Je n’ai pas eu, hier, le temps d’écrire : organisation du travail en vue du Congrès, émissions sur France 24 et LCI, déjeuner de presse, chat à l’Institut Montaigne, rentrée parlementaire, la journée fut chargée. Et puis, la crise financière est un sujet difficile entre tous. Parce que, justement, c’est une crise, à la fois événement inattendu et basculement d’un système, mouvement erratique et changement de monde. La situation bouge tous les jours, toutes les heures, les établissements financiers frôlent le gouffre puis se redressent, les États interviennent dans la hâte, l’Europe se cherche, les marchés sont plus que fébriles, bref il n’est pas facile de trouver là de vrais invariants. Quelques réflexions toutefois, sur des éléments qui me paraissent plus solides que les autres, des repères en somme.
Il est clair, d’abord, que cette crise est bien une crise de système, et qu’elle va atteindre durablement peut-être, profondément en tout cas, l’économie réelle. C’est la fin d’une époque, celle de la financiarisation à outrance, totalement dérégulée, qui a été favorisée par les pouvoirs publics depuis le milieu des années 80, et surtout depuis dix ans. Un système bancaire sans contrôle ni règles a prospéré sur un coût de l’argent bon marché et largement diffusé des crédits pourris dans toute l’économie. Des risques énormes, non maîtrisés, se sont accumulés partout. C’est ce système-là qui s’effondre comme un château de cartes. Comme le dit Jean Pisani Ferry, la finance mondiale n’échappera pas, après cette phase de boulimie, dont a résulté une formidable obésité, à une cure d’amaigrissement. Elle ne disparaîtra pas, mais devra être contrôlée : il n’y aura plus de garanties sans contreparties. C’est ce mouvement-là qui est entamé, avec l’assainissement douloureux qui se poursuit, avec ce que j’ai appelé le retour du politique, qui s’est traduit en France par le renflouement, conjoint avec les Belges et les Luxembourgeois, de Dexia. Ne nous y trompons pas, les rustines ne suffiront pas. Comme en témoignent l’aggravation de la situation de l’emploi - en France, car d’autres pays comme l’Allemagne vont mieux – ou le redémarrage du chômage technique dans une industrie automobile confrontée à la chute de ses marchés, la récession menace, l’économie réelle entre elle aussi dans une phase extrêmement difficile, qu’il faut tout faire pour raccourcir et dont il faudra réduire les effets.
C’est là où le débat politique reprend ses droits. Le gouvernement en appelle à l’unité nationale. Il faut répondre à cela avec subtilité. Tout ne peut pas, ne doit pas être critiqué ou refusé. Quand Dexia est renfloué, redonnant ainsi de l’oxygène aux collectivités locales, on ne peut s’indigner. Mais la droite reste la droite, elle ne tire même pas les leçons du rejet du plan Paulson, refusé par les membres du Congrès, républicains mais aussi démocrates, qui n’ont pas accepté d’aider Wall Street – la finance – plus que Main Street – l’homme de la rue. En n’assortissant pas son soutien à Dexia d’un contrôle public, en n’interdisant pas les parachutes dorés pour les dirigeants sur le départ après leur échec, elle commet une faute. De même, il n’est pas raisonnable de donner carte blanche aux banques en leur permettant d’utiliser les ressources du Livret A pour faciliter les prêts aux PME. Comment, enfin, approuver une politique budgétaire d’austérité, se privant de marges de manœuvre pour financer le paquet fiscal, dont l’inefficacité et l’injustice ne sont plus à prouver ? Pour toutes ces raisons, le PS a eu raison d’être à la fois à l’offensive et dans la proposition, notamment celle de créer un fonds de garantie pour les crédits aux PME.
Il faut, pendant la crise, éteindre les incendies. Il faudra ensuite, comme l’a dit DSK, que vienne le temps de la régulation, des réponses internationales et européennes. Ici vient l’interrogation sur le rôle de la BCE. Il est, paradoxalement, réévalué par le constat de l’impact négatif du laxisme de la FED pendant le long règne d’Alan Greenspan, mais pour autant il ne peut se cantonner à la recherche de la stabilité alors que l’inflation recule, que l’activité chute pendant que le chômage croît. Les thèses « régulationnistes » l’emportent, la vision social-démocrate montre sa justesse : à elle, maintenant, de faire les bonnes propositions, pour que la confiance revienne vers la gauche, ce qui serait logique alors que la peur peut pousser, paradoxalement, les opinions vers la droite.
Je risque, enfin, un pronostic. Une élection n’est jamais jouée avant qu’elle se déroule. Mais je ne vois pas comment le tandem McCain-Palin, incarnant la continuité du bushisme et singulièrement brouillon pourrait, dans ces conditions, emporter l’élection présidentielle américaine face à Barack Obama, plus construit, plus solide. L’écart, en tout cas, se creuse. Tant mieux.

"qu'il faut à tout prix eviter de se placer dans la filiation ou l'heritage du passé "
surtout quand il s'agit de Mitterand
Rédigé par: guillaume | 03 octobre 2008 à 15:39
@ Biltoleta
Je ne dis pas le contraire mais je reagisais aux propos de Kader Arif rapporté + bas par un intervenant.Je pense qu'il faut à tout prix eviter de se placer dans la filiation ou l'heritage du passé car cela pourrait etre mal interpreté surtout que les autres motions ne se priveront pas de rapeller que Hollande est present sur notre motion.Nous devons donc ne surtout pas leur donner d'armes et proner le changement.
Rédigé par: Seb | 03 octobre 2008 à 15:30
"notamment celle de créer un fonds de garantie pour les crédits aux PME."
Oui, mais pourquoi cela a-t-il été si lent à venir ? J'avais défendu ici l'idée de l'intervention des régions comme garant banquaire de la trésorie des PME et de certains emprunts des ménages. Je sais que l'idée était saugrenue et en principe non applicable parce que ce n'est pas le "métier" des régions de faire cela. Il n'empêche que cela me hérisse le poil : que ce soit ou non dans ses attributions, lorsqu'il s'agit de sauver des vies on ne se demande pas si on est médecin réanimateur. On agit en prenant toutes les précautions possibles, mais on agit. Qui plus est, cette crise est certes financière, mais elle est aussi une crise de confiance. Et la confiance cela se travaille, se transmet et qui plus est ne tape pas dans le porte monnaie. Parallèment, vous pourrez injecter tout l'argent que vous voulez, sans confiance le système ne repartira pas.
Il est inacceptable que ce gouvernement n'ait rien anticipé pendant des mois et ait confondu la méthode Coué avec le rétablissement de la confiance. Mais c'est un gouvernement à l'image des "dirigeants" d'entreprises qui sont actuellement la cause de nos maux : des incapables jouisseurs des biens communs. Leur attitude cynique et inique est donc compréhensible.
Mais je ne veux pas non plus que les socialistes se contentent d'annoncer les échecs, de critiquer, sans se mettre en position de virer et de remplacer ceux qui coulent le navire.
Le monde du XIXème siècle s'est écroulé avec la guerre de 14-18.
Celui du XXème commence à toucher à sa fin avec l'implosion financière et sera probablement achevé par la rupture énergétique. Et si tout va mal, anéanti par une rupture climatique. Attendre notre tour n'est plus de mise, il faut être le plus rapidement possible en mesure de prendre nos responsabilités, et comme je l'ai écrit il y a déjà bien longtemps, "être prêt à monter sur le char" (en référence à Boris Eltsin).
Rédigé par: Bloggy Bag | 03 octobre 2008 à 14:40
@ Seb
"il faut absolument proner le changement et defendre une ligne reformiste et audacieuse, non se complaire dans le passé.Nous ne representons pas + le passé que les autres motions puisqu'elles comptent parmi leurs rangs soit le numero 2 de la direction sortante soit un ancien premier ministre qui fait figure de dinosaure..nous n'avons donc aucune raison de tomber dans ce piege.Parlons d'avenir...enfin!"
++++
Et ce n'est pas "la motion Delanoë - Hollande" , c'est la motion A Clarté, créativité , courage, portée par B Delanoë avec aussi Pierre à ses côtés
Clarté, créativité et courage seyent bien à Pierre.
Sur la motion Royal-Collomb qui fait un tabac cf un autre fil, dès l'instant où les textes, selon beaucoup des gens qui les ont lus en détail, sont proches, si elle "fait un tabac "lors des présentations, cela peut être parce que les supporters de S Royal y viennent en nombre manifester leur soutien.
Rédigé par: Biltoleta | 03 octobre 2008 à 14:27
@ Baillergeau
Je demeure persuadé qu'Hillary Clinton aurait été un meilleur choix que Barack Obama.Mais il n'empeche que ce dernier a reussi sans trop de probleme à dominer John McCain lors du premier debat y compris sur les questions de politique exterieurs qui ne sont pas reputés etre son point fort.
@ Ben
Sauf qu'Obama n'a jamais parlé de guerre contre le Pakistan...Il a evoqué une hypothese precise dans laquelle les forces de la coalition auraient reperé des activités terroristes dans les zones frontalieres coté Pakistan et qu'il existerait une possibilité serieuse de leur infliger des dommages importants mais que le Pakistan n'interviendrait pas contre ces memes terroristes soit parce qu'ils n'en auraient pas les moyens soit parce qu'il ne le souhaiterait pas.Dans ce cas, Obama affirme qu'il demanderait aux forces americaines de frapper les cibles terroristes en territoire pakistanais.
Obama affirme vouloir cooperer avec les forces pakistanaises mais il y'a deux elements qui entrent en ligne de compte: l'armée pakistanaise n'est pas equipé suffisemment pour pouvoir mener des attaques aussi performantes contre les terroristes que ne peuvent l'etre les forces de coalition et surtout, l'armée comme les services secrets sont infiltrés par des elements pro islamistes qui ont parfois permis aux terroristes de s'echapper et de beneficier de planques en territoire pakistanais.
Il faut bien se rendre compte qu'il ne servira à rien de mettre le paquet en Afghanistan pour attaquer les talibans extremistes et eliminer les terroristes d'Al Quaida si dans le meme temps ils beneficient d'un havre de paix dans les zones tribales pakistanaises où ils pourront tranquillement reprendre des forces avant de repartir destabiliser l'Afghanistan quelques semaines ou mois + tard.Donc il existe reellement un probleme avec le Pakistan...Obama a raison de le souligner..il faut cooperer pleinement avec le gouvernement pakistanais pour qu'il prenne des mesures fortes dans les zones tribales et commence à epurer l'armée et les services secrets des elements islamistes pro terroristes mais le senateur de l'Illinois sait qu'il faut egalement, au cas où, pallier aux insuffisances pakistanaises.
De toute façon il n'y a rien de bien nouveau: les forces de la coalition sont deja intervenus dans les zones tribales à plusieurs reprises.
@ Gabrielle
J'ai vu le debat.Comme on pouvait s'y attendre, Joe Biden a clairement dominé sur le fond et il a enumeré ses arguments de façon tres methodique.Il fut vraiment tres bon:aucun probleme de ce coté là et il aurait largement l'envergure d'un president au cas où.Mais Palin n'a malheureusement pas été aussi catastrophique que je ne l'imaginais: elle fut certes à la rue sur un certain nombre de questions (notamment le rechauffement climatique), repondant à coté de la plaque mais pas de gaffe comme je l'esperais.. sur la forme, elle s'est montré à la fois combattive et souriante, adoptant une attitude qui a du plaire à ses partisans.
Je crains que la victoire de Biden, qui etait de toute façon attendue, ne rapporte moins qu'elle n'aurait du compte tenu du fait que les attentes concernant Palin etaient tres faibles et qu'elle a plutot été moins mauvaise qu'on le prevoyait.
@ Pusiher
C'est une erreur de revendiquer un heritage.Ok tout le monde sait que nous etions jospinistes mais le jospinisme a disparu avec Jospin en 2002.Ce qui est dans la tete des socialistes, ce sont les echecs de la direction sortante et sachant que nous avons Hollande à nos cotés, nous risquons d'etre accusé de representer la continuité.Par consequent, il faut absolument proner le changement et defendre une ligne reformiste et audacieuse, non se complaire dans le passé.Nous ne representons pas + le passé que les autres motions puisqu'elles comptent parmi leurs rangs soit le numero 2 de la direction sortante soit un ancien premier ministre qui fait figure de dinosaure..nous n'avons donc aucune raison de tomber dans ce piege.Parlons d'avenir...enfin!
Rédigé par: Seb | 03 octobre 2008 à 13:48
Génial cette "interview" de Ségolène Royal du Charlie hebdo...
Pierre, comment se fait-il que DSK ne se soit pas manifesté bien plus tôt? On a l'impression qu'il subi la crise et qu'il préférerait que ce soit grâce à d'autres qu'on s'en sorte.
Rédigé par: Timothée | 03 octobre 2008 à 12:56
Chaque fédération et chaque section a ses particularismes, c'est bien ce qui fait la richesse du Parti Socialiste.
Dans les Alpes-Maritimes, le débat est ouvert et la presse relate nos travaux, çà les change de l'UMP ou le président départemental, C ESTROSI (le plus cumulard de tous les politiques français) est élu à 98% sans candidat adverse, débats internes et autres pratiques qui font de notre parti un grand parti.
Le jour où nous aurons compris que notre richesse est là, nous aurons avancé.
SI, collectivement, nous assimilons le fait que nous avons
1/ Une longue période de débats démocratiques et de travaux guidant nos choix,
2/ Un vote,
3/ Une équipe et un chef d'équipe désigné (pas pour l'éternité..juste 3 ans),
4/ Que cette équipe doit TRAVAILLER pour faire avancer tout le collectif
5/ Qu'elle ne doit jamais être mise en difficulté par ses propres membres....
Nous serons les meilleurs en 2012.
J'espère que ce sera le cas à l'issue de ce Congrès et, à titre personnel, je compte sur la motion A pour y arriver....
et sur les partisans de toutes les motions pour respecter les phases post élections.
Rédigé par: grouchy | 03 octobre 2008 à 12:24
@ Jeff
Sur chacun des billets de Pierre Moscovici, vous faites un copié/collé de votre réponse, c'est lassant, vous n'avez rien d'autre à dire ?
Rédigé par: nana | 03 octobre 2008 à 12:16
Hier soir, j'ai participé de 20h30 à 23h à la présentation de la motion de Bertrand Delanoë à Nanterre (92) par Kader Arif, premier fédéral de la Haute Garonne.
Premier constat: il y avait peu de monde. A peine une trentaine de personnes (dont la majorité venait de la ville voisine de Clichy).
Deuxième constat: Kader Arif n'a pas pu s'empêcher de lancer des piques à l'ex candidate Ségolène Royal, critiquant pêle mêle la démocratie participative, les primaires à gauche, l'alliance avec le MoDem, la vision du parti prônées par cette dernière.
Troisième constat: Kader Arif a défendu l'héritage mitterando-jospinien et a affirmé que Bertrand Delanoë s'inscrivait dans cet héritage.
Conclusion: Le camp Delanoë mise davantage sur les faiblesses de Ségolène Royal (et l'effet repoussoir qu'elle pourrait susciter chez certains militants) que sur ses propres atouts. Aucune idée force ne se dégage de cette motion et le sentiment général qui ressort est que les partisans du maire de Paris misent plus sur l'alliance Delanoë/Hollande pour gagner le congrès que sur les qualités personnelles de Bertrand Delanoë à séduire et à convaincre la base.
PS: les nouvelles en provenance de nombreuses sections attestent que le duo Delanoë/Hollande ne suscite guère d'enthousiasme. En revanche, la motion Collomb/Royal fait un tabac chez les militants.
Rédigé par: pusiher | 03 octobre 2008 à 11:55
Je ne me risquerais pas à ce stade à faire un pronostic sur l'élection américaine. Surtout avant le vote des députés aujourd'hui.
Je n'ai pas vu le débat d'hier et comme l'ambiance est morose partout, ici compris, je ne résiste pas à essayer de détendre l'atmosphère avec cette vidéo sur un débat irrésistible.
http://www.paperblog.fr/1104402/sarah-palin-hilary-clinton-au-saturday-night-live-video/
Rédigé par: gabrielle | 03 octobre 2008 à 11:51
Lu sur le blog de Benoit Hamon, cette déclaration de Nicolas Sarozy durant la campagne:
«Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain… Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Cela profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.»
Bah oui, pourquoi pas développer les subprimes? Ce système semble avoir fait ses preuves outre Atlantique...
Not' Président était il un immonde "spéculateur", fervent défenseur d'un "capitalisme devenu" fou qu'il pourfend aujourd'hui?
Réjouissons nous qu'il n'ait pas eu le temps de tenir cette promesse.
Rédigé par: Democrazy | 03 octobre 2008 à 11:24
@Seb « et qu'elle etait meme effrayante »
Sur la Russie d'accord.
Le problème, c'est que sur le Pakistan elle disait pareil qu'Obama.
Rédigé par: Ben | 03 octobre 2008 à 09:34
Pierre Moscovici : « Mais je ne vois pas comment le tandem McCain-Palin, (...) pourrait, (...) emporter l’élection »
Eh bien moi je vois. Les Etats-Unis sont dans une phase de déclin (on va dire relatif, quand même), et cela pourrait se concrétiser par le fait que lors des élections les électeurs font systématiquement le mauvais choix. En 2004 les électeurs savaient que la politique de Bush en Irak était basée sur un mythe, celui des armes de destruction massive, mais ils ont quand même réélu Bush, haut la main (alors que son élection s'était faite à quelques voix près très contestées 4 ans plus tôt). Depuis ce jour là, je ne crois plus à l'intelligence collective des Américain.
Les sondages qui donnaient une très faible popularité au plan Paulson font penser aussi à une sorte d'irresponsabilité collective du peuple américain.
Rédigé par: Ben | 03 octobre 2008 à 09:16
le passage sur montebourg c'est du tragedico comique , dire que s'allier a arnaud c'est en contradiction avec le courant strausskanien alors que pendant des semaines sur ce blog, pierre nous a vanté son nouveau ami et allié!!!dis moi pierre ton adresse je vais t'envoyé le cd de dutronc " je retourne ma veste toujours du bon coté",pierre ou est dorenavant ta credibilité?
Rédigé par: jeff | 03 octobre 2008 à 07:29
@John_G
Si je pensais que Royal n’a aucun crédit politique, je ne dirais pas que je crains qu’elle ne mette la main sur le PS.
Ce qui est incroyable, c’est que tu lises le contraire de ce qui est écrit.
Rédigé par: Baillergeau | 03 octobre 2008 à 06:22
@jbdivry,
tiens, au fait, un article pravdaesquissime que tu ne renierais sans doute pas : http://www.lefigaro.fr/economie/2008/10/01/04001-20081001ARTFIG00130-le-jour-o-sarkozy-a-pris-la-crise-a-bras-le-corps-.php
Rédigé par: John_G | 03 octobre 2008 à 02:18
@ tous,
Je remarque deux choses sur ce blog, où l'affluence et les commentaires sont en chute libre :
1 - Certains sont totalement obnubilés par Royal, cf Baillergeau qui trouve que Pierre, dont j'ai toujours apprécié la diplomatie à ce sujet (malgré parfois des phrases toutes faites un peu étranges), ne l'attaque pas assez sévèrement. Arrête donc d'en parler si tu es persuadée qu'elle n'a aucun crédit politique. Pourquoi les Français et les militants socialistes continueraient à lui en accorder? Ca devient vraiment monomaniaque chez certains, c'est incroyable ;
2 - Beaucoup plus grave, je lis de plus en plus de commentaires qui démontrent bien qu'on est chez des (futurs-ex) rocardolâtres. Ainsi, jbdivry se fait le véritable porte-parole du gouvernement sur ce blog, en reprenant d'ailleurs quasi-textuellement les communiqués de l'UMP pour sortir des âneries pareilles :
- son "plan logement" est encore une ânerie totale, si elle n'était marquée idéologiquement à double égard : sa volonté de faire une "France de propriétaires" et la socialisation des pertes, une fois de plus, dans la mesure où il s'agit de projets de promoteurs privés. Autrement dit, au lieu de financer du logement social (le budget est en baisse de 7%), on renfloue les caisses des investisseurs privés. C'est cela que tu appelles une bonne idée?
- sur la "gestion" de la crise depuis 2 jours qui serait bonne et le Sarkozy "polymorphe". Tu plaisantes ou quoi, c'est toujours le même, toujours aussi erratique, toujours aussi brouillon.
1. Où est l'initiative européenne? Il a contraire fâché les Allemands en évoquant - seul - ce plan de relance (Lagarde a parlé de 300 Mds €);
2. Le disours à Toulon, ce n'était pas que des moulinets mais un discours fondamentalement axé sur la peur, grand classique conservateur ;
3. Le plan de "relance" des PME (22 Mds €), parlons-en. Pour l'instant, tout cela reste fondé sur des hypothèses souvent fumeuses - les banques, dont le niveau du manque de liquidités n'est pas établi - vont-elles réellement magiquement accorder plus de crédit avec un tantinet de dépôts supplémentaires. Sans parler du fait que cette crise est qu'on le veuille ou non, la confirmation également des erreurs manifestes de la politique économique de Sarkozy sur le plan du marché de l'emploi notamment.
Rédigé par: John_G | 03 octobre 2008 à 02:18
Sur France 24, votre adhésion à Bertrand Delanoë:
un peu de retenue sur le plateau Pierre!
cachez votre enthousiasme.
Rédigé par: Christine R | 03 octobre 2008 à 00:30
@Amelle
Bien-sûr on fera le bilan une fois la crise passée mais entre les moulinets tardifs de Toulon et la gestion réaliste de la crise depuis 2 jours, je trouve NS meilleur.
Mais c'est connu, la crise renforce ceux qui sont aux commandes si elle ne le pulvérise pas.
Je trouve que le bouquin de Pierre n'était pas très bon et que maintenant il devrait le fermer et le ranger sur l'étagère tant notre Omniprésident est multimorphe.
Rédigé par: jbdivry | 03 octobre 2008 à 00:27
Mais non mais non, nos dirigeants économiques et financiers ont créé, comme au bon vieux temps et sur le modèle du mouvement ouvrier du XIXème siècle, des mutuelles de secours pour faire face aux temps de vaches maigres!
The golden parachute companie...
Rédigé par: grouchy | 03 octobre 2008 à 00:15
@Pierre Moscovici
Il y a un point dans l'analyse qui me semble contestable, si SD faisait 20 % au départ, avec 85 % qui ont suivi Pierre Moscovici chez Delanoë, c'était largement suffisant pour peser dans le Congrès.
L'argument de la fragmentation ne tient pas, avoir des motions qui se comptent est le fonctionnement normal du PS et entraine de fait momentanément un fractionnement.
Il faut donc répondre à la question suivante:
Quel avantage SD a-t'il réellement gagné en rejoignant avant le congrès une motion autre que la sienne ?
Rédigé par: jpb | 03 octobre 2008 à 00:09
Les détenteurs de parachutes dorés croient pouvoir déroger au droit commun parce qu ils n ont plus aucun sens des réalites, ils sont completement déconnectés de la réalité, et c est cela le plus grave : ils sont devenus fous dans un systeme completement fou et ils sont tous fous entre eux, c est en fait comme la schizophrénie, ils ont des délires et des hallucinations, ils n ont plus aucun sens commun.
Pour tous les milliards évaporés, ils devraient aller en prison, mais non, ils demandent encore des parachutes dorés et disent qu ils n ont rien a se reprocher.
Ils sont dans un autre monde.
Ils sont fous.
Ils ont besoin d un tres solide soutien psychologique.
Rédigé par: marie mcb | 02 octobre 2008 à 23:58
@Baillergeau
On ne doit pas effectivement rester neutre officiellement vis-à-vis de Ségolène, sous prétexte qu'elle a perdu en 2007 et qu'elle pourrait faire un come-back. Jospin a lui aussi perdu en 2012, sans faire d'excentricités, et sans renier l'objectif politique du PS. L'ambition personnelle est secondaire par rapport à l'éthique.
La vision de Ségolène Royal n'est pas recevable, du simple fait qu'elle est non rationnelle du point de vue idéologique.
Elle ne satisfait pas sur nos idéaux de toujours, et Pierre Moscovic a tort sur ce point particulier. Si le PS ne suit pas ses idéaux, s'il est juste un club qui ménage ses membres pour réussir à survivre, il peut bien alors couler à pic, en laissant la place libre. Les convictions ne sont pas négociables, et quelques soient les personnes. Si Ségolène échappe à la rationalité, le minimum est de le dénoncer sans prendre de gants.
Rédigé par: jpb | 02 octobre 2008 à 23:45
Quand même incroyable cette histoire de "parachute doré" pour le président du directoire de DEXIA...(mais pas que pour lui).
Qu'est ce que c'est que ces statuts qui dérogent au droit commun?....
Deux solutions:
Ou c'est un dirigeant au sens économique du terme et au regard des exploits de l'établissement financier dont il avait la responsabilité, il se fait tout petit et il se sauve par la petite porte,
Ou c'est une sorte de salarié (à statut privilégié, mais alors pourquoi?)...et...soit il est licencié et il touche des indemnités de licenciement (il pourra toujours venir contester son licenciement devant les prud'hommes!...économique le licenciement, j'imagine...) ou il démissionne (et il va se faire voir chez plumeau)....
Pourquoi donc ces types auraient un statut particulier qui, finalement, ne les rendrait jamais responsable de rien, quand on n'arrête pas de dire au moindre individu (qu'il soit salarié ou chef d'entreprise) qu'il engage sa responsabilité pour un oui ou pour un non?....
Qu'est ce que c'est que ces types qui dérogent au droit commun?
Pourquoi donc en qualité de contribuable française, belge ou luxembourgeoise devrais-je payer des indemnités (via les x milliards d'euros publics de renflouement de DEXIA), un salaires, une prime, des dividendes (surement pas...ou j'y comprends rien), une retraite (un peu jeune le garçon non?), des dommages et intérêts...(quoi donc exactement?) à un type qui assume la responsabilité d'un groupe financier qui, manifestement, a commis des erreurs ....d'autant qu'il percevait une rémunération brute annuelle de plus d'un millions d'euros!...(on est bien loin des 450 000 dollars qu'on a tellement reproché en son temps au camarade Strauss-Kahn!).
"Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas, on triche"
pendant que d'autres triment....
Rédigé par: Contribuable et....cadre salariée.... en colère! | 02 octobre 2008 à 23:34
Pierre,
J’ai lu avec intérêt ton développement sur la crise qui me semble indicutable aussi, je ne me permets pas d’en faire une critique quelconque, ce sujet dépassant beaucoup trop mes compétences.
Cependant je te fais part de remarques générales formulées par moi-même et par des camarades.
1) Le sentiment que l’on n’est plus en face de bavures ou de tromperies exceptionnelles, mais de pratiques devenues courantes, justifiées implicitement et parfois en connaissance de cause.
Il existe une différence entre la torture pratiquée par certains et une loi qui prévoit la torture, c'est cela le retour à la barbarie; on sent quelque chose de semblable dans ces pratiques.
2) Un mal semble se répandre partout, même chez les nôtres, trop de décisions ne sont pas suivies d’effet, comme si la frontière entre le virtuel et le réel s’estompait.
3) Enfin dans les semaines qui viennent,n’oublie pas que si on nous avons été virés, c’est que nous n’avons pas été bons, alors soyons un peu modeste et surtout si Sarko prend de bonnes décisions - on peut rêver ! -, ne cache pas ta joie.
Sur les élections américaines, je te trouve bien optimiste. J’ai croisé à La Rochelle un camarade qui a suivi les conventions démocrates et qui tentait de dire, sans beaucoup de succès, qu’Obama tenait un discours peu argumenté face à Clinton et que seule l’émotion d’une candidature non blanche l’avait fait gagné.
PS:
Hors de ton blog, tu as beaucoup parlé de Royal.
Si certains ont eu la main lourde, j’en fais partie, je te trouve trop indulgent à son égard, ce qu’elle ne mérite pas.
Qu’elle gagne ou qu’elle perde le PS, elle fera plonger la gauche en 2012, si elle se présente dans ou hors du Parti.
Elle nous réserve encore bien des initiatives douteuses !
Rédigé par: Baillergeau | 02 octobre 2008 à 23:29
@ Baillergeau
C'est bien ce que je disais: l'attaque contre le paquet fiscal aura bien + de poids de la part d'un individu reputé pour etre objectif que si ce dernier avait uniquement fait dans l'opposition pavlovienne.
@ Jonas
Il est evident qu'on ne pourra l'emporter que sur le fond.Il ne faut pas esperer remporter une election simplement parce que Sarko est impopulaire ou parce que nous aurons passé des alliances avec Bayrou, Bové ou Buffet (rayer les mentions inutiles suivant les preferences de chacun).Sans etre egocentré, il faut avoir conscience que notre avenir et celui de la gauche depend surtout de nous.
Rédigé par: Seb | 02 octobre 2008 à 23:16
J espere que l argent reviendra au monde réel et non plus au monde virtuel.
J espere que l argent servira a financer des investissements de recherches et d innovation et de travail, et non plus des bulles spéculatives financieres.
Rédigé par: marie mcb | 02 octobre 2008 à 22:59
http://www.contribuables.org/les-petitions/le-senat-doit-verser-sa-cagnotte-au-budget-de-l-etat/
Monsieur Larcher, reversez au Trésor Public la cagnotte du Sénat !
Contribuables Associés demande le reversement du trésor de guerre du Sénat au budget de l’État pour financer par exemple le rSa et soutient la proposition de Monsieur Alain Moyne-Bressand, député de l’Isère.
En 1992, le gouvernement de Pierre Bérégovoy, pour plus de transparence et par souci d’économie, avait demandé le rapatriement au budget de l'État des excédents financiers des deux Assemblées. L'Assemblée nationale s'y était soumise, reversant en plusieurs fois 4,5 milliards de francs. Le Sénat, alors présidé par René Monory, s'y était refusé.
Le Sénat a commencé à se constituer des fonds propres en 1969. Depuis 2001, la loi fait obligation au Sénat de transmettre à la Cour des comptes l'ensemble des éléments utiles à la certification de ses finances. À ce jour, il semblerait que le Sénat n’ait pas encore obtempéré.
Cette cagnotte s’élèverait, actuellement, à 1,6 milliard d’euros !
Son reversement au Trésor public, qui en a tant besoin, n’imposerait pas aux contribuables une taxe supplémentaire, quand l’État cherche désespérément 1,5 milliard pour financer le rSa.
Monsieur Larcher, les contribuables comptent sur vous !
petition à signer pour ceux qui le veulent.
Rédigé par: christian_75 | 02 octobre 2008 à 22:52
Maintenant, la question est de savoir jusqu ou va aller cette crise et combien elle va couter au contribuable ?
Personne ne sait puisque les crédits pourris sont bien cachés.
J espere que cette fois, cette crise est suffisamment grave et profonde pour qu enfin cet ultra libéralisme assassin soit enfin abandonné et qu enfin les états du monde se mettront d accord pour une régulation et une moralisation du systéme financier.
Dans combien de temps ?
Et j espere que la gauche va enfin réussir a faire comprendre aux esprits naifs, que sa politique est moins dangereuse et plus éthique que celle de la droite, perverse et mensongere.
Rédigé par: marie mcb | 02 octobre 2008 à 22:50
Je pense à quelque chose alors je le dis, tant pis pour le hors sujet :
On se retrouve avec Bayrou sur les valeurs, ce qui a motivé sa décision de ne pas voter ou en tout cas à de ne pas appeler à voter Royal, c'est le programme. Il a dit un jour (juin 2007 par là) sur LCP (l'emission parlons-en) :
"Imaginez dans quelle catastrophe nous serions si Ségolène Royal avait été élu et avait appliqué son programme".
La meilleure façon qu'il appelle a voter socialiste au second tour (en supposant qu'il y ait un(e) candidat(e) socialiste au second tour, c'est que le PS bosse sur un programme solide et réaliste, ce qui n'implique evidemment pas d'abdiquer l'objectif de justice social.
Rédigé par: Jonas | 02 octobre 2008 à 22:34
Le ton est fébrile, et la vision masquée. L'animal est rentré dans sa boite. Le diplomate a repris le pouvoir.
Sur Bezancenot, c'est bon.
Sur Ségolène, je sors le parapluie.
Delanoë premier secrétaire, Ségolène future candidante et Moscovici numéro deux du PS ?
On ne peut pas faire mieux ?
Rédigé par: jpb | 02 octobre 2008 à 21:27
Rocard redit que Sarko est un homme de droite avec son paquet fiscal et sa terrible politique d'immigration, mais il refuse l'attaquer sans nuance, «c'est se comporter en faibles, en vaincus»
Il s’explique encore et encore sur RSA ...
Il dit :Jamais je ne n'accepterai d'entrer dans un tel gouvernement.
Est-ce qu'il offrirait la majorité à la gauche parce qu'elle a intellectuellement raison face à la crise ?
La crise économique dans laquelle nous sommes me rend plus social-démocrate que jamais.
Je suis toujours un homme de gauche !
Ces explications ne servent à rien, au prochain round , ça recommencera.
Pourquoi ?
Quand il a eu son pépin en Inde, les éloges funèbres bien gras ont été rédigées.
Manque de bol, l’hamster est toujours vivant.
Même pour son enterrement, il aura fait chier tout le monde !
PS : je reviens sur la politique d’immigration de Sarko, je ne suis pas certain que le PS et le PSE aient fait tout ce que l’honneur leur imposait de faire - Nous ne pouvons qu’ être conduits à en reparler douloureusement.
Rédigé par: Baillergeau | 02 octobre 2008 à 21:24
http://www.france24.com/fr/20081002-politiques-pierre-moscovici-depute-ps-doubs-congres-reims-delanoe-royal-partie-1
Rédigé par: jpb | 02 octobre 2008 à 21:21
9 réactions seulement
Rédigé par: damien | 02 octobre 2008 à 21:13
@jbdivry
Le diable est dans les détails, Sarko nous a trop habitué a des effets d'annonces qui deviennent inacceptable une fois les modalités révélés. Alors attendons d'en connaitre un peu plus avant d'approuver et de s'opposer aux rachat des 30000 logements par le gouvernement.
Rédigé par: Amelle | 02 octobre 2008 à 21:05
Pierre,
"Le gouvernement en appelle à l’unité nationale. Il faut répondre à cela avec subtilité."
Je sais que je donne l'impression d'insister mais je ne comprends pas la position actuelle de mon parti.
Dans cette période d'incertitudes successives, j'ai la nette impression que le comportement réaliste de Nicolas Sarkozy est plus rassurant que tes analyses politiques.
Prenons par exemple cette décision de racheter pour 5 millards de projets immobiliers qui rencontre un scepticisme unanime chez les économistes, n'est peut-être pas une si mauvaise idée s'il y 100 000 emplois sauvegardés dans le bâtiment et des logement sociaux au bout.
Rédigé par: jbdivry | 02 octobre 2008 à 19:51
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/02/01011-20081002FILWWW00650-meeting-royal-villepin-indulgent.php
Rédigé par: iron | 02 octobre 2008 à 18:54
@ Jonas
Concernant le Congrés, on en parle peu car tous les specialistes s'accordent à dire que les democrates conserveront voire accroitreront legerement leur majorité dans les deux chambres.
Sachant que Clinton fut aux prises avec une majorité republicaine durant 6 années sur 8 et n'a donc pas pu faire passer ses projets de lois comme il l'aurait souhaité, on peut considerer que la victoire d'Obama constituerait une occasion en or (grand chelem democrate) qui ne se presente que rarement (2 petites années en 28 ans).
Rédigé par: Seb | 02 octobre 2008 à 18:31
Il semble que McCain va commencer à regretter d'avoir choisi Sarah Palin comme colistiere.En effet, ses recentes interviews ont montré qu'elle etait totalement deconnectée par rapport à la crise financiere et qu'elle etait meme effrayante sur certains dossiers internationaux.Resultat: on peut lire le temoignage de certaines personnes qui avaient prevu de voter pour McCain et ont finalement changé leur fusil d'epaule et voteront Obama par peur de deces prematuré de McCain et donc la catastrophe que constituerait une presidence Palin.
Esperons que Joe Biden sera performant ce soir.Si d'habitude le debat des veep n'a pas une grande importance, cette fois les choses sont differentes.Si Biden enterre Palin, McCain se trouvera dans de grosses difficultés.
J'ajoute à cela qu'apres avoir initialement parlé de match nul, les specialistes semblent enfin s'accorder à donner maintenant la victoire à Obama lors du debat.Ce qui à mon sens sautait aux yeux immediatement.
Obama a clairement le momentum mais ne nous rejouissons pas trop vite et esperons qu'il n'y aura pas de crise politique internationale majeure d'ici l'election car ce domaine est reputé (à tort car je pense que Obama l'a dominé sur ces questions) comme etant + favorable à McCain.
Rédigé par: Seb | 02 octobre 2008 à 18:28
L'appel de Fillon à l'unité nationale ne trompe personne (enfin j'espère), c'est comme pour le vote sur la réforme des institutions, ils veulent l'unité avec l'opposition mais refusent de concéder ou de négocier quoique ce soit... ce n'est donc qu'un appel verbal et vide.
Tant mieux pour Obama, si je ne m'abuse (dites moi si je me trompe), les démocrates sont majoritaires aux congrès, donc si Obama gagne on aura l'executif et le legislatif qui seront démocrate (pour le congrès c'est une façon de parler, majoritairement démocrate quoi)... ça fera du bien au monde après 8 ans de Bush et de politique républicaine plus que calamiteuse... desastreuse, je crois que c'est le mot juste.
Rédigé par: Jonas | 02 octobre 2008 à 18:27
écho paruy dans le nouvel obs:
PS : on prend les mêmes...
Pronostic consterné d'un lieutenant de Ségolène Royal : «Si on regarde en détail les noms des signataires des différentes motions et que l'on mesure les rapports de force, il est quasiment certain que le congrès de Reims ne changera rien à la composition du bureau national du PS. Les alliances seront différentes de celles d'aujourd'hui, mais les personnalités qui y siègent seront les mêmes !»
Rédigé par: dj | 02 octobre 2008 à 18:10
Interview de Ségolène Royal dans Charlie Hebdo
Ségolène Royal, votre meeting-concert a suscité une vive polémique au PS? Comment réagissez-vous?
J'en ai l'habitude. Mais pour tout vous dire, je les emmerde. Ce sont des aigris et des haineux. Ca leur fout les boules que ce soit moi qui ai organisé un tel événement. Regardez Bertrand. On dit qu'il est populaire. Or sur le terrain, il ne se passe absolument rien. 200 militants étaient présents à Pau pour venir le voir à l'occasion de la fête de la rose. Autant dire une misère. C'est le nombre de personnes que j'attire dans une petite librairie de province. Quant à Martine, n'en parlons même pas. Alors je comprends que 4000 personnes au Zénith, venues rien que pour moi, ça les fruste. Je compatis vraiment à leur douleur.
Henri Emmanuelli a qualifié ce rassemblement de secte...
Franchement ça intéresse qui l'avis d'Henri Emmanuelli? Et entre nous, vos avez vu la tête de ce type? C'est pas lui qui risque d'attirer 4000 personnes au Zénith. Vous connaissez le dicton: ''les chiens aboient, la caravane passe''. Et ma caravane à moi, elle est bien passé au Zénith. Et j'ai même un scoop pour lui, je compte en refaire un autre.
Les médias n'en plus ne vous ont pas épargné. Beaucoup ont parlé de ''show'', de politique spectacle...
De quels médias parlez-vous? De ceux que détiennent les amis de Nicolas Sarkozy? Je suis morte de rire. Tous ces journaleux parisiano-bobos ou provincialo-bobos qui me font la morale. J'en perds mon souffle. Mon Zénith ne s'adressait pas à eux, mais aux citoyens qui galèrent et qui cherchent un peu de gaieté, de chaleur et l'esprit de partage. Tous ces donneurs de leçons ne sont pas atteints par la crise. Alors ils ne peuvent pas comprendre. S'ils pensent que leurs commentaires élitistes vont m'empêcher de dormir, ils se fourrent tous le doigt dans l'oeil. Je suis une Royal. Je n'ai pas l'habitude qu'on me dicte ma conduite.
Serez-vous candidate au poste de premier secrétaire si votre motion arrivait en tête?
Vous êtes bête ou est-ce que vous faites exprès. Je vous ai dit que je mettais ma candidature au frigidaire. Pas au congélateur. Donc j'ai bien l'intention de briguer le poste si ma motion arrivait largement en tête. Vous avez cru quoi, que je renonçais? Vous êtes incroyables, vous les journalistes. Vous ne savez même pas lire entre les lignes.
Bertrand Delanoë vous devance dans les sondages. Comment réagissez-vous?
Regardez moi. Est-ce que j'ai l'air d'avoir peur de Bertrand? S'il se sentait si fort que ça, pourquoi s'est-il allié à François? Posez-lui la question. Je peux vous le dire à vous: je vais gagner. Soyez intelligente. Comptez le nombre de grosses fédérations qui me soutiennent.
Pensez-vous à la présidentielle de 2012?
Je rêve. Mais vous sortez d'où vous? De mars? Je fais tout ça pourquoi? Pour préparer le chemin à François, Bertrand, Dominique ou Martine? Réfléchissez un peu.
Quel est votre programme dans les prochaines semaines qui vont précéder le congrès?
Continuer à emmerder les éléphants et à cajoler les militants. Ca vous va?
Rédigé par: olivier | 02 octobre 2008 à 17:55
"Mais je ne vois pas comment le tandem McCain-Palin, incarnant la continuité du bushisme..."
l'arnaque de la continuité dans le changement...
poursuivre un système en changeant simplement la 1ère tête pour que les gens ait l'impression que quelque chose va changer...
oui, ce sont des aberrations, mais il ne faut pas chercher bien loin pour savoir que ça marche.
Rédigé par: dj | 02 octobre 2008 à 17:53