Vous pouvez télécharger ci-dessous la contribution "Besoin de gauche" présentée par "Socialisme et Démocratie" et "Rénover maintenant" dans la perspective du Congrès du Reims, mise à jour au 18 juin.
Le dépôt de la contribution devant intervenir au Conseil national du 2 juillet 2008, le retour des observations est souhaité pour le 23 juin. Ces observations peuvent être formulées directement sur le blog de "Besoin de gauche":
http://besoindegauche.over-blog.net/
Les camarades qui souhaitent d’ores et déjà signer la contribution peuvent le faire directement sur le blog de "Besoin de gauche" à l'adresse ci-dessus en précisant leur nom ainsi que leurs coordonnées, mandats électifs et qualités dans le parti.

Si TOUS les responsables socialistes lisent cette motion dans les moindres détails, il y a véritablement de quoi rénover le PS sur des bases saines et qui regardent en face le monde réel.
Rédigé par: Paske | 26 juin 2008 à 11:20
"JCC soutien toujours Moscovici pour la contribution, il dit qu'il y a encore le temps de choisir pour la motion et il positionne plus que jamais S&D au sein des Reconstructeurs. Enfin de bonnes nouvelles !!"
Le temps de choisir?J'aurais esperé, pour ma part, un calendrier + clair et l'assurance qu'il y'aurait bien une motion SD et non une motion "reconstructeurs".Désolé mais cette interview, c'est du grand n'importe quoi.Cela devait etre le congres de la clarté et on entend à nouveau parler de synthese qui n'aurait pas grand chose à envier à celle de Hollande.Tous d'accord sur l'Europe? désolé mais moi j'ai entendu pas mal de son de cloches differents pour reagir au "non" irlandais.
JCC soutient Pierre?Je n'en doute pas.Mais il faudrait qu'il arrete de lui compliquer la tache parce que j'ai bien peur qu'avec ce flou (on fait une contribution..on a le temps de voir pour les motions), l'hemoragie ne continue.
Pour le reste, je suis d'accord avec Jpb et Bloggy, il faut se concentrer sur le fond, la renovation du PS.
Rédigé par: Seb | 20 juin 2008 à 13:14
Bravo Bloggy et jpb pour vous coms.
Bloggy, je ne crois pas que beaucoup de militants de base soient tentés d'aller dès maintenant chez Delanoë. Ils s'y résoudront peut-être dans 2 mois si c'est la moins mauvaise des solutions possibles.
Ceux qui s'y sont précipités avant même le stade des contributions, ce sont des personnalités, des responsables, qui y ont abandonné leur courant par intérêt personnel, parce qu'on leur avait fait des promesses (ou des menaces).
Rédigé par: phiphi | 20 juin 2008 à 12:07
Roselyne FEBVRE a tout à fait raison, « il faut un projet avant un homme et ne pas mettre la charrue avant les boeufs ». C'est la seule façon de séduire un électorat volatile en présentant un projet sérieux et un (e) candidat (e) crédible. Sur ce point, il faut reconnaître que Pierre Moscovici n'a pas bougé d'un poil (de sa barbe). C'est à nous de garder la même constance, de faire preuve du même sang froid et d'afficher la même détermination. Dans la tempête, médiatique et précongrès, celui qui tient fermement la barre s'attire tous les suffrages. C'est sur la durée que la stratégie de Pierre Moscovici est payante. On reconnaîtra d'abord son intelligence à avoir bien positionné le problème et posé les jalons permettant de le résoudre. On donnera alors crédit à sa parole. Il sera le premier secrétaire donnant une chance réelle et égale à tous ceux capables d'être présidentiables. C'est sur ce choc de confiance qu'il disposera du temps pour mettre le PS en accord avec sa nouvelle identité. La rénovation du PS pour l'adapter aux circonstances du moment sera alors accomplie. En 2011 nous vivrons un nouveau grand moment démocratique, à côté duquel la précampagne de 2006 avec DSK, Fabius et Ségolène apparaîtra comme une aimable plaisanterie. Du chapeau sortira un candidat blindé contre les attaques venant de droite, qui sera en accord avec l'identité et le programme du PS, et qui sera fin prêt pour attirer le vote du peuple français.
Voilà le scénario, il est clair, loyal, sans chausse-trappe, et loin des méandres habituels de l'appareil auquel on était habitué. ;-)
Il faut être socialiste dans les Temps modernes et donc, créer une alternative politique. La nouvelle majorité au sein du PS doit être réformiste, capable de produire une alternative à la droite. L'Europe doit se construit autour des réponses aux problèmes concrets de nos concitoyens et le problème urgent, aujourd'hui, porte sur l'énergie, la recherche et la question sociale, Les Français ne nous demandent pas quel est notre prochain candidat à l’élection présidentielle, mais nous demandent ce que nous proposons sur l’énergie, les transports, la croissance, le développement, le pouvoir d'achat, les 35 heures, la santé, la Sécurité sociale, l’école, etc.
Avec Pierre Moscovici, nous démontrerons que l'on peut construire un plan de travail pour mettre en place un Parti socialiste moderne et ancré dans son histoire.
Rédigé par: jpb | 20 juin 2008 à 11:36
Cultivons une des vertus mitterrandiennes du pouvoir (pour une fois !) : l'indifférence.
S&D est tenté par 3 tactiques à court terme : Delanoé pour une écurie présidentielle, Aubry présidentiable éventuelle mais s'appuyant surtout sur la technostructure actuelle, Mosco dans une vraie démarche remettant à plat le fonctionnement du PS autant que l'idéologie.
Pourquoi des militants S&D sont-ils tentés par la « présidentialité » ou les courants. Si je suis provocateur, je réponds par "défaitisme habituel" (nous avons beaucoup de gens qui réfléchissent mais pas assez d'optimistes prêts à "y aller gaiement") et de manière plus neutre par réalisme (nous avons perdu les primaires contre une icone qui "incarnait" la « présidentialité » autant que nous avons été vaincu par la réalité des réseaux non démocratiques du fonctionnement du PS).
C'est logique, et d'une certaine façon c'est générationnel.
Qu'est-ce qui ferait que cette fois-ci, notre démarche avec Pierre fonctionnerait ? Parce que qu'énormément d'éléments extérieurs au PS imposent de basculer vers un autre fonctionnement et une autre idéologie.
Dans un combat d'icones présidentielles, nous sommes battus par la droite qui a les moyens d'orienter les médias habituels (cf. la présidentielle).
Dans un combat de structures, les équilibres autour des réseaux du parti sont en voie d'être explosés par les possibilités offertes par internet et les "e-fédérations" informelles (si ce n'est pas déjà fait) et un certain ras le bol des militants face au fonctionnement actuel.
Enfin, toute idéologie non refondée et ne s'identifiant pas à un fonctionnement modernisé sera inopérante et non convaincante en face des urgences inédites que nous oppose notre environnement.
En résumé, 3 voies plausibles s'ouvrent à tout un chacun. Je tiens le pari que la voie qui gagnera sera celle qui saura à la fois être en phase avec l'époque et qui présentera un corpus refondé qui "vient des tripes" (la raison portée par la puissance de l'émotion).
Rédigé par: Bloggy Bag | 20 juin 2008 à 11:21
A lire : http://www.france24.com/fr/20080619-politiques-cambadelis-parti-socialiste-reconstructeurs-congres-delanoe-royal JCC soutien toujours Moscovici pour la contribution, il dit qu'il y a encore le temps de choisir pour la motion et il positionne plus que jamais S&D au sein des Reconstructeurs. Enfin de bonnes nouvelles !!
Rédigé par: Sylvain | 20 juin 2008 à 09:57
@jpb Analyse tres fine et subtile. Je pense que tu es mur pour aller chez Opinionway. Aller encore un effort et tu seras digne d'A Duhamel et d'E Mougeotte reunis.
Rédigé par: Marcel | 20 juin 2008 à 08:45
@jpb : c'est @asse42 qui va attraper une crise à te lire ! rires.
Nous sommes parfaitement d'accords.
Rédigé par: Nihadyou | 20 juin 2008 à 00:48
Concernant Delanoé, je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait qu'il s'est peu devoilé.Pour l'instant, on dispose simplement d'un livre prometteur qui a certainement convaincu pas mal de soc dems (parfois je me demande d'ailleurs si les extraits mis en avant dans la presse n'avait pas justement pour objectif de rallier certains des notres) et d'un premier jet de contribution tres classique qui l'etait beaucoup moins.
Je crois qu'au final ceux qui l'ont rejoint l'ont fait par defaut soit parce qu'ils ne croient pas dans les chances de reussite de Pierre, soit parce qu'ils ne supportent pas l'ambiguité de certains autour des reconstructeurs et imaginent que Pierre n'ira simplement pas jusqu'au bout et qu'il y'aura une motion commune aux reconstructeurs.
Tout ceci est tout de meme tres regrettable et je demeure persuadé que nous aurions pu eviter cela si la demarche avait été + claire d'emblée.Tu denonce à juste titre l'emballement mediatique..neanmoins, lorsqu'on fait de la politique, il faut s'arranger pour ne pas nourir les medias dans leurs petites histoires et se montrer meilleurs communicants.Nous leur avons donné trop de grain à moudre dans cette histoire.
Maintenant la situation est + que delicate et il faut esperer qu'apres le congres nous retrouverons nos ex alliés afin de renover ce parti.
Rédigé par: Seb | 20 juin 2008 à 00:27
Seb,
Comme Tonio l'a dit plus haut, on ne sait pas trop ce que pense vraiment Delanoé. On suppose qu'il est proche de nos idées mais ça reste à prouver.
Je ne comprends donc pas l'empressement de certains à le rejoindre, même si je te concède que le rapprochement même symbolique (par l'image) avec les fabuisiens y a joué. Mais comme je m'en fou de l'emballement médiatique...
Je reviens sur SD parce que je n'ai pas été clair:
- Quand Jospin a quitté la vie politique, une grande partie des jospinistes et des rocardiens se sont retrouvés au sein de Socialisme et Démocratie, derrière DSK, qui était quelque part le successeur (mais pas l'héritier) de Jospin.
- Depuis 2002, DSK et SD ont travaillés sur le fond et ont dynamisés une ligne sociale-démocrate. C'est alors qu'est apparu AG2E.
- En 2006 l'année de la désignation interne du candidat, DSK s'est clairement positionné sur une ligne soc-dem. Il a perdu le 16 novembre.
- Depuis il est parti au FMI et le courant n'a pas beaucoup relancé le travail des idées.
- Entre temps Delanoé commence à apparaitre sur la scène médiatique et politique, avec le soutient de Jospin.
- Du coup certains gens chez SD préféreront revenir vers la jospinie.
Rédigé par: Pablo | 19 juin 2008 à 23:37
Pablo,
Comme je l'ai deja dit, tant qu'il s'agit simplement de discuter, notre porte doit etre ouverte à tous.Il est clair qu'il existe des faux clivages que l'on peut aplanir mais il ne faut surtout pas que cela soit pretexte à occulter nos differences.Sur ce plan, Pierre a toujours dit qu'il trouvait le dialogue interessant mais qu'il lui semblait clair egalement que les differences etaient trop importantes pour envisager une motion commune.Au contraire d'un Bartolone, par exemple, qui affirmait sans fausse honte que pas grand chose ne le separait d'un Pierre Moscovici.
Quand à Royal et Delanoé, je pense pour ma part que le dialogue est tout de meme + simple avec le second que la premiere.Je crois neanmoins que cela se passera apres le vote des militants dans le but de constituer une majorité.Et je persiste à croire (on verra ce qui en decoulera par la suite) que nous sommes + proche sur le fond de ces deux personnes que des fabiusiens.
Pour revenir à la division entre rocardiens et jospinistes au sein de SD, il faut tout de meme preciser qu'aussi bien Rocard que Jospin soutiennent Delanoé.
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 23:20
@Nihadyou
On n'en est pas encore à distribuer des postes de ministre, ce qui ne peut se concevoir que dans le cadre d'une victoire en 2012, et nous avons encore un long chemin à parcourir pour y parvenir
Mais à partir du moment ou la course à la présidentielle démarre en 2011, il est évident que tout présidentiable qui s'investit de ce titre de lui-même pourra tourner dans les sections bien avant, participer aux réunions, colloques, proposer des articles, des propositions, bref montrer qu'il a le potentiel réel d'occuper la fonction et non de se contenter de poser en bikini. Quand on dispose de moyens financiers réduits, on ne peut vivre que de la production de son esprit et faire des étincelles, un blog est gratuit... ;-)
L'argent du PS doit servir à mettre l'organisation en phase avec 2012 et non être dilapidé dans des frais de maquillage et de voyages somptuaires.
Martine montre que l'on est capable d'arriver à la victoire sur un poste de maire sans dépenser beaucoup d'argent. Si elle y est arrivée, TOUS les autres candidats potentiels à la fonction présidentielle peuvent l'imiter. C'est avec du travail et de la sueur que l'on gagnera, pas avec des attitudes reposant sur du vent.
Rédigé par: jpb | 19 juin 2008 à 23:13
Pour l'instant, Martine Aubry et Bertrand Delanoë "s'embrassent beaucoup en espérant étouffer l'autre", estime un dirigeant de la gauche du PS. "Chacun pense que l'autre va laisser tomber et se ranger derrière lui."
Pour l'instant, "on présente nos idées, on débat, écoutons-nous", a exhorté Bertrand Delanoë.
"Il est trop tôt" pour discuter, a confirmé celle qui ne cache pas qu'elle a peu goûté au credo "socialiste et libéral" de Bertrand Delanoë dans son livre "De l'audace".
Dernière depeche de l'AFP.
@ Marc
Rejoindre l'UMP et ses déchirements ? ses couacs ? son népotisme ? son plus bas des sondages depuis la 5ème république ? sa politique anti sociale ? ... allez-y vous même !
Rédigé par: boubou | 19 juin 2008 à 23:00
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41209
Elle est belle votre Europe de droite !
Allez rejoindre l' UMP au moins ça sera plus clair et vous gagnerez du temps, les Citoyennes et les Citoyens aussi !
Fini le vote PS ! Plus jamais !
Rédigé par: Marc | 19 juin 2008 à 22:55
Je suis parfaitement d'accord avec toute l'analyse ici de @JPB :
Rédigé par: jpb | le 19 juin 2008 à 19:10
Par contre, ce qui me chiffonne par rapport à la candidature de Pierre : Martine a l'appétit bien ouvert, se verrait peut-être bien 1er Secrétaire et ensuite, en cas de victoire de Delanoë en 2012, 1er Ministre.
Ca se balise aujourd'hui lors de la rencontre "au sommet" entre Martine et Bertrand ?
Rédigé par: Nihadyou | 19 juin 2008 à 21:12
J'oubliais une chose :)
Il ne faut pas oublier que Socialisme et Démocratie (S&D) a réunit au départ des "jospinistes" et des "rocardiens".
Mais DSK n'étant plus là, le courant ayant cessé de travailler depuis 2006, il a perdu une certaine spécificité. Certains préfèrent revenir aux "sources" :)
Rédigé par: Pablo | 19 juin 2008 à 20:56
Seb,
Je suis favorable sur le principe de la démarche des Reconstructeurs qui fait discuter entre eux des socialistes, aux sensibilités différentes (je n'aime pas trop le terme d'identité), pour faire un certain rapprochement (mettre fin à certains faux clivages).
J'ai la naïveté de croire qu'on peut discuter tout en tenant ses positions sur les sujets qui nous sont clairs. Se rassembler sur l'essentiel, indiquer nos différences.
Pour l'instant j'ai l'impression que les Reconstructeurs n'ont rien sorti en terme de contenu. Les extraits vidéo de leur dernière réunion ne les aide pas vraiment.
Discuter avec Royal ou Delanoé ce serait très bien aussi mais ce n'est pas leur logique: chez eux, le "dialogue" passe par un ralliement préalable.
Et Royal ça l'intéresse encore moins puisque sa stratégie repose en partie sur l'identification d'adversaires internes (apparatchiks, éléphants) et le statut de victime de ces même adversaires (mais reconnaissons qu'elle est plus discrète en ce moment).
Rédigé par: Pablo | 19 juin 2008 à 20:40
@ Pablo
Mais moi ça me va tres bien tant que cela reste de simples discussions et que l'on fait la meme chose avec Delanoé et Royal.
J'essaie simplement de m'interroger sur le fait de savoir pourquoi des personnalités estimables et talentueuses de notre courant ont prefere choisir Delanoé parce qu'ils ont le sentiment que la demarche des reconstructeurs va beaucoup + loin que de simples discussions.L'attitude de Pierre me convient tout à fait mais je ne peux pas en dire autant de certains dans le courant qui continuent d'entretenir une vraie ambiguité
En ce qui concerne Fabius, je prefere ce Fabius là au Fabius eurosceptique et dogmatique de maintenant c'est un fait mais je n'ai pas non plus dit que je considere ce Fabius là comme un modele absolu sinon j'aurais été fabiusien à l'epoque ce qui n'etait pas mon cas :-)
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 20:16
Seb,
Pour l'instant les Reconstructeurs n'ont pas prévu d'aller jusqu'à présenter une motion.
Ensuite la "synthèse molle" que tu dénonces tant s'est faite LORS du congrès (alors que le vote des militants avait tranché le débat entre les 2 grandes stratégie) et non AVANT.
C'est une différence de taille et d'approche que de se "rapprocher" avant (mais je répète que pour l'instant il n'est pas prévu une motion Reconstructeurs).
Pour moi le Fabius version 2000-2002, c'est:
- les baisses d'impôts alors que la croissance flanchait et qu'on était déja (et encore) en déficit, - les stock options avec une fiscalité très généreuse.
C'est le Fabius que tu préfères ? :)
Rédigé par: Pablo | 19 juin 2008 à 20:07
@ Asse
Ton analyse est biaisée par le fait qu'on imagine mal Delanoé se retirer au profit d'Aubry sachant qu'il est le socialiste qui fait le meilleur score dans les sondages d'opinion.Ce que je reproche à Delanoé, c'est surtout de ne pas se devoiler sufisement sur le fond et d'entretenir (avec Royal mais aussi d'autres comme Aubry) le climat de luttes de personnes mais son ambition apparait assez evidente.
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 19:45
Sylvain, je n'ai nullement l'arrogance de penser que seul SD a le monopole des idées sociales democrates puisque j'ai toujours imaginé que le scenario ideal serait de pouvoir former un front reformiste apres le Congrés.
Mais ce qui m'a toujours rendu pessimiste vis à vis de la demarche des reconstructeurs, c'est qu'elle n'est pas coherente par rapport à notre rejet de la synthese molle et notre desir de renover de façon audacieuse le parti afin de le rapprocher des autres social democraties europeennes puisque nos principaux interlocuteurs chez les reconstructeurs sont ceux qui sont les + eloignés de cette demarche..ceux qui, à l'instar des fabiusiens et des hamonistes, critiquent la social democratie europeenne et vantent les merites de "die Linke".
Qu'on le veuille ou non..nos differences sont tout de meme moindres avec Royal et Delanoé qu'avec les fabiusiens.Et le fait que Delanoé ai tenu un discours prometteur dans son livre avec des idées relativement proches de la social democratie a sans doute aidé à ce que certains cadres de SD franchissent le pas.Si Fabius etait resté le meme qu'en 2000, il est probable que tous les membres de SD auraient ete beaucoup + motivé par l'idée des reconstructeurs.
Pour le reste, je suis d'accord avec Tonio sur le fait que rejoindre Delanoé n'est pas une solution surtout que ce que l'on connait de lui est assez leger: un livre prometteur et une premiere contribution qui l'etait nettement moins car trop classique.Mais plutot que de hurler à la trahison, il ne faut pas avoir peur de determiner les causes profondes de ces defections.
Et desolé Tonio mais je me sens + proche meme d'un royaliste sur le fond (malgré le fait que Asse m'enerve^^) que d'un fabiusien post 2005 (je n'aurais sans doute pas dit la meme chose d'un fabiusien 2000-2002).
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 19:42
@ catherine
M. Moscovici s'est exprimé sur ce sujet non seulement sur son blog mais aussi sur d'autres médias.
Rédigé par: nana | 19 juin 2008 à 19:18
Monsieur,
Je vous écris car on ne peut être qu’étonné que vous restiez silencieux sur les déclarations récentes des Ministres des Affaires Etrangères européens, sinon du Président lui-même, sur le traité dit de Lisbonne, et la poursuite des ratifications. En effet, le traité sur l’UE et le traité sur le fonctionnement de l’UE, stipulent qu’en matière de révision des traités européens, il est nécessaire d’obtenir une double unanimité : signatures des Chefs d’Etat et de Gouvernement, puis ratification dans chaque Etat membre, du traité, par le pouvoir constituant, soit originaire, soit dérivé.
Dès lors que cette double unanimité n’est pas obtenue, il est donc clair que le traité est caduc, il n’a plus d’existence juridique, puisqu’il ne répond pas aux exigences de double unanimité prescrit par les traités, ratifiés antérieurement par chacun des 27, qui se sont dès lors engagés à en respecter les termes.
L’Irlande ayant dit « non », le processus de ratification s’arrête de lui-même, puisque la double unanimité n’est pas obtenue. L’Union Européenne étant par ailleurs un regroupement d’Etats Souverains, et non une fédération d’Etats comme aux USA ; l’Union Européenne n’ayant pas de statut juridique lui permettant de donner un pouvoir constituant au Parlement européen (puisque aucune des Institutions de l’UE n’émane d’un Souverain…Du Peuple…Puisque par définition il n’existe pas de « Peuple européen », donc de représentants de ce peuple) ; il est dès lors établi que si l’un des membres de l’UE refuse un traité, tout le monde accepte la règle de l’unanimité, qui veut que le traité soit considéré comme « mort ». On ne saurait prétendre changer des règles inscrites dans les traités engageant vingt sept pays, sous le prétexte que certains n’acceptent pas la volonté souveraine des Irlandais quand celle-ci leur déplait.
S’il peut paraître, à certains « injuste » qu’un pays puisse stopper tout le monde, alors il ne fallait pas ratifier le traité de Rome et celui de Maastricht, et considérer que la règle de l’unanimité devait être considérée comme un pilier de l’UE…En raison de l’absence de Peuple européen, et donc de pouvoir constituant européen. On ne peut pas aujourd’hui prétendre occulter des règles qui ont été acceptées par tous, sans grande difficulté d’ailleurs. Les Etats membres de l’UE étant des Etats Souverains, puisque par définition il n’y a pas de souveraineté européenne mais uniquement des souverainetés nationales, on ne peut pas faire valoir une hypothétique règle de la majorité qualifiée en ce domaine. Et donc prétendre, de manière absurde, que si 26 Etats ratifient un traité, le 27ème doit s’incliner, voire être menacé, pour se faire, par les 26 autres. Le libre arbitre des Souverains de chaque Etat membre ne saurait être remis en question pour d’obscures raisons. L’UE est une construction économique et politique. Elle n’en est pour autant pas un Etat fédéral pouvant imposer la loi à des Etats « vassaux ».
J’entends à ce propos certains gouvernants qui nous expliquent que cette « majorité qualifiée » est inscrite dans le traité dit de Lisbonne, et donc devrait être appliquée ! Ces gouvernants ignoreraient ils que l’Irlande a voté « non », et que dès lors le traité dit de Lisbonne est mort juridiquement parlant ? Ce qui implique que son fond comme sa forme ne peuvent s’appliquer, faute d’une double unanimité ! En vertu de quelle règle de droit, irait on considérer qu’un traité invalide, puisse être utilisé ?
Rajoutons à cela que de par les traités, chacun des Etats est considéré comme égal en droit. C'est-à-dire que le traitement de chaque Etat membre doit être similaire, qu’il n’y ait aucun favoritisme. Or, aujourd’hui, on entend certains dirigeants expliquer que l’Irlande devrait se retirer de l’UE ! Et qu’en réponse au « non » des Irlandais, il faudrait continuer la ratification, et rajouter, pour faire plaisir aux Irlandais ? Un « codicille » visant très certainement à complexifier un texte qui ne l’est déjà que trop !
Il semble que la plupart des gouvernants européens ne connaissent pas les propres traités qu’ils signent ! Comment en effet pourrait on considérer que les Etats membres ont un statut équivalent en droit…Et dans le même temps considérer normal que la France, lorsqu’elle dit « non » obtient une CIG…Et l’arrêt de ratification (donc la confirmation de la règle de l’unanimité)…Alors que l’Irlande, elle, se voit proposer un « codicille », et semble avoir une voix moins importante que la France, puisque son vote, pourtant tout aussi respectable, n’est pas considéré suffisant pour cesser le processus de ratification ?
Faut il dès lors considérer que les Etats membres n’ont pas d’égalité en droit ? Et plus grave, qu’un citoyen Français est supérieur en droit à un citoyen Irlandais ? Pourtant, il est clairement indiqué, dans les traités, que les citoyens européens sont égaux en droit ! Qui viole qui ?
Si l’on part du principe qu’un citoyen Français arrête le processus de ratification d’un traité international (TCE), sans que cela ne crée aucune réaction d’hostilité auprès des 26 autres partenaires de la France, comment ne pas être choqué, sinon perturbé, par l’annonce en chœur de la poursuite d’une ratification, invalidée trois ans plus tôt, au nom de la règle de l’unanimité ? Le traité amendé du TCE (traité de Lisbonne) permettrait il donc le viol des traités ? Et donc parallèlement de la Constitution, le Président faisant dès lors preuve de manquement à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions ?
Si l’on considère qu’un vote en Irlande ne remet pas en cause le processus de ratification, comment expliquer que celui de la France ait pu le faire ? Si l’Irlande doit revoter sur un traité qu’elle a déjà examiné (sans doute estime t on que le premier jet n’était pas assez clair ?) Pourquoi ne pas avoir demandé aux Français de s’exprimer une nouvelle fois, par référendum, sur le TCE avec « codicille » ?
En droit, il ne peut pas y avoir deux mesures appliquées à un même espace politique. Si l’UE est un régime de Droit, et si la France, par traité, se soumet aux règles inscrites dans lesdits traités, il est clair que le vote irlandais impose la fin du processus de ratification, et éventuellement l’ouverture d’une nouvelle CIG, chargée de proposer un nouveau projet aux 27. Faut il comprendre que l’UE ne « respecte l’identité de ses Etats membres » que quand cela l’arrange ?
On ne peut, par confort personnel, prétendre laisser la possibilité aux pouvoirs constitués de s’affranchir des règles communes aux Etats membres de l’UE. Puisque les traités indiquent que faute d’une double unanimité, il ne saurait être question de poursuivre un processus de ratification qui devient dès lors caduc, il faut cesser de menacer un pays ami de la France, qui, il y a trois ans, aurait pu exiger de celle-ci son retrait de l’UE, là encore pour convenance personnelle.
Si chacun d’entre nous peut considérer que le « non » irlandais représente un désaveu du projet de Monsieur Sarkozy et de la chancelière allemande, et qu’il aura probablement des conséquences nationales et européennes, sur le plan politique…On ne peut en revanche s’affranchir des règles communes pour ne pas éveiller la susceptibilité de vingt sept d’Etats et de Gouvernement « fatigués » de se mettre dans un processus institutionnel.
Si l’on comprend bien, il faudrait passer au dessus de l’Etat de Droit, de la Démocratie, ou du respect reconnu par l’UE (dont les membres font partie de l’ONU) du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…Pour éviter une défaite politique à un Président, et pour ne pas trop énerver des Chefs d’Etat et de Gouvernement lassent de réfléchir aux Institutions de l’UE ?
Mais dans quel monde sommes nous pour que le confort politique soit plus haut que le respect du Droit ? Quel beau donneur de leçon serons nous, ces prochaines années, à faire l’éloge de la Démocratie, en la piétinant chez nous…Pour ne pas « gêner » !
Si l’on a un tant soi peu de respect envers la France, l’UE, et la Démocratie, on ne saurait accepter de bouleverser les traités qui constituent l’UE, pour simplement éviter à celle-ci une « baffe » référendaire, ou bien pour calmer l’orgueil bafoué de certains.
Au lieu de chercher comment contrer des référendums qui désavouent les traités, ne serait il pas envisageable de se poser les bonnes questions ? Pourquoi les traités sont ils systématiquement désavoués ? Ne serait ce pas, soyons un peu logique, parce qu’on n’implique à aucun moment les citoyens européens, qui dès lors se retrouvent en fin de partie contraints de donner un blanc seing, ou de freiner la construction européenne ?
Serait il si difficile qu’on mette en place une Assemblée constituante, composée d’élus nationaux se réunissant, avec mandat des différents peuples nationaux, pour rédiger un traité, sans avoir nécessité pour autant de faire appel à de brillants juristes qui ont le don sympathique de rendre illisibles chacun de ces fabuleux ouvrages illisibles, tant d’ailleurs aux citoyens eux-mêmes, qu’aux parlementaires, pas plus versés en droit que les premiers ?
Serait ce également si difficile de rendre publics les débats de ces élus, choisis pour une mission claire, et ayant le nécessaire besoin de démissionner sitôt après ? Il est tout de même effarant de constater qu’au moment des Etats Généraux, les sujets du roi Louis XVI avaient connaissance (grâce à la « gazette royale » mais aussi les « journaux » des « clubs », sans parler du « Moniteur » qui sera mis en place dès 1790 par l’Assemblée) de l’avancée des travaux de l’Assemblée…Alors qu’au 21ème siècle, à l’heure de l’Internet, de la presse libre, de la TV, et autres médias…Les travaux de la CIG de 2004 comme ceux de la CIG de 2007 sont restés particulièrement clos !
Pourtant, il suffit de s’intéresser un instant à 1789, pour comprendre l’importance de la légitimité, et la nécessité de faire circuler l’information, de communiquer intelligemment, et de…Faire s’approprier par les citoyens le texte étudié. Attendus depuis très longtemps, les Etats Généraux revêtaient une force symbolique forte, puisqu’ils étaient considérés par les Français comme des « représentants » chargés de défendre leurs doléances auprès du monarque. Ils avaient donc d’une certaine façon une légitimité démocratique. Ce qui, ipso facto, allait inciter les Français à s’intéresser à leurs travaux. S’appuyant sur les « cahiers de doléance », l’Assemblée allait rédiger ce chef d’œuvre qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Comme tout un chacun peut le constater, ce texte a une dimension universaliste, il est court, et d’une grande lisibilité. Il respecte le contrat passé avec les Français. Cette Déclaration (avant même d’être officiellement ratifiée par Louis XVI), les Français avaient ainsi pu se l’approprier, puisqu’ils en avaient suivi du début jusqu’à la fin la rédaction. Appropriation d’autant plus simple qu’elle reprenait des exigences des cahiers de doléances, et s’appliquait à tous les régimes politiques possibles. Résultat ? Louis XVI, en dépit de ses réticences, l’approuva, parce qu’entre le début des Etats, et la rédaction finale de la Déclaration, les Français l’avaient fait leur.
Preuve que quand on implique le Peuple, quand on se donne les moyens de fournir l’information aux citoyens, quand on rédige des traités qui puissent être aussi clairs que l’est la Constitution ou la Déclaration des Droits de l’Homme, on obtient forcément le soutien populaire, parce que les citoyens maîtrisent dès lors le processus décisionnel (ils choisissent les élus chargés de rédiger un traité), ils ne craignent pas de pièges (si un texte est illisible comment croire qu’il ne l’est pas illisible de manière volontaire, pour duper les citoyens ? La clarté, en revanche, permet la confiance), et surtout ils s’approprient le texte (si vous vous engagez dans quelque chose, ce n’est pas pour après revenir dessus)
Pour éviter tout problème d’ordre juridique, il n’est pas inutile que les juristes et les constitutionnalistes interviennent dès le début du processus, en analysant les « idées » portées par les élus, pour cerner celles qui peuvent avoir des conséquences juridiques telles qu’il convient d’être prudent dans la rédaction. Une fois limitée dans ses prérogatives, par des limites juridiques posées par les juristes, l’Assemblée Constituante pourrait se mettre au travail, et rédiger un « traité » en veillant à rendre intelligible ce dernier, tant pour les parlementaires, que les citoyens, lesquels seraient invités à ratifier doublement le traité : vote parlementaire + vote référendaire…Ceci le même jour (pourquoi pas le 9 mai) pour éviter de donner une notion trop nationale aux traités.
Pour en revenir au « non » irlandais, il m’apparaît nécessaire que les parlementaires, en respect de la Constitution, de la Démocratie, et de la France, sinon de l’UE, veillent à rappeler aux gouvernants que s’étant engagés à garantir les traités européens, il faut qu’ils reconnaissent que juridiquement le traité dit de Lisbonne est mort, ce qui implique dès lors le retour au traité de Nice (qui ne doit pas être si mal, puisqu’il a été approuvé par tous les Etats), sans que cela empêche pour autant des coopérations renforcées.
Refaire voter l’Irlande est une erreur. Que fait on si le Peuple irlandais, qui est un peuple fier et honorable, dit à nouveau « non » ? On le re refait voter ? Et cela ad vitam ? Il faut être un peu logique. Les Irlandais ont voté majoritairement « non » parce qu’ils ne comprenaient pas un traité comprenant un nombre innombrable de « déclarations », « protocoles », sans parler de la taille elle-même du traité en lui-même (taille d’un Code civil ! Sinon d’une Encyclopédie !), et faisant référence à des traités antérieurs non mis à disposition des Irlandais (traité non consolidé de fait). Et que leur propose t on ? De revoter pour un traité toujours aussi incompréhensible, auquel on rajouterait une déclaration de principes, qui ne change absolument rien au traité ! C’est franchement se moquer du monde ! Et on s’étonne après que les partis extrémistes gagnent du terrain ! Et de la perception de l’UE comme ensemble non démocratique !
Prétendre vouloir violer la Constitution irlandaise est du même acabit. J’entends qu’on va demander au Premier Ministre irlandais pourquoi il a osé faire un référendum ! La raison est simple : parce que la Constitution de son pays l’y oblige ! Mais aussi, parce que l’UE reconnaît à chaque Etat le droit d’user de la méthode de ratification qui lui plait !
Voulant croire que vous êtes honnête, et respectueux du Droit, merci de bien vouloir faire entendre raison à ceux qui souhaiteraient (éventuellement) passer au dessus de l’Etat de Droit.
Notre pays a perdu (au foot) récemment contre l'Italie. Sous prétexte que 60 millions de Français sont mécontents de ce score, les "politiques" peuvent ils demander qu'on remette le match à zéro, comme si rien ne s'était passé?
Ici, c'est la même chose. Est ce que des parlementaires peuvent considérer que piétiner la Constitution et le droit européen est chose normal? Est ce que le PS peut accepter de tourner le dos à la Démocratie, pour simplement veiller à l'orgueil bafoué du Président? L'UE mérite t elle, elle même, autant de mépris envers ce qu'elle est?
Merci de demander une période de réflexion, et la tenue non d'une nouvelle CIG, mais l'ouverture d'une Assemblée Constituante.
Que le PS propose un moyen démocratique pour sortir l'UE de l'ornière, sans mépris pour la volonté souveraine des Irlandais, ce serait tout de même bien, ne pensez vous pas?
La Démocratie, selon le PS, doit elle passer après la volonté de plaire à Nicolas Sarkozy?
Vous êtes, généralement, assez soucieux du Droit, et je trouve vos propos très intéressant dans votre dernier livre. Votre silence, sur cette question m'étonne dès lors encore plus.
Serait ce que le droit européen, comme la Constitution, sont considérés comme des bouts de papiers?
Rédigé par: catherine | 19 juin 2008 à 19:10
@Seb
Au PS on signe dans toutes les directions. Beaucoup de textes sont identiques sur le fond, mais chacun essaie de se positionner pour être dans le bon train qui en résultera. Notre ambition à SD est de faire les choses dans l'ordre, dans le bon ordre pour ne pas laisser planer d'ambiguïté. Le PS a laissé tomber les vieilles utopies révolutionnaires qui le plombaient à son insu. C'est la grande leçon de mai 68, le pouvoir en faisant tourner les chars autour de Paris, a placé les révolutionnaires face à un choix, à un moment ou la révolution se présentait à eux, ils se sont dégonflés, à juste titre car il est beaucoup plus facile d'agiter un mégaphone que d'affronter une armée légitime. Les accords de Grenelle ont embourgeoisé les prolétaires, et sainte bagnole a fait le reste pour rejoindre la plage sous les pavés. En fait depuis 1968, il n'y a de respiration politique que pour le réformisme. Encore fallait-il en prendre conscience, l'inscrire dans le texte, et le faire partager à l'ensemble des militants.
Maintenant, nous nous trouvons dans la problématique de choisir le bon futur premier secrétaire, et les circonstances nous amènent à choisir Pierre Moscovici. Il est le seul en mesure de rassemble le PS et d'éviter la bagarre entre écuries présidentielles qui laisseraient le PS sur les rotules face à l'échéance de 2012.
Ségolène, qui a déçu les gogo boys et girls de Désir d'Avenir ne peut plus conter sur leur cotisation. Elle leur avait promis la lune, et n'a pas pu leur apporter sur un plateau. Forcément, cela manque...
Être à la tête du PS permettrait dans le cadre d'une présidentialisation de taper largement dans la caisse. Le voyage en Chine en est une belle illustration. Vaguabonder à gauche et à droite tout autour du Monde, prendre la pose devant les photographes, blablater et se la jouer grave. Le PS ne serait qu'un moyen au service de son ambition, et peu importe qu'elle se plante à répétition, pour elle, ce serait autant de victoires. C'est ce danger qui menace le PS, se faire vampiriser à mort, et c'est la raison de la réaction violente de la superstructure. De là les affolements de Rocard, Tasca, Bergougnoux et les autres, sont parfaitement compréhensibles pour marquer un coup d'arrêt à l'ex-candidate. En se brûlant les ailes, en ne respectant pas le jeu collectif, en tentant l'échappée belle, elle se met tout esprit militant du PS un peu clair et logique à dos.
Delanoë est donc le contre-feu pour contraindre Ségolène à ne pas être majoritaire au PS. Delanoë en tant que maire de Paris a plus d'influence qu'une simple présidente de région. Par application de la théorie des dominos, son échec national retentissant peut avoir des répercussions sur son mandat actuel, et nul ne sait si ce ne sera pas le prétexte pour redistribuer les cartes en Poitou-Charentes. Nul n'est irremplaçable en politique, et les idées circulent librement dès qu'on les exprime. Ségolène est donc contrainte à l'offensive au niveau national et à la défensive au niveau régional, bonjour la cata...
Delanoë peut patiemment attendre 2011 sans avoir à prendre la gestion du PS pour mener la rénovation à fond, Paris lui suffit. Dans ce cas, son intérêt est bien d'avoir une personne neutre, et le seul qui l'ait affiché clairement et qui soit crédible est Pierre Moscovici.
On constate donc quelques péripéties sans grande importance se jouer sous nos yeux. Le plus important est d'avoir réussi à réaffirmer nos idéaux de toujours sous une formule lumineuse: " Le bien-être et l’autonomie pour tous, la paix et le développement par la coopération, la préservation des ressources naturelles et des équilibres écologiques de la planète." avec leur application dans le réel sous la formule suivante: "Nous y ajouterons une exigence : proposer les moyens d’assurer la réalisation concrète de ces idéaux en ne se contentant pas d’une proclamation de principes."
Pour ma part, je suis confiant sur l'évolution actuelle. Le plus gros, l'identité du PS a rencontré un accord massif à 80 %
La rénovation se déroule du mieux possible, Pierre Moscovici est en bonne voie de réussir son pari en mettant tout le monde d'accord, gardons donc toute notre combativité, car à combattre sans péril, on triomphe sans gloire. ;-)
Rédigé par: jpb | 19 juin 2008 à 19:10
Ouais...
C'est pas la joie S&D et l'on va vers l'explosion du courant. JCC va quand même essayer de sauver la mise puisque c'est lui le lieutenant de DSK. Lui il est en mission.
Moscovici c'est fini. C'est clair. Même Montebourg ne le suivra pas jusqu'au bout... Il n'a pas envie de s'enterrer. Donc, je vous le dis, Montebourg partira pour rejoindre...? (le vainqueur?;-))
Il faut bien vous mettre dans la tête que l'on va vers un duel de femmes au PS: Royal-Aubry.
Delanoë et Aubry vont finir par s'entendre sous l'impulsion de Jospin. Les Fabisuiens vont la choisir surtout parce qu'elle n'aime pas ségolène. JCC va suivre en se disant qu'Aubry c'est un moindre mal pour DSK. Et tout ce beau monde va se rejoindre pour s'opposer à SR.
La suite va être intéressante sachant qu'Hollande veut conserver un levier de décision important et monnayer son poids.
On n'a pas fini de s'amuser au PS. Finalement ce que dit Gorce c'est pas bête: Choisissons maintenant notre leader et concentrons-nous ensuite sur le projet. Car plus on retarde le choix plus cette question deviendra obsédante au détriment des idées.
Mais cela Hollande ne le veut pas. Il jouera le rassembleur jusqu'au bout. C'est sa carte.
Bref le feuilleton ne fait que commencer. Cela se fera sans Pierre bien qu'il aura un rôle important pour la suite je pense. Du moins j'aimerais que sa position soit respectée. Il aura fait une tentative digne et respectable contrairement à d'autres manoeuvriers...
Rédigé par: asse42 | 19 juin 2008 à 19:04
Je ne vois pas qui renoncerait aux idées de SD puisqu elles sont dans la déclaration de principes.
Mais je me mele peut etre de ce qui ne me regarde pas ?
Rédigé par: marie mcb | 19 juin 2008 à 18:32
Encore le flou du mot "social-démocrate". ça veut dire quoi? Ségo, Dela, DSK, même combat? Il n'y a pas de différence entre nous? Je suis navré mais je suis constamment en désaccord sur le fond avec les ségolistes. Avec les dela, je ne sais pas car je n'ai jamais eu de discussion de fond. Je ne pensais pas pareil que Fafa quand il était de droite (au sens interne au PS). SD a des idées qui lui sont propres, une certaine optique. Et oui, l'idée qu'on renonce à les défendre m'emmerde. En quoi serait-il nécessaire de rallier Delanoe maintenant sans même participer au débat interne et sans savoir ce qu'il pense?
Rédigé par: Tonio | 19 juin 2008 à 17:59
@phiphi Pourquoi etre pessimiste ? S Royal va l'emporter, et la renovation pour preparer l'alternance va enfin pouvoir se mettre en place. Dans le bazar du club TSS je ne vois que des raisons d'esperer. J'espere que Pierre sera le 28 juin a la Maison de la Chimie.
Rédigé par: Marcel | 19 juin 2008 à 17:51
Mais Delanoë, il s'intéresse aux idées ? Non, ou alors de très loin, il lance quelques trucs pour la com. Et il essaie d'obtenir le maximum de ralliements et même celui d'Aubry. On ne peut pas dire que ce soit une démarche satisfaisante et prometteuse pour l'avenir.
Quant aux reconstructeurs, ils discutent ou ont discuté mais je n'ai rien lu qui ait été produit en commun. Et s'ils arrivent à produire qque chose, je doute que ce soit proche des positions de SD.
Comme on pouvait le craindre, c'est bien à une bataille de personnes et non d'idées. De quoi être très pessimiste.
Rédigé par: phiphi | 19 juin 2008 à 17:28
@Seb : Tu penses réellement que S&D avait le monopole des bonnes idées ? le monopole de la social-démocratie ? ... Non, des gens comme Delanoé, Aubry .. et bien d'autres partagent exactement la même chose (parfois le vocable ou des points de détails diffèrent), ce qui différencie certains courants des autres, c'est uniquement les "leaders" qui en sont à la tête. S&D était un des courants socio-démocrate avec de bonnes idées, qui portait DSK .. Mais d'autres courants socio-démocrate avec de bonnes idées existent, sauf que pour des raisons tactiques ils ne faisaient pas de DSK leurs cheval de course...
Rédigé par: Sylvain | 19 juin 2008 à 17:03
Ton argumentation est très au point, mais je ne suis pas certain que les militants l'entendent.
Peut être, sommes-nous dans le temps des "chefs", des chefs de meutes ?
L'objectif souhaitable et l'organisation du parti semblent passer au second plan, on en a peut-être oublié l'importance.
La barbarie gagne ? On n'est pas encore obligé de dire oui à tout.
Rédigé par: Sal Paradise | 19 juin 2008 à 16:39
Bien d'accord, comme souvent, avec Seb.
Sylvain, oui on peut s'en foutre du courant et, pourquoi pas devenir fabiusien, si le vent nous porte par là... n'importe quoi !
JCC est un mec qui se prend pour un petit malin et qui est persuadé que ses combinaisons fumeuses vont, à la 24ième heure, clouer tout le monde sur place.
Pas d'accord avec ces méthodes de trotskard !
Les reconstructeurs auraient pu être une bonne idée si on avait voulu par là créer un forum productif et montrer à quel point le parti de F Hollande est improductif depuis des années. Car oui, produire des idées est vital. Mais franchement depuis le début il est archi-clair que c'est une grosse ficelle politicienne.
Bref, cette fausse bonne idée étant chaque jour un peu plus grossièrement ridicule, il faut bien se résoudre au fait que les idées ne seront produites que lorsqu'on aura un leader susceptible de créer un minimum de dynamique.
Alors oui, Delanoë est quand même le mieux placé ! (d'ailleurs Aubry n'est pas non plus une mauvaise idée en soi, mais cette manière de se hisser sur l'échelle vermoulue que lui tendent les reconstructeurs n'est franchement pas rassurante pour elle).
Quant à Pierre, cette explosion en live de SD est une nouvelle confirmation de la nullité de ses chances de prendre la tête du PS. Il apparait encore un peu plus isolé. Cela dit, il se comporte et s'est comporté toujours correctement et a marqué des points par son discours et sa nouvelle présence (existence) médiatique. Il va maintenant lui falloir naviguer serré pour conserver cet acquis en évitant d'une part de faire 2% tout seul et d'autre part en soignant son ralliement à un candidat.
Et plus loin, pour 2012, quand on voit comment sont portées les couleurs de DSK, oublions cette option...
Rédigé par: DLGD | 19 juin 2008 à 16:23
Ce que je ne comprends pas trop Pierre, c'est ceci :
http://www.lepost.fr/article/2008/06/19/1210976_le-p-s-s-ego-ise-on-devient-sourd.html
Merci de ton éclairage.
En attendant, si @Seb, @bloggy Bag, @jpb ou d'autres compétents peuvent nous éclairer, ça ne serait pas mal. Merci d'avance.
Rédigé par: Nihadyou | 19 juin 2008 à 16:11
@ Sylvain
Je suis assez d'accord sur le plan purement organique...je me fous du courant en tant que tel mais il represente des idées que je defend.
Pierre essaie de maintenir ces idées à flot par le biais d'une contribution identitaire..d'autres, au contraire, entretiennent l'ambiguité autour d'un projet des reconstructeurs tant et si bien que des membres historiques preferent rallier Delanoé.
Si à la fin du processus, on se retrouve dans une situation où il faudra choisir entre une motion commune aux reconstructeurs (c'est à dire avec des gens comme Bartolone ou Hamon dont les vues quand à la renovation sont tres eloignés des notres) et une motion Delanoé..beaucoup, dont je suis, prefererons le moindre mal à savoir la motion Delanoé.
Le probleme, c'est que certains et non des moindres considerent cette seule alternative comme etant ineluctable.Ce qui montre bien que nous devons absolument demontrer la viabilité de la demarche de Pierre.Lorsque je parle de la survie du courant, c'est plutot la demarche de Pierre que j'evoque et non SD en tant que tel.
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 16:10
@Seb : Ce que tu ne comprend pas c'est que beaucoup s'en foutent du courant et à raison ! un courant qui meurt c'est pas la fin du monde ... Ce qui compte c'est le Parti, ce qu'il dit, propose pour la France, et les Français .. et les Européens. Le "Courant" dans tous ça c'est pinuts, sacrifions le s'il le faut arrêtons de choisir notre stratégie qu'en fonction du futur ou non du courant .. c'est défendre de petits intérêts en regard des enjeux.
Rédigé par: Sylvain | 19 juin 2008 à 15:49
Lorsque des membres historiques et tres importants de SD decident de quitter le navire, on ne peut se contenter de simplement placer leur nom en passif dans la colonne "pertes et profits" et de faire croire que tout va bien.Il s'agit evidemment d'un coup terrible pour SD et il faut en tirer les leçons qui s'imposent.
Non..la demarche des reconstructeurs n'etait ni claire ni saine.Dans le chef de Pierre il n'y avait pas de probleme puisque je l'ai toujours entendu se prononcer en faveur d'une contribution independante de SD et de RM.Si les reconstructeurs avaient constitué un simple espace de discussion comme nous pourrions en avoir avec Delanoé ou Royal, il n'y aurait pas eu cette ambiguité mais force est de constater qu'un certain nombre des notres recherchent encore activement la possibilité de former une alliance autour des reconstructeurs.
On peut penser que c'est cette crainte qui a poussé les Tasca, Bergougnoux, Richard et autres à deserter partant du principe (que l'on ne peut guere leur contester) que nous sommes beaucoup + proches ideologiquement d'un Delanoé que d'un Bartolone ou un Hamon.Si Pierre a été, pour sa part, clair vis à vis des reconstructeurs (meme si je pense que pour faire cesser cette ambiguité, il aurait sans doute du se demarquer + nettement en ne se rendant plus à leurs reunions...je sais que les intentions de Pierre etaient louables en y allant mais dans ce monde ultra mediatisé, la perception compte parfois autant que la realité meme si on peut le regretter), il est faux de dire que ce fut le cas de tous au sein de SD.Ce n'est tout simplement pas vrai: certains parmi les notres ont revé et revent encore aujourd'hui d'une alliance des reconstructeurs pour contrer Delanoé et Royal quand bien meme elle serait evidemment contre nature.
Tasca, Bergougnoux et les autres ont sans aucun doute manqué de courage mais on ne peut les taxer de trahison...je suis persuadé qu'ils pensent reellement defendre nos idées de cette maniere.La demarche de Pierre est la bonne mais malheureusement elle n'a pas reussi à les convaincre quand à sa viabilité.Pour faire cesser l'hemoragie, il faut que certains parmi les notres cessent leur double jeu.Je suis désolé de le dire car j'apprecie les qualités du personnage mais JCC n'a pas été clair dans cette demarche et l'ambiguité de ses positions a considerablement nui à notre credibilité quand à notre capacité à reellement renover le parti.Cette demarche des reconstructeurs a semblé opportuniste et il sera difficile maintenant de rattraper le coup.
Et ce n'est surtout pas en jouant les autistes que nous y parviendrons.Il faut reaffirmer clairement nos objectifs de reformisme radical et notre independance.Si nous le faisons pas, c'est la mort du courant.
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 15:43
La démarche des Reconstructeurs et celle de Cambadélis était (et est toujours) très claire, rien n'ést cachée .. La démarche de Bourgougnoux et de pas mal d'autre(c'est même assez impressionnant), l'est tout autant (même si elle est en désaccord avec l'accord du 18 mai vu qu'ils annoncent qu'ils ne signeront pas la contribution). Ceux qui ne sont pas clair ce sont ceux qui tentent de naviguer entre les deux ... ceux qui ne sont pas clair ce sont ceux qui le 18 mai ont limité les choix à la contribution pour contenter tous le monde, alors qu'il aurait fallut se mettre d'accord sur un véritable calendrier. Tous ceci aurait peut-être engendré le départ très tôt de ceux qui partent aujourd'hui ... mais au moins nous aurions été fixé.
Rédigé par: Sylvain | 19 juin 2008 à 15:17
Bravo Messieurs Destot, Richard, Evin, Bourguignon et autres. C'était en effet urgent de se précipiter dans les bras de Delanoë.
Bravo JCC, tes reconstructeurs ont réussi à créer la confusion, au moins sur le plan médiatique.
Pierre, je te souhaite bon courage pour continuer ta démarche tant que ce sera possible, parce que je crois qu'elle est juste, que c'est elle qui ouvre les meilleures perspectives pour notre parti. Mais aujourd'hui je suis assez attristé de voir ces attitudes peu courageuses et/ou individualistes.
Rédigé par: phiphi | 19 juin 2008 à 14:55
Esperons que les dernieres mises au point quand à la reaffirmation d'un desir de contribution identitaire permettront de stopper l'hemorragie qui s'explique par l'ambiguité qui a longtemps regné autour de la demarche des reconstucteurs qui me semble avoir constitué une grosse erreur dont nous payons aujourd'hui le prix fort.
Rédigé par: Seb | 19 juin 2008 à 14:01
Enfin, une démarche de clarification contre cette embrouille des "reconstructeurs". ce ne sont pas ces "rocardiens", mais bien les "reconstructeurs" qui plombent la candidature de Mosco !!
Des proches de DSK soutiennent Delanoë
Source : AFP
19/06/2008 | Mise à jour : 11:51 |
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Treize responsables PS proches de Dominique Strauss-Kahn, dont le maire de Grenoble Michel Destot et le secrétaire national Alain Bergounioux, ont signé un texte commun pour rejeter la démarche des Reconstructeurs et se rapprocher du maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Le texte, qui fait dix propositions sur l'orientation qui doit être celle du PS selon eux, est signé notamment par d'anciens ministres --Alain Richard, Catherine Tasca, Claude Evin, Charles Josselin --, les députés Patricia Adam et Pierre Bourguignon, et le maire de Rennes Daniel Delaveau.
Rédigé par: DLGD | 19 juin 2008 à 12:46