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Manifeste européen pour 2009

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« Vidéo et photos du meeting de Pierre Moscovici à Grenoble le 19 mai | Accueil | Presse - 22 mai »

21 mai 2009

Commentaires

Nabucco

Pardonnez moi, mais si vous croyez que les peuples vont laisser Bruxelles décider de leur sort à marche forcée, vous faites preuve de myopie, d'inconsistance historique.
Barroso est un réaliste et il fait, et fera, un excellent boulot.

Mat

Du même avis que PhJd+ou- |

Franck

Avec Barroso,

C'est le retour au libéralisme roi

jpb

Math, surtout n'en parles pas autour de toi, cela doit rester confidentiel... ;-))

Math

Ah ça oui JPB, vous n'êtes pas beaucoup à le savoir... et ça restera longtemps comme ça :-)

Ben

J'ajouterais volontiers un N°5 à la liste des raisons pour lesquelles Barroso ne m'est pas sympathique, c'est un soutien à George Bush dans la guerre en Irak : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bush,_Barroso,_Blair,_Aznar_at_Azores.jpg

jpb

@Vens

Je n'ai pas voulu embrayer sur le personnage Allègre (plein de suffisance et de prétention) j'en ai croisé quelques-uns lors de mes études universitaires, et ils ne m'ont pas laissé de grands souvenirs.

Pour Pierre Moscovici, c'est dans le futur qu'il prouvera qu'il a l'étoffe d'un homme d'État. Quand il sera mort, c'est le jugement que l'on portera sur lui. Pour sa lucidité, je serais plus tendre, car elle ne demande qu'à croître, et il ne faut pas brutaliser les jeunes pousses.

Mais je suis surpris de son accélération dans le débat public. Nous savons tous qu'en six mois, aucun leader n'émergera du PS, que ce soit Martine, Ségolène (obligée la pauvre, d'aller acheter des asperges sur le marché, plus freudien que ça, tu meurs...) ou DSK chargé d'organiser le ménage au niveau mondial. Donc à l'évidence le beau maba, c'est Moscoçava. Le black horse à la française. :-)

On n'est pas encore nombreux à le savoir, mais avec le Net, c'est à la vitesse de la lumière que cela se diffuse.

Cordialement à toi également Vens. ;-)

Vens

@jpb
Juste un dernier mot pour en finir avec la petite discussion sans grande importance sur Allègre.
Je ne l’ai pas connu personnellement directement mais j’ai évolué dans le même, au sens large, univers professionnel. C’est ainsi que j’ai forgé de longue date mon opinion très négative sur ce personnage indépendamment de ses opinions politiques que j’ignorais au départ et de leur récente et apparente évolution.
Je ne lui reproche pas de changer de camp, ce qui est explicable, je lui reproche d’être ce qu’il est et de se conduire comme il se conduit en général. D’ailleurs, point final, on s’en moque, bon débarras et bonne chance à Fillon and co qui vont devoir le supporter.
Une dernière fois, ce qui m’inquiétait c’est que Pierre Moscovici ait pu éprouver de l’amitié pour lui dans la mesure où cela m’apparaît comme un manque de la lucidité nécessaire à un homme d’état.
Cordialement à toi, jpb, et n’en parlons plus.

de passage

Découvrez votre positionnement dans le paysage politique en vue des élections au Parlement européen de 2009


http://www.euprofiler.eu/language/fr/

jpb

@Vens

« quelqu’un comme Pierre Moscovici puisse se leurrer sur les hommes au point de galvauder son amitié et de l’afficher. »

On peut juger un homme uniquement dans l'instant donné. Sur l'exemple de Krouchner, il y a l'avant et l'après Sarkozy, celui du créateur de "Médecin sans Frontières" et celui au service d'une politique sans but. Être ami avec le premier, qui ne rêve pas de l'être ? Affirmer que l'on a été amis avec, une fois que l'on a affaire au second, si c'est plus délicat à gérer, n'a pas à être enseveli dans le non dît. La vérité n'a pas à avancer masquée.
On n'est pas responsable des erreurs et des reniements de ses amis, on peut juste constater qu'à un moment les chemins divergent, et l'on se demande alors pourquoi. Des raisons somme toute assez humaines, qui dépendent du caractère et du vécu de chacun. La gloire et le pouvoir sont des maîtres exigeants, et certains n'arrivent pas à leur dire non. Cela fait partie de la vie, on peut donc en parler librement sans en prendre ombrage.

Vens

@ Phiphi et jpb
Je suis ami avec des fachos et avec des gauchos et aussi avec des idiots et quelques salopards.
Mais je ne pourrais jamais l’être avec des caractères du genre de celui que Claude Allègre manifeste depuis quarante cinq ans, sans référence à une « évolution » de ses opinions, si tant est qu’il en ait. Il me semble que l’amitié avec Bolloré ou Bigard ou Bouyghes n’est pas déshonorante, qu’elle plus contestable avec Balkany.
La soi-disant ouverture ne me gêne pas, elle est dans l’ordre des choses des alternances, on peut s’y prêter pour des raisons médiocres ou opportunistes mais aussi pour des raisons honorables, comme la volonté de servir un but essentiel ou l’évolution de son être et de ses convictions (le cas, peut-être, de Jean-Marie Bockel, maltraité d’ailleurs par le pouvoir).
Ce qui m’inquiète, c’est que, dans le vivier des dirigeants de gauche, candidats potentiels ou avérés aux plus éminentes fonctions, quelqu’un comme Pierre Moscovici puisse se leurrer sur les hommes au point de galvauder son amitié et de l’afficher. Il est indispensable pour ces hommes de s’entendre, de s’allier, de manœuvrer, de travailler avec toutes sortes de gens, indépendamment de leurs sentiments. Mais l’amitié, et même la considération, c’est autre chose.
Maintenant, c’est peut-être enfreindre des règles d’hospitalité de venir critiquer quelqu’un chez lui, sur son blog, d’exprimer avec franchise des réserves agaçantes. Alors il va falloir s’abstenir, se retirer avec une dignité théâtrale et partir ressasser du Beaumarchais dans son coin.

jpb

@Vincent Assante

« la plupart des 10 propositions présentées ne pourra être appliquée et constituent donc un leurre, pour ne pas dire plus. »

Dans ce cas, l'ensemble des propositions présenté par "Front de Gauche" est totalement surréaliste et hors de propos, car en contradiction semblable avec le traité de Lisbonne. Oui, le même argument s'applique...

C'est gentil de venir faire un peu d'enfumage, et de tenter de progresser au niveau électoral, mais il ne sert à rien de voter pour un parti agglomérant des philosophies ayant débouché historiquement sur le néant.

L'avantage du PS par rapport aux groupes sectaires de gauche, c'est qu'il peut agir réellement au niveau du PSE sur l'Europe, car il en a la capacité et la taille, c'est la raison pour laquelle il convient à l'électorat de gauche de ne pas aller se perdre dans des marais vaseux, mais de pousser à la roue dans une direction crédible sur un chemin balisé et ferme.

Vincent Assante.

Où le PS mène-t-il ses militants et électeurs?

Le PS vient de rendre publique une liste intitulée « 10 propositions des socialistes pour changer l'Europe maintenant ! ».

À cette lecture, on se croirait revenu en 2004, à l'époque où François Hollande avait proposé la synthèse à Nouveau Monde et au NPS en échange de quoi le programme pour les européennes de l'époque avait été clairement marqué à gauche à partir de l'introduction des « sept conditions pour une Europe sociale » et franchement, on pourrait s'en féliciter !

Seulement voilà : le Traité de Lisbonne auquel la majorité du PS a donné son accord est passé par là -- même s'il n'est pas encore en fonction dans la mesure où les Irlandais ont voté contre et n'ont pas pu être contraint pour le moment de voter à nouveau -- et dans la mesure où le PS, comme l'ensemble des partis sociaux-démocrates européens en accepte les conséquences, la plupart des 10 propositions présentées ne pourra être appliquée et constituent donc un leurre, pour ne pas dire plus.
Un plan de relance européen.
Cela est totalement contraire aux fondamentaux du Traité de Lisbonne tels qu'exprimés dans les articles 119 et 126 du dit traité.
Sans compter les prises de positions politiques allant dans le même sens lors des rencontres des chefs d'états européens des 1 et 19 mars 2009.

Un bouclier social.
En matière sociale, le Traité de Lisbonne n'autorise que des actions de coopération « à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres ». Articles 129 et 176 du dit traité.

Des services publics pour tous et partout.
S'il est toléré des dérogations pour les banques et des mesures de relance nationale ponctuelle, les chefs d'Etats européens venant de prendre quelques libertés avec le texte mais dans une proportion tout à fait limitée, il est en revanche clairement exprimé dans l'article 107 du Traité que « sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre les états membres, les aides accordées par les Etats ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises certaines productions. ».

Lutter contre les délocalisations.
Non seulement cela nécessiterait que les articles 129 et 176 du traité de Lisbonne soient rayés d'un trait de plume mais encore faudrait-il que le principe de « la concurrence libre et non faussée » soit, lui aussi, abandonné. Car comment lutter contre les délocalisations sans lutter contre la concurrence libre et non faussée aujourd'hui ? Car, si pour les pères fondateurs de l'Europe, ce principe était mis en avant contre la tentative de création de trusts, ce principe a été complètement dévoyé pour en faire une arme contre les services publics. Étant entendu que les services publics reposent sur le principe d'égalité tandis que les services d'intérêt général reposent sur le principe d'équité. Ce qui n'est évidemment pas la même chose !

Un salaire minimum dans tous les pays d'Europe.
Là encore, les articles 129 et 176 du traité sont là pour l'interdire ! Hé oui, les faits sont têtus !

Un Fonds de soutien aux salariés.
Là encore, le traité de Lisbonne va à l'encontre de l'esprit de telles mesures. Cela étant, il n'est pas certain qu'un accord ne pourrait pas être trouvé entre les chefs d'États dans la mesure où la libre circulation des salariés aux compétences réelles mais aux salaires différenciés est constitutif du principe de concurrence libre et non faussée.

Un budget européen à la hauteur des enjeux.
Sur ce point en revanche, de nombreux articles du traité de Lisbonne vont à l'encontre d'une possibilité « d'augmenter significativement le budget européen pour financer les investissements nécessaires face à la crise et pour préparer l'avenir » tel que le souhaitent les partis sociaux-démocrates ! Voir les articles 97, 108,119. D'ailleurs, l'ensemble des dirigeants européens, y compris sociaux-démocrates, n'ont pas souhaité voir l'Europe se doter dans la crise récente d'une capacité financière complémentaire qui pourrait s'apparenter à un plan de relance.

Le « juste échange » plutôt que le libre-échange.
Là, c'est encore plus clair : les articles 21 et 206 du traité de Lisbonne refusent toute régulation puisqu'il affirme que l'Europe doit non seulement contribuer à la « suppression des restrictions aux échanges » mais aussi « aux investissements directs étrangers, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. ». Comment veut-on dans ces conditions imposées des règles sociales ou écologiques aux importations et aux investissements étrangers ?

Une nouvelle politique agricole.
Là peut-être, compte tenu de l'immense malaise qui touche les milieux agricoles et des risques planétaires qui touchent l'ensemble des productions, des mesures pourraient être prises malgré la philosophie du traité de Lisbonne et l'idéologie libérale. Mais cela reste à vérifier.

Une croissance écologique et source d'emplois.
Dans ce domaine, compte tenu des nouveaux marchés qui se présentent et du poids des craintes des différentes opinions publiques nationales, il est tout à fait possible que des capitaux trouvent à s'investir dès lors que les rendements sont assurés pour une longue période. Cela étant, là encore, dans une économie qui verrait la disparition de l'ensemble des services publics, il est à craindre qu'une croissance écologique trouverait vite ses limites dès lors que la demande ne serait pas solvable, à l'instar de ce que l'on connaît depuis des décennies ou des services de transport sont supprimés pour motiver de non rentabilité !

Ce n'était pas un hasard si, en 2005, les opposants au traité de constitution européenne affirmaient que tout ce qui serait écrit dans un traité constitutionnel, serait gravé dans le marbre !

Aujourd'hui, l'idéologie libérale accepte parfaitement que le terme « constitutionnel » ne soit plus associé au terme « traité » pourvu que sur le fond ce traité s'impose à tous, et en particulier aux peuples européens !

Il est impensable que les militants socialistes, à un moment donné ou à un autre, ne réagissent pas devant ce que leurs dirigeants sont en train d'écrire en leur nom !


Vincent Assante.

jpb

La saga continue:

« Claude Allègre dément son entrée au gouvernement »

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/claude-allegre-dement-son-entree-au-gouvernement_762317.html

jpb

La vidéo décontract de Pierre :

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=4421

C'est toujours bien de cadrer les choses et de parler sans ambiguïté, au moins on sait collectivement où l'on va. :-)

Anis

@ Grouchy,

Vous avez bien compris ma position:
Le mode d'élection actuel n'est précisément pas représentatif, car il produit des politiciens professionnels parachutés et absorbés par le système au point de perdre tout contact avec ceux qu'ils sont censés représenter. Ceci est déjà le cas au niveau des parlements nationaux (c'est la raison pour laquelle, dans la Grèce de Périclès, les 5OO membres de l'assemblée -nos députés- étaient tirés au sort pour une représentation fidèle de la population et afin d'éviter démagogie et corruption). Au parlement européen, il s'ajoute le fait que les députés n'ont pas l'initiative de proposition des lois, qui est entre les mains de la Commission non-élue,...voir mon commentaire précédent.
On a pu juger de l'inanité du système au moment du referendum:
Je rappelle que la procédure referendaire, voulue par notre constitution, concerne toute décision cruciale pour la nation et à laquelle il est possible à chacun de répondre sans ambiguité (OUI/NON, par exemple), ce qui fut le cas en 2005. La délégation de la décision par toute autre voie indirecte, fut-ce le congrés, est dans ce cas illégitime. Vous me semblez appartenir à la catégorie de ceux qui, pour interroger tel ou tel, frappent à la porte du voisin...censé connaître son avis. Ce procédé est généralement employé par ceux qui redoutent l'épreuve de vérité et cherchent à la contourner. Cela s'appelle la duplicité.
Vous demandiez si j'avais quelque chose contre la démocratie représentative...Je l'aime tellement, la démocratie représentative, que je veux lui éviter de se deshonorer en tombant dans le ruisseau, chaque fois que cela est possible!
Pour approfondir ces questions, cruciales pour toute démocratie, je vous renvoie au site fort documenté de celui qui se fit une réputation sur ce sujet en 2005: Etienne Chouard

phiphi

Encore heureux qu'on puisse être ami avec quelqu'un dont les opinions politiques sont différentes, à moins bien sûr qu'il s'agisse d'un fasciste. Et jusqu'à preuve du contraire, Allègre n'est pas Bousquet

Enfin on n'est pas responsable de l'évolution de ses amis, que ce soit en politique et plus généralement dans la vie.

jpb

Ami avec quelqu'un c'est « Parce que c'était lui ; parce que c'était moi », c'est fondé sur la singularité du sujet, et non sur la fusion d'un amalgame. On peut être ami avec un saint, avec une crapule, sans être ni l'un, ni l'autre. Il n'y a pas de jugement moral à porter, Pierre est capable d'amitié, ce qui est déja une bonne nouvelle en soi, et sa palette relationnelle est suffisamment large pour qu'il soit, apparemment, ami avec la majorité des Français.

Porter des jugements de valeur sur des personnes, qui ont leurs qualités, et évidemment leurs défauts, n'apporte aucun éclairage politique. Mosco serait ami avec la reine d'Angleterre ou le Pape que cela ne me chagrinerait aucunement. Un homme d'État n'est pas de bois, et surtout, il ne doit pas être sectaire. Cela doit donc être porté à son crédit.

Vens

"Claude Allègre et moi (Pierre Moscovici) avons été très amis" ! "Je lui dois beaucoup" !
Si ce qu’on lit est vrai, je tombe de haut.
Décidemment Pierre Moscovici manque singulièrement de psychologie ou d’intuition sur les hommes. Après s’être fié à Cambadélis, embarqué avec Montebourg, avoir un peu accompagné les grands maires avant le congrès de Reims, louangé le Bouton de la Société Générale, il s’avèrerait qu’il a pu éprouver de l’amitié pour un Allègre ! Comme Jospin, dont ce fut une des principales faiblesses.
Comment est-ce possible ?
Ce serait bien grave pour un aspirant homme d’état.

isabelle

bonjour,

c'est assez amusant de voir à quel point on pourrait écrire sarko à la place de barosso...

Stéphane 94120

Oui, le diagnostic est remarquable de pertinence et d'objectivité..... et/mais je suis d'accord avec les commentaires qui posent la question du "QUI à la place ?". Et notamment, quelle alternative POLITIQUE le PSE en tant que "parti de gouvernement" pourrait-il proposer ? Depuis Delors (au moins aussi démocrate-chrétien que soc-dem), les présidences ne sont ni opportunes, ni à la hauteur des enjeux (cf Prodi qui, franchement, ne laisse pas un souvenir impérissable)

De fait, le problème est similaire pour le président de la commission (Barroso donc) et.... pour l'alternance de gauche au président de la république : QUI donc serait légitime, crédible et aurait une vraie chance de gagner ??

jpb

La mayonnaise est en train de prendre :

http://www.rue89.com/europeennes/2009/05/21/dany-et-mosco-de-la-difficulte-de-motiver-les-electeurs

Une fois la position sur la Turquie clairement affirmée, il s'agit de brosser un portrait clair de ce que l'on peut faire à partir de l'Europe, et quelles conséquences cela peut avoir pour notre programme de 2012.

En précisant que la sortie de crise et son dépassement ne peuvent se faire que dans une marche en avant à partir d'initiatives pourtant sur une nouvelle réalité économique européenne, passant par la construction d'une nouvelle capitale, Schuman-Kanfen :

http://jeanpierre.becker.free.fr/Schuman/index.html

Ensuite pour éclairer le tableau, on brosse l'aspect social, après un revenu minimum pour chaque pays, un salaire citoyen évolutif pour chaque pays, et on commence par la France...

Pour créer la richesse nécessaire permettant de taxer sur le revenu, création de nouvelles entreprises basées sur l'innovation et le capital-risque, à partir d'une contribution des états européen.

Tout ceci pour être en accord avec nos idéaux de toujours, « Le bien-être pour tous, et l'augmentation de l'autonomie de chacun ».

Les élections sont liées, l'Européenne nous ouvrant la Présidentielle. La même vision déclinée sur deux niveaux complémentaires, basée sur un argumentaire explicite, capable d'être compris par l'ensemble des Français. Ce n'est pas en clivant que nous l'appliquerons, mais en réunissant au-delà de notre positionnement politique.

nten

Bayrou ausi veut changer Barroso.

Il est très proche d'une position commune sociale démocrate réformiste, à lire en vitesse son programme, à part la Turquie, on doit bien avoir une concordance suffisante.

Le point fort de ce programme, AMHA:

http://www.lepost.fr/article/2009/05/21/1545272_message-de-francois-bayrou-aux-lecteurs-du-post-fr.html#xtor=EPR-275-[NL_732]-20090522-[politique]

« le développement des transports propres permettra d’importantes économies d’énergie »

Pour ma part, je n'en ai jamais douté:

http://jeanpierre.becker.free.fr/monorail/index.html

Serait-il en train de pomper nos bonnes idées ? :^)

Genzel

Philippe Gavi s'exprime et s'explique sur Dieudonné, in :
http://www.davidetceline.fr/

Grouchy

Cher Anis,

As-tu quelque chose contre la démocratie représentative?

Es-tu consulté, par référendum, lorsque se vote, tous les ans, la loi de finances, celle là même qui décide de l'ensemble des dépenses/des recettes de la Nation. Drôlement importante cette loi. C'est vraiment incompréhensible qu'on ne demande pas au peuple son avis sur les choix budgétaires!

A titre personnel, je pense que le TCE n'aurait pas du être soumis au référendum mais au vote en Congrès.

Chirac a réussi un joli coup politique qui n'est pas étranger, à mon avis, à l'élection de Nicolas SARKOZY....mais cela est une autre histoire....

Maintenant je suis à l'écoute des partisans de la démocratie directe, puisque c'est ce qu'ils prônent pour les questions européennes, j'imagine que c'est le cas de manière générale?.
Je souhaiterais avoir leur avis sur la manière de la mettre en oeuvre, j'aimerais savoir comment ils conçoivent, dans cette perspective, l'éducation politique de leurs concitoyens.

Le sujet est intellectuellement séduisant.


Anis

Lorsqu'on lit le dernier billet de Moscovici, on pourrait aussi bien l'imaginer sous la plume d'un député UMP ou MODEM!
Il n'y est reproché à Barroso que d'être trop mou ou trop maladroit...

Rien (forcément) sur la forfaiture du traité de Lisbonne, qui a ridiculisé nos institutions et celles des Pays-Bas en faisant ratifier par voie parlementaire ce qui avait été refusé par la voie referendaire, motif d'anti-constitutionnalité évident dans toute démocratie digne de ce nom: rappelons ici que la procédure referendaire, se justifie dans la Constitution par le sujet traité; dés l'instant où il a été jugé bon de faire appel au peuple dans un premier temps, on ne peut sur le même sujet en juger différemment dans un second temps. Dans de telles circonstances, que le PS se soit abstenu ne fut en rien un moindre mal, ce fut une lâcheté supplémentaire!
Quelque soit son opinion (OUI/NON), on ne peut plus avoir confiance dans les hommes politiques qui ont bafoué un principe si élémentaire que tout français le ressent comme tel.

Le referendum de 2005 avait été un vrai moment de démocratie, pas seulement par son résultat, mais par la campagne qui l'avait précédé: les documents analysés et les arguments échangés avaient permis à la raison de s'exercer et non aux tripes de s'exprimer, comme c'est trop souvent le cas. Nombreux sont ceux qui ont construit leur vote sur la réflexion face à l'enjeu. Cela avait permis de revenir aux sources de la démocratie et rendu évident pour une majorité d'entre nous que les institutions européennes étaient fondées sur l'autorité arbitraire d'une Commission non-élue jouissant de pouvoirs comme nulle part ailleurs (cf le site d'Etienne Chouard à ce sujet).

Dans l'Union Européenne, en effet, la Commission jouit du "monopole d'initiative", système politique sans équivalent chez les nations, qui lui permet de préparer et inscrire à l'ordre du jour les directives de son choix. Elles ne peuvent qu'être amendées par les députés. Quant au Conseil Européen, qui a la charge de la décision finale, il s'en remet le plus souvent à la Commission qui a pris soin de préparer le terrain, ce qui a fait dire à l'ambassadeur belge Philippe de Schoutheete:
" Nous en sommes arrivés à un stade où il (le Conseil) adopte des documents qu'il n'a même pas lus. Il faut trouver autre chose..."
Sans doute est-ce pour cela que Pierre appelle au pouvoir renforcé de la Commission!
On mesure là tout le caractère prémonitoire des paroles concernant l'Europe qu'Yvan Audouard faisait prononcer à Jean Gabin devant l'Assemblée dans le film mémorable "Le Président" rediffusé avec à-propos sur la chaîne parlementaire, récemment:
" Désormais, messieurs les députés, on ne vous demandera plus d'appuyer un ministère, mais de soutenir un gigantesque conseil d'administration! "

Les acteurs essentiels des choix de la Commission sont en effet des lobbies, d'inspiration et de dénomination anglo-saxones, qu'elle dissimule sous le vocable de "société civile". Parmi les plus importants figurent notamment:
L'ERT (European Round Table)
L'UNICE (Union of Industrial and Employers Confederation of Europe)
L'ESF (European Services Forum)
Le TABD (Trans Atlantic Business Dialog), ce dernier ayant conduit le 26 mars 2009 à la signature par le PSE de la résolution concernant notamment le Grand Marché Transatlantique, comme en témoigne le procés verbal officiel que l'on peut consulter sous la référence:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2009-0114&language=FR
un scoop que l'on doit à Jean-Luc Melenchon d'avoir développé en détails sur son blog dans un long billet (10 Mai) où l'historique est aussi instructif que le résultat.

Et qu'on ne nous dise surtout pas que ceux-là sont contre l'Europe!
Pierre Bourdieu avait déjà vu venir le coup lorsqu'il déclarait:
L'Europe ne dit pas ce qu'elle fait; elle ne fait pas ce qu'elle dit.
Elle dit ce qu'elle ne fait pas; elle fait ce qu'elle ne dit pas.
Cette Europe qu'on nous construit, c'est une Europe en trompe-l'oeil.
La résistance à l'Europe des banquiers , et à la restauration conservatrice qu'ils nous préparent, ne peut être qu'EUROPEENNE!

Je recommande à nouveau de lire à ce sujet Raoul Marc Jennar, spécialiste international dont les écrits furent prémonitoires:
Europe, la trahison des élites, Fayard 2004.

Vens

Le méchant est bien caractérisé et identifié, pas le gentil.
A-t-on une idée du "l'un des siens" que le PSE pourrait opposer à Barroso ? Monsieur Rasmussen ?
Je crois aussi que ce serait intéressant de le savoir car, incarné dans une personnalité (surtout avec un pédigree et/ou une renommée intéressants), le Manifesto serait moins abstrait, plus attractif et pourrait peut-être davantage grignoter sur l'abstention.

Chris JOUS

Bonsoir Pierre,
Comme toujours je trouve vos analyses très intéressantes, argumentées et convaincantes. Avez-vous quelques noms à proposer pour succéder à M. BARROSO? Je serais curieux de connaitre quelques noms de personnalités, françaises ou pas, socialistes ou pas de nature à changer l'Europe. Je suis convaincu qu'il existe des personnes de talent au sein des trois grandes formations politiques européennes, PSE, PPE et ADLE et sans doute aussi au-delà. A qui feriez-vous confiance pour réorienter l'Europe dans un sens qui soit conforme aux attentes des peuples? Qui accepteriez-vous d'investir si vous étiez député européen? Qui vous enthousiasmerait? Un nom ne dit pas tout certes mais évoque déjà assez bien la politique que l'on souhaite voir menée.
Au plaisir de vous lire.

marc


http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/europeennes-...

Voilà pourquoi ça n'intéresse personne... ou presque.

guillaumeA

Barroso doit partir car sa politique libéral est une catastrophe.

Il a aucun projet et veut continuer dans cette direction.
Reste que l'on voit pas qui est en pôle pour le remplacer.
Il faut pas se le cacher,le PSE ne semble pas partit pour réussir la le mettre dehors.

asse42

Barroso= Bolkenstein= Ouste!

PhJd+ou-


Vous exposez bien le "cas" Barroso, avec vos habituelles qualités critiques mais aussi avec une vraie force de conviction.
Barroso "le caméléon" a un vrai pouvoir de sympathie à titre personnel. Mais on n'élit pas un Président de la Commission pour son pouvoir de sympathie, lequel serait fatalement à la mesure de sa volonté de s'effacer devant "les pouvoirs traditionnels" que sont les pouvoirs nationaux.
Un pouvoir d'entraînement tel qu'on l'a connu avec Jacques Delors et tel qu'on peut tout bien compté l'espérer d'un Poul Nyrup Rasmussen serait bien plus à la hauteur de ce que l'on peut attendre de la situation actuelle. On ne doit pas attendre des générations de nos enfants ou de nos petits-enfants de réaliser l'Europe politique. Il faut trouver le moyen de retrouver confiance en nous en l'incarnant dès à présent, sur la base d'un programme, d'une volonté, d'une attitude délibérée et motivée tout simplement par nos convictionc européennes: d'anti-renoncement.

sasha

ENFIN une prise de position sur ce sujet essentiel! les socialistes doivent se mobiliser pour que l on ait un pdt de commission digne de ce nom et à la hauteur des enjeux de demain

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