Un bref papier sur quelques bilans d'étape - « le Post » publie par ailleurs une analyse plus fouillée, de ma part, de celui de Nicolas Sarkozy à mi-mandat.
Cette semaine, en effet, a vu la « célébration » de la première année de la Présidence Obama et de la première moitié du mandat du Président français. La cote d'opinion de celui-ci est faible- près des deux tiers des Français désapprouvent son action. C'est pourquoi il lâche un peu de lest, confessant des péchés significatifs, mais véniels, comme le séjour sur le yacht de Vincent Bolloré ou la tentation de nommer son fils à la tête de l'EPAD, mais en gardant le cap de ses « réformes », dont il attend maintenant le dividende. En réalité, le Chef de l'Etat, tout en se sachant fragilisé, en connaissant l'inquiétude de sa majorité, pense disposer d'un socle solide, celui d'un sortant appuyé par un bloc de droite certes à l'étiage – 30 % environ des voix environ – mais pas entamé. D'où la comparaison répétée en boucle avec la situation de Barack Obama, qui vient il est vrai de perdre – son parti en tout cas – deux élections de gouverneurs, en Virginie - « Swing state » - et dans le New-Jersey - « Red state », traditionnellement progressiste – alors que l'UMP viendrait d'obtenir un « succès historique », avec la victoire de David Douillet lors d'une législative partielle dans les Yvelines – dans une circonscription en or massif. Passons sur la forfanterie ordinaire d'un Président parfois frimeur et sur la jalousie un peu obsessionnelle qui s'empare de lui dès qu'il est question de son homologue américain, et regardons les choses d'un peu plus près.
Barack Obama, c'est clair, est sorti de l'état de grâce, mais il remplit son contrat. Les défaites électorales de ce 3 novembre montrent, certes, une érosion du soutien des électeurs « indépendants » au parti démocrate, que le Président américain devra regarder de près. Mais le contexte local était très défavorable, et son action personnelle reste solidement appréciée. Elle est consistante. Bien sûr, il n'a pu lancer toutes les réformes promises. Evidemment, il se heurte à des résistances, à commencer par celle des républicains, qui ne sont pas sortis de leur attitude d'opposition systématique, et rencontre aussi des réticences et des hésitations dans son camp, chez les « démocrates modérés », élus dans des circonscriptions flottantes. Là réside d'ailleurs le principal danger de ces élections partielles, qui pourraient renforcer la prudence, déjà excessive, de ces « congressmen », face aux grands projets de l'administration Obama – la réforme du système de santé, ou l'action sur le climat. Ils devraient aussi analyser les résultats du 23ème district de l'Etat de New-York, où un démocrate, le premier depuis la guerre de Sécession, a été élu à la Chambre des Représentants... Cela n'entame pas le bilan de cette première année. Barack Obama la termine à la tête d'un pays qui a retrouvé une croissance forte – 3,5 % sur un trimestre ! - grâce à un plan de relance énorme, et titulaire du prix Nobel de la paix – il est vrai davantage pour les promesses de sa politique étrangère que pour ses résultats. Il est redescendu sur terre, il se bat avec le quotidien, mais reste un homme politique hors du commun.
Cela donne effectivement à Nicolas Sarkozy des raisons d'être envieux. Sur le plan économique, les engagements de la campagne présidentielle – ceux du « Président de la croissance et du pouvoir d'achat » - ne sont qu'un vague et lointain souvenir. La France souffre : croissance anémique, déficits abyssaux, dette gigantesque, chômage élevé, précarité en hausse, injustices criantes. Nicolas Sarkozy tente de se faire passer pour un réformiste pragmatique et ouvert, sa seule constante, depuis deux ans, est la fidélité à un paquet fiscal d'inspiration reagan-thatchérien – j'ai tenter de le montrer dans « Mission impossible ? » : il est, avant tout, le Président de l'échec et des inégalités, qui a par ailleurs, par sa volonté de capter tous les pouvoirs, de s'accaparer toutes les responsabilités, par son absence de scrupules et sa pratique arbitraire, abîmé notre modèle républicain. Enfin, sa politique étrangère et européenne est moins triomphante qu'il ne le laisse croire ou qu'il aime à le penser : retour éclatant de la Françafrique, dérive intergouvernementale de l'Europe et absence de toute relance concertée, alignement sans amitié sur les Etats-Unis : il n'y a pas là de quoi se présenter comme un maître du monde. Tout cela, en vérité, mérite la réprobation des Français.
Un mot sur la gauche, pour être complet. Elle est au milieu du gué. Après près de deux ans inutiles, après le pathétique Congrès de Reims et la campagne européenne ratée, le Parti socialiste, coeur de l'opposition, seule formation à pouvoir prétendre incarner l'alternance, se remet doucement en route depuis la rentrée de l'automne 2009. Martine Aubry a lancé deux chantiers de refondation. Celui de notre organisation, avec au premier chef, les primaires -qui ne doivent en aucun cas être privées de leur sens – et celui de notre pensée – avec la Convention nationale sur un nouveau modèle de développement, dont j'ai la charge et qui va, enfin, se lancer. Mais soyons conscients qu'il faut aller plus vite, plus fort, plus haut, que le temps passe et presse, que nous devons être à la hauteur des attentes de ceux qui, en France, attendent l'alternance et espèrent le changement, qui pour l'heure nous regardent encore avec un certain scepticisme. Le temps du travail est arrivé – j'y ai pour ma part apporté ma contribution, avec mon livre.
Gardons-nous toutefois de la tentation du bilan à mi-parcours. Il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy semblait invulnérable. C'était faux. Aujourd'hui, certains semblent penser qu'il est foutu. Ce n'est pas vrai. En vérité, les sondages ne sont qu'une photographie, capricieuse et instantanée, de l'opinion : ils ne sont pas concluants. Ils ne livrent qu'une leçon : en 2012, tout est possible, à condition que nous sachions ouvrir des perspectives et être à la hauteur de nos tâches. C'est ce à quoi je consacrerai toutes mes forces.

France Europe express reste une référence (pour ma génération).
Rédigé par: guillaume | 10 novembre 2009 à 14:20
Personnellement je ne regarde plus mots croisés. je trouve que les sujets sont très rébarbatifs (justice, violence, immigration, bilan sarko) et un peu trop souvent sensationnels. On ne va pas au fond des choses. On reste en surface, on privilégie la polémique. C'est drôle à dire mais c'était plus intéressant avec Chabot. Je n'ai même pas envie de revoir l'émission d'hier parce que ça ne m'intéresse pas. Les sujets sont moins précis et la place laissée aux "spécialistes" est réduite à la part congrue.
Rédigé par: guillaume | 10 novembre 2009 à 14:19
« Un bref papier sur quelques bilans d'étape - « le Post » publie par ailleurs une analyse plus fouillée, de ma part, de celui de Nicolas Sarkozy à mi-mandat. »
Et le lien direct Pierre, tu sais le lien html...
http://www.lepost.fr/article/2009/11/06/1778513_la-gauche-au-defi-de-la-mi-mandat.html
Ah ces jeunes, non seulement il faut leur machouiller le travail, mais en plus, les reprendre quand ils n'avancent pas dans le bon chemin. ;-))
Rédigé par: jpb | 10 novembre 2009 à 11:26
@Amelle | 09 novembre 2009 à 23:37
Si tu ne considères pas comme une connerie majeure de parler des Etats Unis d'Europe sans en indiquer jamais le chemin pour y parvenir, je te laisse à tes appréciations.
Je te concéde que SR n'a pas le monopole de cet oubli.
Pour l'hymne européen comme pour la Marseillaise, il vaut mieux ne pas s'arrêter aux paroles.
Regrets d'avoir troublé l'eau claire d'échanges les plus "importants".
Rédigé par: baillergeau | 10 novembre 2009 à 07:22
Amelle
Mais c'est cela la France sarkozyste. Tu Croyais quoi? Que ce qui menaçait notre identité nationale c'était les immigrés polonais ou tchéques? Ben non c'est l'islam! C'est l'ennemi à abattre dans notre beau pays. Comme si toutes les autres religions étaient des modèles de démocratie et d'ouverture d'esprit...
Rédigé par: Asse42 | 10 novembre 2009 à 00:23
Sinon je ne sais pas si il y a des personnes qui suivent mots croisés mais moi personnellement je suis outrée par la manière dont le débat est mener.
On ne parle que des émigrés, cette émission est construite de manière a faire croire que c'est l'immigré non européen qui pose problème au valeurs de la république. A gerber.
Rédigé par: Amelle | 09 novembre 2009 à 23:40
Baillergeau
Soit tu arrêtes d'écouter et de lire des propos sur Royal histoire de te reposer une bonne fois pour toute, soit tu fais l'effort de comprendre. Le chemin proposé c'est la constituante.
Maintenant si c'est pour dire des con**ries parce qu'on ne veut pas faire l'effort de convaincre, mieux vaut se taire effectivement.
Rédigé par: Amelle | 09 novembre 2009 à 23:37
@ baillergeau | 09 novembre 2009 à 19:33
Nous aurons besoin de tout le monde pour gagner en 2012 : des partisans de Ségolène aussi, peut être même surtout (dans le sens ou ils ne doivent pas nous manquer). Si Ségo est la candidate, ils seront là bien sur...mais si ce n'est pas elle, nous en aurons besoin aussi. Car la "marque" Royal, quoi qu'on en pense par ailleurs, est fort développé parmi les militants et les sympathisants. Et nous ne gagnerons pas sans un électorat de gauche rassemblé.
Asse 42 est franchement pénible en ramenant tout à Ségo mais les autres ségolènistes du blog amènent des contributions très positives (Marcel, Amelle, Charlotte...).
Donc stigmatiser systématiquement SR parait contreproductif (et par ailleurs pas toujours justifié, loin de là)
Rédigé par: militant ps à Annecy | 09 novembre 2009 à 22:30
@jpb
J'ai une réunion de section. Je te répondrai plus tard.
Rédigé par: Denise | 09 novembre 2009 à 20:17
@Denise
« il s'agit de partir du postulat que nous continuerons à créer de la richesse et qu'une nouvelle forme de redistribution serait de dissocier le revenu du travail »
Le support de la richesse sera de plus en plus lié à l'investissement intellectuel. Or celui-ci ne peut pas se développer si on enchaîne ceux qui s'y livrent, étudiant chômeur et autres, à des jobs uniquement nourriciers sans intérêt qui ne débouchent que sur des emplois précaires qui détruisent les personnes qui les subissent. Cet aspect qualitatif du travail est primordial. Ils ne peuvent capitaliser intellectuellement que s'ils disposent de moyens financiers suffisant pour vivre. Pour rester dans la complétion mondiale aujourd'hui et demain, c'est la seule voie possible.
L'autre raison de viser à des taux variables et graduels, c'est que les hauts revenus ne dépendent plus du travail ni du mérite des personnes qui les encaissent. Ça tombe tout seul sans effort, car ils sont propriétaires d'actions ou de biens qui écrèment le marché. Ce sont des rentes de situation, qui profitent du fait que la société civile le leur permet. Quand on vent du shampoing, "parce que je le vaux bien", il y un monopole de fait, il est impossible de lutter contre la concentration caplitalistique qui bloque l'arrivé de tout nouvel entrant sur le marché de ces produits. On ne peut alors qu'innover dans des marchés de niche pour les nouveaux entrants, et donc se contenter de miettes.
L'exemple des brevets est exemplaire à ce sujet. Un brevet donne le monopole sur 20 ans à celui qui paye chaque année une redevance. Cela implique alors qu'une personne tirant des revenus d'un "monopole de fait" de payer en fonction des bénéfices qu'elle encaisse en toute logique. C'est ce qui permet alors d'encaisser les fonds pour établir le SCUP. (Ça sonne mieux que rez-de-chaussée, c'est un SCUD amélioré, ça fait boum ! ;-)
Rédigé par: jpb | 09 novembre 2009 à 19:56
@Asse42 | 09 novembre 2009 à 18:57
J'aime bien que SR nous parle des paroles de Schiller dans la 9°, malheureusment elles n'ont pas été retenues par l'hymne européen - c'est un détail !
Par contre l'entendre parler "des Etats-Unis d’Europe" avec une réf. à Totor, ça m'arrache la gueule.
Elle fait partie de ces "leaders européens" qui n'avancent jamais la moindre explication du chemin pour y aller.
Tu nous épuises SR, ferme-la de temps en temps, ça nous reposerait.
Rédigé par: baillergeau | 09 novembre 2009 à 19:33
@ Thomas
Oui. En fait, il s'agit de partir d'un constat très pragmatique qui est de dire que le plein emploi dans nos économies est devenu un leurre, qu'il y aura toujours, et même de plus en plus éventuellement, de travail mais de moins en moins d'emploi, que c'est là le résultat tout bonnement du génie humain qui ne cesse depuis l'âge des cavernes de trouver des solutions pour produire avec de moins en moins d'effort et de "travail" humain. Quand on y ajoute la mondialisation et la financiarisation, le résultat est implacable
Plein de solutions ont déjà été essayées, du système communiste de production avec du travail pour tous et la liberté pour aucun, à l'adaptation libérale et incantatoire au marché de l'emploi, assorti de contrôles et de culpabilisation, en passant par tout un édifice de mesures de prises en charge, de formation, de compensation, etc… Nous en sommes à cette dernière solution tout aussi incantatoire de colmatage, très coûteuse pour pas grand chose, et on continue dans la promesse qu'on peut encore en inventer d'autres, des mesures, comme la formation tout au long de la vie, l'assurance-vie professionnelle…
Nous sommes un certain nombre à penser, après que les philosophes Van Parijs et Jean-Marc Ferry aient montré la voie dans les années 1995, qu'il existe une vision plus globale ; il s'agit de partir du postulat que nous continuerons à créer de la richesse et qu'une nouvelle forme de redistribution serait de dissocier le revenu du travail et de créer un revenu de citoyenneté qui aurait en outre l'avantage de faire des économies de fonctionnement de ladite redistribution.
Rédigé par: Denise | 09 novembre 2009 à 19:17
Thomas
A l'université d'été de La Rochelle de cette année, Pierre Moscovici a indiqué que la réduction du temps de travail n'est plus à l'ordre du jour.
http://www.dailymotion.com/video/xaenid_moscovici-et-le-temps-de-travail_news
Je ne pense pas qu'il ait changé d'avis depuis. A confirmer.
Rédigé par: Pablo | 09 novembre 2009 à 19:13
Ségolène Royal comme une chef d'état à Berlin:
http://la-loire-soutient-segolene-royal.over-blog.com/article-segolene-royal-comme-une-chef-d-etat-a-berlin--39073463.html
Pour celles et ceux qui pensent qu'il y a que DSK à avoir une dimension internationale. Loin de là...
Rédigé par: Asse42 | 09 novembre 2009 à 18:57
@ Denise
Oui, je fais effectivement référence à vos propositions concernant la mise en place d'un revenu de citoyenneté, avec tout ce que celà semble impliquer.
S'il est clair que la fiscalité sera l'un des enjeux essentiels de la confrontation gauche/droite en 2012 (comme semble l'avoir compris François Hollande...), vos propositions à ce sujet me semblent novatrices.
Si j'ai bien compris, ce qui n'est pas certain, vous prônez l'abandon de l'objectif dit du "plein emploi", ce qui implique une hausse conséquente de la productivité et une baisse du temps de travail (allant jusqu'aux 32h/semaine ou à partir d'un principe à priori moins contraignant ?), laissant ainsi une place bien plus importante à la notion de temps libre et à l'emmagasinement de la connaissance, via la culture.
Je trouve que, dans l'esprit, celà implique un changement de mentalité pour les français. C'est aussi pour ça que j'aimerais entendre (ou plutôt lire) M.Moscovici au sujet de ces propositions...
Rédigé par: Thomas | 09 novembre 2009 à 18:55
@ Bloggy bag
Eventuellement. Mais ce sont des sujets difficiles, des textes, des écrits me semblent nécessaires. J'aimerais bien que PM s'y mette. D'un autre côté, si ce devait être une fin de non recevoir… Son silence commence à me le faire craindre.
Rédigé par: Denise | 09 novembre 2009 à 18:15
@denise : "et les réunions de B2G, j'aimerais bien en voir la couleur !"
Dématérialisons ! Vidéconférençons !
Rédigé par: Bloggy Bag | 09 novembre 2009 à 18:05
@ Thomas
Parmi les idées avancées sur ce blog, il y a celles du salaire citoyen ou RDC et de son corollaire indispensable qui est la refonte complète de notre système d'IR. Je ne sais si ce sont à celles-ci que vous vous référez en particulier, mais je désespère effectivement en lire un retour, un avis de PM (et les réunions de B2G, j'aimerais bien en voir la couleur !).
Et il ne faut pas laisser les militants dans la désespérance, parce qu'ils risquent de partir vers d'autres cieux.
Rédigé par: Denise | 09 novembre 2009 à 17:58
@guillaume : mais vu le travail qui nous reste à faire, 2012 c'est très près aussi !
Rédigé par: Bloggy Bag | 09 novembre 2009 à 17:50
@ jpb
Concernant les alliances, je répète que je ne pense pas qu'il soit souhaitable, comme le veut par exemple Vincent Peillon, de réfléchir à un début de contrat de gouvernement, porté à la fois par le PCF et le MoDem, incluant le PRG, le PS et les Ecologistes. Je pense les propositions essentielles à l'élaboration d'un tel contrat du PCF trop différentes de celles du MoDem. La politique, si elle a parfois besoin de rassemblement, ce dernier ne doit pas se faire au détriment de la clarté. Comme le dit M.Moscovici, redéfinissons d'abord notre propre identité social-démocrate, revendiquons la et afirmons la clairement avant d'engager la moindre discussion avec un autre parti politique.
C'est en ce sens que le score des Ecologistes aux européennes constitue une chance pour le PS. En effet, le fait d'engager un débat claire (par exemple, après les régionales) avec eux permettrait une refonte idéologique de notre doctrine écologique, (sans pour autant accepter chacune de leurs propositions), essentielle à la rénovation de notre logiciel et donc à notre victoire en 2012. L'importance donné à l'Europe par les Ecologistes est également un point qui pourrait justifier la tenue d'un débat comme celui-ci. C'est donc après avoir affirmé clairement notre identité que nous organiserions ce débat dans le but d'arriver à l'élaboration d'un contrat de gouvernement, en y associant par exemple le MRC et les Radicaux de gauche. Le MoDem nous rejoignant ensuite au second tour dans le cadre d'une alliance des progressistes.
Concernant l'élaboration de la structure de ce projet, comme vous dites, sachez que je suis très attentif aux idées proposées sur ce blog, mais je constate qu'elles ne sont ni reprises ni commentées par M.Moscovici dans ses posts. Ce serait intéressant qu'il réponde, même brièvement, concernant la faisabilité et la cohérence de ces idées novatrices que vous avancez. Peut-être sont-elles débattues lors des réunions "Besoin2Gauche" ?
Pour finir, j'avoue que j'espère moi aussi être dans le droit fil de la pensée et de l'action menée par notre hôte...
Rédigé par: Thomas | 09 novembre 2009 à 17:35
@bloggy
C'est encore loin 2012...
Rédigé par: guillaume | 09 novembre 2009 à 17:33
Une petite pensée pour un socialiste qui travaille et qui prend des risques en Corée.
Rédigé par: christian | 09 novembre 2009 à 17:31
" il nous met au défit de faire mieux, d'être inventif "
Exactement, et nous devons lutter contre l'idéologie du plein emploi salarial qui nous aveugle.
Rédigé par: Denise | 09 novembre 2009 à 17:24
@guillaume : j'étais également critique vis à vis de ce passage de la flamme & la cendre car si j'en partageais l'analyse, je n'étais pas d'accord avec la conclusion que c'était impossible. Il était simplement nécessaire de prendre les criquets à leur jeux, c'est à dire à les forcer à passer à la caisse plutôt que de leur courir après en vain.
Or, changement de lieu, changement d'esprit sans doute, le projet du FMI va dans ce sens : on prend une cotisation à la source non pas sur chaque transaction, ce qui est complexe et illusoire, mais sur un niveau de risque, ce qui est un métier d'actuaire parfaitement maîtrisé.
L'air du large a fait du bien à Dominique, il nous met au défit de faire mieux, d'être inventif, ce qu'à d'ailleurs fait Pierre ce week-end avec son escapade sur lepost.fr
Tout cela est bon.
Rédigé par: Bloggy Bag | 09 novembre 2009 à 17:16
Comme Thomas le dit très bien à 15:58, nous devrons tenir un discours de vérité et dire clairement ce qu'il sera possible et ce qu'il ne sera pas possible de faire si nous gagnons les présidentielles.
Ainsi, il est devenu illusoire, et donc mensonger, de dire qu'une croissance économique retrouvée serait le moyen de parvenir au plein emploi. En 2012, cela fera alors plus de 30 ans que le chômage stagne ou progresse quelles que soient les politiques menées, qu'elles soient libérales (expliquant que c'est à l'individu de s'adapter pour s'insérer au marché de l'emploi) ou plus sociale-démocrates (en "socialisant" davantage les mesures, avec des politiques de partage du travail, de formation et d'employabilité).
La droite n'a pas changé de discours quand elle nous demande d'attendre la fin de la crise pour que tout rentre dans l'ordre, alors même qu'un "volant stable de chômage" s'était installé depuis belle lurette.
Mais la gauche non plus n'a pas changé de discours. Il faut, certes, tracer "une nouvelle voie française" (PM, Mission impossible ?), mettre en œuvre une nouvelle politique industrielle, nous en sommes bien d'accord, mais il faut absolument tenir compte du fait que l'innovation N'EST PAS créatrice d'emploi. Une économie redevenue performante continuera à dégager des gains de productivité.
Il est indispensable que le "droit au travail" comme base d'intégration sociale soit revu et corrigé, et qu'il soit remplacé par un "droit au revenu". Sinon, on continuera à raconter des bobards.
Rédigé par: Denise | 09 novembre 2009 à 17:07
Je lis que Peillon offre une analyse assez élogieuse de DSK. Si le "chef" du courant l'espoir à gauche venait à en appeler au retour de DSK, j'aimerais, asse que tu prennes une photo de ton visage déconfit et que tu nous la fasses parvenir. Plus sérieusement cette sortie de PEillon n'est pas fortuite. Et je m'en réjouis.
Rédigé par: guillaume | 09 novembre 2009 à 16:56
@asse
Mais j'espère que tous les socialistes sont libéraux dans l'esprit!!! Oui nous sommes des socialistes libéraux car nous avons une conception du socialisme qui est opposée à l'étatisme. Nous favorisons la création, l'émancipation des individus. La finalité c'est l'homme et sa liberté. Nous faisons notre cette idée de liberté en combattant toutes les tentatives dictatoriales ou en nous élevant contre les dérives totalitaires. Nous cherchons à faire en sorte que l'homme se comporte de mieux en mieux avec les autres. Quand on prend conscience des autres on redéfinit sa liberté et ses périmètres. Ca n'exclut en aucun cas la solidarité, l'impôt qui sont les outils permettant d'atteindre cette finalité.
C'est l'esprit qui doit tous nous animer.
Pour être totalemùent complet asse, DSK parle souvent de nationalisations également. Mais ton analyse n'est que trop partielle. Une entreprise qui fonctionne correctement n'a pas à rester ad vitam aeternam sous le joug de la centralisation. Des services publics doivent être fournis par la puissance publique car nous les considérons comme primoridaux (santé, éducation, justice, défense) et que le marché est totalement incapable de prendre en charge la production de ces services (ou alors en faisant des ravages incroyables). En revanche quand j'entends Hamon dire que privatiser FT est une erreur de la gauche je me demande ce que je fais dans le même parti que ce monsieur. Il fait du Royal en nous sortant une grosse ficelle avec les suicides. L'Etat demeure actionnaire de FT. Et il y a beaucoup d'entreprises privées dans lesquelles on ne dénombre pas de suicides.
Rédigé par: guillaume | 09 novembre 2009 à 16:53
« En vérité, les sondages ne sont qu'une photographie, capricieuse et instantanée, de l'opinion : ils ne sont pas concluants. Ils ne livrent qu'une leçon : en 2012, tout est possible, à condition que nous sachions ouvrir des perspectives et être à la hauteur de nos tâches. C'est ce à quoi je consacrerai toutes mes forces. »
Tout est possible effectivement, même la victoire de la gauche, avec un programme réellement social démocrate réformiste qui ne laisse personne sur le bord du chemin.
Ce que nous n'avons pas eu à notre disposition en 2007, une vision partagée par tous les militants du PS, nous devons l'avoir pour 2012.
Nous avons en deux ans, le temps de propulser un projet sur le devant de la scène médiatique et citoyenne, par le biais des médias traditionnels et du Net.
De plus en plus de militants se rallieront à cette proposition, et apporteront également leur force. Nous ne serons pas de trop pour y arriver, tous ensemble, collectivement. ;-)
Rédigé par: jpb | 09 novembre 2009 à 16:43
@Thomas
« je voulais faire comprendre, disons que s'il est important dans un premier temps de définir puis de réunir les conditions politiques indispensables à tout succès électoral (c'est ce que vous tenter de faire, je crois, dans votre livre), le plus important reste selon moi de réfléchir dès maintenant à la pratique du pouvoir, en matière économique, social ou d'immigration, qui sera celle des socialistes en cas de victoire. »
C'est l'opinion majoritaire qui s'exprime sur ce blog dans ce sens AMHA.
Pierre a fait un premier livre critiquant Nicolas Sarkozy, le deuxième porte sur les conditions pour l'emporter en 2012, un projet tel que tu le décris, et une personne l'identifiant clairement vis-à-vis de l'ensemble des citoyens.
Dans cet espace de liberté et de confrontation des idées que constitue le blog de Moscovici, petit à petit, on élabore l'essentiel de la structure du projet, en tenant compte des autres Think Tank et de toutes les sources disponibles sur le Net.
La grande avancée a constitué la définition du SCUP :
http://moscovici.typepad.fr/blognational/2009/11/br%C3%A8ves-de-blog.html#comments
Pour les alliances, ce sera sur la base de ce projet avant tout, qui offrira toutes les garanties pour tout démocrate convaincu, ce qui nous permettra de conserver une cohérence idéologique tout au long du parcours, depuis la définition du projet, jusqu'à sa mise en application une fois au pouvoir. Il me semble donc Thomas que tu es dans le droit fil de la pensée et de l'action menée par Pierre Moscovici. Mais évidemment, c'est à lui de le confirmer, je n'exprime que mon avis personnel ;-)
Rédigé par: jpb | 09 novembre 2009 à 16:17
Je pense qu'en 2012, le Parti Socialiste, et donc le candidat qui portera ses couleurs, ne pourra l'emporter que s'il s'adonne à un devoir de vérité et d'honneté envers les français et plus particulièrement envers l'électorat populaire. Ce que je veux dire c'est qu'il devra expliquer concrètement aux français ce qu'il sera en mesure de faire une fois au pouvoir ainsi que les contraintes qu'il rencontrera dans l'application de sa politique. A ce sujet, on remarque que dans les années qui précédèrent l'accession au pouvoir de François Mitterrand, et notamment lors du Congrès de Metz de 1979, l'un des principaux points de clivage entre ce dernier et Michel Rocard était le suivant : quand François Mitterrand se préoccupait quasi exclusivement des conditions qu'ils faudraient réunirent dans le but de voir la Gauche accéder au pouvoir, à travers l'Union de la Gauche notamment, Michel Rocard, lui, réfléchissait déjà à la pratique du pouvoir, notamment en matière économique, qui devrait être celle des socialistes une fois que les français les auraient porté à la tête de l'Etat. Et je pense que Michel Rocard avait mille fois raison. Cette absence de réflexion sur ce qu'il serait réellement possible de faire une fois au pouvoir fut en partie responsable de la désillusion des français et de l'électorat populaire concernant la politique finalement menée par la Gauche à partir de 1981 ou de 1983. Cet effort de vérité donc, me semble cette fois indispensable en 2012 afin d'éviter les écarts entre les propositions avancées durant la campagne et celles réellement en mesure d'être appliquées une fois au pouvoir.
Le meilleur moyen d'y parvenir est sans doute de théoriser définitivement au sein du Parti Socialiste ce réalisme économique, tout du moins cette acceptation de l'économie de
marché. C'est sans doute ce que vous tenter de faire, M.Moscovici, à travers le déroulement de votre Convention sur le nouveau modèle de développement. Que vous y arriviez ou non, cela ne devra pas vous dispenser, si vous êtes candidat, de ce devoir d'honnêteté et d'explication. Pour résumé ce que je voulais faire comprendre, disons que s'il est important dans un premier temps de définir puis de réunir les conditions politiques indispensables à tout succès électoral (c'est ce que vous tenter de faire, je crois, dans votre livre), le plus important reste selon moi de réfléchir dès maintenant à la pratique du pouvoir, en matière économique, social ou d'immigration, qui sera celle des socialistes en cas de victoire.
Par ailleurs, je tenais à faire une remarque à propos d'une alliance éventuelle avec les Verts/Ecologistes en vue de la présidentielle. Je pense que le score important réalisé par les écologistes lors des dernières élections européennes est une incroyable chance pour les socialistes. Ces socialistes qui hésitent entre une alliance avec les communistes et une alliance avec le MoDem pendant que certains proposent de les combiner, se voit offrir une chance de créer un véritable mouvement et une véritable espérance en s'associant au mouvement écologiste qui leur permettrait de patienter jusqu'au second tour avant d'avoir à choisir entre communistes et MoDem. Je dis celà car je condamne personnellement toute alliance allant des communistes au MoDem, tout simplement au nom de la cohérence idéologique. Concrètement, une alliance dès le premier tour entre le PS, le MRC, le PRG et les Ecologistes permettrait tout d'abord une refonte idéologique de la doctrine écologique des socialistes, ainsi qu'un score électoral suffisament important pour pouvoir entraîner une dynamique qui obligerait le MoDem à se rallier à ce grand projet de gouvernement proposé par le PS et les Ecologistes en vue du second tour. Grand projet que les électeurs de la gauche de la gauche devraient eux priviligier dans l'optique d'un face à face avec Nicolas Sarkozy.
Vous semblez, M.Moscovici, à travers vos interventions publiques, avoir compris l'importance de cette chance qui est offerte au Parti Socialiste. Si j'écris tout ceci sur votre blog, c'est d'abord parce que je crois que vous lisez réellement les commentaires qui le complètent, mais aussi parce que je pense que vous êtes le seul socialiste capable de réunir les conditions d'un succès et de la pratique d'une bonne politique : présenter un projet clairement social-démocrate basé avant tout sur les valeurs de la gauche et non sur l'axe néo-libéral emprunté par nombre de sociaux-démocrates européens, tenir le discours de vérité dont j'ai parlé plus haut sur l'exercice du pouvoir par la gauche et travailler à la conclusion d'une alliance avec les Ecologistes afin de se mesurer aux enjeux climatiques du XXIème siècle et d'entraîner une dynamique dès le premier tour, entraînant le MoDem au second.
J'espère, malgré sa longueur, que vous accorderez un minimum de réflexion à la lecture de ce post. Merci et bonne journée à tous.
Rédigé par: Thomas | 09 novembre 2009 à 15:58
Guillaume
Voilà. Ta dernière phrase résume tout DSK. C'est un formidable analyste financier et il est au service de l'économie financière. C'est sa vie, c'est son idéal. Il a toujours baigné là-dedans. Donc son horizon sera l'économie financière, la rentabilité, les privatisations, le blocage des salaires pour ne pas acter la hausse des prix et donc des intérêts...Etc. DSK est un libéral dans l'esprit et ce n'est pas avec lui que l'on changera de modèle de société. C'est clair et je crois que le peuple de gauche le sait mieux que quiconque et ne votera pas pour lui. C'est clair aussi.
Rédigé par: Asse42 | 09 novembre 2009 à 15:16
@bloggy
Ce qui serait réellement révolutionnaire de la part du FMI est d'établir un organe international qui planche sur le degré de dangerosité des produits financiers circulant dans l'économie. C'est, il me semble, à cette étape qu'il faut intervenir afin d'éviter une propagation de produits toxiques. Cet établissement aurait pour fonction de noter et d'évaluer les nouveaux produits issus de l'innovation fionancière dont on ne comprend pas toujours les mécanismes. On pourrait même envisager une validation des produits par cet organisme...
Je considère la flamme et le cendre comme un ouvrage remarquable de par la pertinence des analyses et des perspectives qu'il propose. A mon avis, nous pourrions reprendre le contenu aujourd'hui, il n'y aurait pas grand chose à amender pour construire un programme politique crédible et séduisant. La critique de la taxe tobin reste le passage qui m'a le moins convaincu.
Rédigé par: guillaume | 09 novembre 2009 à 14:19
Sur Israël, Obama a voulu avancer très vite et de façon un peu péremptoire, un peu comme "qui vous savez" du haut de sa splendeur fantasmée, quand il s'adresse aux autres pays avec la délicatesse de langage qu'on lui connait.
Ce qui n'est pas le style habituel d'Obama. La cause était juste, la méthode?
A moins qu'il n'ait été très habile en voulant d'abord taper fort pour bien faire valoir son point de vue, tout en anticipant les conséquences. L'homme est très fin, je ne suis pas sûre que ce soit une bourde.Il reste que tout est encore à faire, et que la solution n'est pas pour tout de suite.
Rédigé par: Christine R | 09 novembre 2009 à 14:10
@Bloggy Bag
" les idées social-démocrates n'en finissent pas de démontrer leur force"
Tu as raison au vu des résultats de tous les partis sociaux démocrates aux dernières Européennes,ce fut une énorme victoire.
Rédigé par: christian | 09 novembre 2009 à 14:05
Il est venu le temps des lapsus...
- Une première jolie coquille page 27 (in "Mission impossible ?" bien sûr), où Pierre Moscovici cite Marc Bloc «Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au score de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération.» Marc Bloch parlait bien évidemment du «sacre de Reims»...
- Un deuxième acte manqué où Pierre Moscovici, lui d'ordinaire si discret sur sa vie privée, se (com)plaît à poser en galante et journalistique compagnie le temps d'un article people, histoire de nous présenter sa vraie fausse future première dame...
Rien n'est jamais innocent surtout en matière d'inconscient, ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre...
Rédigé par: Luciole | 09 novembre 2009 à 13:59
Quelques précisions sur le dernier G20 et la proposition du fmi :
http://www.lepost.fr/article/2009/11/09/1782375_incroyable-revolution-au-fmi.html
http://wordpress.bloggy-bag.fr/2009/11/09/incroyable-revolution-au-fmi/
Les idées social-démocrates n'en finissent pas de démontrer leur force, voilà qui devrait nous encourager dans notre travail de refondation.
Rédigé par: Bloggy Bag | 09 novembre 2009 à 13:53
@ Steph
Pourquoi Obama a reculé sur les colonies en cisjordanie ?
Ben c'est simple, comme pour le reste, le pauvre Obama n'a pas eu de pot, en clair, il est arrivé au pire moment :
- Deux guerres : Irak et Afghanistan, deux guerres qui sont, a des degrés divers, des bourbiers
- Une crise économique sans précédent avec des niveaux de chomage démentiels pour les USA et des expropriations à la pelle, et donc une précarité terrible qui monte en flèche, sans parler des crédits pourris qu'il a fallu racheter et qui pourrissent le budget américain et les reserves de la banques centrales (qui a actuellement 3/5 ème de ces reserves en actifs toxiques je crois).
- Et pour couronner le tout, peu après son entrée en fonction, le licoud gagne les élections israeliennes et forme une coalition de droite dure (je rappelle que le licoud a comme position officielle le refus d'un état palestinien et l'extension des colonies).
En clair, si Obama a reculé, c'est pour pas se mettre trop mal avec Netanyaou et le licoud pour ne pas handicaper les futurs négociations.
LEs mauvaises langues pourront dire que c'est aussi pour rassurer une partie pro-israëlienne de l'électorat démocrates... les deux sans doute.
A-t-il eu raison ? La suite des négociations sur le processus de paix le diront.
Rédigé par: Jonas | 09 novembre 2009 à 13:22
@baillergeau : effectivement, si DSK arrive à transformer le FMI en une sorte d'assureur mondial, il aura le droit de figurer à côté des gens qui ont changé le monde, qui plus est avec un modèle social-démocrate pur sucre.
Rédigé par: Bloggy Bag | 09 novembre 2009 à 12:52
Billet doux / La rose et le radis
Les sondeurs sont incorrigibles. Après nous avoir fait le coup Ségolène Royal en 2007, les voilà qui nous font le coup Dominique Strauss-Khan. L’actuel directeur du FMI serait le seul à même de battre Nicolas Sarkozy. Sachant que la présidentielle de 2012 aura lieu en 2012, cela nous fait une belle guibolle. Surtout que Dominique Strauss-Kahn n’est pas forcément identifié à gauche. Plus que le parti de la rose, on le verrait représenter le parti du radis. Rose à l’extérieur, blanc à l’intérieur. Strauss-Kahn ? Un Bayrou qui aurait une carte socialiste. Ou alors un Delors qui baise ! Pas sûr que ce soit l’argument idéal pour fédérer une gauche éclatée entre extrême gauche et gauche qui lorgne vers le centre.
Bruno TESTA
Rédigé par: de passage | 09 novembre 2009 à 11:49
Une nouvelle beaucoup plus importante pour l'avenir de la planète :
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/11/05/retour-en-grace-du-beton-dans-la-maison_1263207_3238.html
La perfection, c'est dans les détails.
Rédigé par: Nunuche | 09 novembre 2009 à 11:45
@ Amelle,
Bonjour,C'est quand même frustrant ! de voir un responsable du parti socialiste avoir une tribune à la télévision ,se laisser entrainé par une journaliste à commenter l'actualité du parti socialiste??? Durant toute la durée de l'emission pas un mot sur la politique du gouvernement,pas une critique ???
Regardez plutôt la video de l'emmission "Dans extraits de l'emission cliquez sur Partie 2 : http://www.canalplus.fr/tous-les-programmes/les-emissions/pid2207-c-p-la-matinale.html?parent_id=1762&nav=1
Les Français,Les militants et sympatisants du PS attendent autre chose que cela de la part d'un responsable du Parti Socialiste en l'occurence Pierre Moscovici !
Rédigé par: Sabrina | 09 novembre 2009 à 11:16
Sabrina
Je n'avais pas lu cet article merci, si tu lisais le canard enchainée depuis des années tu saurais que Sarko veux donner Areva à son grand ami Bouygue. Celui ci depuis des années lorgne sur ce fleuron.
Depuis son élection en 2007 j'attend de voire comment Sarko va s'y prendre. On y arrive ...
Attendons la sortie du canard pour en savoir plus.
Rédigé par: Amelle | 09 novembre 2009 à 11:10
LORS DE L'INTERVIEW DE PIERRE MOSCOVICI CE MATIN SUR LA MATINALE DE CANALPLUS PAS UN MOT SUR CECI :
Le journal économique La Tribune de ce matin rapporte, à quelques heures du dépôt des offres fermes, que la société japonaise Toshiba met quelque cinq milliards d’euros sur la table, plus que Général Electric, quatre milliards d’euros, et davantage qu’Alstom, 3,5 milliards, qui faisait pourtant figure de grand favori voilà seulement quelques semaines.
L’Etat pousse Areva à la vente car il ne peut plus remplir son rôle d’actionnaire pour cause déjà repérée de déficits budgétaires à répétition. L’ennui, c’est que ce fleuron de l’industrie française, 31.000 salariés, pourraient bien quitter prochainement le patrimoine national. Qui rendra des comptes pour cette gestion désastreuse ? Sans doute personne. Et ce n’est pas la chose la plus gaie en ce jour anniversaire de la chute du Mur de Berlin
VOICI LE LIEN : http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/energie-environnement/20091109trib000441697/depot-des-offres-aujourd-hui-sur-areva-t-et-d-la-tribune-devoile-les-montants.html
QUI RENDRA DES COMPTES POUR CETTE GESTION DESASTREUSE Mr MOSCOVICI ?????
Rédigé par: Sabrina | 09 novembre 2009 à 10:48
Sabrina
A ce rythme tu vas finir hystérique ou avec une dépression nerveuse avant la fin du mandat de Sarko.
Je suis moi aussi une anti sarko "primaire" comme dirait les sarkoBoys et si j'ai repris ma carte du PS en 2006 c'est en parti parce que je ne voulais pas le voire au pouvoir.
Et pourtant dire Sarko est faux même archi faux, il cristallise 30% de l'électorat de droite depuis 2005, crois moi ils ne le lâcheront pas de sitôt.
Dire le contraire c'est se mentir, et ce mentir ne nous aidera pas à grand chose, d'autant plus que la déception plus tard peux nous casser.
Quant à commenter la chute du mur de Berlin pour son 20e anniversaire, c'est la moindre des choses et c'est aussi important que commenter les polémiques quotidiennes sur Sarko voir plus ça nous renvoie à de la politique au sens noble du terme.
Et stp arrête de crier
Rédigé par: Amelle | 09 novembre 2009 à 10:45
J'ai regardée ce matin l'interview de Pierre moscovici sur la matinale de Canalplus !
Je suis outrée de voir comment un responsable du Parti Socialiste(qui souhaite se présenté à la Présidence de la république) est tombé dans le panneau !!!Durant toute la durée de l'emission pas un mot sur la politique du gouvernement,pas une critique ???Pierre à été entrainé a commenter l'interview de Martine Aubry,la chute du mur...etc) ??Et à la fin ,la journaliste lui a poser juste une question sur les sondage de l'Elysée ???????C'EST CELA L'OPPOSITION DE Mr MOSCOVICI ???
Ce n'est pas étonnant qu'après le bide de l'emission "MOTS CROISES" Ou Pierre Moscovici à été laminé par Eric Besson(Remarquez C'est peut-être pour cela que la presse l'invite de plus en plus sur les plateaux TV) ,que les médias crient sur tous les toits qu'il n'y a pas d'opposition à Sarkozy en France !!!
Je vous cite Mr Moscovici : Il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy semblait invulnérable. C'était faux. Aujourd'hui, certains semblent penser qu'il est foutu. Ce n'est pas vrai.
ARRÊTEZ DE BROSSER NICOLAS SARKOZY DANS LE SENS DU POIL DANS CHAQUE INTERVIEW OU EMISSION DE TELEVISION ???
Rédigé par: Sabrina | 09 novembre 2009 à 09:20
Bonjour Pierre
Je tenais simplement à vous dire que votre prestation sur Canal+ ce matin fût très convaincante.
Cordialement
Eric Marochini
Rédigé par: Eric Marochini | 09 novembre 2009 à 08:44
Petite leçon sur le libéralisme :
Nombre de consommateurs désirent consommer le dimanche ; nombre de salariés acceptent ou seraient prêt à accepter de travailler ce jour-là : la liberté des agents économiques conduit à consentir le travail le dimanche.
Telle est, au final, le fond de l’argumentation gouvernementale et ce au-delà de la rhétorique sur «la fin de l’hypocrisie» ou «les nécessités du tourisme».
Quelques questions me viennent à l’esprit en ce tout début de matinée : dans une société équilibrée, la liberté des agents doit-elle l’emporter sur toute autre considération ?
Certains répondront par l’affirmative ; ce sont ceux là même qui ne tirent aucune enseignement de la crise économique que nous traversons actuellement…
Les autres seront plus modérés et diront que le marché n’a pas toujours raison…
La puissance publique, si légitime soit elle, est fondée à faire prévaloir des valeurs collectives.
La majorité des Français vont à l’encontre du gouvernement et récusent au contraire une société unidimensionnelle dédiée à la seule consommation, où seul le commerce donne un sens à l’existence.
Les boutiques et les grandes surfaces ne sont pas les églises des temps modernes et on peut une fois par semaine suspendre le culte marchand pour s’occuper d’autre chose.
De sa famille, de son développement individuel, de ses loisirs, de la lecture ou de ce qu’on voudra.
De la vie, quoi…
———–
Enfin, il y a vingt ans - le 09 Novembre 1989 - les regards se tournaient vers Berlin où le Mur de la honte chutait !
En ce jour de vingtième anniversaire, mes pensées vont aux personnes qui se sont combattues pour que ce Mur tombe.
Le communisme d'état était peut être mort, mais naissait, il y a vingt ans, un ultra-libéralisme dur avec les faibles mais doux envers les forts !
Amitiés fidèles et sincères à tous les nombreux lecteurs de ce blog,
Fabrice
Rédigé par: Fabrice | 09 novembre 2009 à 08:44
@charlotte les 2 en fait, et pour le PS je suis dans les Hauts de seine, département bien connu d'extrème gauche.
Rédigé par: Marcel | 09 novembre 2009 à 08:33
Excellente interview de Martine Aubry dans le JDD.
Tres lucide et tres combative.
Merci.
Rédigé par: marie mcb | 09 novembre 2009 à 00:29
La machine à gagner s'est mise en route, et rien ne l'arrêtera:
http://www.lepost.fr/article/2009/11/09/1781478_mission-impossible.html
Rédigé par: jpb | 09 novembre 2009 à 00:09