A une semaine de la fin de la campagne européenne, les sondages ne sont pas bons pour le Parti socialiste, qui flirte avec – et même glisse parfois en dessous de – la barre symbolique des 20 %. Je me suis jusqu'à présent refusé à en parler, à les commenter – je ne le ferai pas davantage aujourd'hui – ou à les croire. Mais au moment d'aborder la dernière ligne droite, le taire n'aurait pas grand sens. Nous constatons tous, sur le terrain, une inquiétude, une difficulté à saisir et à mobiliser l'électorat, avec cet effet pervers des mauvais résultats qui alimentent à leur tour la tentation de la dispersion, l'envie de ce vote sanction contre nous, que j'ai senti venir de longue date et qui a, bizarrement, suscité si peu de commentaires sur ce blog. Mon propos n'est pas de faire l'analyse des sondages, moins encore la critique de la campagne du Parti. Ce n'est pas mon tempérament de « cracher dans la soupe », je suis plutôt une nature loyale, et chacun voit ici que je ne ménage pas ma peine pour convaincre – en utilisant, il est vrai, une argumentation que je ne trouve pas assez chez d'autres et qui, à en juger par les réactions des salles que je rassemble, suscite l'intérêt. Mon interrogation est autre. Comment pouvons-nous, en quelques jours, renverser la tendance, réussir un score honorable, desserrer l'étau de nos poursuivants – le Modem, les Verts, le Front de gauche – resserrer l'écart avec l'UMP, si possible la dépasser ? Pouvons-nous, devons-nous, et si oui comment, en appeler au « vote utile » ?
La thématique du « vote utile » n'est pas la plus séduisante en démocratie, elle rebute ou interroge. Ces doutes sont tout à fait compréhensibles. Sur le plan des principes, tout d'abord. L'acte utile, c'est le vote lui-même, et il est tout à fait déplaisant de sembler discréditer, dans le débat, l'expression d'une opinion, quelle qu'elle soit. Voter est utile en soi, c'est un droit précieux, que n'ont pas tous les habitants de la planète, qui ne peuvent partout s'appeler du beau mot de citoyen, c'est aussi un devoir. C'est pourquoi toutes les opinions – ou presque - doivent être respectées, même si certaines doivent être combattues avec passion. Il y a aussi d'autres raisons au maniement délicat de cette notion. Elle est en effet évoquée, la plupart du temps, dans des situations difficiles, voire désespérées, et avec réticence car elle apparaît comme un aveu de faiblesse, l'argument qui demeure quand il n'y a plus d'arguments. C'est pourquoi l'orgueil – qui peut aussi être une qualité – conduit souvent à y renoncer. Chacun, notamment, garde en mémoire, le refus de Lionel Jospin, persuadé de la raison des Français, de leur capacité à valider le bon bilan de son gouvernement, d'en appeler au « vote utile » contre Jean Marie Le Pen, qui eût, peut-être, changé la face de l'histoire politique du pays. Cet exemple, on le voit, est à double tranchant. Il montre aussi que l'appel au « vote utile » - qui ne doit pas forcément s'exprimer avec lourdeur et inélégance - peut être nécessaire et positif.
Je crois qu'il l'est pour le PS en vue des élections européennes du 7 juin. Car si, je l'ai dit, le vote est utile en soi, certains votes le sont toutefois, pour le citoyen, plus que d'autres. Ma perspective, j'en suis conscient, est celle d'un social-démocrate, réformiste et réaliste : le vote utile est celui qui permet d'avancer, de participer au choix final et à la mise en oeuvre des politiques publiques, celui qui ne néglige pas le pouvoir, conçu non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen d'agir. C'est pourquoi j'écarte, pour ma part, et depuis longtemps, les votes protestataires, qui ne servent qu'à exprimer un refus et non à proposer une alternative. Si l'on excepte cette définition – qui peut être discutée, qui est discutable, mais il faudrait pour cela plus qu'un post sur un blog – je vois une triple utilité au vote en faveur des listes PS/PSE. Utilité pour la gauche, d'abord. Une gauche éclatée, une gauche dispersée, sur le modèle du 21 avril, est une gauche impuissante, affaiblie, incapable de prétendre à l'alternance, de gouverner. Pour pallier à cela, le vote pour le Parti socialiste – sans négliger ses défauts, sans oublier sa rénovation nécessaire, qu'il faudra impérativement engager le 8 juin, avec force, sans calcul ni hésitation – est bien le seul qui puisse incarner l'espoir. Soyons conscients – qui ne l'est pas en vérité ? - que les Français, même de gauche, ne sont pas prêts actuellement à nous signer un chèque en blanc, ne nous illusionnons pas sur la signification profonde d'un sursaut d'ici au 7 juin : les réticences sont là, elles demeureront. Mais intervient ici la deuxième utilité du vote socialiste. Un PS plus fort est nécessaire à notre pays, à la France, il sera, malgré tout, un outil précieux pour préparer l'alternance et l'alternative en 2012. Nous méritons peut-être un avertissement, je crois que nous l'avons compris, mais un vote sanction affaiblirait en réalité ceux qui voudraient nous l'infliger. Car une UMP largement en tête serait, quelles que soient les interprétations qu'on en donnera, quelle qu'en soit la justesse – c'est vrai, un parti majoritaire ne réussissant que 25 à 28% des suffrages exprimés n'est pas triomphant – un succès pour le Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui y verrait un quitus pour sa politique et un encouragement à poursuivre et durcir son entreprise de liquidation.
La troisième utilité du vote socialiste, la plus directe, la plus importante aussi sans doute, est européenne. Car l'enjeu des élections européennes du 7 juin est bien l'orientation de la politique suivie par l'Union européenne, la qualité du compromis qui s'y construit, et surtout le rapport des forces entre le Parlement, la Commission et le Conseil européen. Quoi qu'en disent le PPE et l'UMP, qui n'insistent guère sur cette dimension, attachés qu'ils sont au seul choix des Etats-membres, le groupe arrivé en tête aura un « droit de tirage » sur la Présidence de la Commission. Si les conservateurs l'emportent, José Manuel Barroso, ce Président que j'ai qualifié mardi à l'Assemblée nationale, d'apathique, suiviste, libéral, sera reconduit. Or le seul groupe en situation, le cas échéant, d'empêcher cela, est bien celui du PSE, qui dispose en outre avec le « Manifesto » du programme le plus ambitieux et le plus complet de toutes les formations politiques. Autrement dit, tout autre vote que celui en faveur du PSE est, pour les citoyens attachés au changement de l'Europe, à l'alternance à la tête de la Commission, une occasion manquée. Le seul vote effectif anti-Barroso est le vote socialiste.
Il reste une semaine pour convaincre. Je souhaite que les socialistes, dans la dernière ligne droite, sachent mobiliser un électorat distant et flottant, pour peser en France et en Europe. Pour cela il faudra bien, oui, appeler d'une façon ou d'une autre au « vote utile ». A la Première secrétaire, Martine Aubry, à chacune et chacun d'entre nous, de le dire avec les mots qui conviennent, sans culpabiliser, sans brutaliser, en expliquant pour convaincre. C'est ce que je ferai pour ma part jusqu'au dernier jour.

1/ Je serais condescendante? Et toi comment te qualifies-tu quand tu prétends que je serais "comme mon camarade Bangor" (et de manière générale les strauss-kahniens) une planquée de l'administration?
a/ tu insultes un de mes camarades, pas de chance, je l'apprécie particulièrement
b/ tu insultes les sociaux démocrates (ce qui, stratégiquement, est très bête quand on se dit socialiste, nous devons bien représenter, aujourd'hui, toute motion confondue + 50% du PS)
c/ tu insultes les fonctionnaires, pas de chance, je suis aussi syndicaliste
d/ tu juges ma situation socio-professionnelle sans même me connaître, pas de chance, je travaille dans le privé, qui plus est dans l'économie sociale et solidaire. Vraiment tout faux.
Eh oui, c'est comme çà quand on est plein d'idées reçues.
Tu reviendras me parler de condescendance.
2/ C'est bien toi qui a parlé de "fonds de pension" sans, manifestement, savoir de quoi il s'agissait.
Cela dit, je continue à prétendre que tu commenceras à pouvoir te dire socialiste le jour où tu raconteras moins de "conneries".
Bon courage, le chemin est long. Ma foi en l'homme m'indique que tu es sur le bon chemin en fréquentant ce blog, ce n'est déjà pas si mal.
Encore un détail, essaie de mettre rapidement en pratique, tu fais plus de mal à Ségolène ROYAL (et donc au Parti Socialiste) que de bien.
Bien à toi.
Débat clos pour moi (du moins avec Asse).
Rédigé par: Grouchy | 06 juin 2009 à 22:16
Grouchy
Épargne-moi d'abord tes jugements condescendants quand tu essayes de débattre.
Tu ma fais la leçon sur ces pauvres américains épargnants etc... Mais ce n'est pas eux que je vise lorsque je dénonce la soumission aux lobbys financiers, aux multinationales; je dénonce le modèle américain. Celui qui croit que l'entreprise privée est beaucoup plus performante dans tous les domaines et qu'il faut donc tout mettre en concurrence pour le meilleur des mondes. Tu vois ce que cela donne le libéralisme financier sans entraves? Des millions d'américains dépossédés de leur maison car les banques n'ont pas hésité une seconde à reprendre leurs hypothèques alors que les états les renflouaient sans vergogne.
Et c'est ce dogme là que tu veux voir débarquer en Europe? Moi je suis socialiste et je défends les services publics, je ne crois pas qu'en ouvrant notre marché aux puissances financières et industrielles américaines nous nous mettons en situation de résister pour défendre notre modèle social. Car tu penses que ces puissances financières vont nous faire des cadeaux? Tu crois qu'elles nous en font déjà? Mais dans quel monde tu vis pour penser que le libéralisme financier serait la panacée universelle.
Et c'est cela qui est en jeu avec la constitution du grand marché libéral US-UE en 2015. Pas faire ami-ami avec le peuple américain. Ça c'est de la mièvrerie et de la démagogie populiste propagandiste à la solde des américains. De la part de Bangor je peux comprendre.
Rédigé par: asse42 | 06 juin 2009 à 16:09
Tu as raison asse.
Je te propose d'aller présenter ton discours démago aux épargnants américains, tu sais ces gens comme toi et moi juste américains quand, nous, nous sommes français, ces américains qui placent dans des fonds de pension et qui comptent dessus pour assurer les études de leurs gamins, leur retraite et leur couverture maladie.
Les voilà tes affreux capitalistes. C'est à eux que tu t'attaques lorsque tu vomis sur les fonds de pension sans même savoir ce qu'ils sont au juste.
Tu ferais mieux de défendre notre modèle civilisationnel de protection sociale (celui là même que tu souhaitais voir réformer durant le Congrès) et d'espérer (comme commence à le mettre en place Obama) qu'il s'étende à tous.
Ah ben oui, c'est compliqué la politique, çà exige un minimum de cohérence!
Si moi je suis au pays des bisounours toi tu es au pays de la guerre des étoiles version Dark Vador, à choisir, je préfère le mien. Quant à la place au chaud, je suis prête à échanger la mienne contre la tienne. On ne cause pas quand on ne sait pas.
Au passage, ce n'est pas moi qui clame à tout bout de champ "aimez vous les uns les autres" et qui est terrifiée au moindre rapport de force.
J'essaie simplement d'être objective et de ne pas sombrer dans la mièvrerie ambiante, le manichéisme systématique, "comprendre le réel" camarade, commence par là tu deviendras peut-être socialiste.
Un socialiste ne peut pas être partisan du grand complot. Entends tu?
Rédigé par: Grouchy | 06 juin 2009 à 14:07
Il ne s'agissait absolument de passer un accord immédiat, mais d'étudier la possibilité de nouvelles régulations du commerce avec les Etats Unis , dont la configuration politique a évolué depuis l'élection de B Obama.
Ce n'est ni de la soumission, ni de l'angélisme, mais une volonté d'étudier la question, ce qui, vous le reconnaîtrez est quand même la moindre des choses envers des puissances non hostiles.
Nous sommes certainement en guerre économique, mais le protectionnisme a montré ses limites et le monde actuel , ainsi que Grouchy l'a démontré, ne s'y prète guère.
La méthode de l'interprétation systématiquement négative et faussèe est l'une des méthodes les plus nocives qu'il soit.
Ne pas réguler le commerce avec les autres puissances serait l'un des pires maux dont un gouvernement, encore davantage un ensemble de pays liés par une union économique (l'Europe), pourrait être accusé.
Rédigé par: selene | 06 juin 2009 à 11:21
Grouchy
Quelle défense de cette puissance financière US à laquelle dois beaucoup? Qui fait beaucoup de bien pour les travailleurs et les peuples puisque grâce à ses fonds de pensions les entreprises sont rachetées puis délocalisées sans vergogne dès lors qu'elles ne rapportent pas 15% de profit.
Mais tu vis dans un monde bisounours comme bangor? C'est-à-dire bien au chaud dans l'administration des finances pour nous abreuver de votre propagande pro-US comme si le libéralisme US ce ne serait pas la cause de la crise justement. Tu crois qu'on vit heureux ici en France?
Franchement je me demande dans quel monde doré vivent les bisounours DSKistes pour nous abreuver d'une telle propagande pro-libérale. Car évidemment cela ne marche que dans un sens. Les américains savent mettre des barrières lorsqu'il le faut. Eux!
Rédigé par: asse42 | 06 juin 2009 à 10:45
J'ai lu plusieurs fois ce texte et je l'ai plutôt compris comme une tentative de poser des limites au protectionnisme américain, une sorte de réciprocité et rééquilibrage à l'occasion du changement de gouvernement américain.
Rédigé par: Christine R | 06 juin 2009 à 10:39
Il ne s'agissait absolument de passer un accord immédiat, mais d'étudier la possibilité de nouvelles régulations du commerce avec les Etats Unis , dont la configuration politique a évolué depuis l'élection de B Obama.
Ce n'est ni de la soumission, ni de l'angélisme, mais une volonté d'étudier la question, ce qui, vous le reconnaîtrez est quand même la moindre des choses envers des puissances non hostiles.
Nous sommes certainement en guerre économique, mais le protectionnisme a montré ses limites et le monde actuel , ainsi que Grouchy l'a démontré, ne s'y prète guère.
La méthode de l'interprétation systématiquement négative et faussèe est l'une des méthodes les plus nocives qu'il soit.
Ne pas réguler le commerce avec les autres puissances serait l'un des pires maux dont un gouvernement, encore davantage un ensemble de pays liés par une union économique (l'Europe), pourrait être accusé.
Rédigé par: selene | 06 juin 2009 à 09:54
@ Grouchy
"Je sais, ce n'est pas très électoraliste."
Non, ce n'est pas très électoraliste, mais tu as parfaitement raison de dénoncer avec virulence les agissements de ceux qui utilisent les peurs, certes légitimes, nées de la crise actuelle pour essayer de nous entraîner vers des solutions "à gauche toute" qui ont échoué toujours et partout. Un retour au protectionnisme serait catastrophique pour l'économie mondiale, ce qui ne veut pas dire qu'il faille faire preuve d'angélisme en matière de dumping commercial.
Rédigé par: Bangor | 06 juin 2009 à 09:23
"L’Union Européenne se prépare à imposer, à l’insu des peuples européens, un « Grand marché transatlantique » pour 2015, avec une recommandation d’exécution anticipée à 2010 pour les services financiers et les marchés de capitaux.
En effet, le 26 mars 2009, le Parlement Européen a signé une résolution visant à « Faire en sorte que les générations présentes et futures continuent d’être engagées dans ce partenariat » avec les Etats-unis. (Partenariat qui n’est autre que le « Grand marché transatlantique »).
Ce partenariat doit toucher des domaines tels que: « les services financiers, les marchés des capitaux, l’aéronautique, l’économie digitale (vie privée, sécurité, droits de propriété intellectuelle), la politique de concurrence et la coopération en matière de régulation ».
Il vise à « instaurer la libre circulation des marchandises, des capitaux, des services et des personnes ».
Il doit prendre effet dès que le « traité de Lisbonne sera définitivement adopté ».
Les signataires de cette résolution sont le PPE ( Parti Populaire Européen, regroupant les Droites européennes, et donc l’UMP de Nicolas Sarkozy fait partie), l’ADLE-ELDR (Libéraux démocrates européens, c’est-à-dire, les différents partis centristes européens, donc le Modem de François Bayrou), le PSE (Partis Socialistes Européens, dont les Socialistes français sont membres). Seuls les députés de la GUE (Gauche Unie Européenne, dont les députés communistes français sont membres), et les Verts s’y sont opposés. (Mais GUE et Verts sont très minoritaires au Parlement Européen)."
Mais en voilà une horreur absolue dans un monde où il suffit d'appuyer sur un bouton pour faire naviguer des millions d'euros d'un état à un autre, de 500€ (mal négociés) et d'un passeport pour traverser l'Atlantique, un monde dans lequel le plus petit dénominateur commun des relations inter groupes humains à savoir la langue) est partagé (grosso modo, tout au moins, suffisamment pour se faire comprendre) par 60% de l'humanité, dans lequel des millions d'euro de marchandises (tout particulièrement alimentaires 1ère priorité et énergétiques 2ème priorité) traversent tous les jours l'Atlantique....vraiment l'horreur absolue que de mettre en place un PARTENARIAT (là encore les mots ont une signification) entre les Etats-Unis et l'Europe.
A "l'insu des peuples européens?". Vous vous moquez de qui? Les peuples européens seraient donc tellement stupides qu'ils ne constateraient pas qu'il existe depuis longtemps des échanges commerciaux, humains et financiers avec les EU? Ils sont tellement débiles qu'on ne pourrait pas leur expliquer qu'il s'agit, notamment, d'organiser ces échanges afin d'éviter les mesures protectionnismes (qui, au passage ont permis, au détriment de l'Europe, le développement initial des produits de haute technologie aux EU...en bref par de Bill GATES sans mesures protectionnistes, très schématiquement, je te l'accorde) aux frontières des deux grandes puissances économiques?
Ben oui quoi, ce serait drôlement plus amusant d'interdire toutes relations commerciales entre les deux plus grandes puissances économiques du monde plutôt que d'essayer de les organiser.
Ce qui interroge, nous sommes bien d'accord, ce n'est pas l'accord de partenariat (encore faudrait-il qu'il ne soit pas organisé en opposition aux autres grands blocs asiatique/russe/africain), c'est la priorité donnée aux flux financiers par une application anticipée. Je partage ce point là. J'imagine aussi que la crise financière n'y est pas étrangère.
Toutefois, et au passage, qui s'intéresse à l'éventuelle prédation des groupes financiers européens (nous n'aborderons pas là "la nationalité" des grands groupes....) aux EU?
Partenariat implique réciprocité. C'est amusant comme on ne supporte pas, par exemple, la délocalisation d'entreprises françaises mais qu'on apprécie l'installation de grandes entreprises japonaises (par exemple) en France. Qu'on ne supporte pas la venue de travailleurs étrangers sur notre sol mais qu'on apprécie les primes d'expatriation lorsqu'on travaille à l'étranger.
Le monde est GLOBAL, complexe et multi-polaire, il faut s'y faire et changer nos discours.
Ceux des années 70/80 sont obsolètes. Je n'ai pas la clé de ces nouveaux discours mais je suis sûre d'un certain nombre de choses: ils devront être internationalistes, partenariaux et honnêtes. A lire ceux du front de gauche, on n'en prend pas le chemin. Je préfère encore lire Besancenot et Bensaïd.
On ne voit, souvent encore, le monde que par le petit bout de la lorgnette.
Aucun accord de partenariat ne me pose problème, dés lors que les règles sont clairement fixées et qu'aucun des partenaires (mais qui sont réellement les partenaires? les états? les groupes d'états? les travailleurs? les consommateurs? les contribuables? de tous les états partenaires?......) ne soit lésé.
Les accords de Kyoto engendrent aussi des accords de partenariats. Tu serais contre?
Là encore la posture CONTRE, a priori, parce qu'on entend les mots marché, accord, partenariat, trans-atlantique est exaspérante.
Arrêtez de faire peur aux français, vous allez finir par les rendre xénophobes (l'effort à faire n'est pas bien grand!).
Placez-vous à l'échelle globale (vous n'avez pas le choix) et essayez de voir ce qui, collectivement, permettra aux hommes de s'épanouir (et pas les quelques petits 60 millions de l'humanité).
Je sais, ce n'est pas très électoraliste.
Rédigé par: Grouchy | 06 juin 2009 à 08:18
@ CQFD, Anis=Hadrien
Désolé d'avoir dû employer le patronyme Hadrien dans ma réponse ci-dessous. J'ai pensé un moment qu'il était bloqué par l'administrateur système.
Avec Sarkozy, on finit par se méfier de tout le monde...
Rédigé par: Anis | 05 juin 2009 à 22:14
Hadrien
Franchement je crois que tout le monde sait, du moins inconsciemment, que tu as raison. Cette Europe on est en train de la vendre aux puissances financières et aux lobbys. Et cela grâce aux conservateurs, aux libéraux et aussi aux sociaux-démocrates...Alors bien sûr c'est dur ensuite d'être crédible pour revendiquer une Europe à gauche.
Mais enfin on sait que c'est notre dernière chance. La dernière pierre à la construction d'un bloc intégré US-UE est en cours. Sûrement du fait de la majorité du PPE à l'assemblée et aussi de quelques soc-dems.
Mais on peut espérer qu'une majorité du PSE au parlement puisse changer la donne. De toutes façons c'est notre dernière chance démocratique. Si on échoue là c'est cuit.
Rédigé par: asse42 | 05 juin 2009 à 20:26
Je vous fais la même réponse qu'à Grouchy:
Il n'est pire sourd que celui qui ne veut entendre...
Quel type d'Union Européenne, me demandez-vous, en substance ? En 2005 et 2007, l'adhesion à l'Europe de 12 pays aussi dissemblables des quinze aurait du s'accompagner d'un protocole d'accord sur l'harmonisation sociale, fiscale, etc. avec un calendrier dont l'acceptation eut été une condition de l'adhesion, sans compter la consultation des peuples. Et ne me dites surtout pas que c'est ce que le PS propose maintenant... car il nous fait le coup à chaque fois: au nom de la culture européenne de compromis, on a droit ensuite à ce que j'appelle le "PIQUE-NIQUE" de la technocratie européenne:
"Peu Importe QUelle Europe - N'Importe QUoi Européen" !
Comme par hasard, c'est un contenu de plus en plus libéral... au point de produire en 2005 cette monstruosité juridique consistant à inscrire dans une Constitution...une politique économique nec variatur liant à tout jamais les générations futures!
Pour me faire plus clair, le PS utilise à cet égard la même stratégie que notre président à propos de l'adhesion turque: dire qu'on est contre pour garder les voix des électeurs, mais faire tout pour en préserver la continuation! (cf mes réponses à Amelle sur la Turquie)
Pour comprendre ce mal et le combattre, il faut avoir conscience de ses origines, ce qui ne semble pas être le cas de tout le monde:
Rocard lui-même l'avoua en 2005, durant le débat interne du PS préparatoire à la campagne référendaire: l'Europe Unie susceptible d'une harmonisation générale (sociale, fiscale, de défense etc.) est un rève qui a commencé à s'éloigner avec l'adhesion de la Grande-Bretagne dont l'objectif fut de transformer l'Europe en un plus vaste marché libéral, champ de manoeuvre pour la City et ses investisseurs (entendez: spéculateurs). Etant à cet époque domicilié en grande Bretagne depuis plus de trois ans, je puis en attester en connaissance de cause. C'est le premier ministre conservateur Edward Heath qui décida de l'adhesion britannique en vertu de la politique séculaire de la Grande-Bretagne: pas d'Europe Unie sur le continent susceptible d'isoler le Royaume Uni. En conséquence, le mot d'ordre fut "If you can't beat them, join them", ou encore en parlant de l'Europe "We shall rule it"! Cela se fit avec la complicité de l'ancier banquier Georges Pompidou lorsque celui-ci permit au Royaume uni et donc à la "City" d'entrer dans l'Europe, au nom des trois branches, allemande anglaise et française, de son ancien employeur le Groupe Rotchild. Cela s'est continué plus tard avec la privatisation de notre secteur bancaire (par Jospin comme par Balladur), qui a ainsi plongé comme la "City" dans le trou des subprimes venu des USA.
La récente décision de rejoindre le commandement américain de l'OTAN est dans le droit fil de ces abandons. Elle fait ainsi perdre à la France le leadership que De Gaulle lui avait assigné en son sein, comme unique puissance nucléaire en Europe et représentante de celle-ci au conseil de sécurité, à l'écart de toute subordination dans l'OTAN. Les socialistes auraient mauvaise grace à s'insurger aujourd'hui, puisqu'à l'époque la SFIO s'opposait à tout ce qui pouvait paraître anti-atlantique, ce que s'empressent de leur rappeler les conservateurs.
Cette tendance à céder à ce néoconservatisme qu'est le libéralisme guette tout le monde à propos de l'Europe. On doit se rappeller à ce sujet les mots de Pierre Bourdieu, en 1997:
" A l'Europe que la pensée de banquier veut à toute force nous imposer, il s'agit d'opposer, non, comme certains, un refus nationaliste de l'Europe, mais un refus progressiste de l'Europe néolibérale des banques et des banquiers. Ceux-ci ont intérêt à faire croire que tout refus de l'Europe qu'ils nous proposent est un refus de l'Europe tout court...La résistance à l'Europe des banquiers et à la restauration conservatrice qu'ils nous préparent, ne peut être qu'européenne."
Avant son décés, il déclara lors d'une session préparatoire au grand colloque qu'il voulait organiser sur la reconstruction de l'Europe:
" L'Europe ne dit pas ce qu'elle fait; elle ne fait pas ce qu'elle dit. Elle dit ce qu'elle ne fait pas, elle fait ce qu'elle ne dit pas. Cette Europe qu'on nous construit, c'est une Europe en trompe-l'oeil."
On voudrait croire que seuls les libéraux ou les démocrates-chrétiens sont atteints par ce mal dont témoigne l'ouvrage de Jean Peyrelevade "Sarkozy: l'erreur historique", où ce dernier est dénoncé pour... avoir loupé le virage libéral !
Certes, ceux-là ont été les premiers à vouloir contester tout à la fois De Gaulle et la Gauche en 1965, avec Jean Lecanuet dont Giscard d'Estaing et François Bayrou furent les héritiers (ce dernier a continué de récuser le "trop d'Etat", lors du débat mémorable qu'il eut à la télévision avec la candidate socialiste, aprés son éviction des présidentielles 2007).
Mais il est tout aussi instructif de rappeler que Jean Monnet était lui-même banquier, comme Jean Peyrelevade et...Pascal Lamy, dont il n'est pas inutile de connaître le parcours:
Issu de la démocratie chrétienne, Pascal Lamy devint le directeur-adjoint de Jacques Delors lorsque celui-ci rejoignit les socio-démocrates au PS, comme ministre de l'Economie et des Finances sous le ministère de Pierre Mauroy où il cotoya Jean Peyrelrevade.
Directeur de cabinet de Jacques Delors durant ses mandats à la Présidence de la commission européenne, il entra au comité de direction du Crédit Lyonnais (lui aussi) pour en sortir directeur général, non sans avoir entrepris la privatisation de la banque et ses licenciements massifs qui lui valurent le surnom de "la brute" et l'"Exocet" auprés des syndicats. A ce titre, il présida la commission "prospective" du CNPF, qui devait devenir l'actuel MEDEF.
Proposé en 1999 par Dominique Strauss-Kahn comme commissaire européen à la concurrence pour succéder à Leon Brittan, il inaugura son mandat en fanfare par sa proposition de lever l'interdiction d'importer en Europe les OGM américains. Il déclara à l'assemblée du lobby pro-américain Trans Atlantic Business Dialog (TABD):
" Nous ferons ce que nous avons à faire d'autant plus facilement que, de votre côté, vous nous indiquerez vos priorités..."
Pascal Lamy est aujourd'hui à la tête de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)!
A l'aune de ce qui précède, on mesure tout le caractère prémonitoire des paroles qu'Yvan Audouard faisait prononcer à Jean Gabin devant l'Assemblée dans le film mémorable "Le Président" rediffusé avec à-propos sur la chaîne parlementaire, récemment:
" Désormais, messieurs les députés, on ne vous demandera plus d'appuyer un ministère, mais de soutenir un gigantesque conseil d'administration! "
Nous ne sommes pas loin de ce stade dans l'Union Européenne où la Commission jouit du "monopole d'initiative", système politique sans équivalent chez les nations, qui lui permet de préparer et inscrire à l'ordre du jour les directives de son choix. Elles ne peuvent qu'être amendées par les députés. Quant au Conseil Européen, qui a la charge de la décision finale, il s'en remet le plus souvent à la Comission qui a pris soin de préparer le terrain, ce qui a fait dire à l'ambassadeur belge Philippe de Schoutheete:
" Nous en sommes arrivés à un stade où il (le Conseil) adopte des documents qu'il n'a même pas lus."
Les acteurs essentiels des choix de la Commission sont des lobbies, d'inspiration et de dénomination anglo-saxones, qu'elle dissimule sous le vocable de "société civile". Parmi les plus importants figure notamment:
L'ERT (European Round Table)
Cette table ronde des industriels européens a mis à son actif:
- "Europe 1990: un agenda pour l'action" dont on retrouve l'essentiel dans le "Livre blanc de la Commission Européenne" de Jacques Delors qui est la base de l'Acte Unique.
- "Remodeler l'Europe" qui a déterminé en 1991 le traité de Maastricht, quelques mois plus tard.
- "Vaincre la crise" recommandant les recettes présentées par Jacques Delors en 1993 dans son "Livre blanc sur la croissance, la compétitivité et l'emploi": dérèglementation, flexibilité du marché du travail, compétitivité internationale,etc.
- "Un enseignement pour les Européens", en 1995, rapport à l'origine de la "Déclaration de Bologne" sur le démantellement progressif des systèmes publics d'enseignement trop fondés sur l'instruction générale au détriment de l'employabilité industrielle.
-"Une pleine réalisation du Marché unique", en 1997, que l'on retrouve comme "Plan d'action pour le Marché unique" adopté au sommet d'Amsterdam: libéralisation des télécommunications, des transports et de l'énergie; brevetage du vivant avec octroi de monopoles (!) en biotechnologies, etc.
-"Les pensions en Europe: un appel à la réforme", en 2000, recommandant des systèmes de capitalisation, afin que les fonds de pension privés puissent partout capter ces énormes ressources financières (détenues en France par le système de répartition de la Sécurité Sociale).
Les rapports de ce type ont alimenté le discours des hommes politiques et des médias
au point de rendre l'opinion européenne convaincue de la nécessité absolue d'un libéralisme croissant dans les sociétés humaines, au détriment de toute régulation de la part des Etats.
On peut trouver le développement plus approfondi de tous les élements ci-dessus, dans le remarquable ouvrage de Raoul Marc Jennar:
"Europe, la trahison des élites", Editions Fayard, 2004.
Autre lobby de poids, déjà évoqué:
Le TABD (Trans Atlantic Business Dialog)
Il regroupe les PDG des cent cinquante plus importantes entreprises européennes et américaines, et vient de mettre à son actif ce qui fut à la limite de votre censure sur ce site avant que vous ne l'admettiez:
- Le Grand marché transatlantique
L’Union Européenne se prépare à imposer, à l’insu des peuples européens, un « Grand marché transatlantique » pour 2015, avec une recommandation d’exécution anticipée à 2010 pour les services financiers et les marchés de capitaux.
En effet, le 26 mars 2009, le Parlement Européen a signé une résolution visant à « Faire en sorte que les générations présentes et futures continuent d’être engagées dans ce partenariat » avec les Etats-unis. (Partenariat qui n’est autre que le « Grand marché transatlantique »).
Ce partenariat doit toucher des domaines tels que: « les services financiers, les marchés des capitaux, l’aéronautique, l’économie digitale (vie privée, sécurité, droits de propriété intellectuelle), la politique de concurrence et la coopération en matière de régulation ».
Il vise à « instaurer la libre circulation des marchandises, des capitaux, des services et des personnes ».
Il doit prendre effet dès que le « traité de Lisbonne sera définitivement adopté ».
Les signataires de cette résolution sont le PPE ( Parti Populaire Européen, regroupant les Droites européennes, et donc l’UMP de Nicolas Sarkozy fait partie), l’ADLE-ELDR (Libéraux démocrates européens, c’est-à-dire, les différents partis centristes européens, donc le Modem de François Bayrou), le PSE (Partis Socialistes Européens, dont les Socialistes français sont membres). Seuls les députés de la GUE (Gauche Unie Européenne, dont les députés communistes français sont membres), et les Verts s’y sont opposés. (Mais GUE et Verts sont très minoritaires au Parlement Européen).
Le procés verbal des actes de la résolution en question se trouve consigné sous la référence:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2009-0114&language=FR
C’est dire l’importance de l’élection européenne du 7 juin prochain!
P.S.(sans jeu de mots): ce dernier paragraphe est issu d'informations qu'on apprend de Jean-Luc Melenchon, un ancien du PS! Je ne suis pourtant inscrit à aucun parti.
Rédigé par: Hadrien | 05 juin 2009 à 18:40
Cher Anis, qui te dit que Cqfd serait un homme? sourire.
Ce n'est certainement pas, le pseudo accord PSE/PPE (relevant de la légende ou de la rumeur entretenue) qui aurait empêché les militants "à gauche toute" de s'intéresser à l'élaboration d'un projet européen alternatif.
C'est, simplement, la paresse intellectuelle. Il est bien plus facile de clamer haro contre l'Europe (et tout le reste) que de se mettre à réfléchir à une autre organisation.
C'est, de plus, jouissif, succès assuré, tout le monde est forcément contre quelque chose....
Je n'ai absolument rien contre les personnes qui ne partagent pas mes options.
Bien au contraire, je pense que la lumière émerge de la discussion, du débat, de l'échange. J'aime trop le débat pour me satisfaire uniquement de ceux qui pensent grosso-modo comme moi.
Je suis, donc, attentive à toute nouvelle idée.
Excuse moi de te dire qu'à la gauche du Parti Socialiste, c'est au mieux la dénonciation systématique, au pire la mauvaise foi orchestrée mais, à aucun moment, une seule proposition originale alternative argumentée.
Vous dites être contre le marché libre et non faussé, enfer et damnation, cause de tous les maux de la terre....soit.
Mais alors comment concevez-vous l'organisation du système économique et social?
Par un système opposé, à savoir une économie administrée? Je ne le pense pas. Le succès de l'entreprise ne fût pas à la hauteur de ce que Marx en avait pensé.
Par un système de régulation permettant à chacun de pouvoir d'épanouir?
çà tombe bien pour le coup, c'est aussi ce que le PSE propose. Manifestement çà ne vous convient pas non plus.
Autre chose à inventer? Peut-être, mais alors faites vite, il ne reste que 3 jours.....
Rédigé par: cqfd | 05 juin 2009 à 17:16
Je ne suis pas d'accord, un compromis n'est pas forcément un accord obtenu à mi chemin des demandes des parties. Ce serait non seulement trop simple mais, de plus, d'une totale inefficacité.
Un compromis est un texte ou une décision discuté, parfois après une lutte sans merci, faisant suite à des concessions réciproques pour arriver, vaille que vaille, (encore faut-il évidemment que les deux parties ou les trois, quatre, cinq.... soient d'accord et loyales) à un accord tenant compte, au mieux, des intérêts défendus par chacun.
Un bon négociateur n'est pas forcément celui qui a emporté la majorité de ses demandes, c'est celui qui aura réussi à trouver la solution pour que l'accord dure le mieux possible entre les parties.
Un vrai métier qui exige beaucoup de sagesse et le sens de l'intérêt général.
Rédigé par: cqfd | 05 juin 2009 à 16:55
@Anis
Un compromis c'est un accord qu'on obtient à mi-chemin de se que veulent les différent partis.
Voila pourquoi ce n'est pas la même chose que de fusionner.
Sinon la gauche du PSE (ou se trouve le PC et dont veux faire partie Melenchon) est aussi dans la culture du compromis puisqu'elle fait voter ses directives avec l'aide du PPE. Pourquoi ne pas le répéter dans les marchés aussi ?
Au parlement européen personne ne fait comme il le veux sans prendre en considération l'avis des autres rien a voire avec le parlement français. Il est de mauvaise fois de faire croire le contraire au français. C'est une question d'éthique.
Je vous dit ... une autre culture.
Pour les fautes d'orthographes vous avez raison je n'ai pas d'excuse ... Sinon pardon pour les prochaines
Rédigé par: Amelle | 02 juin 2009 à 19:58
@ Christine R, Amelle et CQFD
Christine R (honneur aux dames) m'interroge:
"Qui sont vos partenaires en Europe? "Gauche unitaire européenne"..."
Je suis un simple citoyen, inscrit à nul parti, et qui a voté S. Royal au premier comme au second tour en 2007. Quand j'observe que le premier souci de cette dernière, ainsi que beaucoup d'autres, reste celui de se rapprocher de F.Bayrou, je dis qu'on ne m'y reprendra plus...
Amelle fustige "le discours des militants du front de gauche qu'on entend dans tout les marchés qui dit que le PSE à vote(r) à 97% avec le PPE les directives européennes"
Elle ajoute:
"Et puis ces accusations éternelles d'être assez ou pas assez de gauche d'une pauvreté intellectuelle abrutissante doivent être banni(e)s. L'important ce n'est pas d'être plus ou moins de gauche, de se retrouver dans des pensées, des idées avec une certaine droite,...
[mais] de préciser que la culture du compromis est primordiale au sein du parlement pour pouvoir voter des directives à grande majorité afin de ne pas se voir(e) empêche(r) d'action par la commission.
Mis à part les quatre fautes (parenthésées) en sept lignes, ne voit-elle pas le non-sens que contiennent ses propres phrases: le PSE vote avec le PPE, pour ne pas se voir empêché de toute action... au nom de la culture de compromis! Dans ce cas, que PSE et PPE fusionnent, ce sera plus facile pour eux et plus clair pour tout le monde.
C'était bien le sens de mes commentaires:
"A force de compromissions..."
"Delors, venant de la social-démocratie, n'a [même] pas eu à se cacher..."
Quant à CQFD, il m'interpelle:
"Quid de tes brillantes propositions? Tu sais, celles qui devaient émerger des forums citoyens et autres forums sociaux après le vote non au TCE."
Elles ont précisément été empêchées de voir le jour par... l'alliance PSE-PPE qui soutint le projet du traité de Lisbonne, préparé par les collaborateurs de A. Merkel, afin de le faire passer durant la présidence française de l'Union, ce qui fonctionna mieux que le plan! Notre président, dans son empressement à faire valoir ses mérites, et même un peu plus, tira la couverture à lui en laissant à penser que tout lui revenait, au point que A. Merkel en conçut quelqu'amertume...qui durait encore il y a peu.(Au passage, il en va de même avec le plan Gordon Brown, que notre Président s'est empressé d'adopter texto, au point que l'ampleur des garanties bancaires, prévue pour la "City", s'est trouvée disproportionnée dans le cas de la France). Mais le PS, jamais avare d'une concession, continue de clamer avec l'UMP que la présidence européenne de Sarkozy fut toute à l'honneur de la France...
Rédigé par: Anis | 02 juin 2009 à 19:26
Pourquoi parler de vote sanction contre le PS? Pour sanctionner quoi? Vous ne faîtes rien... Et c'est là qu'est le vrai problème. Je pense que les français en général et les socialistes en particulier se sont complètement perdus dans les "méandres" du PS.
Je veux être honnête mais un PS faible ne me dérange pas beaucoup, même pas du tout. Ce qui me dérange c'est que des Bové, Besancennot et autres Cohn-Bendit et Bayrou puissent avoir un résultat élevé, car ils jouent sur la peur, la bêtise et le mensonge pour marquer des points.
Au fait en parlant de réforme du PS, si vous commenciez par l'image. La rose, elle a mal vieilli et que représente-t-elle exactement? Je n'en ai sincèrement aucune idée!!!
Rédigé par: Viviane | 02 juin 2009 à 13:33
Pourquoi le PSE et tous les partis qui le composent ne s’en tiennent pas aux propos de Védrine, rapportés par le Monde d’hier.
« Il s’agit de désigner des parlementaires qui auront un important pouvoir de codécision dans des domaines très concrets (exemples) pour la vie des gens.
Il s’agit de décider si le Parlement européen, et donc la Commission qui va en résulter, sera plutôt de droite ou de gauche.
C’est une raison civique et politique suffisante pour aller voter »
Ce qu’on y ajoute me semble superfétatoire.
Rédigé par: Jean RAMBERT | 01 juin 2009 à 21:43
La sarkozie médiatique n'en finit plus de faire tomber la chape de plomb sur le pays. Jusqu'à quand le PS va-t-il accepter ce déni démocratique qui fausse le débat public et fait le jeu du pouvoir en place:
http://la-loire-soutient-segolene-royal.over-blog.com/article-32124717.html
Rédigé par: asse42 | 01 juin 2009 à 18:21
Raphael
Ok mais il est une chose que j'ai remarquer c'est qu'il pratiquement plus facile de convaincre un electeur de droite de ne pas voter UMP que de convaincre une personne de gauche de voter PS.
Perso les arguments qui m'ont paru les plus pertinent c'est de dire que pour les européen on ne vote pas "seulement" pour le PS mais surtout pour le PSE et expliquer qu'est ce le PSE. Je précise aussi que seul le PSE peux renverser la majorité au niveau européen et qui peux éviter pour l'Europe un axe Sarko-Berlusconnien vu que se sont les score de l'UMP et des italiens qui vas bouster le PPE. Que le PS lui a un une personne à proposer à la commission face à Barroso et qu'on a en plus l'appuie des verts.
Je précise aussi en faisant en sorte de ne pas casser du sucre sur nos amis de gauche qu'en dessous de 10% il y a pas de député et donc les voix qui vont vers les petits partis sont autant de voix en moins pour la gauche.
Mais franchement, je le répète, il est toujours plus facile de convaincre un type de droite de ne pas voter UMP. Et puis qu'est ce que ça soulage de se défouler avec eux, d'autant plus qu'ils tombent de suite dans le panneau comme si ils n'attendaient que quelqu'un leur dise attention vous faite une grosse connerie.
Rédigé par: Amelle | 01 juin 2009 à 18:13
@ Asse42,
Si, le ps a violemment dénoncé cette situation d'emprise des médias. Pour ça, il aurait fallu se déplacer au printemps des libertés, ça aurait aidé, plutôt que de dénoncer sur Internet.
De plus, fustiger les banques? j'ai fais du boitage pendant 3 heures c ematin et le tract idf critique aussi les banques, en proposant la création d'une banque publique spéciale PME. Plutôt que de rester sur internet toute la journée, va faire un peu de terrain, et tu verras les choses autrement.
@ bloogy et amelle,
nous devons, en cette fin de campagne, montrer aux français que nous avons de réelles propositions:
1/ Soutenir les PME par un cadre réglementaire unifié et simplifié et par un soutien des banques communautaires grâce à des fonds propres augmentés (BEI et BERD)
2/ Créer un fonds de soutien et d’ajustement à la mondialisation pour la re-professionnalisation des salariés menacés, et développer l’économie sociale et solidaire
c'est comme ça que nous pourrons éventuellement convaincre les français!
Rédigé par: Raphaël | 01 juin 2009 à 17:40
Chers amis blogueurs
Voilà que je me mets à prendre le goût d'y écrire.
Il ya quelques minutes, j'essaye de poster un texte en lien avec ce post et..., par les mystères encore pour moi insondables de ce "magic médiateur " après avoir presser sur "envoyer", apparait magiquement un problème rédigé en anglais qui me parle de "data". Qu'a celà ne tienne essayons de comprendre de quoi il sagit?? mon vieux dico d'anglais n'en a jamais entendu parlé et wikipédia ne donne pas de clefs pratiques pour s'en sortir... et mon texte disparait; O rage , O désespoir...
mais ne doutant pas un instant des capacités magiques de l'humaine solidarité,
je ne doute pas queqq'uns vont m'en donner les pistes pour résoudre ce mystèr simplement technique
Merci
Cordialement
Mais je ne doute pas
Rédigé par: CG-le train de 6h45 | 01 juin 2009 à 16:49
Bloggy bag
Tout à fait. C'est la nette priorité et pour cela je voterais socialiste sans hésiter.
Amelle
Certes, mais il faut reconnaître que Selene est assez impertinente pour ne pas dire plus.
Pour être crédible à gauche je crois qu'il faut emprunter le chemin de Ségolène Royal qui fustige le pouvoir bancaire. C'est le nœud du problème...mondial! C'est lui qui déséquilibre l'économie et crée des tensions internationales insupportables. Jusqu'à quand on va le regarder nous dépouiller de nos richesses et nous tirer vers le bas, vers l'indignité et l'humiliation:
http://la-loire-soutient-segolene-royal.over-blog.com/article-32119079.html
Rédigé par: asse42 | 01 juin 2009 à 16:07
Tant pis pour la coutume, l'important est d'être conscient que nous avons un objectif commun cette semaine, que c'est l'intérêt de tous.
Allons claquer le beignet de Sarko et Barroso !
Rédigé par: Bloggy Bag | 01 juin 2009 à 11:30
Bloggy Blag
"2 millions et demi de chômeurs (3,5 si on compte les gens ayant une activité “réduite”) c’est largement suffisant pour aller aux urnes prendre la Bastille !"
Ton analyse est vrai mais vu que la crise est mondiale, ce discours ne passe pas quand il vient de nous. On nous accuse d'opportunisme et de défoncer les portes ouvertes.
Laissons ce discours au syndicat qui sont nettement plus crédible que nous sur ce sujet et n'agissons rien qu'en soutien. Se serait déjà énorme.
Rédigé par: Amelle | 01 juin 2009 à 11:29
Bloggy Blag
Une fois n'ai pas coutume je suis d'accord avec toi. Mais moi pour être plus juste je dirais:
ASSE et SELENE arrêtez vos bisbilles à 6 jours des élections ça devient lamentable!
Rédigé par: Amelle | 01 juin 2009 à 11:21
Anis,
Il faut arrêter d'être naïf ou de prendre les gens pour des billes c'est selon.
Malgrès le respect que j'ai pour Melenchon et ses adeptes, je commence serieusement à en avoir assez de ses attaques assez vicieuses sur le PS. Faut il lui rappeler que sa notoriété c'est un peu grâce au parti, aux militants et aux électeurs socialistes qui l'a obtenu.
Faire au fond un discours à la Le Pen ou la Chevenement en 2002 qui consiste à dire que le PS et l'UMP ou le PSE et le PPE c'est la même chose est d'une démagogie insuportable.
D'abord si De Villepin, Barnier et Bayrou parlent d'harmonisation fiscale et sociale, et de lutter contre le dumping sociale c'est plus par opportunité que par adhésion idéologique. Il se trouve que ce thème est porteur chez les classes populaires à gauche comme chez les souverainistes.
Il y a aussi le discours des militants du front de gauche qu'on entend dans tout les marchés qui dit que le PSE à voter à 97% avec le PPE les directives européennes. Leur mauvaises fois leur interdit de préciser que la culture du compromis est primordiale au sein du parlement pour pouvoir voter des directives à grande majorité afin de ne pas se voire empêcher d'action par la commission. D'ailleurs ces militants oublient vicieusement de dire que les directives faites par leur camps c'est à dire le GUE-NGL et votés, l'ont été tous grâce au vote des libéraux et du PPE.
Et puis ces accusations éternelles d'être assez ou pas assez de gauche d'une pauvreté intellectuelle abrutissante doivent être bannis. L'important ce n'est pas d'être plus ou moins de gauche, de se retrouver dans des pensées, des idées avec une certaine droite.
Être de gauche c'est savoir ce qu'on rapporte de plus aux citoyens, contribuer avec des avancées sociale profitables à la majorité a améliorer leur existence.
Être de gauche c'est être à l'écoute des problèmes des citoyens et d'essayer de les résoudre. Le prolo qui bosse les 3X8 se moque éperdument de savoir si ont est pas assez ou trop de gauche, si on peut discuter avec la droite ou non, puisque celui ci n'a pas hésité à voter Le Pen ou Sarko, ce qu'il veux c'est qu'on lui donne une perspective qui lui permettra de changer sa vie. Etre de gauche c'est comme cela l'a toujours été "changer la vie" en combattant les injustices et l'exploitation.
Le but premier de Melenchon n'était pas de proposer une nouvelle Europe ou changer l'Europe, son but ultime était de fédérer les non de gauche afin de battre le PS pour ces européennes. Ce n'est pas moi qui le dit c'est Besancenot.
Besancenot à peut être des tares mais lui au moins connait ses priorités, et franchement elles sont nettement plus nobles et plus convaincante que celle assez misérables d'un Melenchon.
Rédigé par: Amelle | 01 juin 2009 à 11:19
@asse42 et les militants royalistes : arrêtez de vous disperser en arguties. Dois-je vous rappeler que les listes pour les européennes intègrent tous les courants, y compris le votre ?
Le combat de cette semaine c'est l'Europe, c'est envoyer le maximum d'électeurs dire non à Sarkozy et à Barroso. L'objectif est d'envoyer l'UMP sous l'eau pour qu'il ne nous refourgue par un gouvernement sarkofillon-bis.
Le 7 juin, le résultat des listes PS/PSE sera celui de tous ceux qui ont une carte PS/PSE dans la poche et on ne fera aucune différence entre les courants.
Si Sarko/Barroso sont sanctionnés lourdement, alors nous serons tous heureux. Dans le cas contraire, nous subirons tous la politique des casseurs et je nous vois mal expliquer aux français que si leur famille continue à être dans la mouise c'est pour des raisons de susceptibilité politique et des enjeux de personnes.
Rédigé par: Bloggy Bag | 01 juin 2009 à 11:10
Anis
Qui sont vos partenaires en Europe?
"Gauche unitaire européenne", 40 députés environ si ma mémoire est bonne, dont une bonne proportion d'anciens communistes sortis de derrière les fagots. Autant dire quedal.
Il ne suffit pas de trouver des partenaires pour dire "non", encore faut_il avoir un projet commun.
Alors si vous existez au niveau européen, je parle des "non" de gauche, comptez vos troupes, faites vous représenter, pour ma part je serai alors prête à discuter des contenus.
Rédigé par: Christine R | 01 juin 2009 à 01:11
On te parle des personnes.. tu reponds sondages....
c'est à côté de la plaque....comme d'habitude...
Les hommes et les femmes de France comptent sur nous, cela se sent... ils attendent d'être sollicités, c'est tout...
le PS actuel où tout est toujours contesté les désole, les déçoit, ils attendent de nous de vraies options de gauche réalistes et concrètes, pas des sondages et des trucs fumeux pour dans 20 ans...
Rédigé par: selene | 01 juin 2009 à 00:38
Selene
Tu vois le message de Martine est super. Je dirais même il est aveuglant de lucidité car qu'est-ce qu'elle dit? On parle plus des sondages que du fond des projets. Tout est dit.
Cela me rappelle qu'en 2007 on a plus passer notre temps à commenter le fait que sarko était toujours devant, même d'un point, et que Bayrou était le meilleur opposant au second tour. On a plus fait bataille contre certains de nos camarades mêmes, qui se laissaient avoir par la désinformation et la propagande sarkozyste.
C'est exactement la même méthode.
Si j'insiste dessus c'est que c'est un problème que nous dénonçons depuis longtemps: la main mise sarkozyste sur les médias. Je ne comprends pas que le PS n'ai pas encore plus gueuler contre ce que représente Opinionway! C'est un outil de propagande UMP sur le net et n'est représentatif en rien de l'opinion. C'est un institut qui ne donnera jamais de satisfecit à la gauche! Pourquoi on laisse faire? On est des bisounours?
JL Bianco s'en est ému:
http://www.depresdeloin.eu/socialiste/jaccuse.html
Si cette élection pouvait servir de prise de conscience que la main mise sur les médias est sarkozyste. Du privé au public. Si on a pas parlé c'est parce que les médias ont esquivé le débat à la demande de l'UMP sarkozyste. C'est une honte de voir comment est devenu notre pays.
Alors si nos camarades socialistes commencent à ouvrir les yeux sur ce qu'est la dictature des médias en France alors on peut commencer à réfléchir sérieusement à une riposte. Car sans cela on aura encore du mal à gagner en 2012 quel que soit le candidat.
C'est un problème majeur et fondamental dans une, soi-disante, démocratie.
Rédigé par: asse42 | 01 juin 2009 à 00:17
Cher Anis,
Et alors après?
Quid de tes brillantes propositions?
Tu sais celles qui devaient émerger des forums citoyens et autres forums sociaux après le vote non au TCE.
Ce fameux vote qui devait garantir que notre modèle social serait préservé (argument, pour mémoire, que vous avez utilisé de manière fallacieuse). Joli rhétorique. Nous n'avons, à ce jour, aucun moyen de garantir un quelconque modèle social, même pas la Charte des droits fondamentaux. La preuve? La déliquescence actuelle de notre modèle social organisée méthodiquement par Sarkozy
A quoi nous référons-nous en France lorsque nous rencontrons une atteinte à nos droits? Préambule de la constitution de 58, préambule de la constitution de 46, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, lois fondamentales de la République élaborées durant le III ème République. Et bon sang même avec cet arsenal, nous savons combien, aujourd'hui, c'est difficile.
Quid en Europe? Néant. On aurait pu "constitutionnaliser" la Charte des droits fondamentaux.
Tu sais cette absurdité qui permet notamment de garantir le droit de grève, la liberté syndicale, bref tout ce qui fait que la CES appelait à voter pour le TCE (comme du reste nos syndicats nationaux avant que la propagande gauchiste friande d'inertie se mette en branle).
Je préfère les petits fils sur lesquels nous pouvons tirer que le néant que nous avons actuellement. la construction européenne a pris 15 ans de retard. Merci à vous.
Car, enfin, une fois les protestations formulées incarnées par le NON au référendum (je ne parle, bien entendu, que de celui de gauche. Je ne me permettrai pas de le mélanger à celui des nationalistes de droite) , où sont donc les propositions tellement innovantes que vous proposez? Celles communes au 27 pays permettant un développement égalitaire (EGALITAIRE et pas uniquement franco français....çà vous parle peut-être? conforme à l'internationalisme). Si le socialisme a évolué, bien-heureusement en 2 siècles, le contraire serait quelque peu inquiétant, non? vous avez quelque peu oublié quant à vous d'être internationalistes.
Votre Europe idéale n'existe pas, votre tout ou rien nous amène dans une impasse, votre perfectionnisme socialiste ( de ce que vous considérez comme étant socialiste!) nous conduit tout droit au sarkozysme.
Vous n'êtes même plus en proposition de révolution.
Que le PSE devienne majoritaire.
Vous pourrez, ensuite, critiquer à loisirs et apporter, peut-être votre contribution.
Rédigé par: CQFD | 01 juin 2009 à 00:09
Pour les européennes, de fins tacticiens se sont évertués à (ne pas) trouver des arguments subtils pour faire voter les citoyens. En découvrant les dernières statistiques du chômage, je me dis qu’il faut faire fi de la tactique et de la subtilité : 58000 chômeurs de plus (le tiers d’une ville comme Brest), 2 millions et demi de chômeurs (3,5 si on compte les gens ayant une activité “réduite”) c’est largement suffisant pour aller aux urnes prendre la Bastille !
Continuons à ne rien faire et c’est le cap des 3 millions de chômeurs qu’il faudra tenter d’éviter. Situation incroyable alors que nous vivons une période démographiquement historique favorable au plein emploi, période qui ne se reproduira sans doute pas avant un siècle au minimum !
Continuons à ne rien faire et Sarkozy nommera en juin un gouvernement sarkofillon-bis qui continuera à faire des choix qui sont l’antithèse du bon sens, mais qui permettent à quelques uns de se pavaner pendant que d’autres se demandent comment faire vivre leur famille.
Continuons à ne rien faire et Sarkozy continuera à promettre toujours et ne tenir jamais comme à Gandrange, continuera à faire des prévisions économiques systématiquement fausses comme sur la croissance, continuera à s’agiter toujours, éternellement stérile si ce n’est dans l’absurdité de son incompétence.
Aujourd’hui’hui, les sondages indiquent que plus de 70% des français lui disent non. C’est encore trop peu pour qu’un homme comme lui comprenne tout le mal qu’il fait à la France et aux Français. C’est trop peu pour qu’un parti comme l’UMP retrouve un minimum d’honneur, honneur qui s’appelait jadis gaullisme.
Je soutiens au sein du PS la refondation sociale-démocrate, mais peu importe : allez voter pour qui vous voulez, mais allez voter pour stopper cette machine infernale, le sarkozysme.
Rédigé par: Bloggy Bag | 31 mai 2009 à 23:11
****a diffuser le plus largement possible..*****
*******
Cher(e)s Camarades,
Le 7 juin, les Français sont appelés aux urnes pour les élections européennes. L’enjeu de cette élection est historique. La droite a fait de cette Europe un grand marché mettant en concurrence les biens mais aussi les services publics, les territoires ainsi que les hommes et les femmes. Nous, nous souhaitons retrouver l’Europe, cette grande aventure humaine au service de la paix, de la justice et de la démocratie.
Avec les partis socialistes et sociaux-démocrates des 27 pays de l’Union européenne, nous nous sommes unis pour la première fois pour présenter ce manifeste, cet autre modèle de société, que vous défendez depuis des semaines devant les Français.
Dans ces derniers jours, il faut continuer à défendre avec force nos propositions, seules à même de mettre un coup d’arrêt au libéralisme, en Europe bien sûr, mais aussi en France.
Au Parlement européen, la droite cherche à être reconduite pour continuer la politique mise en oeuvre depuis 2004. Ce qui se profile, avec l’appui de l’UMP et du MODEM, ce sont de nouvelles remises en cause des services publics, la privatisation de la santé et une nouvelle vague de libéralisation du marché du travail…
En France, c’est maintenant sûr, la droite prépare un nouveau tour de vis social pour l’après 7 juin.
L’amendement Lefebvre sur le travail des malades et des femmes enceintes en constitue un avant-goût.
D’autres mesures suivront : la hausse du coût de la santé, les fermetures de bureaux de postes, les baisses d’effectifs dans la fonction publique ou l’allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein…
En France comme en Europe, il faut une gauche forte et unie pour empêcher ces nouvelles régressions et imposer une autre politique qui en Europe combattra la crise avec un vrai plan de relance de 100 milliards,
créant 10 millions d’emplois verts et un bouclier social de reconquête des services publics.
Nicolas Sarkozy et l’UMP ont d’abord cherché à étouffer le débat. Ils tentent aujourd’hui de le détourner avec les leurres qu’ils ressortent à chaque élection : la sécurité, l’immigration ou la xénophobie (question de la Turquie). Dans ce contexte, il n’a pas été facile de mener campagne sur les vrais enjeux et les questions de fond.
Nous avons réussi malgré tout à installer la campagne et elle bénéficie désormais d’une vraie dynamique.
Les grands meetings nationaux de Toulouse, de Strasbourg, de Saint-Étienne, de Marseille, de Nantes
ont réuni des milliers de personnes, alors que l’UMP tient les siens devant des salles vides et froides.
Des réunions ont lieu dans toute la France, tous les jours, avec nos candidats. Ils vont à la rencontre des Français dans tous les territoires, dans toutes les villes, dans tous les quartiers.
L’unité est là, comme l’a montré encore notre réunion à Nantes, la semaine dernière, avec Ségolène Royal, comme avant à Clermont-Ferrand avec François Hollande, à Paris avec Bertrand Delanoë, à Marseille avec Vincent Peillon. Unité des socialistes français, mais aussi unité de la famille socialiste européenne que nous avons eu la fierté de réunir à Toulouse pour le lancement le même jour, dans le même pays –le nôtre- cette campagne européenne.
www.changerleurope.fr
Cette dynamique porte ses fruits. Les commentaires sur les sondages ont remplacé le débat sur l’Europe que la droite ne veut pas. Si nous devons retenir des leçons de ces sondages, c’est d’abord la défaite annoncée
de l’UMP et ainsi que le risque d’abstention et de dispersion des voix de gauche.
Des marges de progression existent. Prés d’un français sur deux n’a pas décidé s’il allait voter ou non, ni fait définitivement son choix. Et près d’un français sur quatre le fera au tout dernier moment. Oui, tout confirme que dans une élection comme celle-ci, tout se décide dans la dernière semaine.
Beaucoup de Français restent encore perplexes. Ils ne voient pas suffisamment l’importance de l’élection. Tout dépendra de notre capacité d’entraînement dans la dernière ligne droite. Nous en faisons toujours l’expérience. Quand on explique les vrais enjeux, quand on expose nos propositions, nos concitoyens se montrent prêts à nous soutenir.
Ta mobilisation est essentielle pour que nous soyons collectivement au rendez-vous : elle peut faire la différence,chaque voix va compter. Notre Parti a une force que nul autre ne possède : celle de ses militants et ses élus.
Dans cette dernière ligne droite, chacun doit concentrer ses efforts sur deux priorités.
-La première, la plus essentielle, est de faire voter notre électorat. L’abstention est le plus grand danger qui nous guette. Il faut aller là où sont nos électeurs, par téléphone, en porte à porte, dans des pieds d’immeubles ; tous les moyens sont bons. A chacun de se mobiliser.
-La deuxième priorité est de rappeler que l’élection européenne ne laisse pas place aux hésitations.
La dispersion est le deuxième danger pour la gauche. Le mode de scrutin - à un seul tour, à la proportionnelle et avec des listes régionales - est ainsi fait que
les listes qui feront moins de 8 à 10% n’auront aucun élu au parlement européen. Il faut l’expliquer à tous.
Ainsi, les voix qui se seront portées sur ces listes seront perdues pour la gauche. Nous devons faire appel à toutes les voix de gauche pour voter socialiste car seul le parti socialiste avec ses alliés européens est en mesure de renverser la majorité actuelle et donc de changer l’Europe.
Il nous reste 7 jours pour convaincre, 7 jours pour être au rendez-vous historique du changement en Europe,
7 jours pour retrouver cette Europe de justice, de paix, de solidarité que nous aimons. Je compte sur toi pour aller chercher une à une les voix qui feront la différence dans les urnes le 7 juin.
Amitiés socialistes,
Martine Aubry
*************************************************
Les seules réfléxions "déségréables" que nous ayions eues en faisant de la distribution de tract au porte à porte a été:
" ben, personne n'est encore venu nous voir, je me demandais aussi....."
et la dame a gentiment pris le tract.
d'autres personnes nous ont laissé pénétrer dans des immeubles "hyper haute sécurité" pour mettre nos tracts dans les boîtes aux lettres..
Il semble y avoir une vraie attente.. si les personnes sont sollicitèes, elles iront voter.. encore faut il qu'elles soient sollicitées!
Rédigé par: selene | 31 mai 2009 à 22:53
@ CQFD
Il n'y a aucune contradiction dans mon propos sur le rapprochement PS-MODEM-UMP, car Michel Barnier a repris explicitement, lui aussi (de même que Villepin), l'éternel thème en friche de l'harmonisation sociale et fiscale!
C'est donc bien la convergence soudaine, à la veille des élections, de tous ceux qui ont délaissé ce chantier lorsqu'ils étaient au pouvoir, pour s'occuper de questions plus importantes à leurs yeux (oui-oui au TCE, Lisbonne quand même..., oui mais dans dix ans à la Turquie, etc.)
@ Grouchy
Vous avez apparemment, vous aussi, une logique déficiente en croyant déceler des contradictions. J'ai bien dit que les dénominations s'étaient dévaluées à l'usage:
Ainsi, Lénine appartint au "parti socialiste de Russie", et Engels écrivait dans "der sozialdémokrat" comme vous prenez plaisir à le rappeler.
Dans les deux cas, ces dénominations avaient bien un sens que les socialistes et sociaux-démocrates d'aujourd'hui se sont employés à dévaluer, par l'usage qu'ils en ont fait.
Vous abondez donc dans mon sens!
Pas de quoi rire, sauf de votre erreur élémentaire de raisonnement...
Rédigé par: Anis | 31 mai 2009 à 21:34
CQFD
Oui je suis d'accord avec toi pour dire que Mélenchon-Buffet c'est aussi un vote de gauche intéressant.
Rédigé par: asse42 | 31 mai 2009 à 20:58
Et Engels écrivait dans "der sozialdémokrat"
Comme quoi, sourire.
Rédigé par: Grouchy | 31 mai 2009 à 20:43
Quelle contradiction Anis, tu dis que le MODEM ferait les mêmes propositions que les socialistes pour "annexer" le Parti Socialiste, mais en même temps tu prétends que finalement le PS et l'UMP feraient les mêmes choix. Faut savoir ou nous sommes différents ou nous sommes identiques, si nous sommes identiques quel intérêt aurait Bayrou à reprendre nos propositions? Explique moi.
J'ai, très attentivement écouté MG BUFFET sur France Inter récemment, j'ai trouvé ses propositions très manifesto compatibles!. Etonnant non?
Pas tant que çà finalement parce que forcément à gauche. MG BUFFET en a fini, depuis longtemps, avec le rêve à trois balles.
Un peu comme lorsqu'en 2002, certains socialistes (pris au sens large du terme) prétendaient que Jospin (et son gouvernement dans lequel, pour mémoire, il ne faut pas l'avoir à géométrie variable, siégeaient des communistes et des verts...!) c'était la même chose que Chirac. Merci les gars.
On voit aujourd'hui le résultat.
Ne nous refaites pas ce coup là.
Vous finirez pas être redevables de vos inconstances.
Rédigé par: CQFD | 31 mai 2009 à 20:39
Ainsi, c'est bien vrai! Aprés les partis sociaux-démocrates du Portugal, d'Espagne et de Grande-Bretagne, on apprend que le plus important d'entre eux, le SPD, se rallie à un nouveau mandat de Barroso comme président de la commission européenne:
Reuters économique. Mercredi 27 mai 2009 - 17:31:40 GMT - par Erik Kirschbaum
UE -Le SPD allemand juge inutile d’opposer un candidat à Barroso
Ce n'est malheureusement là que la conséquence logique de la trahison des élites, dès que happées par la technocratie européenne, la social-démocratie n'étant qu'un des rouages nécessaires à sa crédibilité (cf, à ce sujet, Raoul M. Jennar: Europe, la trahison des élites, Fayard 2004).
Il faut en effet, dans chaque pays, un sparing-partner au libéralisme pour faire fonctionner l'apparente "alternance" permettant de donner le change à l'électorat. Ce système est celui du parlementarisme britannique où bonnet blanc et blanc bonnet se succèdent au pouvoir depuis des lustres pour le plus grand bonheur de la "City". Le travailliste Gordon Brown n'est-il pas celui qui s'est précipité le plus vite au secours des banquiers, il y a peu, au point que notre président de droite n'eut qu'à adopter son plan de garanties sans contreparties aux frais du contribuable (ce dont il n'était pas peu fier) ?
De la même façon, on a assisté durant tout le vingtième siècle à une dévaluation progressive du mot "socialisme" en Europe Continentale. A l'origine, Lénine n'était-il pas membre du "parti socialiste de Russie"? Jaurès n'écrivait-il pas dans l'Humanité? Aujourd'hui, socialistes et sociaux-démocrates sont devenus synonymes au point qu'ils siègent ensemble à Strasbourg sous le même nom de "Parti Socialiste Européen".
En France, Dominique Strauss-Kahn avait déjà vendu la mèche durant les présidentielles 2007 en affichant son identité social-démocrate, qui le rend si Sarko-compatible...
Avant lui, Jacques Delors, venant de la social-démocratie, n'eut pas à se cacher. Quant à son disciple Pascal Lamy, son zèle libéral fut si vite remarqué qu'il est aujourd'hui à la tête de l'OMC, l'organisme mondialisé de libéralisation et de dérèglementation au service des lobbies.
Les vrais socialistes conscients de ces réalités quittent peu à peu le navire, et Jean-Luc Melenchon en est un brillant exemple. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir prévenu, aprés trente ans de loyaux services...
A force de compromissions libérales, dont le referendum 2005 et le traité de Lisbonne sont les derniers avatars, le PS a perdu sa place à gauche. C'est si vrai que Marielle de Sarnez peut facilement lui emprunter sur les plateaux de TV, par ces temps de crise, les chantiers en friche depuis Delors (Harmonisation des régimes sociaux et fiscaux, etc. qui sont aussi au programme du MODEM). Et celà ne fait que commencer: aux présidentielles 2012, François Bayrou n'aura aucun mal à annexer les électeurs PS puisqu'il fut préssenti par sa candidate 2007 comme un possible premier ministre...
Si j'étais à la place des dirigeants socialistes encore sincères, je m'entendrais avec JL Melenchon pour un Front de Gauche élargi!
Rédigé par: Anis | 31 mai 2009 à 20:16
Et pour ceux qui hésiteraient encore, dans le même sens, le billet de Pierre Kanuty
http://pek.blogs.com/
Rédigé par: Nathalie | 31 mai 2009 à 20:14
et voilà pour le site de campagne du Parti Socialiste Européen
http://elections2009.pes.org/fr
Rédigé par: Nathalie | 31 mai 2009 à 20:03
Désolée de te contredire Raphaël mais.....
Lorsque tu es membre du Parti Socialiste en France, tu es automatiquement adhérent du PSE.
Toutefois, si tu souhaites militer tu peux, depuis environ 3 ans, demander à devenir militant du PSE.
http://www.pes.org/fr
Il suffit, c'est relativement simple, de t'inscrire. Tu reçois, ainsi, toute l'information du PSE. Tu aurais, ainsi pu, notamment, participer humblement au Manifesto. N'hésite pas également à contacter le citygroup qui s'est, peut-être, constitué dans ton département.
J'en profite, ainsi, pour en revenir au commentaire de jean25.
Connais-tu un autre parti qui se soit organisé au niveau européen et ait réussi à proposer un programme commun?
Le PPE existe, certes, mais chaque parti de droite propose son petit programme national pour l'Europe.
Seuls les partis socialistes et social-démocrates d'Europe ont été capables de proposer un programme commun: LE MANIFESTO
L'effort mérite, nom d'un petit bonhomme, un vote utile, au sens noble du terme.
Chaque vote pour le Parti Socialiste, ici, en France permettra de pousser le PPE dans l'opposition au Parlement Européen et l'UMP dans le discrédit.
Quant à Barroso.....tant que nous n'aurons pas une majorité PSE au Parlement Européen, il est, à mon sens, inutile de tirer des plans sur la comète.
Commençons par créer le rapport de force.
La PREMIERE ETAPE est le vote SOCIALISTE le 7 juin.
"Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose."
Rédigé par: Nathalie | 31 mai 2009 à 19:54
notre partie est piégé dans ses contradictions...
Rédigé par: ps90 | 31 mai 2009 à 17:49
A quand la fin de ce double discours sur Barroso ?
Reuters économique. Mercredi 27 mai 2009 - 17:31:40 GMT - par Erik Kirschbaum
UE -Le SPD allemand juge inutile d’opposer un candidat à Barroso
BERLIN, 27 mai (Reuters) - Le chef du parti social-démocrate allemand a estimé mercredi qu’il ne serait guère utile pour le bloc socialiste au parlement européen de proposer un candidat à la tête de la Commission européenne. Selon le président du SPD, Franz Müntefering, la réélection à ce poste et pour un deuxième mandat de cinq ans du conservateur José Manuel Barroso ne fait en effet aucun doute. Müntefering a déclaré à des journalistes que Barroso s’était montré compétent à la tête de l’exécutif européen et rappelé qu’il disposait du soutien de plusieurs gouvernements socialistes européens, au Portugal, son pays, mais aussi en Espagne. Interrogé sur l’éventualité que le Parti socialiste européen présente un candidat face à Barroso, le chef du SPD a répondu: "Quel en serait l’intérêt?" "Une telle action serait naïve. Il y a 27 pays dans l’Union européenne dont 21 sont dirigés par des gouvernements conservateurs. Et au moins deux autres, le Portugal et l’Espagne, sont pour Barroso. Croyez-vous que les quatre restants devraient présenter un candidat ? "Müntefering a ajouté que son parti espérait une place au sein de la prochaine commission pour l’Allemand Martin Schulz, actuel président du groupe socialiste au parlement européen. Le SPD et l’Union chrétienne-démocrate allemande (CDU), qui se partagent le pouvoir à Berlin dans un gouvernement de coalition, peinent à s’entendre sur le prochain membre allemand de la Commission. L’actuel, Günther Verheugen, appartient au SPD. Il détient le portefeuille de l’Industrie. "Jusqu’ici nous avons eu une coopération étroite (avec Barroso) et je ne vois pas qui pourrait l’arrêter s’il est à nouveau présenté par les conservateurs", a déclaré Müntefering. Barroso, qui ne s’est pas officiellement déclaré candidat, avait cependant lui-même indiqué bénéficier du soutien du Portugal et de l’Espagne, ainsi que du gouvernement travailliste britannique. Le PS français fait quant à lui campagne contre la réélection de Barroso à la tête de l’exécutif européen.» (Version française Gregory Schwartz)
Rédigé par: Manu | 31 mai 2009 à 17:31
je suis socialiste mais ne voterai pas pour vous lors de ces élections, en effet le ps n'arrive pas à ce mettre d'accors au niveau européen, nous avons l'impression d'avoir un parti socialiste francais le plus béte d'europe. si on regarde les programmes des partis socialistes espagnole, allemands ou encore anglais il y a une grosse différence avec le ps francais.
l'exemple de baroso nous le montre bien...
modernisons nous sinon nous allons couler.....
bon courage à tous
Rédigé par: jean25 | 31 mai 2009 à 16:14
Pour Selene,
http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-marie-padovani/300509/les-etats-unis-d-europe-l-idee-qu-il-nous-fallait
Rédigé par: Timgad | 31 mai 2009 à 16:07
Sondage: L'écart PS-UMP se resserre
Selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France dimanche, l'UMP reste en tête, avec 25% (-1 point), devant le PS, qui reste stable à 21% des intentions de vote. Le Modem de François Bayrou perd un point à 13%, devant les listes Europe Ecologie emmenées par Daniel Cohn-Bendit, à 9% (stable). L'écart se resserre avec le FN, qui passe à 8% (+1 point). Les listes Libertas (MPF-CPNT) sont toujours créditées de 6%, un score atteint par le Front de gauche (PCF-PG) (+1 point). Le NPA d'Olivier Besancenot, en recul d'un point, obtient lui le seuil de 5%, nécessaire pour être représenté. Grand vainqueur: l'abstention, 55% des Français interrogés se déclarant ne voulant pas voter le 7 juin prochain.
Rédigé par: marc | 31 mai 2009 à 13:10
Ce qui disqualifie le PS actuel: le double langage.
Le chef du SPD allemand déclarant qu'il n'y aura pas de candidature du PSE contre Barroso.( voir Reuter)
Il est vrai que certains PS européens le soutiennent ouvertement, d'autres déclarent qu'étant minoritaires il est inutile de s'y opposer, d'autres qu'ils aimeraient le remplacer...
Et tout ça pour une alliance à venir avec les libéraux du centre à Bruxelles.
A vous décourager de militer à gauche!
Alors pour moi, ras le bol et en route pour reconstruire avec le Front de Gauche!
Rédigé par: D. Murini | 31 mai 2009 à 13:06
Et pour donner envie de voter socialiste, évitons de vouloir marginaliser Ségolène Royal:
http://la-loire-soutient-segolene-royal.over-blog.com/article-32076816.html
Le PS jusqu'à Rezé a fait une campagne morne et inaudible lui valant une descente aux enfers. La volonté de la direction de campagne à vouloir la marginaliser a été un échec. Le PS ne peut se passer de Ségolène Royal car c'est elle qui peut mobiliser largement en la faveur du parti. On l'a encore vu depuis c'est elle qui fait l'évènement. Comment s'en passer sans dommages pour le parti?
Alors je lis que celui-ci hésite à l'associer à un autre meeting...Franchement il aurait bien tort surtout qu'elle a montré qu'elle jouait le jeu à fond en se rangeant derrière la première secrétaire sans problèmes. Elle est prête à s'engager à fond attendant un signe de cette direction de campagne.
Rédigé par: asse42 | 31 mai 2009 à 12:50
Selene
Pour lutter contre l'abstention donnons envie de voter socialiste! C'est simple finalement.
Rédigé par: asse42 | 31 mai 2009 à 10:26