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Manifeste européen pour 2009

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« Interview Le Parisien : "Il reste impopulaire" | Accueil | Pierre Moscovici aux "4 vérités" sur France 2 »

02 août 2008

Commentaires

Vens

Beaucoup plus risqué de s'allier à Ségolène qu'à Fabius.

selene

excuses: notion d'égalité réelle, pas nation, encore que... ce serait un beau programme national..

selene

"donner plus à ceux qui ont moins", c'est le developpement de la nation d' "égalité réelle" pronèe par la socdem.. pas des services publics.. ne mélangeons pas tout!

Le "service d'inteérêt général" , par ailleurs, est à mon avis , plus qu'un service public: c'est un droit accordé à chaque citoyen d'obtenir un certain nombre de services.

selon la couleur politique des gouvernements, cette notion sera plus ou moins étendue.

les entreprises pourront toutes proposer leurs services pour remplir les fonctions de ce périmètre défini par l' état, mais, à mon sens, c'est l'état qui doit garder la maîtrise du choix et du contrôle de ces sociétés, de quelque nature que ce soit, même si ce sont des mutuelles, des associations ou des coopératives, ou bien décider que ce seront des fonctionnaires qui rempliront ces fonctions de "service d'intérêt général" exclusivement. Il n'y a pas matière à confusion, cette notion de SIG est faite pour permettre la liberté des états en la matière.

D'où l'importance de la coloration politique des gouvernements...

Claude

à Selene,

«Rien n'empêche ou ne devrait empêcher l'Etat qui le souhaite, de conserver la direction de ses services d'intérêt général.»

Vous y croyez vraiment ? Pensez-vous que, dans une Europe toute entière convertie aux "lois" du marché et de l'économie, si une telle pratique vient à contrevenir aux intérêts de telle ou telle entreprise, cette dernière ne fera pas tout, auprès des instances de l'Union, afin d'obtenir qu'elle cesse ? Je suis beaucoup moins optimiste que vous !

Claude

à Bangor...

«Il me semble que, dans ton raisonnement,tu ne fais pas de différence entre "service public" et "entreprise publique". Les entreprises publiques comme la SNCF, EDF ou GDF n'ont jamais, dans le passé, "donné plus à ceux qui ont moins", pour reprendre l'expression de Sélène.»

Voudrait-on réécrire l'histoire ? Il me semble que, pour ne prendre qu'elle, la SNCF fut créée pour répondre à une mission de service public.

Par le biais, entre autres, de la péréquation tarifaire, un service public constitue un instrument de redistribution des richesses. Mais on ne saurait dire et laisser entendre que «donner plus à ceux qui ont moins» soit une condition nécessaire du service public.


«En fait, nous avons longtemps commis l'erreur de considérer qu'une entreprise publique, nationalisée, avait vocation à se confondre avec un service public.»

Sans doute parce que pour bon nombre de ces entreprises, ce fut le cas.

«Cette notion de service public est très franco-française et n'est pas comprise par nos amis européens qui préfèrent parler de services d'intérêt général. Cela n'a rien de scandaleux.»

Voire ! Vos «amis européens», qui sont-ils ? Ceux-là mêmes qui estiment que les Irlandais devraient revoter après le non au référendum sur le Traité de Lisbonne ? Il n'est pas anodin de glisser du "service public" au "service d'intérêt général". Le second me semble bien plus restrictif quant à son champ d'application...

Général renvoit en effet à la notion de plus grand nombre, excluant de facto minorités et cas particuliers. Et cela fera bien l'affaire de la logique mercantile qui prend le pas, partout, sur celle de service public. Pour cette dernière, le fait d'habiter à quinze kilomètres d'un bureau de poste n'empêche pas le facteur de venir porter votre lettre à domicile. Dans la logique de "l'intérêt général", il y a fort à parier que, soit l'on vous appliquera une surtaxe, soit l'on vous demandera d'aller chercher vous même votre courrier.

marie mcb

Le Figaro offre une tribune aux responsables du PS pour leur permettre de s entredéchirer, en toute liberté.

Si j étais a leur place, je n accorderais aucune interview au Figaro, car c est non seulement inutile mais désastreux.

Les lecteurs du Figaro ne voteront jamais a gauche quoiqu il arrive.

En revanche, les électeurs de gauche peuvent assister directement aux déchirures du PS.

Etienne Mougeotte a renié ses reves de jeunesse.

En passant de gauche a l ultra droite, de Mitterrand a Sarkozy, il est passé de l idéologie au cynisme de la domination par l argent roi et au creusement vertigineux des inégalités.

Son attitude est tres critiquable.

selene

Attention, je n'ai pas dit que les fonctions régaliennes de l'état (à définir pour le futur programme de gouvernement du PS)devaient toutes êtres assumées par des fonctionnaires publics.Il faudra également définir le champ d'obligation par la fonction publique.

Si l'état , par des contrats bien faits conerve la maîtrise de ses fonctions régaliennes, (une fois celles ci définies précisément), ces fonctions peuvent être exercèes "sous contrat de service public" par des associations, des ONG, des coopératives, des mutuelles, des sociétés d'économie mixte,etc...mais l'état doit conserver la maîtrise de la fonction.
C'est possible au travers de contrats de courte durèe ( par exemple 3 ans)et une obligation de résultat dûment chiffrèe
-c'est déjà le cas pour la distribution du courrier: nul ne doit être à plus de 5 km d'une poste par exemple..-

Il est possible de continuer à faire bien à des conditions supportables par l'économie, c'est là où réside la marge de manoeuvre de la gauche, qui pourra faire mieux que la droite, pour moins cher, par des choix stratégiques qui profiteront au plus grand nombre.

Bien entendu, la droite au pouvoir à peu près partout en Europe essaie de faire croire que "ce n'est pas possible", mais c'est ce qui a été réalisé dans les pays sociaux démocrates: davantage de services d'intérêt général, davantage de résultats, davantage de solidarité, et une économie florissante.

Apparemment, on se lasse de tout puisque les partis au pouvoir dans le nord de l'Europe souffrent aussi..

La maîtrise des services d'intérêt général est possible, pas forcément exactement comme on le souhaiterait, mais cela reste réalisable par un gouvernement de gauche qui en ferait l'une de ses priorités.

Isa

selene, tu dis:
«Rien n'empêche ou ne devrait empêcher l'Etat qui le souhaite, de conserver la direction de ses services d'intérêt général.»

Le problème c'est que les Etats, actuellement, vont dans le sens d'un service public minimum régalien.

Les politiques européennes, -tu n'es pas sans savoir cela- encouragent à toujours moins d'Etat et plus de marché. Alors pour les Services publics qui coûtent des sous, faut pas trop espérer...

Merci pour ta réponse mais bon, je suis assez pessimiste quant aux politiques "socialistes" des "gauches" européennes...

selene

@ ISA,

Cette notion de "concurrence libre et non faussée" est quelque chose de très très mal géré par l'ensemble des politiques européennes.

Au départ, cela fut une idée qui établissait une notion d' "égalité réelle" en matière économique, pas une mesure favorisant les grands groupes au détriment des petits.

C'est vrai qu'à l'heure actuelle, cette notion aboutit à l'inverse de ce pour quoi elle fut créee..

Comme te l'a fort bien expliqué Bangor, un service d'interêt général est bien plus qu'un service public d'état, c'est un droit européen reconnu à des services minimum dûs aux individus.

Ensuite que les services publics soient plus efficaces économiquement et dans les résultats que les entreprises privées, à moyens égaux, tu prêches une convaincue.

Rien n'empêche ou ne devrait empêcher l'Etat qui le souhaite, de conserver la direction de ses services d'intérêt général.

il lui faut définir parfaitement les missions de services d'intérêt général auquelles toutes les entreprises de ces secteurs devront répondre, qu'elles soient publiques, privèes, d'économie mixte ou du secteur social (coopératives, mutuelles, ONG etc...).

L'équilibre est difficile à trouver, mais sous le gouvernement Jospin, on a su faire..

quant au "libéralisme" DSK disait qu'il était libéral en matière de société, mais pas en matière économique. Les prérogatives des états doivent , plus que jamais rester des prérogatives de l'état, et ceci est particulièrement vrai en matière de services d'intérêt général.

Le PS va devoir s'attacher à définir les contours qu'il entend donner à ces services. Cela fait partie des enjeux majeurs à trancher avant de construire un programme présidentiel.

Franck

Cher Pierre, Cher camarade,

Je suis un très chaud partisan de la constitution d'une motion des "reconstructeurs" qui serait menée par Martine AUBRY. Je pense que Martine est le point central du PS, toi tu représente la droite du parti et Laurent FABIUS pourra lui faire le lien avec la Gauche du parti. Le risque d'une alliance entre HOLLANDE et ROYAL me semble réel et avant ton ambition personnel, tu devrais faire passer l'avenir de la Gauche avant tout. C'est un point de vue que je ne suis pas le seul à partager.
J'ai même tendance à penser que malgré tes discours sur le fait que 2012 ne serait pas un objectif pour toi, tu souhaite être 1er secrétaire pour être en situation.

Amitiés socialistes,
Franck

grouchy

Ah mais je n'ai jamais prétendu qu'il fallait s'allier, dans une motion commune, sans aucun pré requis, avec Hamon....juste dit qu'il n'était pas une espèce de post marxiste attardé et que nous devions être vigilants à nos propos si nous souhaitons, comme le relève Phiphi, un jour FORCEMENT travailler ensemble.

Du reste la chronique de Pierre MOSCOVICI du jour me semble aller dans ce sens. Nous sommes socialistes avant tout. Fonctionnons un peu selon la technique de l'entonnoir...personnellement je suis socialiste puis social-démocrate et enfin strauss-kahnienne (lucide et sans idolâtrie!).

Quant à la critique par Hamon de la social-démocratie européenne....il a raison, elle est en crise. L'analyse de Pierre MOSCOVICI est sensiblement identique. La social-démocratie héritée du XXème siècle est en difficulté partout en Europe (pour faire très bref et donc évidemment faux dans le détail, elle se basait sur un système économique et politique qui allait bien dans un monde "fermé" dit occidental, avec une bourgeoisie laborieuse, industrielle, un monde ouvrier ayant une conscience de classe (et l'esprit collectif), une volonté commune d'avancer, la conscience d'intérêts convergents, la priorité absolue des droits de l'homme ...plus grand chose à voir avec ce monde dont nous avons hérité quasiment totalement dématérialisé, financier à outrance, dans lequel la richesse n'a plus grand chose à voir avec la notion qu'en avait nos parents , dans lequel l'immédiateté prime le long terme, un monde (comme le rappelait Attali) dans lequel ce sont les voyous qui s'en sortiraient finalement le mieux...Un monde sans visage où le patron licencie économique sans que jamais on n'ait vu à quoi ressemblait le patron!

Bref un monde à revisiter complètement pour élaborer de nouvelles idéologies tout en restant optimistes.

Paradoxalement ce sont les "dits révolutionnaires" qui sont les plus désemparés ( à lire l'excellent Daniel BENSAïD "éloge de la politique profane"). Et le sentiment étrange en lisant les plus à gauche d'entre nous qu'ils ne croient manifestement plus à la révolution....la question étant..."pour quoi y mettre après?!". Fini le romantisme révolutionnaire.

Intuitivement, j'ai le sentiment que ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour autant....la révolution permettait (permet encore dans certains pays..) l'espoir. Sans parler du danger qui couve de mouvements sociaux sans support idéologique...Voilà bien une question sur laquelle nous devrons réfléchir...(en lien avec les phénomène de bandes, de territoires...)

Nous avons la chance, en France, de pouvoir ces mois ci, réfléchir avec nos camarades anglais (mais également allemands espagnols italiens...) au socialisme du XXIème siècle....Profitons-en.

Et comme nous sommes au XXIème siècle...faisons vite parce qu'il y a urgence et surtout sans anathème.

Isa

@ selene,
Quand je te lis, j'adhère à tes idées mais je trouve que tout ce que tu développes n'est pas franchement compatible avec un parti qui se dit libéral et qui, du coup, défend la concurrence libre et non faussée: la recherche de profit ne peut pas être compatible -donc- avec la mission de Service public qui, par définition, sert l'intérêt général dans les meilleures conditions.
Par exemples:
- Lors de la tempête de 1999, EDF (service public) a tout mis en oeuvre pour réparer les lignes le plus rapidement possible.
- Le rail britannique (privatisé), mise sur la recherche de bénéfices avant la sécurité et le confort des usagers.
- La poste allemande ouverte à la concurrence fonctionne moins bien qu'avant.

Comme chacun sait, dans un système libéral -donc de privatisation- il s’agit moins de rendre plus efficaces et moins coûteux les services rendus au public et à la collectivité, que de casser les monopoles publics et de permettre aux opérateurs privés, de préférence multinationaux, d’écrémer les marchés rentables.
C'est prouvé qu'un "service" privatisé fonctionne moins bien et est plus cher qu'un service public mais on s'entête à continuer!!

Donc je reviens à mon propos selene. Il y a d'une part, des militants de gauche porteurs de valeurs de solidarité (genre, défendre les services publics) et d'autre part une élite qui aspire à la gouvernance sans pour autant montrer qu'elle se donnerait les moyens de se mettre au service du plus grand nombre en rompant avec un système qui, comme tu le dis particulièrement bien, est voué à son autodestruction.
Tant que le Parti socialiste ne montrera pas clairement son ambition de gouverner autrement en faisant des choix vraiment différents qui trancheront sans ambiguïté avec la droite, il ne séduira pas et ne reviendra pas au pouvoir.

Seb

Yannick,

Ton post est tres revelateur de la veritable situation je trouve.

Tu te declare fervent partisan des reconstructeurs et tu te plains de l'echec probable de cette demarche.Tu reproche aux amis de Pierre Moscovici d'etre hostile à un rapprochement avec les fabiusiens.Fort bien..pour ma part, j'assume tres bien ma position hostile à ce qui serait un attelage contre nature.

Ensuite, tu viens nous dire que tu souhaite un rapprochement entre les fabiusiens et Hamon, Dolez, Lienemann etc etc.Là je te rejoins completement, ce pole serait coherent sur le plan ideologique car tous ces gens proposent une demarche assez proche et un projet d'avenir commun pour le PS .Mais ce n'est ni ma demarche ni ma position..et encore moins la vision d'avenir que je crois viable pour le PS...au nom de quoi voudrais tu rendre les amis de PM responsables de ne pas desirer un regroupement qui irait à l'encontre de leurs valeurs? Et de surcroit ajouter qu'il s'agit d'une question de personnes alors que rien n'est plus faux?

yannick

pierre moscovi qui avait rejoint les reconstructeurs s'est clairemnt positionné là par ambition personnelle et pour protéger DSK. aujourd'hui pierre moscovici (avec martine aubry?) est en train de tuer dans l'oeuf l'espoir suscité par la démarche reconstructrice. les militants ne le digèreront pas. on sent bien la volonté d'écarter laurent fabius du jeu. ces querelles de petits intérêts et de petites ambitions sont à l'opposé de ce qu'attendent les miltants socialistes.
le congrès de reims est, sera le congrès de l'ultime chance pour recomposer un PS socialiste et une gauche ambitieuse. je crains que si la dynamique actuelle se poursuit, ce ne soit le dernier congrès du PS...
visiblement beaucoup de nos responsables n'ont pas pris la mesure du moment, ne sont que dans des stratégies de personnes et excluent encore tel ou telle pour des raisons équivoques.
il y aura des responsabilités à assumer devant l'histoire...
je suis désormais assez pessimiste dans la démarche reconstructrice en laquelle je voulais croire.
il me semble que maintenant les rapprochements de projets, d'idées, de collaborations crédibles doivent se faire sur l'axe suivant : fabius-hamon-emmanuelli-mélenchon-dolez-lienemann... enfin, les gens de gauche quoi!...

yannick

pierre moscovi qui avait rejoint les reconstructeurs s'est clairemnt positionné là par ambition personnelle et pour protéger DSK. aujourd'hui pierre moscovici (avec martine aubry?) est en train de tuer dans l'oeuf l'espoir suscité par la démarche reconstructrice. les militants ne le digèreront pas. on sent bien la volonté d'écarter laurent fabius du jeu. ces querelles de petits intérêts et de petites ambitions sont à l'opposé de ce qu'attendent les miltants socialistes.
le congrès de reims est, sera le congrès de l'ultime chance pour recomposer un PS socialiste et une gauche ambitieuse. je crains que si la dynamique actuelle se poursuit, ce ne soit le dernier congrès du PS...
visiblement beaucoup de nos responsables n'ont pas pris la mesure du moment, ne sont que dans des stratégies de personnes et excluent encore tel ou telle pour des raisons équivoques.
il y aura des responsabilités à assumer devant l'histoire...
je suis désormais assez pessimiste dans la démarche reconstructrice en laquelle je voulais croire.
il me semble que maintenant les rapprochements de projets, d'idées, de collaborations crédibles doivent se faire sur l'axe suivant : fabius-hamon-emmanuelli-mélenchon-dolez-lienemann... enfin, les gens de gauche quoi!...

GENZEL

Plus que jamais candidat, in le blog de l'Odéon :
http://davidetceline.over-blog.com/

phiphi

Il faut bien reconnaître que nous avons de vraies divergences avec certains au PS, au moins sur ce que nous voulons faire une fois au pouvoir sinon sur le but à atteindre.

L'opinion des proches de Hamon notamment est parfaitement respectable. Et après le congrès nous travaillerons tous ensemble. Néanmoins, avant le congrès, il faut proposer des choix aux militants et en particulier des choix de méthodes. Il est vain de vouloir s'allier avec quelqu'un qui ne veut pas de nous. De plus une motion commune serait forcément une synthèse molle disant en gros "pas de présidentialisation du PS et unissons-nous pour battre Sarkozy". C'est la reconduction de ce qui a été fait depuis des années et dont on constate les limites aujourd'hui. Je l'ai déjà dit ici et je le répète : cette stratégie ne sera pas gagnante à Reims et si par extraordinaire elle l'était, elle serait perdante en 2012, ce qui est beaucoup plus grave.

Claude

Bangor,

Pour moi un service public est en mesure d'assurer la péréquation des tarifs et n'a pas vocation à être rentable, son souci premier et sa raison d'être étant d'assurer un service dont l'oportunité ne se mesure pas à l'aune des profits qu'il dégage.

Alors je veux bien admettre qu'une entreprise d'état ne soit pas obligatoirement prestataire d'un service public , mais je vois mal comment un service public peut ne pas être géré et contrôlé par l'état (ou des collectivités territoriales)

Léa

Je suis surprise de voir ce refus d'une motion des reconstructeurs. J'avais cru comprendre au départ que ce pôle avait justement pour objectif de parvenir à un texte commun et à un candidat commun au poste de premier secrétaire. Sûrement quelque chose m'a-t-il échappé... à moins qu'il n'y ai des revirements entre temps. Je ne vois pas pourquoi des discussions avec les fabiusiens excluraient celles avec Bertrand Delanoë. L'un n'empêche pas l'autre !

Bangor

legrand continue à élever le niveau du débat...

@Claude
Il me semble que, dans ton raisonnement,tu ne fais pas de différence entre "service public" et "entreprise publique". Les entreprises publiques comme la SNCF, EDF ou GDF n'ont jamais, dans le passé, "donné plus à ceux qui ont moins", pour reprendre l'expression de Sélène. On peut d'ailleurs se demander pourquoi la distribution de gaz, qui ne concerne qu'un français sur trois, a été si longtemps considérée comme un sevice public.
En fait, nous avons longtemps commis l'erreur de considérer qu'une entreprise publique, nationalisée, avait vocation à se confondre avec un service public.

Cette notion de service public est très franco-française et n'est pas comprise par nos amis européens qui préfèrent parler de services d'intérêt général. Cela n'a rien de scandaleux.

jpb

@Claude

Si on veut réellement faire bouger les choses dans le bon sens, on est bien obligé d'analyser le monde en tenant compte de ce qu'il est, et de le modifier à partir de l'état où il se trouve, c'est ce que l'on désigne par "partir du réel". Ensuite pour le modifier, il y a deux solutions, soit couper la tête de ceux qui sont en haut de la pyramide sociale en s'emparant de leurs maigres biens par rapport à la misère de ceux qui sont en bas de la pyramide sociale, soit faire migrer la base vers le haut de telle façon à faire bouger l'ensemble de la pyramide inversée vers le haut. Cela donne énormément de riches, et peu de gens démunis. C'est ce que l'on appelle éradiquer la misère. Pour cela le marché est incontournable, le PS en a pris acte, et sans argent, sans capital investis, impossible d'y parvenir. Le retour au moyen âge, la période précapitaliste où le seigneur local vivait moins bien que n'importe quel habitant de banlieue n'est pas souhaité par l'ensemble de nos concitoyens.

L'égalité réelle, c'est permettre à chacun de disposer de l'autonomie dont il a besoin pour se réaliser selon ses souhaits et ses compétences. Ce n'est pas une égalité formelle, certains sont plus aptes que d'autres à aller plus loin, l'important c'est que la compétition soit ouverte à tous et non réservée à quelques-uns, c'est introduire la justice. Permettre à tous d'atteindre son potentiel maximum et de réaliser sa vie. Cela se retrouve même pour le PS à ouvrir à tous les militants la possibilité de se présenter à la candidature pour l'élection présidentielle, et que celui qui incarnera au mieux le programme du PS l'emporte.

L'ascenseur social est le seul moyen existant pour permettre aux citoyens une fois éduqués de grimper, on n'est plus dans un ensemble collectiviste où le plus incapable, membre en général du Parti Communiste devenait chef, c'est sur la base de la compétence réelle que l'on traduit une représentation sociale. Cette dernière reste indispensable pour donner un sens à l'effort collectif de tous.

Les chômeurs n'existent que par absence d'emploi qualifié et bien payé. Il faut de jeunes esprits innovateurs acceptant de monter des entreprises afin de créer ces postes, pour du personnel compétent qui puisse les occuper. Nous sommes dans le cadre de la mondialisation et ne pouvons nous en extraire. Nous devons le faire au niveau européen, et nous positionner au-dessus de la Chine qui produit à bas prix, et les USA qui disposent du meilleur de la technologie. Mais nous avons en Europe suffisamment de partenaires pour y faire face.

@Isa

Un job bien payé est indépendant du pouvoir en place, le politique quel que soit sa couleur ne peut que favoriser leur nombre ou pas. Stigmatiser les chômeurs est contre-productif, ne pas créer les conditions de création d'entreprises sous prétexte qu'il y aurait un plus grand nombre de personnes payant plus d'impôts est encore plus stupide.

LEGRAND

Bande de bouffons....

Quel est le sport omympique de ce merdeux de MOSCOVICI?

L'immobilisme,la langue de bois et la malhonneté

Claude

Selene,

«l'égalité réelle, d'après la socdem, c'est que l'état, les services publics doivent donner plus à ceux qui ont moins[...]»

Certes ! Mais de quels services publics parlez-vous ? De ceux qui ont été bradés au privé, y compris par des socialistes qui, sans doute déjà et à leur manière, «mettaient les mains dans le cambouis» ?

«Nous n'aurons même pas besoin de faire la révolution, ce système va s'auto détruire, mais au prix de quelles souffrances pour les plus pauvres!»

Sauf qu'en attendant de s'autodétruire, le système broie littéralement des millions d'êtres humains dans le monde et qu'il aura certainement détruit la planète avant de disparaître.

Et puis un «état social démocrate fort», comment croire à son existence au sein d'une Europe dont le dessein depuis des lustres est d'anéantir en son sein l'essence même du service public ? Conception de l'Europe que, par ailleurs et sauf erreur de ma part, bon nombre de Socialistes approuvent en soutenant le Traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie et exemple parfait de cynisme policien.

selene

Sauf qu'il ne s'agit pas de "mariages", mais de contrat à propos de la méthode à appliquer, pas d'union inconditionnelle, mais d'un apport réciproque pour que la machine PS fonctionne et fasse son travail, négligé depuis bien longtemps.

On n'a pour l'instant, pas besoin de s'entendre sur tout, seulement sur l'objectif de "remise en charge" du parti.

Les conventions nationales, la remobilisation de chacun des militants, feront ensuite la doctrine.

Seb

Grouchy,

Concernant Fabius, il me semble qu'il y'a meprise.Je crois que vous avez zappé mon premier post expliquant ma position par rapport au Fabius post 2005 et sur les raisons pour lesquelles je pense qu'il ne changera pas de strategie.Si il etait question de s'allier avec le Fabius des années 90, il est probable que ma position aurait été differente.

Quand à Hamon...oui, je le lis bien evidemment.Je suis tombé un jour sur une interview au cours de laquelle il critiquait allegrement la social democratie europeenne et faisait pratiquement l'apologie de "die Linke", ce mouvement dissident du SPD ayant entrainé la defaite de Schroeder et le succes d'Angela Merkel.Sur le plan europeen, il se situe en marge par rapport à l'immense majorité des membres du groupe PSE.Je respecte son travail mais je ne me reconnais pas vraiment dans sa demarche en regle generale.Pour un ancien rocardien, il est eloigné des idées de son mentor, deputé europeen dont je me sens + proche pour le coup.

"Le monde bouge, la gauche aussi...il faudrait, cher seb, que tu sortes de tes schémas pré déterminés."

Je trouve un peu dommage qu'on me dise cela alors que je trouve justement qu'Hamon a tendance à se reclamer de recettes keynesiennes classiques qui fonctionnaient tres bien dans les années 70/80 mais ont besoin d'etre grandement readaptés au 21e siecle.

De toute façon, vu les propos d'Hamon à propos de Pierre Moscovici, je ne vois pas l'interet de parler d'un rapprochement qui n'est pas d'actualité.Dans un sens, je respecte ces propos, nous proposons une demarche differente et il me semble juste de presenter chacun notre vision aux militants.Ceci est bien + respectable que d'eventuels mariages opportunistes.

selene

Non, ce n'est pas le cas..

l'égalité réelle, d'après la socdem, c'est que l'état, les services publics doivent donner plus à ceux qui ont moins, en matière de patrimoine culturel et financier pour combler le gouffre qui existe entre ceux qui habitent des centre ville hyper friqués et ceux qui habitent les banlieues pauvres (ou des campagnes etc..)

Par exemple, DSK parlait de 15 élèves par classe dans les zones défavorisées et de 34 dans les zones favorisées, quand cela est possible.

C'est même (avec la notion d' émancipation des contraintes lièes à la naissance et au lieu d'habitation) l'une des principales différences que nous défendons face à une droite ou même un MODEM qui ne raisonnent qu'en termes de "charité", ou de "solution pour calmer les pauvres".

Quelle drôle d'idèe vous faites vous de la socdem pour avoir besoin d'être rassurés sur ce point.

C'est exactement la même chose avec la nature des actions envisagèes par les socdem:

Nous voulons utiliser l'économie qui existe, dite "capitaliste", pour obtenir liberté et émancipation, pas nous accommoder de ce qu'elle est devenue, cette folle équipèe financière court à sa perte.
Nous n'aurons même pas besoin de faire la révolution, ce système va s'auto détruire, mais au prix de quelles souffrances pour les plus pauvres!

La seule solution pour éviter conflits et malheurs qui s'adressent toujours aux mêmes, c'est d'obtenir, de l'intérieur, (les mains dans le cambouis de DSK), une mutation accélérée de ce qui existe, par la voie de la négociation obligatoire, aux résultats minimum garantis par un état social démocrate fort.

Ce n'est pas la voie de la renonciation, de la compromission, de l'acceptation veule, c'est la voie de l'espoir , la seule qui apporte une vraie garantie de reussite sans passer par la case violence.
La seule qui permettra l'élévation des êtres humains (émancipation) vers une réalité plus conforme à ce que chacun a de meilleur en soi.

Isa

Et là, nous rejoignons la récompense "au mérite" de Sarkozy.
Et donc, nous légitimons le fait que les chômeurs sont chômeurs par leur faute.

Donc, ceux qui "réussissent", c'est grâce à leur travail (enfin, surtout, leur ambition). Les pauvres sont des fainéants.

C'est très dangereux, ce genre de théorie. Est-elle celle du Parti socialiste??
Ben, si tel est le cas, on n'est pas près de changer cette société inégalitaire et injuste! Attention, les "socialistes", un tel discours, c'est grave. J'ose espérer que ce n'est pas celui de la majorité des membres -cadres compris- du PS.
Rassurez-moi...

Claude

à JPB...

«Nous sommes pour l'égalité réelle, celle qui permet à une personne de grimper au plus haut dans l'ascenseur social en partant du plus bas. »

Là où nous ne sommes pas du tout d'accord, et quelque respect que j'aie pour vos convictions et la sincérité qui semble vous animer, c'est que s'il y avait, pour reprendre vos termes, «égalité réelle», l'ascenceur n'aurait plus de raison d'être.

J'entends bien que vous évoquez là l'égalité des chances s'agissant de l'ascension sociale.

Mais là où, à mes yeux, le bât blesse, c'est que dans cette conception de l'égalité, on s'accomode justement... de l'inégalité au motif que «l'ascenseur social» viendra en somme l'édulcorer en même temps qu'implicitement, il la légitimera.

Claude

à Isa...

Tout à fait en accord avec ce que vous écrivez...

marie mcb

D accord avec le post de Seb de 14h50 et celui de Grouchy de 19h20.

Claude

à Geoffrey Firmin... et JPB

«[...] comment sortir de la déploration sans fin ou de l’acceptation résignée? »

Tout changement s'enracine dans une prise de conscience. Dès lors qu'elle naît et se propage, nous quittons le terrain de l'impuissance et de la résignation.

L'ennui est que, pour la plupart, nous avons abdiqué notre faculté de penser et délégué celle-ci à des organismes, appareils ou personnes supposées savoir, connaître, mieux que nous, ce qui est bon, bien, correct, raisonnable, et ce qui ne l'est pas ; puis de décider, en notre nom.

Nous considérons le monde au travers du reflet qu'en donnent les media lesquels, sans volonté délibérée de mentir, ne font que véhiculer la pensée dominante, à quelques variantes et escarmouches de salon près.

Nous ne pensons guère, non plus, parce que l'on nous a laissé accroire qu'il faut être "autorisé" à le faire, compétent pour cela.

Et c'est bien pratique, pour ceux qui "savent" et vont ainsi règler entre eux le sort de la masse réputée ignorante et qu'il importe d'écarter des cercles étroits où se prennent les décisions et où se joue le pouvoir.

C'est pourquoi, et pour répondre à JPB, je ne crois pas d'avantage aux vertus de la révolution qu'à celles du réformisme. La première en revient toujours à usurper le pouvoir, le second se compromet avec, et tous deux font fi des intérêts du plus grand nombre.

Je n'ai pas de solution et, bien entendu, aucune "compétence" en matière de politique. Juste quelques idées, un vague sentiment selon lequel le changement n'est pas l'affaire d'un programme et moins encore celle d'un parti, quel qu'il soit.

C'est, je le crois, l'affaire de tous.

jpb

@Grouchy

"Je ne les vois même pas chez Besancenot qui, au passage, a abandonné le recours à la Révolution."

J'en suis moins sûr que toi... :-)

"La révolution, on ne pourra la faire qu’avec la majorité de la population."

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1968

Bon, c'est pas pour demain, laissons le alors dans son trip de lutte des classes et contentons nous de faire évoluer le système et d'y parvenir avec le peuple. ;-)

grouchy

Cher Seb
Fabius pas réformiste?....euh...c'est bien lui le premier ministre qui en 84 nous a sorti d'un beau pétrin pour nous mener sur une ligne politique qui ne pouvait pas alors s'affirmer SD mais qui lui ressemblait un peu comme le canada dry (les moins jeunes d'entre nous comprendront)?

Je maintiens que Fabius a choisi un positionnement opportuniste lors du TCE. Il s'est royalement (c'est le cas de le dire) planté!

Quant à Hamon...pas réformiste?...vous le classer dans la catégorie des révolutionnaires?...

Mais bon sang lisez ce qu'il écrit...c'est un keynésien, un véritable euro député (qui pour le coup bosse vraiment), partisan de l'Europe sociale et quand il parle euro langage il se dit...social démocrate. Il n'a pas la même stratégie que nous pour faire l'Europe...soit...mais sa conception de l'Europe ressemble étrangement à celle de DSK (confère les 50 propositions de DSK pour l'Europe).

Il y en a vraiment marre des anathèmes...bouh le vilain gauchiste, le gentil SD...J'aimerais une bonne fois pour toutes qu'o n réfléchisse en socialiste. Comment pourra-t-on aller à la bataille en 2012 si on considère déjà qu'il y aurait parmi nous encore des sortes de marxistes mal dégrossis post maoistes! c'est ridicule.

A part Mélenchon (qui trouve le moyen de dire que Soljetnitsyne était une sorte "d'escroc intellectuel" )...je n'en vois plus beaucoup des "purs et durs" au parti socialiste...Je ne les vois même pas chez Besancenot qui, au passage, a abandonné le recours à la Révolution.

Le monde bouge, la gauche aussi...il faudrait, cher seb, que tu sortes de tes schémas pré déterminés.

Qu'on se méfie de Fabius, bien d'accord. C'est un politique remarquable et moins on lui donnera d'espace mieux çà vaudra...mais qu'on dise que c'est parce que ce serait une sorte de dinosaure politique...certainement pas.

Je crois que l'urgence exige que nous recherchions des convergences avec l'ensemble des camarades qui répondraient à NOTRE cahier des charges. Pas sur une base de pré supposés mais bien sur une analyse objective du travail que tous réalisent au sein du parti socialiste....Un leader ship de travail? C'est çà.

pas le temps de relire désolée s'il ya qq incohérences.

jpb

@Claude

Il fallait aller jusqu'au bout de la lecture de ma réponse.

Nous construisons à partir de la nouvelle identité du PS et de nos idéaux de toujours tels que définis par la contribution "Besoin de gauche" http://www.besoindegauche.net/wp-content/uploads/contribution.pdf

Je ne vois pas où est le Père Noël dans l'histoire.

Nous sommes pour l'égalité réelle, celle qui permet à une personne de grimper au plus haut dans l'ascenseur social en partant du plus bas. Nous sommes pour donner massivement les moyens matériels afin d'y parvenir, et que ne se reproduisent pas par consanguinité la possession de la richesse limitée à un petit groupe, mais de permettre l'irruption des compétences au plus haut niveau, afin de disposer par un cercle vertueux le moyen de faire fonctionner au bénéfice de tous de cet ascenseur rénové. Il ne peut fonctionner que par le biais du capital, qui n'est qu'une masse monétaire au final, que l'on guide et que l'on dirige afin de satisfaire nos idéaux de toujours en tant que socialistes. Nous mettons l'investissement au service du social.

En ce sens, nous nous préoccupons de la création de richesse, et amplifier la façon et les moyens de l'obtenir, tout en améliorant simultanément les conditions de travail et de répartition. Nous ne sommes pas pour la révolution, nous sommes pour l'évolution. Il n'y a pas rupture, il y a continuité. Mais au lieu de laisser le système en place errer et ne profiter qu'à certains, nous le gérons afin qu'il profite à tous. C'est ça mettre les mains dans le cambouis, c'est fixer le but à atteindre et mettre en oeuvre le cheminement correct pour y parvenir. C'est déterminer l'histoire à avoir un sens, c'est contraindre les structures à y parvenir par la négociation continuelle respectant l'intérêt commun.

Geoffrey Firmin

@Claude

Ton argumentation ne me parait pas sans force, mais comment sortir de la déploration sans fin ou de l’acceptation résignée?

Mes modestes connaissances des rouages exacts entrant en jeu me conduisent à penser qu’il est possible de mobiliser des gens ordinaires dans leurs fonctions et leurs pouvoirs, pour aider à la réalisations de "chantiers"  dont le ressort primordial serait d’ordre éthique.

J’en prends quelques-uns qui me semblent essentiels:
* La résorption du salariat pauvre et ses conséquences pour les enfants qui en subissent les effets.
* D’avantages de droits, de responsabilités et de formation pour les salariés et leurs représentants
* Mobilisation pour une UE de la défense et l’énergie à 15 ou à 27 avec ou sans les Anglais
* Volonté, via l’UE, d’aider l’OMC et le FMI à faire mieux que dans le passé.
(pour ces deux actions, le PS jouerait le jeu du PSE au point de s’y fondre?)
* Résolution à 10 ans des problèmes Nord/Sud autour de la Méditerranée.

Pour les autres sujets, on reprendrait ce que l’on a fait quand la gauche était aux affaires et on corrigerait comme on peut les erreurs trouvées, sans raconter d’histoires où tout le monde ment ou fait semblant de ne pas voir la réalité.

Isa

@ Claude,

«Nous sommes réformistes, et nous avançons avec le monde actuel que nous améliorons pour satisfaire notre vision [...]» disent-ils...

C'est bien ça le problème. Le Parti socialiste n'est plus du tout critique quant au «monde actuel». Il essaie tout juste de panser quelques plaies mais n'a plus aucune analyse -pourtant urgente- sur l'impasse -écologique et sociale- dans laquelle nous sommes. En fait, cette société leur convient et essaient-"ils" -seulement- de trouver quelques aménagements pour satisfaire un certain électorat qui va leur permettre d'arriver au pouvoir. Sauf que cela n'est pas suffisant et que la droite -dans ces conditions- risque bien de garder les commandes... Car les citoyens, las et résignés sur ce monde politique sans ambition -autre que personnelle- ne reviendront aux urnes que si une véritable alternative est proposée. Pour l'instant, avec le PS, on attend impatiemment que cela soi...

- Soeur Anne, ne vois-tu rien venir?

- Non, franchement, rien du tout...

Nihadyou

Suite au dernier billet écrit sur Le Post.fr (site généraliste, filiale Internet du journal Le Monde), il y a qq réactions qui démontrent à quel point, après le congrès, il faudra regagner la confiance de bien des sympathisants du PS en colère.

Il faudra aussi calmer les anti-DSK qui ont l'air d'être des idolâtres aveuglés par les lumières de Mme Royal. Bref, du grain à moudre :

http://www.lepost.fr/article/2008/08/03/1235853_ayons-confiance-dans-les-notres.html#mareaction

Seb

@ Yann

Un PS adoptant une ligne social democrate constitue justement le pire cauchemard du Modem qui a bati son succes electoral recent sur la confusion regnant au sein du parti socialiste et une certaine illisibilité quand aux positions que nous defendons.Il est impressionnant de constater qu'un nombre important de gens plutot de gauche ont voté pour Bayrou..nous devons imperativement recuperer cet electorat naturel du PS.De cette maniere, nous passerons la barre de 35% et le Modem reviendra à son etiage naturel, servant uniquement de force d'appoint.

Au contraire, Melanchon et Hamon sont du pain beni pour le Modem qui pourrait alors avoir l'exclusivité du centre gauche et nous devancer sans probleme lors des prochaines elections.Inutile de preciser que cela entrainerait l'implosion du PS...les uns rejoignant le Modem, les autres l'extreme gauche.Nous nous retrouverions alors dans la meme situation que nos amis italiens avec une "gauche" partagée entre un mouvement democrate et un mouvement néo communiste.L'Italie est l'un des seuls pays d'Europe à ne pas avoir un seul elu socialiste ou social democrate au Parlement, ce n'est pas vraiment ce que je souhaite pour mon pays.

Je ne crois pas qu'un Melanchon ou un Hamon parle reellement à l'electorat de gauche.La motion 2 a fait un score relativement mediocre lors du dernier congres et Fabius, qui representait peu ou prou cette tendance, n'a pas fait mieux lors des primaires de 2006.Il ne faut pas negliger l'impact du "vote de protestation" lors du fameux referendum de 2005, un certain nombre de français ayant voté sur des considerations qui n'etaient pas directement liés au traité lui meme.Je suis persuadé que le meme traité presenté aux electeurs dans une periode où le gouvernement aurait été populaire se trouvait ratifié haut la main par le peuple.

Derniere chose: la social democratie, ce n'est pas la mollesse ou le manque d'ambition.Je rapelle que les pays les + marqués par la social democratie quand bien meme il arrive des periodes où elle n'est plus au pouvoir la bas (à savoir les pays nordiques) sont ceux qui depuis des decennies savent le mieux marier efficacite economique et justice sociale.Le taux de pauvreté est extremement bas dans ces pays..il me semble que notre but principal est d'eradiquer la pauvreté non?

Claude

à JPB...

«On retombe sur la vieille pathologie que l'on croyait avoir éradiquée.»

En d'autres termes, les mots égalité et socialisme seraient désormais le propre de malades et de ringards.

«Le capitalisme n'est qu'un moyen, son essence est neutre, ce n'est pas un être doué de raison que l'on peut mettre en vis-à-vis de l'humanité. »

Sans doute est-ce la raison pour laquelle le capitalisme dans sa bienveillante neutralité et son immense déraison ne cesse de produire des inégalités de plus en plus fortes, alimentant une caste de seigneurs aveugles, arrogants et égoïstes qui, à l'échelle planétaire, n'ont pour but que de s'enrichir tant et plus. Qu'importe, en passant, que des millions de gens soient du fait de leurs agissements plongés et/ou maintenus dans un état de dénuement extrême ; qu'importe que l'on détruise la planète au nom du «toujours plus»

«Si en modifiant la portée et l'usage du capitalisme on peut produire la richesse nécessaire au bien-être de tous, et dans le même mouvement redistribuer selon les nécéssités afin de satisfaire l'autonomie de la personne et du corps social, selon quel aveuglement doit-on se l'interdire ?»

Vous croyez donc au Père Noël ? Mais vous allez vous heurter à cette chose "d'essence neutre" et il y a fort à parier que l'on vous opposera la sempiternelle complainte de la «loi des marché» et les intérêts supérieurs et inéliénables de ces entités impersonnelles qui ont toutefois d'avantage de droits qu'un être humain et sont réputées immortelles.

«Encore faut-il être capable d'imaginer et de trouver la voie permettant de passer de la situation actuelle et de modifier et avancer selon les nécessités du moment.»

J'en reviens à ma question : le socialisme, qu'est-ce que c'est ? A vous lire, j'ai l'impression d'entendre quelqu'un de la droite modérée, soit dit sans vouloir vous offenser. Le fait est que les repères s'estompent.

«Nous abandonnons à l'extrême gauche le point de blocage marxiste.»

Moi aussi !

«Nous sommes réformistes, et nous avançons avec le monde actuel que nous améliorons pour satisfaire notre vision [...]»

Mais votre "vision" du monde me semble accorder trop de crédit à l'idée que la seule manière de le changer consiste justement à faire avec.

Cordialement...

Mathieu

Moscovici que les vacances en Corse perturbent, semble-t-il, un peu abuse à tout point de vue maintenant.

Attention au vin Corse quand même! Sauf à vouloir renforcer le côté "dilettante".

Pierre Moscovici veut jouer au dur, lui qui a toujours ce petit côté "mou social-démocrate" qui ne me déplaît pas spécialement.

J'espère que les propos envers tous les autres camarades du PS resteront corrects.
C'est pour cela que je lisais ce blog.

grouchy

Décidément excepté lorsqu'il utilise des qualificatifs dépassant sûrement sa pensée, les analyses de Vens me vont bien (sourire). Toujours pas d'accord pour devenir adhérent du parti socialiste?

jpb

@FP NICOLAS

Le schéma de Ségolène Royal était de placer Bayrou au poste de premier ministre, avec la politique qui va avec, sous la double contrainte de "je ne m'interdis rien " et de son ratissage classique faisant mouvement de la gauche vers le centre. Comme sa méthode reste inchangée, son schéma n'a pas évolué d'un pouce.

Le nouveau contrat clairement évoqué de Pierre Moscovici, être lui même le prochain premier ministre avec la politique socialiste qui va avec, clairement définie au cours des sept prochains chantiers devant suivre le congrès de Reims, une fois désigné premier secrétaire, en charge du choix en 2011 d'un(e) candidat(e) crédible à l'emploi de Président de la République pour gouverner en 2012 la France, respecte nos idéaux de toujours.

Dans un cas, on a le vieux schéma d'une ambition personnelle sacrifiant notre identité politique, dans l'autre un accord profond de notre identité socialiste -tendance sociale démocrate réformiste-. Il est clair pour le PS que le choix entre les deux schémas est facile à faire, et que tout s'ordonnera en fonction de cette nécessité, sauf blocage intempestif incontrôlé.

La psychose marxiste a paralysé durablement le socialisme un certain temps, et ce n'est que récemment que le PS s'en est sorti, bien qu'il subsiste encore certaines séquelles sous une forme inactivée, comme je l'indique par mon message précédent @Claude

Geoffrey Firmin

@Bangor

Je veux bien te suivre, quand tu dis de ne pas tirer sur une ambulance, mais attention, nous allons être accusés de faire passer Royal pour une folle, emportée dans une ambulance!

jpb

@Claude

On retombe sur la vieille pathologie que l'on croyait avoir éradiquée.

Le capitalisme n'est qu'un moyen, son essence est neutre, ce n'est pas un être doué de raison que l'on peut mettre en vis-à-vis de l'humanité. Si en modifiant la portée et l'usage du capitalisme on peut produire la richesse nécessaire au bien-être de tous, et dans le même mouvement redistribuer selon les nécéssités afin de satisfaire l'autonomie de la personne et du corps social, selon quel aveuglement doit-on se l'interdire ?

Encore faut-il être capable d'imaginer et de trouver la voie permettant de passer de la situation actuelle et de modifier et avancer selon les nécessités du moment. Nous abandonnons à l'extrême gauche le point de blocage marxiste. Nous sommes réformistes, et nous avançons avec le monde actuel que nous améliorons pour satisfaire notre vision, appliquer dans le réel nos idéaux de toujours, tels que posés dans le dernier texte définissant notre identité, et endossée par le vote des militants avec un score inattaquable de 80 %

Yann

Pierre Moscovici nous donne là une clarification nécessaire.Sauf que sa position est risquée, faut-il lui rappeler que près de 60% de l'électorat de gauche a a voté non au référendum de 2005? Je doute que ce soit en marginalisant Hamon, Mélenchon qui parlent à une partie non nélgigeable de l'électorat de gauche , on résolve le problème.A moins que l'objectif non avoué de cette coalition ne soit d'exclure l'aile gauche du PS et de rejoindre le MODEM et fonder le fameux parti social-démocrate (au moment où ce concept montre sa vacuité).
On voit en direct la création rêvée par le patronat d'une sorte de Sarkozysme compassionnel( parti social démocrate celà s'entend) dont la position se résumera à un "oui mais" face à Sarkozy, sans réflexion sur une alternative, économique , politique, sociale...
Quant est ce que les socialistes comprendront -ils que Sarkozy a plus gagné sur la RADICALITE de son propos et de son programme plutôt que sur ce dernier? Pierre Moscovici devrait savoir que se limiter à des positions ambigues sur les effets (hélas négatifs) de la construction européeenne, de la mondialisation sur l'héritage du CNR ne fera pas gagner des élections. Ce type de campagne , on en eu en 2002 et en 2007 (si si).Donc acte!

Bangor

De la même Françoise Giroud, il y a aussi : "On ne tire pas sur une ambulance", assez pertinent dans le cas qui nous préoccupe.

catherine

Oui,pour être au-dessus de la mélée, il faut avoir des convictions non pas tournée vers la représentation d'un chef, mais bien vers une solidarité de conviction et un objectif collectif.On pourra commencer à respirer lorsque l'on verra naître des discussions, sans citation de leader potentiel, ici comme ailleurs :-)

Geoffrey Firmin

"la femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. " (Françoise GIROUD)
Pour donner raison à GIROUD, il faudrait choisir ROYAL.
On l'a déjà fait une fois, maintenant la comédie pourrait cesser.

FP NICOLAS

Amusant, a vous lire, je comprends pourquoi les militants ont signes en masse la contribution de S Royal qui aborde des vraies questions de maniere claire et en s opposant a Sarkozy avant de parler de manoeuvres a 3 bandes.

Avez vous conscience les uns (Nihad) et les autres (Vance) du degre de deconnection des Francais ou nous en sommes ???

Jean-Louis

« C’est à partir des principes, et non des relations interpersonnelles, de passions ou des pulsions, que nous devons définir notre action dans les temps qui viennent, jusqu’au Congrès »

Je ne sais pas où j’ai loupé l’embranchement, mais je n’ai pas l’impression d’être ici dans la bonne file.
J’aimerai bien arrêter de lire les mêmes commentaires qui ne font preuve d’aucune humilité et préfigurent le même match perdu d’avance. Chacun campe dans ses positions, ses certitudes à coup d’arguments parfois assassins, et sans jamais se remettre en cause.

Nos responsables ont sans doute conscience que rien aujourd’hui ne pourra se faire sans un collectif d’actions. C’est bien.
Et sous réserve qu’un nombre suffisamment important accepte d’aller dans le sens du jeu, nous devons les défendre collectivement (aussi ici).
Ne nous trompons pas d’adversaire. Si nous n’acceptons pas les erreurs que nous commettons parfois, si nous ne savons pas travailler ensemble, alors nous serons responsable de nouvelles défaites.

Pierre Moscovici garde la ligne de conduite qu’il s’est fixé.
Je pense que le message est clair et que la fausse route est celle suivi par les égocentriques, celle des stratégies qui nous ont menées où nous sommes aujourd’hui.

De la sorte, pourra émerger une cohérence de projet soutenue par une équipe soudée.
J’espère qu’à La Rochelle Pierre Moscovici aura la possibilité d’aller plus avant.
C’est en donnant à nos propos la sérénité qu’apporte une démarche cohérente, que nous pouvons l’aider.

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