envers les accidentés de la vie.
J'ai l'impression d'être considéré comme "simplot" lorsque je dis ici qu'il faudra ré-enchanter la Gauche en se réappropriant Liberté, Egalité ET Fraternité... conjugués ensemble et indivisiblement...
Le mot Libéral, je l'inclue dans le mot Liberté... ce qui ne veut pas dire que l'on peut faire/accepter n'importe quoi (laisser à l'offre et la demande la régulation de nos vies, ce qui donne "Marche ou crève"...)
Le 9 mai, bien avant la polémique provoquée par SR, malgré elle positive, puisqu'elle pousse aux débats fiévreux... j'avais déjà souhaité que la Gauche se réapproprie Liberté, Eaglité et Fraternité...
http://alternative-moscovici.blogspot.com/2008/05/libert-egalit-et-fraternit-est-ce.html
Pour la France d'en bas, il vaut mieux utiliser des concepts simples (pas simplots)... les joutes philosophiques et sémantiques n'intéressent qu'un très petit nombre...
Soyons sérieux, TOUTES et TOUS au PS sont d'accords sur l'idée que l'on ne peut plus jouer avec les slogans désuets (à bas le Capitalisme.../...) et que pour être crédible, il faut avoir le plaisir de considérer toutes les activités de notre société... pousser à l'harmonie entre elles... à la nécessaire Solidarité dans l'intérêt général... Donc laissons ceux et celles qui se contredisent effrontément pour se positionner démagogiquement... au risque de réitérer les couacs graves qui ont conduit à la défaite 2007.
Une citation parmi d'autres :
"Etre libéral, c'est non seulement accepter les opinions divergentes, mais admettre que ce sont peut-être nos adversaires qui ont raison !" (Irving Berlin)
Cette notion de respect du débat, surtout avec ceux "d'en face", il faut l'intégrer complètement dans notre communication médiatique... Il faut faire oublier notre image de "sectaires conservateurs, aasis sur les acquis" au risque de passer pour des anti-réformes... et "d'opposants systématiques"... A S&D c'est une conviction, j'en suis ravi.
Simplifions notre communication envers les autres... comme l'ont dit J-C Cambadélis et Pierre : il faut RE-ENCHANTER la Gauche... ça commence par aimer TOUS les Français... y compris les TPE et PME...
Faites un tour sur les sites généralistes... ne nous laissons pas nous enfermer sur nos nombrils... il faut gagner la sympathie d'une majorité... en s'adressant à elle clairement et simplement. Ré-Enchanter...
Un lien sur un site où il serait utile que vous interveniez "pédagogiquement" de temps à autre : il est très lu !
http://www.lepost.fr/perso/nihadyou/prive/
Bien à vous, Nihadyou.
http://alternative-moscovici.blogspot.com/
Rédigé par: Nihadyou | 27 mai 2008 à 10:38
@ Anton
Et que fait le gouvernement pour ces deux millions d'enfants ? Heu... il y a bien Hirsch ? c'est cela ? quelqu'un qui a refusé le titre de ministre et qui pourtant cautionne ce gouvernement, quelqu'un de gauche aussi ? non ?
Ne mélangez pas tout. Il faut un chef au PS, et la bataille commence c'est normal.
Pierre doit avoir toutes ses chances. Pourquoi pas lui ?
Rédigé par: boubou | 27 mai 2008 à 10:32
Il y a 2 millions d'enfants pauvres en france. Alors le débat sur le libéralisme m'écoeure profondément. Le parti devrait plutot aborder ce sujet et apporter des solutions plutot que cette guerre d'égos surdimensionnés.
Rédigé par: Anton | 27 mai 2008 à 10:25
@ marie mcb
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom
Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orages
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard in Poésies et vérités 1942
Rédigé par: Bangor | 27 mai 2008 à 09:47
Liberté, j écris ton nom.
Etait ce Paul Eluard ?
Je ne sais plus, mais j adore ce poeme.
Ecrit pendant la guerre de 39-45.
Defendre les libertés, envers et contre toutes les oppressions.
Quant au libéralisme, s il est économique, il doit etre régulé, bien sur.
Mais pour créer des richesses, il faut prendre le risque de la liberté.
Ce que je réprouve, c est l interventionnisme de l Etat qui finance les pertes de grandes entreprises du CAC 40, alors que quand quelques mois ou quelques années plus tard, elles font des profits, l Etat n en profite pas.
Autrement dit, le contribuable paye les pertes de ces entreprises mais ne recoit jamais le moindre centime de leurs profits, alors que les besoins de financement du volet social sont criants.
Cet interventionnisme cree les inégalités sociales et en ce sens le libéralisme économique régulé est indispensable pour favoriser la justice sociale.
C est un peu comme quand les pollueurs ne payent pas et que c est l Etat qui doit prendre en charge les conséquences de leurs méfaits.
C est injuste.
Ce n est pas a la société toute entiere de payer pour des fautes commises par des entreprises privées mal gérées ou mal intentionnées.
En revanche, oui, c est a la société de payer pour limiter les injustices sociales provoquées par une dérégulation économique excessive et meurtriere.
Les etres humains ne sont pas des marchandises.
Rédigé par: marie mcb | 27 mai 2008 à 09:14
Oui Seb. Et que penses-tu de la pétition de Philippe ?
Rédigé par: Bangor | 27 mai 2008 à 02:00
@ Deudeu
Je ne peux qu'etre d'accord avec toi: reconnaitre l'importance du libre echange ainsi que d'une + grande ouverture economique ne doit surtout pas conduire à soutenir des programmes de dereglementations conduisant à la dictature du marché.Tu ne trouveras personne à gauche (du moins j'espere !!) pour faire l'apologie du néo liberalisme et de Milton Friedman.
Le probleme au niveau environnementale comme sur le reste ne vient pas de la mondialisation en elle meme mais, comme tu le soulignes fort justement, de l'absence de cooperation internationale puisque certains pays importants tel que les USA ou la Chine dans le domaine de l'environnement refusent de faire des efforts.
Ce que j'ai tendance à condamner, c'est lorsque les etats considerent qu'une reponse à la mondialisation peut etre le protectionnisme parce qu'il est contre productif, en particulier vis à vis des pays emergents.Il faut evidemment lutter contre la dictature des marchés mais dans un contexte de globalisation, cela ne peut se faire que dans le cadre de regles communes pour tous et donc d'un renforcement d'instruments de controle à travers les organisations internationales.
Et puis, il y'a different degré dans le liberalisme...un socialiste, meme social liberal, ne pourra etre qu'un liberal soft parce qu'il n'est pas liberal par ideologie mais par pragmatisme, parce qu'il considere qu'il s'agit du meilleur moyen pour produire des richesses avec pour finalité de garantir + de justice sociale et d'investir en consequence ainsi que dans le capital humain.Rien en commun avec un néo liberal qui a le demon de la dereglementation et defend un etat minimum cantonné à son role regalien sans intervenir dans le social.
Rédigé par: Seb | 27 mai 2008 à 01:44
@ selene:
Je suis assés d'accord avec ton analyse.
Mais aux termes emmancipations et liberal, je prefère le terme libertaire.
Ce dernier à une connotation anarchique, c'est vrai, mais il evoque surtout pour moi, le rejet de toutes forme d'oppression.
Rédigé par: Deudeu | 27 mai 2008 à 01:10
@ Seb:
Je reconnais que certaines personnes que l'on retrouve regulierement sur ce blog sont plus ouvertes d'esprit et interessantes que d'autres. Tu fais parti des personnes avec qui, je pense, on peu discutter.
Pour en revenir au liberalisme. Je comprend ton raisonnement et je pens en effet qu'il est possible pour la France de s'accommoder trés bien du liberalisme. Néanmoin, il y a beaucoup de problemes associé au liberalisme qu'il est important de discutter.
La bourse et les speculations qu'elle supporte dans un systeme libéral sont insuportable. L'exemple du prix des matieres premiere, du prix du petrole, ou les differents crash que l'on a vecu depuis le debut du liberalisme en sont autant de preuve.
La mondialisation des marchés est completement absurde au niveau environnementale, mais c'est une consequence directe du liberalisme.
Si l'on veu controler tout ça, il faut un etat fort, mais il faut aussi des instances internationales. Ces institutions, si elles sont créées, seront en opposition directe avec la pensée économico-liberale puisque cette derniere prone la non intervention de l'etat sur les questions economiques.
Rédigé par: Deudeu | 27 mai 2008 à 01:05
dans "Libéral", j'entends surtout liberté, et comme je suis socialiste, cela veut dire liberté d'être, de vivre, de penser, pour tous.
Mais je n'aime plus ce mot depuis que les idées de droite en ont fait le libéralisme réservé à quelques uns, et fait pour écraser les autres, même si à l'origine, "libéralisme" voulait dire libérer des contraintes et était quasiment le synonyme d'émancipation.
Actuellement, je préfère dire "émancipation", qui donne droit à chacun de vivre par la culture pour tous, quelle que soit son origine sociale ou ses posibilités financières.
le vieux rêve du progrès bénéfique pour tous les hommes est pour moi, contenu dans "émancipation", et non plus dans ce p... de libéralisme débridé qui renforce les forts et affaiblit les autres.
Rédigé par: selene | 27 mai 2008 à 00:57
@ Deudeu
Tu as le droit de ne pas etre d'accord avec ce que j'ai ecrit + haut..et cela d'autant + que tu te place dans un schema de nostalgie par rapport à ce que tu crois etre un age d'or du socialisme (je respecte tout à fait ton opinion meme si je ne la partage pas) mais reconnais que j'ai tenté d'expliquer pourquoi je pensais que liberalisme et socialisme etaient compatibles et qu'à coté d'une economie faisant la part belle au libre echange et aux entrepreneurs pouvait tout à fait coexister un Welfare State fort et repensé.
C'est d'ailleurs la voie choisie (avec un certain succes) par les pays nordiques.
Enfin tout cela pour dire que malgré les eternelles querelles de personnes souvent initiées par le meme intervenant (Asse42 pour ne pas le citer), je crois que le debat de fond existe, à notre humble niveau, sur ce blog.
Rédigé par: Seb | 27 mai 2008 à 00:42
PS: J'ai un gros probleme avec les politiques qui utilisent des termes qui ont une definition très large ou flou.
Le liberalisme est un concept et dire "oui je suis liberal" ne veu absolument rien dire si liberal n'est pas defini.
En fait ça s'appelle brasser de l'air, ca fait parti du travail d'un politique mais je trouve ça ennervant.
(exemples d'autres termes qui ne veulent rien dire si ils ne sont pas precisés: environnement, Developpement, developpement durable, ecologie, ... etc)
Rédigé par: Deudeu | 27 mai 2008 à 00:20
@ Selene:
J'essaye de lancer un debat. Tu devrai lire mon commentaire précédent.
En ce moment je souhaiterai vraiment savoir ce que les grosses tetes du parti entendent par liberalisme.
Personnellement, je pense que le liberalisme economique n'est pas une bonne solution pour notre planète et qu'il n'est pas compatible avec le socialisme (comme je l'entend).
DOnc j'aimerai savoir: Qu'est ce que le liberalisme? Est-il compatible avec le socialisme? Si oui, qu'est ce que le socialisme?
Rédigé par: Deudeu | 27 mai 2008 à 00:14
à toi l'honneur, Deudeu..commences, on te suit.
Rédigé par: selene | 27 mai 2008 à 00:05
ouhla
ça chauffe ici! Welcome Pierre dans ce qui fut notre quotidien de militant pendant la précampagne...dur dur! ;)
Rédigé par: Arsene | 26 mai 2008 à 23:58
J'ai comme qui dirait un impression de déja vue... On a d'un coté les fans de SR et de l'autre le reste du monde, et personnes ne lache le morceau.
On se croirait sur le blog de tokyo Hotel:
"Elle est méchante"
"Non c'est lui qui est méchant, il l'a traité dans son dos"
"Non, meme pas vrai, il ne l'a meme pas traité"... etc.
Bref, on continue de parler de ces gens alors que c'est d'un debat d'idée dont le PS et la France ont besoin.
Je ne suis pas assés naif pour croire qu'un débat important pourrai avoir lieu sur ce blog mais bon, au moin un debat autre qu'un dignes du public de la star ac ce serai sympa.
Rédigé par: Deudeu | 26 mai 2008 à 23:50
Seb,
il manquait le smiley après le post d'Isa...
Nous commençons à la connaitre, et sa phrase m'a semblé tout à fait ironique...est ce que je me trompe?
Rédigé par: selene | 26 mai 2008 à 23:48
Je n'arrive pas trop à comprendre les accusations d'Isa et de Asse.Meme en etant tout à fait objectif, je ne me souviens pas avoir entendu d'attaques contre Segolene Royal de la part de Pierre Moscovici.
Il faut arreter de croire en la pureté de Royal.Au niveau des attaques, elle n'est jamais la derniere à se lacher.Sur ce point, elle n'est ni meilleure ni pire que les autres.
Rédigé par: Seb | 26 mai 2008 à 23:43
@Asse
On sent monter en vous l'aigreur du camp qui sent que sa chance est passée. Il faudra vous y faire et vous plier à la décision des militants comme les partisans de DSK ont accepté la victoire de Royal lors des primaires.
Que faites vous encore dans un parti où règnent les "hypocrites" "sans réponse" qui "palpent du pognon"? Vous devez être bien plus ségoliste que socialiste pour tenir de tels propos. Les DDA rendent leur idole vraiment antipathique aux yeux des autres militants avec leur discours insultant tous le responsables socialistes. Mais les DDA sont ils vraiment socialistes?
La démocratie participative telle que conçue pendant la campagne, c'est du Jean-Luc Delarue en moins drôle; ça coûte excessivement cher; personne n'en a jamais fait aucune synthèse. En bref, c'est inutile car les diagnostics sont disponibles, les enjeux sont connus.Nul besoin de grand messe pour connaitre les problèmes des "vrais gens". Et j'y vois une forme de démagogie anti-élitiste un brin populiste à base de "les citoyens sont les experts de leurs propres problèmes, les politiques n'y comprennent rien".
Rédigé par: Democrazy | 26 mai 2008 à 23:40
@Isa
Vous pourriez me dire quand PM ou BD - puisque vous mentionnez les prétendants au leadership du PS -ont dit "du mal" de SR? vous appelez "dire du mal" les critiques ou l'expression de désaccord sur les choix politiques? c'est facile de se draper dans la blancheur de la colombe, "vous savez, moi je ne critique pas les gens, mais la manière de faire de la politique de Delanoë elle est dépassée, Jospin c'est un sexiste voire un raciste, tout le monde est contre moi parce que je suis une femme et que le PS est machiste mais je reste debout."
Faudrait pas céder à la lubie royaliste qui voudrait que toute critique soit une "attaque." Donnez-moi un seul exemple de PM ou BD disant du "mal" de Royal? ou vous ne savez pas faire la différence entre critique et médisance?
Quand Royal dit que BD est "dépassé", c'est une critique pertinente, quand Royal dit que Jospin est "sexiste, voire raciste", c'est un cri du coeur sincère et honorable, mais que PM ou BD formulent des réserves quant à la méthode dite de démocratie participative qui consiste à poser des questions du genre "faut-il être révolutionnaire ou réformiste?" en prétendant en tirer un programme cohérent, ça devient de la médisance, de l'attaque sournoise. Comprenne qui pourra.
Que Royal fasse mine d'ignorer que par "libéral" BD entendait dire libéral au sens politique et lui rétorque que "libéral et socialiste, c'est totalement incompatible", l'accusant en gros d'être un faux socialiste, c'est une juste remarque, mais que BD dise que SR a des responsabilités dans la défaite de 2007 c'est une attaque féroce contre la blanche colombe.
Rédigé par: l'eau d'asse | 26 mai 2008 à 23:29
Tes changements de style d'écriture sont impressionnants, Asse.
Est ce toujours la même personne qui écrit? vous n'allez quand même pas nous refaire le coup des primaires, où plusieurs personnes différentes intervenaient sous le même pseudo?
J'ai bien peur que cela ne soit le cas.
Ah, manœuvres, bréviaires tristes et ternes d'argumentaires récités...
Cela devient tout à fait difficile de discuter avec des esprits formatés...
Rédigé par: selene | 26 mai 2008 à 23:23
Isa
Et pourtant il y aurait de quoi avec cette bande d'hypocrites qui se veulent représenter le PS parce que l'un a laissé pousser sa barbe, l'autre a sorti un livre où on ne trouve aucune réponse (Valls) sur le PS d'avenir à part changer le nom du parti, un autre qui nous sort "L'audace" d'afficher son libéralisme alors qu'il était censé apporter sa pierre à la refondation du socialisme, l'autre qui incite ses ouailles à bien maneuvrer au congrès parce que lui le PS il s'en fout pour le moment il est occupé à palper du pognon ailleurs mais en 2011... peut-être... pourquoi pas si le vent est bon...
Pauvres socialistes qui depuis la fin de la campagne présidentielle préfére s'entendre dire dans l'opinion qu'ils n'ont pas d'idées plutôt que de reconnaitre les avancées idéologiques de SR. Qui en viennent même à critiquer la démocratie participative parce que c'est SR qui l'impulse. Qui en viennent à la critiquer lorsqu'elle se déclare prête à assumer ses responsabilités si les militants la chosissent, alors que c'est elle la plus légitime! Vous pensez franchement que Moscovici, Dray ou Montebourg incarne une vision d'avenir? Où?
Et voir ces "reconstructeurs" réunir en son sein Bartolone et cambadélis j'en frémis d'aise d'avance! Voir Fabius l'encourager n'est même plus une surprise car c'est sa seule chance d'exister un tant soit peu. Autrement il est hors-jeu...
Alors je regarde s'ébattre avec mauvaise foi, hypocrisie, faux(semblant les uns set les autres. Pendant qu'une se démène sur le front social, s'oppose au sarkosysme (en réclamant le retour de la TIPP tiens pour répondre à un internaute précédent qui doit la zapper), continue de tracer son chemin participatif en incorporant les militants à la démarche. Et voir les intervenants d'ici être heureux de cette déclaration de principes alors que les militants (qui payent leur cotisation)n'ont même pas eu droit d'en débattre... Je me dis que le seul espoir pour revivifier ce parti c'est ségolène Royal qui le porte. Tous les autres veulent que rien ne change en attendant 2011.
Et ça s'appelle rénovateur ou réformiste. Mieux vaut parfois en rire.
Rédigé par: asse42 | 26 mai 2008 à 23:12
@ seb,
Je ne suis pas tout a fait d'accord avec toi quand au contraire de socialisme. Conservateur ce n'est pas le contraire de socialiste.
A l'origine le socialisme est basé sur la propriété collective des moyens de production et s'oppose donc aux capitalisme.
Donc, si on revien a la veritable definition du socialisme, il n'est pas possible d'etre socialiste et liberal "economiquement" puisque le liberalisme economique implique la propriété privée des entreprises et des moyens de productions.
Toutefois (et c'est trés triste a à mon avis) le socialisme a beaucoup evolué. Il s'est droitisé, que ca vous plaise ou non, et il est maintenant normal de parler de liberalisme et de socialisme.
Je remarque qu'aujourd'hui tout le monde se prétend liberal, sur le sujet de l'economie, comme si c'était quelque chose d'original, et ce malgrès le fait que le liberalisme est de plus en plus dure à supporter pour les classes moyennes.
Nous sommes tous d'accord pour dire que, dans certains pays, le liberalisme economique a du bon et permet, grace a l'état, une bonne répartition des richesse. Néanmoin, il me semble clair que ce sont des exceptions.
Bien sure, il est possible de trouver des exemples positifs pour venter le liberalisme. Par contre, il devien de plus en plus difficile de trouver des pays qui ne sont pas liberaux. La diversité politique sur le plan modiale est un peu comme la biodiversité: elle se perd.
Il y a beaucoup de problemes liés au liberalisme qu'il est important de discuter avant de se déclarer liberal, surtout si on a une sensibilité socialiste.
Le systeme boursier par exemple est un fruit direct du liberalisme mais on ne peu pas dire qu'il fonctionne pour le bien de tous, bien au contraire.
Rédigé par: Deudeu | 26 mai 2008 à 23:03
Je suis une lointaine spectatrice des exposants défilant pour le poste de chef. En dehors de toute autre considération -d'idées, de programme, ...- je trouve que Ségolène Royal a un avantage certain: c'est la seule à ne jamais dire du mal des autres prétendants...
Rédigé par: Isa | 26 mai 2008 à 22:58
Parlons-en de la déclaration de principe du PS !! Qu'y a t'il dedans à part la fausse audace de se dire désormais "social démocrate" ? Où est la recherche de la réussite individuelle et collective assumée ? Y a t'il l'affirmation de la recherche du bonheur ? Quelle est l'affirmation POSITIVE de valeurs et de principes d'ACTION volontaire ?
J'ai été extrèmement déçu par ce faux texte de synthèse, cette fausse "audace" (le mot est à la mode décidemment !) qui ne joue qu'en défense, qui manifeste surtout un repli sur soi et qui aborde le Monde et la Société avec crainte !!
Vraiment, des bâtons pour se faire battre par la droite.... ou pire encore : Une indifférence polie des "gens" qui ont toutes les chances (!) de ne pas se sentir concernés... On est pas sorti de l'auberge des travers et démons socialistes !! Pardon si je m'énerve, mais tous les électeurs, sympathisants, militants, VALENT MIEUX, mille fois MIEUX, dix-mille fois plus AMBITIEUX ! Bien entendu sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, de l'emploi, de la protection et des l"'assurance sociale". Quel désert de créativité, d'innovation, où sont les iconoclastes, ceux qui sont capables de sortir du cadre, où sont ceux qui sont capable de soulever l'enthousiasme, oserai-je le dire, QUI NOUS FAIT REVER ??!! Comment s'étonner qu'un Besancenot fasse un tabac ?
Et c'est un propos qui vaut aussi bien pour le futur 1er secrétaire que pour le futur candidat (ou la future).... NOUS VALONS MIEUX QUE CA. Mieux que ces manoeuvres et ces escarmouches, mieux que ces pitreries que moquent même les journalistes ! Mieux que cette eau tiède et ces échanges d'initiés, à fleurets mouchetés et synthèse molle pour préserver le futur proche...
Pierre, il faut PARLER MAINTENANT, demain il sera trop tard.
Rédigé par: Stephane 94120 | 26 mai 2008 à 22:55
Je vous suis à 100% dans vos analyses!
Rédigé par: Arsene | 26 mai 2008 à 22:37
Le social passe par l'économie, mon ami, c'est ainsi, que tu le veuilles ou non.
l'économie n'est pas un but, c'est un moyen.
Nul ne peut être bien avec lui même s'il a bien réussi en économie, et mal ailleurs dans sa vie.
La soif de richesse pour le pouvoir que cela procure n'est pas un but enviable.
L'attitude social démocrate, c'est de dire:
je veux être moi même, et pour cela, je veux être parmi les autres, tous les autres, un être libre parmi des êtres libres.
Le but n'est pas l'argent, le but est l'émancipation, la libération, le "mieux être" que je ne pourrai atteindre que dans une société où chacun sera libre de devenir ce qu'il est.
Le vrai enrichissement, c'est celui des jeunes êtres qui accèdent à une vie riche de sensations créées par la culture.
La culture peut prendre diverses formes: pour certains, la musique, pour d'autres, le sport, la peinture ou la lecture, la connaissance de l'histoire ou les discussions sans fin pour refaire le monde.
En fait nous parlons toujours d'expression de soi quand nous parlons culture.
Nous parlons également d'expression de soi quand nous participons à des négociations, à des réflexions politiques.
C'est le leitmotiv (ou le fil rouge) des socio démocrates: On veut se donner les moyens, tous les moyens possibles afin de créer les conditions favorables à cette expression à la fois individuelle et collective.
Dans la déclaration de principes du PS, nous trouvons l'affirmation de la libre coexistence de trois types d'économie: l'économie privée, l'économie publique , et l'économie sociale, celle des travailleurs qui ont décidé de se prendre en main au travers des mutuelles et des coopératives.
C'est la liberté de création.
l'État social démocrate régule l'ensemble aux fins de rétablir la liberté de choix, l'équilibre de chacun au sein de chaque structure.
Sans la sécurité dans son logement, son travail, son éducation, ses déplacements, ses relations d'égal à égal avec les autres, il n'y a pas de liberté.
Mais tout cela a un coût, et il est nécessaire de ne pas rejeter l'économie pour que tout cela devienne possible.
Rédigé par: selene | 26 mai 2008 à 22:25
Vous savez mes amis (soc dem ainsi que les autres) débattre avec Asse 42 est parfaitement impossible. Il ressort éternellement ces mêmes invectives et n'a qu'un seul argument SR qu'il met à toutes les sauces.
Finalement lui répondre sur ce blog c'est lui donner une reconnaissance qu'il ne mérite pas.
Maintenant chacun fait comme il veut...
Rédigé par: jls74 | 26 mai 2008 à 22:24
L'accusation de Asse selon laquelle nous ferions passer l'economie avant le social est totalement absurde et nous ramene au Moyen Age de la pensée politique lorsqu'on croyait que l'economie etait reservée à la droite et le social à la gauche.
Il n'est pas question de hierarchiser les priorités entre l'economique et le social...ces deux domaines ne sont pas en concurence puisqu'une economie efficace est la seule possibilité de parvenir à la justice sociale.On pourrait donc dire que l'un est un moyen et l'autre une finalité mais cela ne serait meme pas tout à fait exact puisque dans un contexte de mondialisation, la justice sociale en prenant soin de l'homme ameliore la qualité du capital humain ce qui est bon pour l'economie.
Efficacité economique et justice sociale forment un cercle vertueux et se nourrissent l'un l'autre.Vouloir les separer, c'est le niveau zero de la rhetorique politique.
Rédigé par: Seb | 26 mai 2008 à 22:08