Quelques leçons rapides pour un entre deux tours plus que bref, après le vote des socialistes sur le choix de leur Premier secrétaire. Ce fut un vote à l'image de ce Congrès : tendu, serré, incertain. Il annonce ce soir un résultat très partagé, sur lequel je me garderai d'émettre un pronostic. Alors je me contente de quelques observations, en vrac.
1 – La participation s'est significativement accrue. C'est
le signe de la volonté des militants socialistes de trouver une issue à la
crise dans laquelle le parti s'est enlisé et que le malheureux Congrès de Reims
n'a en aucun cas résolue. La question du leadership est au coeur de cette
crise, il est donc logique qu'elle ait fortement mobilisé.
2 – Ségolène Royal, incontestablement, a été la première bénéficiaire de cette dynamique. Sans engranger de soutiens nouveaux, elle passe de 29% le 6 novembre à près de 43% dans ce premier tour. Elle a sans doute largement profité du vote de ceux qui se sont déplacé hier et ne l'avaient pas fait pour les motions. Avec ses qualités et ses défauts, elle reste une personnalité qui électrise, polarise et mobilise. N'oublions pas, pour autant, que l'élan vers elle n'a pas été aussi fort, loin s'en faut, qu'en 2006, où elle avait, contre deux concurrents puissants, Laurent Fabius et DSK, emporté 60% des voix sur un seul tour, avec une participation plus forte. Elle conserve une aura, mais n'est plus irrésistible, elle est loin de réunir sur son nom une majorité des socialistes.
3 – Benoît Hamon a remarquablement tenu. On l'annonçait victime du vote utile, laminé par deux forces montantes et attractives. Il n'en a rien été, au contraire il a accru son score de façon significative, notamment dans des fédérations petites et moyennes, par exemple dans le Doubs. Il récolte là les fruits d'une démarche cohérente, qui n'est pas le mienne mais que je respecte. Cet électorat, par définition, puisqu'il est absent du second tour, est la clé de l'élection. Comment se reportera-t-il ? La logique voudrait qu'il suive la consigne donnée par Benoît de voter au second tour pour Martine Aubry. Il est vrai que la culture politique de la motion C est très éloignée de celle de Ségolène Royal. Mais je ne suis pas certain que cette logique là s'impose vraiment, que ces 23% soient homogènes, qu'une partie significative ne se laisse pas, en réalité, attirer par une perspective de rénovation.
4 – Martine Aubry n'a pas tout à fait réussi, en effet, à capitaliser celle-ci. Son résultat est pour elle, je l'imagine, une déception, puisqu'ayant été épaulée par beaucoup d'élus issus de la motion A, elle progresse moins que Ségolène Royal et reste très loin de son potentiel théorique. Elle a sans doute payé les contradictions de sa motion, le caractère à la fois très classique et hétérogène de l'attelage qu'elle dirige. Elle reste en situation de l'emporter, si les militants rejettent finalement la prise de pouvoir de Ségolène Royal et ses amis. Mais cela sera – si cela advient – plus que laborieux et nullement attractif.
5 – Quelques mots sur la motion A. Son vote s'est partagé, se portant, de manière a priori surprenante, autant sur Ségolène Royal que sur Martine Aubry, sans négliger Benoit Hamon. Ses militants, en l'absence d'offre issue de leur rang, se sont déterminés librement. Sa dispersion confirme mon intuition : cette motion est idéologiquement homogène, elle est réformiste, européenne, attachée à un parti de militants, à une cohérence politique, mais son ciment ne se résume pas au TSS. Elle continuera, demain, à jouer un rôle important, mais à condition de parler encore et toujours de l'essentiel, de la refondation d'un projet politique audacieux et responsable pour le Parti socialiste.
6 – Quoi qu'il arrive ce soir, le Parti socialiste vivra une dure épreuve. Il sortira, comme je l'ai prédit, à la fois fragmenté dans ses instances et divisé dans le choix de son leader. La violence des débats laissera des traces, le caractère artificiel des différents rassemblements proposés au vote des militants n'est pas forcément fondateur, ce parti là ne sera pas forcément, spontanément, bien outillé pour affronter la machine sarkoziste, retrouver une logique de travail collectif, préparer efficacement des échéances électorales difficiles – les européennes, qui viendront très vite et seront très compliquées, puis les régionales. Nous pouvons traverser une phase de tensions, voire de convulsions comparables, sans être forcément identiques, à celles qui ont suivi le pathétique congrès de Rennes. Nous aurons demain une Première secrétaire qui, quelle qu'elle soit, ne manquera pas d'expérience ni d'ambition. Elle devra prendre conscience de la difficulté de son élection, de la fragilité du parti, et non se croire investie d'un mandat révolutionnaire ou attributaire d'un chèque en blanc. Le PS a davantage besoin d'une médecine douce, mais vigoureuse et efficace, que d'une chirurgie traumatique.
7 – C'est pourquoi, en assumant complètement mes positions de cette semaine, je reste sur les messages que j'ai délivrés ici ces derniers jours – en précisant, au passage, que je n'ai rallié personne et que je n'ai pas fait voter en sous-main, pour quiconque. Ce Congrès raté, cette catastrophe annoncée, cette étrange irrationalité consciente qui nous a amené au désastre – le pire serait ce soir un résultat si étroit qu'il serait contesté – me laissent un goût très amer, je suis plus que préoccupé de l'état de mon parti. Le PS est en crise, et ces derniers mois, y compris l'élection du Premier secrétaire, n'auront rien résolu. Toutes ses impasses – l'identité du parti, sa stratégie et ses alliances, son leadership présidentiel – demeureront demain. Il faudra impérativement que les socialistes se retrouvent, se reparlent, se réconcilient. Ce ne sera pas chose facile. Les blessures sont profondes, les antagonismes forts, et le choix des militants, à chaque étape, n'aura été ni enthousiaste, ni décisif. Eh bien, comme je l'écrivais hier avec Michel Sapin, nous serons là ! Tristes, inquiets dans un premier temps, mais disponibles et volontaires dans le long terme. A l'élue de ce soir de se montrer à la hauteur de la tâche, écrasante, qu'elle aura revendiquée et conquise, à elle d'être pleinement responsable. Bon courage.

La politique marketing a pris une bonne branlée, elle a vécue ce que vivent les roses, l'espace d'une élection. Cette tentative de vendre au citoyen une personnalité caractérisée sur la forme, le fond, c'est vous, a failli en 2007 face à Sarkozy, et ce n'était pas un accident, l'élection d'hier le confirme. On ne peut pas s'emparer du PS par surprise, même en le phagocytant de l'intérieur par une organisation externe. Le PS est solide.
Les deux présidentielles, Martine et Ségolène s'annihilent respectivement. Il va donc falloir trouver d'autres personnes pour dépersonnaliser la crispation actuelle autour de deux camps. Remettre en même temps le PS en marche sur un projet collectif à partir de nos idéaux de toujours, et lui, le projet, être vendable auprès des citoyens.
Le grand tort est d'avoir confondu le projet avec la personne en 2007. Nous ne devrons pas refaire la même erreur en 2012. Nous devrons sélectionner notre candidat en fonction de sa compétence réelle, et non pas en fonction d'une simple construction médiatique pleine de boursouflitude. Ce candidat devra être en phase avec le projet, mais il devra être sélectionné dans un large panel, afin qu'il n'y ait pas de clans en face à face, mais compétition vers la victoire.
Aux Jeux olympiques, le vainqueur de la médaille d'or est toujours un poil devant celui qui remporte la médaille d'argent, donc chaque élection doit être transformée en compétition et non plus constituer une bataille. Voila les règles que nous devons mettre en forme et en oeuvre dans le proche futur.
Rédigé par: jpb | 22 novembre 2008 à 15:13
J'ai le mauvais souvenir, pendant la campagne des Présidentielle de 2007, d'une Ségolène s'essuyant les pieds sans aucun ménagement sur la réforme des 35H mise en place par Martine Aubry dans le gouvernement Jospin. Le résultat de ce dénigrement par Ségolène de cette réforme, c'est qu'il a discrédité la Gauche et facilité le travail du démantèlement des 35H par Sarkozy. Cela me touche directement dans mon travail, car je suis obligé de travailler plus pour des clopinettes. Alors hier j'ai voté Aubry et je voudrais bien que l'on m'explique pourquoi j'ai eu tord d'agir ainsi.
Rédigé par: Antoine | 22 novembre 2008 à 13:26
Candide,
une dynamique est incontestable, tout a été fait pour la casser, c'est indigne! Moi mon coeur est Vert depuis longtemps, je ne renie rien. Mais Royal m'avait convaincu de revenir à un espoir pr le PS... A présent, j'en suis écoeuré, une telle situation ds ce parti en pleine crise économique et sociale et en plein pouvoir sarkozyste, c'est TRES TRES INQUIETANT...
Rédigé par: Lucide | 22 novembre 2008 à 13:15
Si je comprends bien : on annonçait 42 voix d'avance pour Aubry avant de connaître ce résultat de Martinique !
131 à 19 inverse donc la situation.
Si je me trompe, quelqu'un peut expliquer clairement
???
Rédigé par: | 22 novembre 2008 à 13:09
Martine va engager une partie difficile de sa carrière politique. A elle de solder la désastreuse décennie du couple Royal-Hollande à la tête du PS. A elle d'organiser enfin une vraie résistance au pouvoir de l'UMP et de Sarkozy. A elle de faire fructifier notre synergie avec le reste de la gauche sans exclusive et de laisser la porte ouverte aux centristes que certains aspects de la politique de Sarkozy révulsent comme ils nous révulsent. A elle d'accompagner la préparation, avec toutes les composantes du PS, d'un programme de gouvernement avec lequel elle se sentira à l'aise pour représenter notre camp aux élections présidentielles à venir.Martine a toutes les compétences pour répondre à tous ces enjeux et chacun d'entre nous doit l'y aider. Ségolène doit être la première à donner l'exemple en se mettant au service de Martine comme elle a appris à le faire lorsqu'elle était son secrétaire d'état. Le poste de Premier ministre est à sa portée, mais il faudra qu'elle travaille encore pour bien s'y préparer.
Rédigé par: Théo | 22 novembre 2008 à 13:04
Est-il vrai que dans la nuit qui vient de s'écouler, Ségolène aurait déclaré : "Jamais je n'accepterai la TRICHITUDE". Rassurez-moi, dites moi que ce n'est pas vrai !
Rédigé par: Fleur Bleue | 22 novembre 2008 à 12:49
@ Radis noir :
Permets-moi camarade de marquer mon désaccord. Nous ne sommes pas dans un scrutin inter-partisan où un camp fait face à un autre camp.
Nous sommes dans le même Parti (on l'oublie parfois). Et on ne peut pas se permettre de laisser à la porte la moitié du Parti (sauf à vouloir laisser l'UMP détruire la France pendant les 20 ans à venir).
En cela personne n'a gagné. La défaite est partagée. Donc, lorsque les recours seront épuisés d'ici mercredi, il faudra engager un dialogue constructif et appuyer loyalement Martine si cette dernière met en oeuvre le besoin de renouvellement si unanimement attendu. Mais si rien n'est fait et que le Parti retourne à ses luttes intestines et fratricides, malheur à nous, car il sera difficile en 2011 de faire émerger une opposition crédible à Sarkosy.
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 12:35
@ Lucide :
Lucide, à la lucidité du regard il faut joindre la ténacité et la fidélité à ses convictions. Déserter le bateau comme Jospin en 2002 est une faute. Il faut creuser son sillon, montrer notre crédibilité, construire un projet toujours plus solide et appuyer loyalement Martine si cette dernière se décide à réformer malgré ses soutiens. Les occasions ne manqueront pas de convaincre nos militants et nos sympathisants. Aujourd'hui nous avons démontré que nous n'étions ni un accident, ni une impasse. Nous sommes légitimes. Nous sommes 50% du Parti.
J'ajoute qu'une victoire à 42 voix de plus, s'il s'agissait de Royal, m'aurait mis mal à l'aise également. On ne construis rien à 50/50. Alors patience, et au travail !
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 12:29
En attendant que Royal soit reconnue et puisse faire travailler ce parti borné, je voterai Cohn-Bendit...
Rédigé par: Lucide | 22 novembre 2008 à 12:05
@ Candide
Le principe du calcul des 42000 voix ramenées à un vote au USA est très simple. Il y a 150 millions d'électeurs aux USA et 150000 au PS soit 1000 fois plus. Ce rapport de 1000 transforme nos malheureuses 42 voix en 42000 voix pour une élection américaine. Le plus drôle c'est que ramené à un vote au PS Français, l'écart entre Bush et Al Gore n'aurait été que de 0,042 vote. Quatre centième du vote d'un électeur ! La démocratie américaine a accepté cela sans trop broncher, alors faisons de même et Ségolène aura son tour la prochaine fois. Cela ne doit pas empêcher le parti d'encore mieux verrouiller son contrôle des listes électorales et des procédures de vote.
Rédigé par: Radis Noir | 22 novembre 2008 à 12:05
Autre chose, je demande à ceux parmi mes camarades de la motion E qui appellent à la scission à se taire. Le PS a plus d'un siècle. C'est notre maison autant que celle de ceux qui ont voté Martine. 50/50. Créer une sorte de PSU au rabais est une forme de trahison. Alors patience et sagesse. Épuisons les derniers recours puis si le vote se confirme attendons de voir quelle sera la politique de la nouvelle direction. Si celle-ci comprend les enjeux du scrutin et s'attache à réformer, soutenons-là loyalement. Il sera toujours temps en 2011 de présenter un candidat ou une candidate issu(e) de notre motion. Notre capital politique est intact, il sort même renforcé. Nous sommes 50% du PS. Nous sommes vitaux et incontournables. Donc, gardons calme et sang froid. N'oublions jamais le but ultime : délivrer la France du sarkosysme et réveiller l'espoir.
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 11:58
@Thierry
Je reviens sur le constat d'ostracisme vis à vis de Royal et de ses partisants.
Première couche
Je crois que la récéption des nouveaux militants du PS a toujours été mauvaise, le parti n'a plus de souffle après avoir dit liberté/égalité, la fraternité ne se joue qu'en interne.
Accueillir "l'étranger" est toujours difficile, même au PS.
Seconde couche
Quand DSK (que je soutiens) et Fabius (que j'abhorre) ont dit des conneries sexistes sur Royal, je n'ai pas admis, quand ils ne se sont pas excusés, ils ont aggravé leur cas et je l'ai dit sur ce blog.
Troisième couche
Le temps a passé et j'ai constaté que Royal commençait à jouer la victime et à en faire une caractéristique de son personnage rélayée par ses soutiens - c'est un vieux truc que les chiites et les chrétiens pervers connaissent bien -
Quatrième couche
De cette victimisation est née un clivage très fort, on n'est pas pour Royal ou indifférent, on est pour ou contre Royal
Cinquième couche
On en sort comment ? je ne sais pas.
Royal devrait pouvoir travailler avec d'autres, mais elle ne sait pas s'emboiter, elle ne veut que rallier à sa seule position et ça ne marche plus depuis la fin de la féodalité.
Il n'y a pas dans son entourage que des affidés que j'houspille bêtement, il y a aussi des penseurs de grand talent et d'infinie probité qu'elle devrait écouter, mais elle a tellement peur de ne pas être toujours la première, qu'elle ne veut entendre que le vacarme des baffles.
Rédigé par: Baillergeau | 22 novembre 2008 à 11:52
@ Bangor :
Si vous m'avez lu avec attention, ce dont je ne doute pas, vous aurez compris que j'essaye de me montrer le plus neutre, le plus constructif et le plus conciliant possible.
Je me répète : "vaincre" dans de telles conditions est un échec, et croyez bien que je dirai la même chose si d'aventure Mme Royal se retrouve avec 42 voix de plus d'ici Mercredi prochain.
Oui, il y a défaite quand un camp se fracture ainsi. Nous ne sommes pas aux présidentielles. Ce n'est pas un combat entre les forces de progrès et la réaction. C'est une lutte fratricide. Une lutte en notre sein.
Mme Royal et les idées qu'elle incarne, ne sont ni un accident, ni l'effet d'une bulle médiatique. Derrière elle, c'est la moitié du Parti qui s'oppose à l'autre.
Dans ces conditions, il faut être sérieux. À 42 voix près, très contestées, personne ne gagne, tout le monde perd.
Voilà pourquoi, moi le "ségoléniste" (plutôt que "royaliste", merci de corriger) je me retrouve dans la tristesse de mes camarades de la motion A. La tristesse de voir que notre majorité d'idées sociale-démocrate n'a pas su surmonter ses égos.
Voilà pourquoi je dis qu'il faut reconstruire, quoi qu'il arrive mercredi. Et la première des choses à reconstruire sera le respect et l'estime mutuelles. La première chose à reconstruire concrètement sera le respect.
Que chacun cesse d'appeler à l'ostracisation et à l'éviction de l'autre. Une moitié ne jettera pas aux ordures l'autre moitié.
Qu'on cesse les invectives et les raccourcis blessants du genre "vous les royalistes...vous les ségolâtres...vous les malfaisants...vous le vieux Parti".
Il y a des imbéciles, des enragés et des pousse au crime des deux côtés. Les militants sérieux, à l'image de Pierre, doivent désormais les faire taire et rétablir un minimum de dialogue. Sans quoi, malheur à nous tous !
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 11:49
J'ai voté pour Ségolène Royal et j'accepte le choix fait de Martine Aubry comme Secrétaire Générale si aucune tricherie susceptible d'affecter la sincérité du vote est établie. Comme l'a écrit Radis Noir, ramené au vote Bush - Al Gore notre vote correspondrait à 42000 voix d'écart. Bush a été déclaré gagnant avec l'accord d'Al Gore pour moins de 1500 voix d'écart (pourtant en sa faveur !). C'est pas de chance mais c'est ainsi. Faisons contre mauvaise figure bon coeur. C'est en tout cas ma philosophie.
Rédigé par: Garrou | 22 novembre 2008 à 11:46
bel
Rédigé par: | 22 novembre 2008 à 11:46
Belle exemple de démocratie !
Les socialistes ne se font plus confiance, parlent de magouilles, d'un côté comme de l'autre.
Pour la prochaine élection, il faudra penser à demander l'assistance d'observateurs de l'ONU pour éviter toute contestation à l'issue du vote.
Rédigé par: mg | 22 novembre 2008 à 11:45
@johan
Fais comme moi, vote plutôt Cohen-Bendit, ça nous rappelera notre jeunesse et ça nous reverdira !
:-)
Rédigé par: UnVieuxMilitant | 22 novembre 2008 à 11:42
N'avez vous donc pas d'âme ? Français pardonnez nous!
Je suis finalement triste .Deux forces identiques qui s'opposent,s'annulent.Car nous nous opposons entre nous. Sarkozy avait promis que le 75 eme congrés serait un grand désordre, nous y sommes. Sauf ...si nos leaders s'obligent à la raison, à la responsabilité,à la politique. Je crois que nous n'avons plus le choix.
Nous devons travailler ensemble ou bien, adieu notre parti,adieu 2012.Nous pouvons préparer nos excuses aux français pour le mal que nous leur faisons.
Manuel Navarro
Rédigé par: Manuel Navarro | 22 novembre 2008 à 11:31
La gagnante est SR qui sur son seul nom a recueuilli 50 % des voix. MA a recueilli 50 % des voix avec l'aide de DELANOE, HAMON etc .. Merci CAMBADELIS, BARTOLONE, FABIUS, aux prochaines élections européennes je vais voter MODEM. Enfin à 58 ans dont 30 ans de votes socialiste je vais pouvoir tourner la page
Rédigé par: JOHAN | 22 novembre 2008 à 11:29
Je ne connais pas le détail des instances du PS mais il est clair qu'à 50/50 aucun des deux candidats n'est légitime pour diriger un parti politique. Je ne vois que trois solutions:
1) Martine Aubry est confirmée, elle dirigera un parti ingérable, elle fera un score digne de Gaston Deferre aux présidentielles de 69 lors des européennes (étant moi-même de gauche non affilié il me parait plus que probable de voter, dans ces conditions pour Daniel Cohn-Bendit), le parti n'avancera pas, de magouilles en défaites il sombrera peu à peu. C'est à mon sens le pire des scénarii.
2) La scission, sans doute provisoire, en un PS et un parti social-démocrate(ou quelque chose d'avoisinant). Les deux camps se détestent profondément même au delà de ce vote, considèrent que l'essentiel est atteint et qu'ils n'ont plus rien à faire ensemble. Cela demande un courage quasi suicidaire pour des tas de personnalités de ce parti d'élus locaux, ce sera très difficile à réaliser, catstrophique électoralement à court terme, peut-être refondateur à terme, mais très long. Pendant ce temps la droite gouvernera sans réelle opposition.
3) Tout le monde pense à l'intérêt général, celui du parti, celui de la gauche, celui des gens modestes victimes de la politique très dure de la droite. Hollande et les instances actuelles du PS prennent leur courage à deux mains, invalident les résultats avec l'accord des deux candidates, convoquent dans les six mois un congrès extraordianire avec obligation de se mettre d'accord, toutes les candidatures actuelles sont mises au frigo, aucun leader des motions ne se représentent. Ainsi on peut espérer l'émergence de candidats sérieux et dignes telle que celle de Pierre Moscovici et sans outre quelques autres, qui se mettront sans doute assez facilement d'accord.
Rédigé par: philippe | 22 novembre 2008 à 11:27
Il faut être honnête et constater que l'écart est largement dans la marge d'erreur pour être contesté. Surtout avec des suspicions ici ou là. Cela peut déboucher sur un procès etc...
Il n'y a pas d'autres choix que le revote. Comment faire autrement? Et dans d'autres conditions de transparence. Notamment en regroupant le vote des petites sections dans des lieux plus grand permettant le contrôle.
Moi je suis un militant nouveau, depuis 2007, mais je sens bien que s'il y a validation il y aura une scission mentale entre les uns et les autres. Pour redonner une clarté il faut revoter. Pas le choix surtout qu'il y a des contestations dans le Nord.
Rédigé par: asse42 | 22 novembre 2008 à 11:22
un français
"vous êtes à 20000 lieues sous les mers de comprendre la sociologie française qui par ailleurs est loin de se gauchiser"
Eclaire nous sur la sociologie française, ton point de vue m'interesse
Rédigé par: Jonas | 22 novembre 2008 à 11:19
@Seb
Seule la victoire est belle. ;-)
Rédigé par: jpb | 22 novembre 2008 à 11:16
Et quelle sera la plate forme européenne de Aubry soutenue par Bertrand et Benoît ???
Rédigé par: anton | 22 novembre 2008 à 11:16
@ Candide
"Vaincre" dans ces conditions est une défaite
Et je suppoe que "perdre" dans ces conditions est considéré comme une victoire et que Royal va promettre à ses sympathisans de les entraîner vers de nouvelles victoires.
@ Amelle
"La guerre est donc déclarée, ça vas saigner je vous le dit ...."
Ma gentille petite camarade, si nous en sommes là, pourquoi rester ensemble ?
J'appartiens à une sensibilité qui a perdu à la Rochelle. J'aurais préféré que l'une des deux candidates obtienne une nette majorité. Cela n'a pas été le cas et les premières réactions des royalistes qui parlent de vengeance et de déclaration de guerre ne présagent rien de bon.
J'espère que Pierre Moscovici saura monter en première ligne et calmer les esprits.
Rédigé par: Bangor | 22 novembre 2008 à 11:15
Martine: tu as gagné !
Prochain combat: Les Européennes.
Vite, présente-nous la plate-forme du PS pour cette élection. Il est plus que temps!
Un conseil: attention au syndrome Hollande: les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Rédigé par: Militant_pressé | 22 novembre 2008 à 11:09
bien le bonjour aux moutons
ce qui vous arrive c'est mérité
et personne ne vous plaindra
sinon le vote Royal n'est pas un vote de jeunes
on adore les stéréotypes au PS
vous êtes à 20000 lieues sous les mers de comprendre la sociologie française qui par ailleurs est loin de se gauchiser
Rédigé par: un français | 22 novembre 2008 à 11:01
rolex5513,
Mais oui, mon p'tit gars. Tu n'ostracises personne, et tu n'es pas condescendant. Et en plus tu n'es pas méprisant du tout, et tu ne fais même pas de sous-entendu, c'est ça qu'est bien.
Tu es un exemple pour nous tous.
Je crois que si on continues comme ça, on n'est pas sorti de l'auberge. Tu n'as pas à inviter des gens à venir là où ils sont déjà. Simplement parce qu'à longueur de messages, tu sous-entend qu'ils sont des militants de moins bonne qualité que toi.
Désolé, je ne marche pas. L'hypocrisie aussi tue le PS.
Alors quelque soit le résultat aujourd'hui, ça ne remet pas en cause le nécessaire respect de l'autre qu'il faut retrouver dans ce parti. Et ce matin, je vois qu'il faut encore et encore faire face à cette condescendance qui nous dessert tous.
Ce qui ne changera pas, il faut le savoir, c'est qu'il est hors de question de se laisser faire.
C'est parfois difficile d'apprendre les bonnes manières, et parfois ça passe par des engueulades. Mais en général, les gens finissent par intégrer l'information.
Je ne demande rien au départ. Je viens, j'adhère, je propose, je me définis, je m'investis. Le seul hic, c'est que j'ai le malheur de dire que les idées de Ségolène Royal sont l'avenir de mon parti. J'ai le droit de le penser. On me refuse ce droit, on me le conteste, on me le reproche, on ne respecte pas mon opinion. Alors deux solutions: je me barre vite de ce nid réactionnaire; ou bien je reste, mais je ne me laisse pas faire.
Tu es tombé sur moi parce que je suis resté. J'aurais aimé, deux ans et demi plus tard, ne plus avoir à me battre pour qu'on accepte mon opinion sans la railler, sans la mépriser, sans me prendre de haut. Deux ans et demi plus tard, je n'ai pas changé d'opinion. Je pensais naïvement que les autres auraient enfin accepté que j'existais et qu'il fallait me respecter. Toujours pas.
Ok. Continuons à nous engueuler.
Rédigé par: Thiery | 22 novembre 2008 à 11:00
La philosophie républicaine ne fait pas de différences entre les électeurs. Il en va de même au sein des partis. Ni l'argent, ni l'ancienneté, ni le temps passé ne sauraient être considérés comme des critères de distinction. Le jour du vote tous les bulletins sont égaux, celui du cadre comme celui du miltant, celui du cotisant à 20€ comme celui du généreux donateur, celui de l'encarté historique ayant fait tous les meetings depuis le Front Populaire comme celui du nouvel arrivé de 2006.
Il faut se garder, chers camarades, d'une tentation "aristocratique" qui conduirait à distinguer une "élite" de militants fortement politisés d'un troupeau informe de sympathisants "mous". Nous ne sommes pas léninistes, la théorie de "l'avant-garde militante" ne nous concerne pas.
Je ne retiens qu'une seule chose du scrutin d'hier (au-delà des querelles de personnes) : on ne construira pas l'avenir en ostracisant une moitié du Parti. C'est pourquoi j'insiste sur le fait qu'il faut désormais faire preuve de retenue dans nos échanges. La fracture est assez grave pour que chacun prenne conscience que l'heure est à la reconstruction. Commençonc donc par modérer nos propos et exclure tous ceux qui appelent à la division. Je serais intransigeant avec les trolls qui ne savent rien faire d'autre de la journée et de la nuit que d'appeler à l'exclusion de leurs camarades. Il est temps de faire silence et de panser nos profondes blessures. Pierre nous donne l'exemple.
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 10:58
@ LN
désolé mais le bulletin dont tu parles n'était pas valable. n'importe qui connaissant le code électoral le sait.
il est donc totalement anormal que le bureau le valide et il est encore contestable.
c'est un faute des acteurs en présence.
Rédigé par: SoDem | 22 novembre 2008 à 10:43
A thierry :
je n'ai ostracisé personne , au contraire .
J'invite tous ces jeunes déçus ( dans lequel il ne faut pas que je t'inclus si j'ai bien compris ) à s'investir dans la politique, et pas seulement venir 1 fois par an pour regler leurs cotisations comme c'est le cas dans ma section.
Je les invite aussi dans la politique locale, les elections municipales ou cantonales : parce que nous y avons des élus qui ont besoin de soutien, et que chaque militant apporte sa connaissance, sa competence au benefice de tous.
Voilà ce que je souhaite, aller de l'avant.
Et je ne suis pas ton petit gars, mais ton camarade.
amities socialistes.
frederic
Rédigé par: rolex5513 | 22 novembre 2008 à 10:27
Je vois que le trollisme continue d'infecter ce blog. Il serait peut être temps de modérer ceux qui poussent à la haine et au rejet de l'autre. Cette observation vaut pour les 2 camps. Rappelons aux diviseurs qu'il n'y a qu'un seul PS.
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 10:08
Le ridicule-socialisme
18 11 2008
Le Parti Socialiste n’avait déjà, dans le fond, plus grand chose de socialiste. Que cela plaise ou non. Désormais, on peut dire qu’il a également perdu son statut de parti.
D’après la définition du Trésor, un parti politique est une organisation dont les membres, animés de convictions politiques communes, les font connaître à l’opinion publique et mènent une action en vue de les faire triompher. Si l’on dresse le bilan du week-end rémois, force est de constater que les Socialistes ne se sont pas comportés en parti politique. Aucune proposition de programme politique n’a émergé de ce congrès. Pas la moindre volonté de rassemblement des différentes forces constituant le « parti » ne s’est manifestée. Au contraire, toutes les actions menées ont concouru à disperser les courants, emportés par la force centrifuge de la division et de la bataille des égos.
Je ne reviendrai pas sur les différentes scènes et séquences du week-end - sur lesquelles la presse a déjà largement glosées. Seulement, je vous signale un bon article du Figaro qui résume assez correctement les différents évènements ainsi que les réactions les plus symptomatiques des dirigeants. Si jamais vous n’étiez pas informés…Et si, à tout hasard, la lecture de ce journal ne vous rebutait pas.
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/17/01002-20081117ARTFIG00267–reims-l-echec-au-bout-de-la-nuit-.php
Et puis j’aimerais vous livrer mon analyse personnelle de la déroute. Car, d’après moi, c’est bien de cela qu’il s’agit. Une véritable déroute collective.
Aux Etats-Unis, le Parti Démocrate abrite en son sein une constellation de personnalités brillantes, reconnues sur la scène politique nationale et internationale (Hillary et Bill Clinton, Al Gore, John Edwards, Nancy Pelosi…). Les luttes pour le pouvoir, parfois féroces comme on l’a vu dernièrement entre Barack et Hillary à l’occasion des primaires, ne les empêchent pas de collaborer, d’avancer des propositions et a fortiori de gagner des élections. Peut-être parce que le parti n’est pas aux mains d’un seul clan et que les têtes d’affiche ne le dirigent pas. C’est Howard Dean, candidat malheureux (de la gauche du parti) aux primaires démocrates de 2004 qui en est le chef d’orchestre depuis le 12 février 2005. En échange, il a accepté de mettre au congélateur ses ambitions présidentielles. Promesse tenue.
Face à un Nicolas Sarkozy soutenu par l’UMP comme un seul homme en 2012, il n’est pas sûr que le candidat socialiste se retrouve en aussi bonne posture au rendez-vous présidentiel, avec un PS à ce point morcelé. Certains, animés de bonne volonté, veulent croire qu’il sera possible de recoller les morceaux après l’élection du Premier Secrétaire. Mais quelle que soit l’issue du scrutin de jeudi, la haine et l’envie d’en découdre sont telles entre les différentes forces en présence que les rivalités et les oppositions rejailliront nécessairement lors des primaires organisées par le parti en 2011.
On peut d’ores et déjà imaginer que Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal seront candidats. Peut-être aussi Laurent Fabius et/ou Benoît Hamon. Sans doute d’autres encore (DSK ?). Mais pour quoi au juste ? Sans vrai leader ni projet collectif, en l’absence d’unité, le PS s’est offert à la sortie du congrès de Reims un ticket pour une nouvelle séance de cinq ans au purgatoire du pouvoir.
Sur le sujet de la gouvernance du PS, il aurait peut-être fallu écouter avec un peu plus d’attention, Pierre Moscovici et ses amis. A mon avis… Dans la perspective du dépôt des motions, ils ne voulaient absolument pas d’une présidentialisation du parti, voyant dans cette issue l’impossibilité du “vivre ensemble”. L’ambiance qui régnait à Reims a démontré que le PS, au-delà de cette question du “vivre ensemble”, avait aussi du mal à vivre avec les autres, en l’occurrence les journalistes, insultés, traités comme du bétail à la fois par le service d’ordre et les dirigeants du PS.
A Reims, les Socialistes ont échoué sur tous les plans, médiatiquement, politiquement, idéologiquement. Après le radical-socialisme est peut-être venu le temps du ridicule-socialisme.
Charles Comman
Rédigé par: Charles Comman | 22 novembre 2008 à 10:08
à rolex5513,
euh..je crains que tu n'aies pas compris grand chose.
Mon p'tit gars, les "jeunes partisans" comme moi votent de puis 30 ans. Des défaites on en a connu des tas, et quelques victoires aussi, heureusement. Mon cuir vaut bien le tien. La grande majorité des militants arrivés dans les années 2006-207 militaient déjà ailleurs et, souvent, militent toujours, que ce soit dans la politique, la vie associative, syndicats, etc. C'est quelque chose que l'on sait, qui a été analysé soigneusement par ceux qui voulaient savoir "qui sont ces nouveaux adhérents" ?
Donc je pense qu'en terme de militantisme ils sont aussi expérimentés que toi - ça va, les chevilles ?
Que les jeunes (jeunes par l'âge) encaissent moins bien, c'est normal, et c'est pareil qu'il soient partisans de Royal, de Delanoé, d'Aubry ou d'Hamon.
Ceux de Royal ont simplement été les seuls à être ostracisés d'entrée. Ca fait 30 ans que je milite, même si je n'ai adhéré qu'en 2006 - juste avant l'adhésion à 20 euros, en plus ! - et, à ma connaissance, les seuls nouveaux comportements que j'ai vu apparaitre à l'époque, sont la condescendance et le mépris de la part de certains.
Quand on voit l'état du PS, on peut penser que beaucoup "d'anciens" militants auraient dû bénéficier de l'apport précieux des nouveaux. Car, de ce point de vue, si les premiers avaient forcément la connaissance du parti et de ses fonctionnements, les seconds avaient des idées et des expériences dont vous aviez bien besoin (sauf à penser que tout allait bien au PS, bien sûr).
Quant à la défaite de 2007, elle n'a jamais été perçue comme une grande victoire, mais comme un grand espoir.
Ceux qui ont vécu la défaite de 74 face à Giscard comprendront ce que je veux dire, et que ça valait le coup d'y croire.
Mais à lire des gens comme toi, il est évident que la victoire ne t'intéresse pas - tu hurleras que non, bien sûr. C'est le confort, les repères, la tranquilité que tu recherches. Perdre de la manière "habituelle". Surtout ne rien tenter d'autre et laisser le parti crever. Dommage pour les français qui auraient bien besoin de notre renouvellement. L'énergie dépensée à préserver une structure archaique est une offense aux français.
Rédigé par: Thiery | 22 novembre 2008 à 10:08
@ Radis noir :
Je pense aussi qu'il ne sert à rien de contester, mais vous m'expliquerez vos calculs transatlantiques, ils me semblent un peu contestables...
Sinon, il y a du comique involontaire dans la bouche de ceux qui prétendent avoir gagné et "ancré le PS à gauche". Ce genre de rhétorique me laisse songeur au regard de l'arithmétique tragique de cette nuit : 42 voix sur plus de 130000 électeurs ! Il faut garder son sérieux. "Vaincre" dans ces conditions est une défaite, une victoire à la Pyrrhus. On ne pavoise pas sur la division de son Parti. On ne crie pas à la victoire quand celle-ci est mise en doute. Même remarque si les rôles étaient inversées, ceci dit.
Nous avons collectivement et unanimement PERDU ! Maintenant, il faut reconstruire, et j'espère que ce blog retrouvera sa sérénité et son excellence. Le match de foot s'est soldé sur un pathétique 0 à 0 !
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 10:05
@ rollex
le bulletin a été validé
as tu un code électoral PS ?
le vote est clairement exprimé, l'électeur non identifiable
Rédigé par: LN | 22 novembre 2008 à 10:04
Super ! nous avons un truc ingérable et c'est très bien. La faute à ceux qui ont voulu écarter ceux qui n'étaient pas prêts à n'importe quel compromis. C'est à dure ceux qui ont un minimum d'éthique et de conviction... et qui ne sont pas représentés.
Merci à Pierre d'avoir su, malgré la pression faire, garder tes distances. Tu as bien eu raison, avant les autres. Il n'y avait rien à tirer de ce qui était sorti du congrès. Maintenant que le PS est dans le mur, il n'y a plus qu'à engager des réformes, tant dans le focntionnement que dans son idéologie. Et on cesse de pactiser avec le centre. on se reconstruit d'abord et avant tout.
Rédigé par: hélène76 | 22 novembre 2008 à 10:02
Madame...
Puisque vous semblez tellement attirée par les feux de la rampe... pourquoi ne pas choisir, comme notre première dame de France ? Dominique Besneard en serait ravi et s'occuperait de vous en priorité ! Lancez-vous donc dans la chanson, ça vous irait beaucoup mieux que de "rénover" le Parti en réveillant de vilains monstres endormis de nationalisme et d'autres choses pas bien propres qui me rappellent fort une certaine époque du socialisme qu'il vaudrait mieux enterrer définitivement. Si vous persistez, vous perdrez contre Sarkozy, encore une fois... Et beaucoup de socialistes préfèreraient ça afin de pouvoir travailler encore et encore plutôt que tenter de gagner à tout prix au détriment du vrai socialisme.
Allez-vous en, faites du show-biz et laissez nous travailler sérieusement.
Le sort des gens ne se règle pas en faisant du spectacle mais en réfléchissant. Or, on ne voit pas très bien ce que vous avez dans le crâne... ou plutôt si... c'est une éponge qui se gonfle des tendances qui passent et ne produit rien de lui-même... ou des bêtises... Au fait, à L'ENA... vous étiez à quelle place de votre promo ?
Rédigé par: Lettre ouverte à Ségolène Royal | 22 novembre 2008 à 10:02
42 votes d'avance, si personne ne démontre qu'une irrégularité manifeste a été commise, donnent la majorité. Cela aurait été la même chose si l'avance n'avait été que d'une voix. Et de même si les candidates avait réuni exactement le même nombre de voix, le choix se serait porté sur Martine qui est l'aînée. Rapportés au vote célèbre au Etats-Unis qui avait opposé Bush à Gore, les 42 voix d'écart du PS correspondent à un écart de 42000 voix bien plus important que les 1500 voix qui séparaient les candidats US.
Alors il faut que Ségolène accepte le sort qui lui est fait et pense avant tout à son Parti. Il ne faut surtout pas que l'étiquette de mauvaise perdante lui colle à la peau.
Rédigé par: Radis Noir | 22 novembre 2008 à 09:54
et, en tant que votant Aubry, , je propose
que valls, motion E,
soit candidat à la place de Huchon , motion D
pour la présidence de la région ile de France
cela nous permettra peut-être de la conserver,
et à lui de prendre des responsabilités...
Rédigé par: francis | 22 novembre 2008 à 09:51
@ Manuel Navarro :
Oui, nous sommes tous fatigués. Nul doute qu'au sein de ma propre motion, la E, la volonté de "changement" ne se soit heurtée à certaines "traditions" méridionales. Nul doute aussi qu'en Seine Maritime et dans les fameuses "Bouches du Nord" le vote au canon n'ait corrompu la réalité des suffrages.
J'ai toujours eu des réticences envers Mme Royal, je lui préférais et continue à lui préférer Vincent Peillon. Mais le message de renouvellement dont elle s'est fait le chantre m'a convaincu. Nul doute que beaucoup d'hamonistes me rejoignent là-dessus.
Cette thématique est ainsi devenue transcourant. Elle s'impose à tous. Si Martine la met en oeuvre, elle sera loyalement soutenue. Mais si ses soutiens l'en empêchent, elle ne doit pas douter qu'un boulevard immense s'ouvrirait pour Madame Royal. Imaginez donc, 50% du suffrage militant, des fédérations acquises, une génération nouvelle de soutiens, une crédibilité renforcée et le confort relatif d'une opposition interne sans les soucis liés aux scrutins à venir...
L'intelligence politique commande à Madame Aubry de réformer et de s'extirper de ses appuis mortifères, sans quoi, il est probable que le nom de notre future candidate soit déjà connu à ce jour...
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 09:47
la pire situation...
un résultat étriqué qui ne donne aucune légitimité
des contestations...
un conseil national convoqué trop tard
(c'est à cela que ça sert, le dimanche: à traiter les crises)
le pire du pire serait que tout cela se termine devant les tribunaux...
la scission, je n'y crois guère: les moyens financiers disparaissent pour ceux qui partent...
plutôt, la division permanente au niveau national, dans certaines fédés...
cela n'aidera pas...
mais devrait cependant permettre de bosser...
MA, si elle est proclamée vainqueur, devrait proposer publiquement un poste de secrétaire adjoint à peillon,
et une responsabilité du même ordre à hamon et, bien sûr, pierre...
et mettre tout le monde au travail
Rédigé par: francis | 22 novembre 2008 à 09:44
LN : desole pour toi mais ce bulletin est une bulletin nul.
Il ne doit, en effet, y avoir aucun signe autre qu'un croix dans une des cases prévue à cet effet.
Rédigé par: rolex5513 | 22 novembre 2008 à 09:43
@ Pierre Moscovici : vous saviez donc qu'ILS allaient tricher ?
@à un militant écoeuré : moi aussi j'ai envie de vomir ! Mais ça va leur retomber sur le coin de la cafetière vite fait, bien fait ! Autour de moi, dans mon petit village de Bretagne, tous ceux qui votent socialiste (sans militer) vont se détacher du PS. Les bretons n'ont pas l'habitude de cautionner des magouilles puantes. Comment faire confiance à ce genre de personnages ? Pour ma part, c'est fini !
Rédigé par: maylusine | 22 novembre 2008 à 09:43
je comprends bien la douleur des jeunes partisans de Royal.
Ils n'ont pas encore le cuir épaissis par les défaites.
Et leur avoir presenté le resultat de la presidentielle de 2007 comme une grande victoire était un acte irresponsable.
Il eut mieux valu prendre en compte l'inexpérience de tous ces nouveaux adhérents et faire preuve d'un peu plus de pédagogie, et en faire de vrais militants.
Participer assidument aux reunions de sections auraient été bien plus formateur que de suivre les associations parallèles visant à la promotion d'une seule personne.
Il est maintenant l'heure de s'investir et de faire des propositions face aux difficultés des Français.
Rédigé par: rolex5513 .... pour rassembler | 22 novembre 2008 à 09:38
@Jpb
Je peux comprendre ta réaction mais de là à quitter le PS...Et si le score avait inversé ?
Franchement tu vois Queyranne, Collomb et les autres (députés..) partir derrière une aventure personnelle, fracturer leurs groupes, et perdre les financements du PS ?..Possible dans ce parti en ce moment mais bon ...
Le PS reste un parti d'élus où les intérêts locaux sont souvent plus forts.
Rédigé par: Jo | 22 novembre 2008 à 09:38
"Ce Congrès raté, cette catastrophe annoncée, cette étrange irrationalité consciente qui nous a amené au désastre – le pire serait ce soir un résultat si étroit qu'il serait contesté – me laissent un goût très amer, je suis plus que préoccupé de l'état de mon parti."
Ces propos, tirés de la note de Pierre, sont tristement prophétiques. Décidément, Pierre aura eu raison une fois de plus avant l'heure. La catastrophe était annoncée, elle a eu lieu au-delà de tout ce qu'on pouvait craindre.
J'entends à l'instant Peillon demander qu'on revote. Je suis totalement d'accord avec Fred-Rolex, cela ne peut pas être une bonne solution, en tout cas si on repart avec les 2 mêmes. Effectivement, il y a bien trop d'irrégularités même avant le vote. Les mêmes procédures avec les mêmes protagonistes donneront de toute façon un résultat très serré et contestable.
Il faut trouver autre chose, quelque chose qui permette que la moitié des militants ne soient pas déçus à jamais du PS. Et quand je dis la moitié, c'est plus que ça. Moi qui ai voté Aubry, je l'ai fait avec beaucoup de réticences, après avoir milité pour l'existence d'une motion "besoin de gauche" et après m'être rallié sans enthousiasme à la motion A. C'est dire que les gens comme moi ne peuvent se satisfaire d'une victoire avec 42 voix d'avance, même si cette victoire théorique est celle de la candidate pour laquelle j'ai voté. C'est donc à mon avis 75% des socialistes qui ne se satisfont pas de ce résultat, et ce serait la même chose si Royal l'avait emporté avec un tel écart.
J'espère que les responsables de notre parti le comprendront et seront assez sages pour trouver une solution. Ce sera surtout aux proches des 2 candidates et aux candidates elles-mêmes de comprendre où est l'intérêt commun mais le leur aussi à moyen terme
Rédigé par: phiphi | 22 novembre 2008 à 09:38
SOS 42
On veut la paix et on veut travailler !!!
Entre l’arithmétique et la démocratie, on prend quoi ? Mon choix serait sans conteste le second. Mais voila, les données qui ont été proposées, sont t’elles claires ? NON.
Comment analyser ce deuxième tour ? Il a été proposé, un véritable parcours du combattant balisé par des passerelles minées, destinées à agresser le respect des militants. Les militants se sont rendus aux urnes, décides à défendre leur raison d’être à défaut de comprendre ces dirigeants fous.
Dans chaque motion il y avait sujet à décevoir un militant. Chacun a donc fait le choix. A défaut pour de nombreux de ne pas pouvoir en faire, Chacun a donc fait le choix le plus propice pour évacuer sa rancœur. Rancœur initiée par les fameux chasseurs de postes importants qui n’ont pas hésité à dire tout et son contraire sur le parti et sur les hommes. Il est clair qu’hormis quelques uns que je ne citerai pas car véritablement exemplaires, les plus nombreux, vieux et jeunes ont participe à la curée. D’ailleurs pour certains jeunes, si jeunes et déjà contamines par cette maladie qui nous interpelle. L’irresponsabilité des beaux parleurs qui oublient 230000 militants.
Les deux moitiés presque égales du PS sont constituées aujourd’hui de militants qui demain matin, vont s’opposer parce que la couleur du vêtement de l’autre ne lui convient pas.
Les grands perdants de ce congrès : LA POLITIQUE, et le sens des responsabilité de PRESQUE tous les leaders.
Je ne supporte plus ceux qui promettent le vrai changement qui en vérité est un enfer jusqu'à présent.
On nous a promis le soleil, pour l’après Reims…des mots , des mots de politiciens.
Je ne supporte plus les stratégies foireuses qui faussent la décision des militants.
JE PROPOSE.
Que le bureau national soit composé par des nouveaux visages (jeunes et expérimentes) compose des hommes et des femmes du PS, et que l’on ne voit plus jusqu’au présidentielle un seul ténor perturbateur/racoleur/conciliateur. On veut la paix et on veut travailler !!!
Manuel navarro
Rédigé par: Manuel Navarro | 22 novembre 2008 à 09:34
juste un témoignage du fin fond de ma campagne
hier soir lors du dépouillement contestation d'un bulletin de vote "ségoléne royal" par un "copain" Aubry-iste version "cambadélis" au prétexte que l'électeur avait barré aubry et mis une croix devant Royal. tous les autres bulletins n'avaient que des croix, il était donc identifiable !!!!
grosse bagarre verbale , mention du litige sur le récollement des votes et arbitrage: bulletin valide
si on s'était laisser impressionné ce serait 43 voix d'écart !!!
je comprend mieux l'altercation d'hier soir , à l'écoute des résultats de ce matin....
la rénovation du parti est en marche ...
Rédigé par: LN | 22 novembre 2008 à 09:30
Non jib, il ne saurait être question de déserter un parti dont on représente 50% (et peut être plus ?) des militants.
Si d'aventure l'élection de la maire de Lille était confirmée, nul doute qu'elle ne pourrait gouverner le parti en opposant une moitié à une autre. Même remarque si la présidente du Poitou occupait le Premier Secrétariat.
Plusieurs remarques :
1 . Il y a un grave déficit démocratique au sein du Parti, je veux bien qu'on m'explique que c'était ainsi au temps de Deferre et de Mauroy, mais en tant que socialiste je pense qu'il n'est pas illégitime de réformer nos structures avant de proposer la VIème République au électeurs
2 . De fait la présidentialisation, l'appel au vote militant et l'élargissement de la base sociologique de nos adhérents s'imposent comme une thématique difficilement évacuable sous l'étiquette méprisante de "parti de supporters". Le seul parcours de Mme Royal, isolée au sein des cadres, suffit à démontrer le fossé grandissant entre la machinerie proportionnelle des instances délibératives et l'inéluctable poussée des logiques majoritaires
3 . Si Madame Aubry est confirmée à son poste, elle devra avoir le courage de dépasser son étroite et illusoire (voire factice) base électorale pour engager des réformes en profondeur. Si elle va à l'encontre de ses "mentors occultes", elle pourra acquérir une réelle légitimité, y compris au sein des 50% de militants socialistes acquis à Madame Royale. Par contre, si elle s'enferme dans une vision sectaire et conservatrice, engoncée dans les manipulations de Cambadélis-Bartolone-Emmanuelli, elle doit craindre le pire
4 . Car, à n'en point douter, Madame Royal aura fait la démonstration éclatante que sa présence au sein du PS ne relève ni de l'accident de l'Histoire, ni de la bulle médiatique...Loin d'être une impasse, elle aura montré une résistance et une force de caractère indomptables. Ses plus féroces détracteurs en conviennent. Mieux que ça, elle aura capitalisé son aventure personnelle en courant politique solide, avec ses cadres, ses bases locales et son immense réservoir militant. Plus qu'une énorme minorité, elle représente une alternative devenue crédible. Je n'aime pas beaucoup Frêche, je ne l'aime pas du tout à vrai dire, mais il n'avait peut être pas tort quand il disait que cette étrange défaite était porteuse de succès à venir
5 . N'en doutons pas, le pire est devant nous. La division exarcerbée ces dernières semaines est devenue mortelle. Les élections à venir s'annoncent plus que difficiles. Aussi, de deux choses l'une, soit chaque camp reste sur ses positions en attendant que l'autre s'écroule (et on devine sans mal ce qui restera de l'improbable "victoire" de Mme Aubry en 2011), soit la maire de Lille s'attelle à réformer contre ses propres soutiens. Ça peut sembler fou comme souhait, mais c'est le chemin du courage politique, et tous les militants seront là pour la soutenir, moi le premier.
Réformons-nous, tous ensemble ou attendons-nous à de cruelles défaites d'ici 2011
Rédigé par: Candide | 22 novembre 2008 à 09:28