Vous pouvez retrouver l'entretien qu'a accordé Pierre Moscovici au magazine l'Express à l'occasion de sa participation à un colloque parlementaire sur le grand emprunt en cliquant ici.
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« Pierre Moscovici : «Le monde traverse une crise qui remet profondément en cause le capitalisme» - BFM Radio | Accueil | Ridicule »
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Ni dettes, Ni emprunts, la France doit créer de l'Argent !
Non à l'emprunt Sarkozy !
Face au pillage de notre pays organisé, depuis plus de 30 ans, par les marchés financiers qui gonflent artificielle, par les taux d'intérêt, la dette de notre pays, et afin de promouvoir des politiques de bien commun le gouvernement Français doit rompre avec la loi Giscard-Ponpidou du 3 janvier 1973, et tous les traités européens depuis Maastricht.
Le gouvernement doit reprendre sa souveraineté économique et émettre du crédit productif Publique émit par une nouvelle Banque de la France.
Le château de cartes de la finance est entrain de s'effondrer, il faut sortir de la spéculation et remettre l'argent au service de la population.
David C.
david.cabas.over-blog.fr
Rédigé par: David C. | 21 novembre 2009 à 23:34
Il va falloir faire de sérieux efforts pour ne pas se faire distancer :
http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=12725
C'est pourquoi nous devons mobiliser tous nos moyens, toutes nos énergies, et ne pas avoir peur de faire preuve d'audace.
Rédigé par: jpb | 13 novembre 2009 à 10:42
@GuillaumeA
« Avant de faire taux avec des courbes qui monte aux plafonds, le premier but est déjà d'atteindre réellement 40% je dis bien réellement. »
Non. Pas d'eau tiède qui ne séduit personne.
Pas de demie mesure, pas de suivisme vis-à-vis de Nicolas Sarkozy.
Un projet réellement social démocrate réformiste. Et comme dit Pierre, de l'audace.
Nous changeons la fiscalité, nous la remettons à plat, nous nous servons du Net et de l'informatique pour y parvenir, nous laissons tomber la règle de trois et le crayon de papier à mine graphite sur l'oreille. Nous réformons. Les passéistes, nous les ignorons, le futur les condamne par avance.
Rédigé par: jpb | 13 novembre 2009 à 10:18
@Sélène
« Parallèlement au capital risque, il me semblerait donc indispensable de créer des "pépinières d'entreprises", sous la même forme que les entreprises franchisées: études, aide et conseils, groupement de commandes, suivi de la gestion et suivi financier. Cela permettrait à un autre type d'entreprises de voir le jour.
Il se peut fort bien qu'un individu donné soit génial dans la conception d'un produit, ou dans sa commercialisation, ou dans la gestion de sa boîte, mais il est assez difficile d'être les 3 en même temps.
Ces "pépinières" d'un nouveau style pourraient également soutenir la création d'entreprises coopératives, pour tous ceux qui n'ont pas l'ambition solitaire. »
Tout à fait, le principe d'une "économie fluide" est pertinent en la matière,le gros des PME assure des besoins classiques. Disposer de toute la gamme, coopératives comprises est donc indispensable dans notre vision.
Rédigé par: jpb | 13 novembre 2009 à 10:07
@guillaumeA
Merci pour les précisions chiffrées, on constate que d'une année sur l'autre, des variations existent, mais cela ne change rien au principe.
Qu'en 2006, Liliane Bettencourt ait touché 219 m€ et qu'en 2008 265m€ conduit à un impôt pour 2008, pour elle, à 265m€ - 12 m€= 253m€ alors que pour 206m€ il aurait été de 219m€ -12m€ = 207m€ en supposant que ce soit elle qui ait encaissé le + de tous les contribuables français. Dans ce calcul, le taux n'apparaît pas, et ainsi nul besoin d'ergoter dessus.
Quand on possède une fortune estimée à 20 milliards, on ne s'expatrie pas dans un quelconque pays, quand on a la chance de vivre dans un si beau pays qu'est la France, pour ne pas remplir son devoir citoyen. On peut être riche et patriote, et considérer comme légitime de renvoyer l'ascenseur à la collectivité qui a permis de consolider le style de vie agréable que l'on a. Nous n'avons pas la haine des riches, il faut bien que l'argent soit ponctionné quelque part. Ils servent de coffre fort à la collectivité, et d'aiguillon à ceux qui désirent le devenir, à charge pour la collectivité d'offrir la possibilité réelle d'y parvenir.
Rédigé par: jpb | 13 novembre 2009 à 10:00
@ Sélène
"Pour l'impôt, mon modèle serait un impôt réellement progressif, sans déductions, les intérêts économiques décidés ponctuellement disposeraient de subventions et non de déductions."
Je suis également sur cette position-là. Il n'empêche qu'il faut y regarder de plus près et se déterminer par rapport aux "niches" d'aujourd'hui. Je vous avais soumis un petit tableau des principales niches pour avoir vos arguments pour chacune d'entre elles ; parce qu'il y en a de "sensibles", ne serait-ce que parce que c'est la gauche qui les a créées !
Rédigé par: Denise | 12 novembre 2009 à 23:49
@ GuillaumeA
" Déjà le bouclier de 50% en France n'existe pas, ces un mirage. "
Là, je suis d'accord. Ces gens-là ont généralement une cohorte de conseillers fiscaux qui en ont déjà mis beaucoup de côté.
"Aucune personne en France ne donne 30 % de ce qu'il gagne réellement et encore. "
Et là, je ne le suis déjà plus vraiment, d'accord. Je comprends bien que tu parles du revenu imposable. J'ai travaillé toute ma carrière avec des gens qui étaient bel et bien dans les tranches 35-46%. Et ils étaient salariés, avec bien peu de possibilités de faire autrement.
Mais qu'importe. La question n'est pas là. Dis-moi plutôt pourquoi tu parles de "haine du riche" ? Ce n'est effectivement pas ce qui nous anime. Pourquoi parler de haine quand nous parlons de justice et de redistribution d'une part et de dynamisme et d'efficacité économique d'autre part ?
Quant à l'argument de la fuite des capitaux à l'étranger, je l'entends depuis ma prime jeunesse à chaque fois que nous parlons de justice fiscale.
Pour ma part, je ne vais pas aussi loin que jpb et je suis pour un bouclier fiscal plus bas que 95%. Mais j'entends ses arguments ; surtout qu'il parle du haut d'une courbe réservé à quelques individus. L'essentiel du sujet n'est donc pas là, et comme il le dit lui-même, ne nous perdons pas dans les détails, il y a des spécialistes pour ça.
Rédigé par: Denise | 12 novembre 2009 à 23:38
La construction mentale et économique de JPB peut être intéressante par rapport à certains types d'entrepreneurs, mais tout le monde ne rêve pas d'avoir une entreprise à soi tout seul.
Il me semble qu'il faut augmenter le noms aussi la taille des PME, le principal défaut français par rapport à la concurrence internationale est la faible taille de nos PME.
Parallèlement au capital risque, il me semblerait donc indispensable de créer des "pépinières d'entreprises", sous la même forme que les entreprises franchisées: études, aide et conseils, groupement de commandes, suivi de la gestion et suivi financier. Cela permettrait à un autre type d'entreprises de voir le jour.
Il se peut fort bien qu'un individu donné soit génial dans la conception d'un produit, ou dans sa commercialisation, ou dans la gestion de sa boîte, mais il est asez difficile d'être les 3 en même temps.
Ces "pépinières" d'un nouveau style pourraient également soutenir la création d'entreprises coopératives, pour tous ceux qui n'ont pas l'ambition solitaire.
3 types de création d'entreprises, et une possibilité de passer d'une structure à une autre, selon les ressources humaines disponibles, ou selon les nécessites économiques. C'est ce que je nommais "économie fluide", pour qu'il n'y ait pas de rigidité structurelle en matière économique.
Pour l'impôt, mon modèle serait un impôt réellement progressif, sans déductions, les intérêts économiques décidés ponctuellement disposeraient de subventions et non de déductions.
Rédigé par: Sélène | 12 novembre 2009 à 23:31
JPB@
Mais chiffres sont de 2008.
Bettencourt"265m€"
Arnault"223m€"et non 227m€
Pinault"211m€"
Les frêres Bouygues 105m€ chacun
ex...
Quand je dis tranche ces le niveaux pour atteindre 95%.
Hors pour moi c'est taxation sont contre-productive car le gars se casse à l'étranger et on en parle plus.
Je ne suis pas quelqu'un qui vie dans la jalousie des autres.
Au lieu de penser a celui qui a trop je penses à celui qui a peut.
Je ne fonctionne pas avec le chiffon rouge pour dire que tout le problème est Bettencourt, Arnault ou je sais pas qui.
Que sarkozy fasse une politique pour les riches est désastreux mais construire une société sur la haine du riche est tout est peut glorieux.
La stigmatisation du riche qui gagne beaucoup d'argent ou celui qui est pauvre mais qui profite est tout aussi populiste.
Déjà le bouclier de 50% en France n'existe pas, ces un mirage.
Aucune personne en France ne donne 30 % de ce qu'il gagne réellement et encore.
Sarkozy depuis 2007 joue sur ce tour de passe passe. Il additionne des taux qui ne s'additionne pas. Parle de 50% sur ce que l'on déclare mais il faut voir tout se qui est permit de faire avant de déclarer...
Je suis toujours frapper que personnes au PS ne le disent.
Avant de faire taux avec des courbes qui monte aux plafonds, le premier but est déjà d'atteindre réellement 40% je dis bien réellement.
Rédigé par: guillaumeA | 12 novembre 2009 à 23:11
GuillaumeA
Quand jpb parle projet, on se tait et on apprécie ;-)
Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut
Rédigé par: Amelle | 12 novembre 2009 à 21:34
@GuillaumeA
«Personne ne gagne de telle revenue. »
Pas dans tes connaissances ?
J'ai fait le calcul sur le revenu d'une personne me semblant pouvoir être la championne : http://costkiller.net/salaires/people/Liliane-Bettencourt-salaire-revenus-people-celebrites.htm
De plus si tu as lu attentivement, tu auras remarqué qu'il n'est nullement question de tranches. C'est un schéma que je propose, c'est donc dans l'esprit qu'il faut le comprendre, et non pas s'envoyer les chiffres à la tête.
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 20:25
JPB@
"Proposé brutalement, l'imposition à 95 % concernerait la personne touchant le plus gros revenu de France, et selon le schéma proposé, cela lui laisserait un million d'euros par mois pour ses petites fantaisies."
On est sure que la suisse va faire des affaires...
Il faut revenir sur terre:1 million d'euros par mois demanderais 240 millions € à l'année en totalité.
Personne ne gagne de telle revenue.
Même Bernard Arnault qui est milliardaire a touché en revenue 2008"227 millions€ ". Donc celui qui gagne le plus en France est même pas dans la tranche 95%.
Rédigé par: guillaumeA | 12 novembre 2009 à 19:53
@Bloggy Bag
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-04-02/special-vivre-ecolo-une-maison-passive-a-paris/920/0/331609
Proposer une faible TVA sur le triple vitrage, à compenser sur le double et plus sur le simple... ;-)
L'argumentation sur la consommation à faible taxation ne doit pas se faire en fonction des possibilités financières de la personne, mais des choix conseillés pour diriger la production.
En économisant sur le fuel, le gaz ou le charbon, et en ayant une TVA faible sur l'isolation haut de gamme, on développe un marché de masse, ce qui fait chuter les prix. Deux arguments valent mieux qu'un auprès des consommateurs.
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 19:46
@Bloggy Bag
Proposé brutalement, l'imposition à 95 % concernerait la personne touchant le plus gros revenu de France, et selon le schéma proposé, cela lui laisserait un million d'euros par mois pour ses petites fantaisies.
Derrière le chiffre qui semble gros, la galette n'est pas ridicule.
On a tellement l'habitude de réfléchir par tranche avec la croyance de Nicolas « On ne doit pas prendre plus de la moitié de ce qu'une personne gagne » qu'on ne se représente pas le mécanisme ayant permis d'accumuler la rente.
http://www.paperblog.fr/573754/le-classement-des-7-plus-riches-de-france/
Le schéma proposé ne vise que les revenus, pas la propriété. On ne peut pas avoir d'effet rétroactif, et spolier les fortunes, nous ne sommes pas des communistes, mais on peut élégamment prélever sur les revenus que procure la fortune, tout en laissant largement de quoi vivre, cela revient au final exactement au même, mais on respecte les formes et les personnes.
Les cerveaux ne fuiront pas ailleurs, s'ils ont la possibilité de monter des entreprises, et de tenter de toucher le jackpot du million d'euros mensuel à dépenser, à l'aide du capital-risque mis en place.... ce sera donc sans doute l'inverse qui se produira : http://avenirlorraine.canalblog.com/archives/2009/11/12/index.html
L'avantage, c'est qu'au niveau de l'entreprise, on n'intervient pas. Donc, on ne plafonne rien au niveau des salaires, bien au contraire, que les entreprises prospèrent, qu'elles payent de gros salaires, et qu'ensuite TOUT le monde paye ses impôts sur l'ensemble de ses revenus ; http://jeanpierre.becker.free.fr/stuff/CourbeImpots.jpg
Je n'aime pas complexifier un schéma simple, sauf obligation. Cela va déjà être assez difficile à faire passer comme message dans l'opinion, sans avoir besoin de l'altérer. Si c'est compliqué, les critiques peuvent s'infiltrer plus facilement, et il y aura une sérieuse résistance idéologique à notre projet de la part de ceux qui auront l'impression ( c'est un euphémisme ) de trop payer.
C'est le meilleur projet pour acheter la paix sociale, et il vaut mieux avoir un million d'euros à dépenser dans la douce France que dix dans un pays à feu et à sang. La quiétude n'a pas de prix.
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 18:56
Je viens d'écouter le discours fleuve de Sarkozy aujourd'hui dans le Vercors, reproduit en direct par LCPAN. Très intéressant et à travailler. En dehors du fait qu'il lance un débat sur l'identité nationale et qu'il le clôt avec ce discours, je dirais qu'il y a pas mal de choses avec lesquelles on pourrait être d'accord avec lui ; maintenant, il va falloir reprendre point par point pour démonter l'action menée à partir de ces principes et le mettre devant ses contradictions et celles de sa politique. Un exemple parmi d'autres : en faisant l'éloge du "travail" il a une fois de plus illustré sa valorisation par la suppression de l'impôt sur les successions. Et comme il cherche des crosses, puisqu'il continue à nous en mettre plein la tronche, avec les 35 heures en particulier, il ne faudrait pas se priver.
Compte tenu de l'heure, et au sujet du travail, je me demandais ce que son public fichait là ; pour beaucoup, le travail, c'est pour les autres.
Intéressant aussi d'écouter à quels moments il a été le plus applaudi ; globalement, c'était à chaque fois qu'il nous attaquait + son non à la burka.
Qui va s'en charger ? Aubry, Hollande, Pierre ??? Ce devrait être Martine, mais c'est vrai que je n'y crois plus moi-même, sauf si c'est pour dire qu'il a tout faux (ce qui est faux), et encore pire si c'est Hamon.
Ou même Lionel, puisque comme l'a rapporté Nicolas (Nantes) il a fait une excellente tribune aujourd'hui dans Le Monde. A propos de Jospin, j'ai apprécié un passage de Droit d'Inventaires, p. 281 ; Hollande laisse entendre que Jospin espérait qu'on l'appellerait en recours en 2006, et il écrit : "Il est plus simple d'être appelé à se défaire d'un engagement que de s'en délier soi-même."
Rédigé par: Denise | 12 novembre 2009 à 18:45
@jpb : l'imposition à 95% risque de servir d'étendard pour refuser le reste.
Je te propose un autre mécanisme, avant l'imposition : plafonner dans une société l'écart entre le revenu le plus fort et le plus faible.
L'intérêt est que l'on ne limite pas le gain maximal donc on ne pas pas utiliser l'argument des "socialos qui appauvrissent les salariés".
Deuxièmement, cette position morale peut difficilement être ouvertement contestée sans que le contestataire passe pour un fieffé salaud.
Enfin, c'est relativement facile à comptabiliser quel que soit le mode de revenu (du salaire aux stocks options).
Cela aurait l'effet de renforcer la cohésion sociale des entreprises et surtout d'augmenter substantiellement le salaire des bas revenus : plus de smicards à la SG !
La seule objection qui resterait serait la sempiternelle excuse des cerveaux qui vont voir ailleurs. Peut-être est-ce vrai dans la finance, et encore j'ai des doutes, mais en ce qui concerne les chercheurs et ingénieurs, ce n'est certes pas le cas, au contraire les jeunes seraient sans doute mieux payé.
Quant à l'IR, comme on sait qu'il vient d'abord des classes moyennes, on peut même s'apprêter à en baisser le taux d'imposition avec un tel mécanisme.
Voilà pour ma contribution fiscale du soir.
Rédigé par: Bloggy Bag | 12 novembre 2009 à 18:04
Z'avez été voir l'article "Grazia"? Pierre propose gentiment à la journaliste de lui monter le gland!!!!!
Rédigé par: Viviane | 12 novembre 2009 à 18:01
@jpb : ils vont finir par devoir mettre un parachute pour arrêter le bateau !
:-)
Rédigé par: Bloggy Bag | 12 novembre 2009 à 17:51
jpb,
Le trimaran à foils : c'est rigolo comme nom çà!!!!
Rédigé par: Viviane | 12 novembre 2009 à 17:37
@Bloggy Bag
Mer plate :
http://www.laprovence.com/articles/2009/11/12/962787-Region-en-direct-Voile-l-Hydroptere-enchaine-les-records-a-grande-vitesse.php
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 17:30
Il parle bien parfois notre ami Lionel :)
"Les Français pourraient bien comparer défavorablement le gouvernement Fillon au gouvernement Jospin tant pour le respect des promesses que pour les résultats", estime Lionel Jospin, qui répond aux critiques de l'actuel Premier ministre dans une tribune au "Monde" daté de vendredi. Lire la suite l'article
"Sous ses airs de grand intendant dévoué, le Premier ministre François Fillon se montre souvent agressif et peu respectueux des faits", affirme l'ancien chef de gouvernerment en réaction aux propos, parus dans le même journal en novembre, du Premier ministre qui imputait l'échec du candidat PS à la présidentielle en 2002 à des engagements "jamais tenus".
"C'est inélégant, impertinent et imprudent", reproche Lionel Jospin, qui dresse une liste comparée des engagements de son "programme en 1997" avec "les résultats obtenus".
S'agissant du gouvernement Fillon, "où en est le 'travailler plus pour gagner plus', quand le chômage se répand, que les salaires stagnent et que les injustices se font plus criantes? Et la sécurité, quand se multiplient les violences aux personnes (...)?", interroge l'ancien Premier ministre socialiste.
Où en sont "les équilibres économiques, quand les déficits enflent et que la dette explose?", "l'indépendance de la France, quand on réintègre l'OTAN sans aucun bénéfice", et "la rupture avec la 'Françafrique', quand on s'incline devant les répressions et les fraudes (...)?", critique-t-il.
"Le pouvoir brandit la crise comme une excuse. Mais ses échecs et ses travers sont antérieurs à la crise, ou sans rapport avec elle", juge Lionel Jospin. "Et il ne sert à rien de l'invoquer, puisqu'on reste si indulgent avec ceux qui l'ont provoquée, et si dur avec ceux qui la subissent".
Rédigé par: Nicolas (nantes) | 12 novembre 2009 à 15:04
@ Mat
Ah, je me disais aussi qu'ils se ressemblaient beaucoup !
Rédigé par: Denise | 12 novembre 2009 à 14:38
@ jpb
Je ne sais comment te remercier. Voilà un tour d'horizon brillant, synthétique et qui va m'être fort utile. J'aurais sûrement des questions et des précisions à te demander. Probablement au niveau local. J'ai moins de capacités de synthèse que toi, excuse-moi par avance si c'est décousu et… moins rapide que toi ! Encore merci, mille fois.
Rédigé par: Denise | 12 novembre 2009 à 13:54
On a donc une pile à trois niveaux :
* d'abord fondamentalement, la formation, l'éducation, tout au long de la vie
* pour ceux qui en sont capables, disposer du capital risque nécessaire pour créer demain.
* récupérer par "l'impôt sur les revenus" progressif et universel, les sommes nécessaires pour faire fonctionner l'ensemble du système productif régénéré, sans en modifier son fonctionnement sauf à l'améliorer par petites touches successives. Nous sommes des réformistes.
Le système peut être mis en place, avec les sommes transitant actuellement, et augmentées progressivement, on peut envisager la collecte des impôts par département, et ainsi commencer à appliquer au fur et à mesure en commençant par les départements les plus pauvres.
Un système expérimental ne peut pas être appliqué brutalement, il faut en mesurer les retours afin de bien contrôler l'ensemble et le corriger si nécessaire. Une théorie sur le papier est toujours belle, mais ce n'est que confronté à la complexité du réel que l'on voit si elle fonctionne comme prévu ou pas. Une utopie, ce n'est pas faire n'importe quoi, c'est définir le champ, brosser le tableau, et couche par couche peindre en vrai le projet bien étudié.
Au final, l'argent prélevé sur les hauts revenus, avec un taux approximatif de 95 % pour la personne en encaissant le plus, redistribué à la base de la pyramide, se retrouvera en grande partie récupéré le mois suivant, par ces mêmes personnes progressivement et fortement imposées. L'argent qu'elles auront versé, elles le retrouveront le mois d'après et recommencer un nouveau cycle. Faire circuler l'argent, c'est ça la finalité d'un système économique, car il permet de faire attribuer les biens et services en sens inverse. L'argent n'est que la contrepartie d'un échange. Contre un bien ou un service, on échange un symbole, des électrons ou des photons dans le système bancaire informatique global, et le rôle du politique est de permettre de l'optimiser, afin que tous en aient suffisamment selon leur mérite respectif. Non seulement nous sommes réformistes, mais en plus nous prônons la méritocratie, notre système est moral et ne spolie personne, nous optimisons à tous les niveaux l'ensemble du fait social.
On a donc un nouveau financement à consacrer à l'entreprise, mais totalement organisé, à la différence du grand emprunt que veut organiser Nicolas Sarkozy qui le désire sans avoir le moindre plan d'application en tête. Il sait qu'il doit faire quelque chose pour retrouver la croissance, il ne sait pas comment assembler le puzzle qui permettrait d'y parvenir. En plus, il se prendrait les pieds dans le tapis en tentant de mettre une politique qui est contraire à sa croyance. Il n'est pas assez rationnel pour être un réel social-démocrate réformiste. :-)
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 13:33
Au final la façon dont l'argent doit être réparti, par région, par pays ou au niveau européen, est un détail. Les grandes lignes, c'est de dupliquer le principe du concours de plan d'affaires, l'exemple initié à partir du Luxembourg sur la Grande Région peut facilement se diffuser à toute l'Europe. Dans ce cas on peut prévoir des antennes locales, et une organisation centralisée, justifiant la création d'une nouvelle capitale économique et culturelle pour L'Europe:
http://jeanpierre.becker.free.fr/Schuman/index.html
Ensuite, et Pierre Moscovici l'évoque dans son dernier livre Page 215
« Par la création d'un fond de capital-risque public renforcé pour prendre des participations publiques dans le capital des jeunes entreprises innovantes pour leur apporter les financements nécessaire à leur croissance »
C'est fondamental pour faire redémarrer l'économie et donner de l'espoir aux jeunes générations montantes, et justifier leur effort de formation. Il faut également prévoir d'y associer les autres pays européens, pour disposer d'une somme à la hauteur des enjeux, et faire passer ainsi le volet social dans les autres pays de la communauté européenne.
C'est la prise de pouvoir du social sur le capital. C'est la victoire de la gauche sur ses vieux démons. C'est la défaite assurée des "sournois marxistes" selon le délicieux lapsus que l'on a vu fleurir en guise du surmoi-marxiste. ;-)
C'est surtout se montrer plus innovant que la droite au niveau de l'entreprise, et faire basculer les couches moyennes et aisées de la population dans notre camp, les basses y venant logiquement au vu du SCUP, le salaire citoyen universel personalisé.
Le plan, c'est guider la création et permettre le renouvellement des entreprises. Le travail a pour but de créer de la richesse, et de justifier l'insertion de la personne dans la société. Si l'entrepreneur ne trouve pas les moyens financiers dont il a besoin, sa vie perd du sens, et la richesse qu'il pourrait apporter à la société se vaporise. Laisser le peu de capital-risque existant seulement pour de la pure spéculation, ne permet pas de guider les domaines spécifiques propres aux besoins de demain. On ne répond pas alors à la demande du peuple, mais seulement à la loi du profit pour quelques individus particuliers.
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 13:32
Je me réfère donc au parcours de plan d'affaires
http://www.innovation.public.lu/html/portal/FR/81/87/108/C1261/
auquel j'ai participé pour deux projets.
Au terme du parcours, on a une meilleure approche de la problématique que doit affronter et on sait sensiblement le montant nécessaire pour lancer l'affaire.
En dernier se pose la question de savoir qui est capable de fournir par exemple cinq millions pour créer un nouveau bateau http://jeanpierre.becker.free.fr/theboat/index.html ou une centaine d'autres pour disposer d'un prototype en fonctionnement réel de http://jeanpierre.becker.free.fr/monorail/index.html
Classiquement, on conseille d'aller voir un banquier, qui écoute gentiment... ou de s'associer avec quelqu'un qui y a intérêt, genre SNCF.
Les entreprises existantes ont déjà leur propre plan de développement, et ne jouent pas les assistantes sociales pour innovateurs en mal de financement. Au besoin, si un marché nouveau se développe sur l'idée initiale, elles prendront le train en marche, mais la prise de risque, ce n'est pas vraiment leur coeur de métier.
De plus à titre personnel, ayant fréquenté divers endroits où l'on aurait pu rencontrer des banquiers, lors de rencontres du concours de business-plan, je n'ai pu que constater leur absence. Le rôle des banques, c'est d'éviter de prendre des risques avec de l'argent qui ne leur appartient pas.
Il y a donc une mythologie du capital-risque, qui dans le réel occupe une part insignifiante. Je n'ai reçu aucun email me proposant un RDV dans ce sens, alors que mes projets remontent pour certains à plus d'une dizaine d'années.
De plus, la bulle Internet en se dégonflant a échaudé plus d'un investisseur. L'argent s'est alors porté sur la spéculation, avec la magnifique embrouille qui est partie des USA et qui a provoqué une crise réelle dans l'économie traditionnelle. Et cette cata, on y a eu droit et encore loin d'en être sorti. L'augmentation de la dette le confirme... :-(
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 13:32
@Denise
Juste pour illustration :
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/opinions/article/765557/mil/5345667.html
Le capital-risque au départ, c'est supposer que sur un certain nombre de placements, quelques-uns se révéleront excellents, et que l'on fera de gros bénéfices. Dans la réalité, le capital-risque n'est pas statistiquement plus rentable que le reste des placements, et que l'on a en plus, surtout le risque, c'est à dire perdre platement son argent investi.
Les jeunes entreprises sont fragiles, beaucoup décèdent de mortalité infantile, pour des raisons diverses. Inexpérience des entrepreneurs, illusions dans la valeur de leur idée, mauvaise organisation, trop de choses à gérer, plus d'argent dépensé que d'argent encaissé, paperasses administratives qui font perdre du temps, difficulté à se faire connaître sur un nouveau marché, manque de notoriété par définition puisque jeunes entreprises.
Quand ça marche, c'est parfait, voir Apple et Microfoft, autrement, beaucoup de flops.
Mais on constate bien que c'est une façon de s'imposer rapidement au niveau mondial et de tenir ensuite le marché, pratiquement en situation de monopole. Il faut disposer de toutes la gamme d'entreprises pour être performant, depuis la fabrication de pizza dans un camion au bord de la route, qui nécessite peu de capital au départ, jusqu'à des commercialisations de biotechnologies extrêmement pointues.
Ce qui est mal couvert actuellement, c'est l'innovation un peu spécifique, dont on ne sait pas très bien évaluer le potentiel réel. Il n'y a pas de loi en ce domaine, il y a toujours une part de risque que l'on ne saurait objectivement cerner.
Rédigé par: jpb | 12 novembre 2009 à 13:31
Je ne saisi pas bien l'argumentaire du PS au sujet du Grand emprunt.
Le PS désapprouve l'option de lever l'emprunt auprès des français sous prétexte qu'il coutera plus cher que de le lever sur les marchés financiers (contexte de taux d'intérêt bas). Ça je le comprend et je suis d'accord.
Mais refuser la seconde option en raison de l'endettement de la France et en même temps demander un nouveau plan de relance, axé sur la consommation et l'investissement, qui pèsera lui aussi sur les finances publiques, là je ne comprends.
Je suis évidemment d'accord pour insister sur le financement des pôles de compétitivité et pour la révision des niches fiscales et plus encore de la politique fiscale de la droite depuis 2002, mais le PS peut difficilement relancer la croissance avec un cout budgétaire nul. Et rien ne dit que la suppression du paquet fiscal permette à l'Etat de retrouver les 15 milliards qu'il lui en a couté.
Par ailleurs, Moscovici cite les secteurs sur lesquels il faut investir, or on se rend compte que c'est quasiment les mêmes cités par la commission Juppé-Rocard.
http://www.lesechos.fr/info/france/020215600949-grand-emprunt-les-sept-priorites-de-la-commission-juppe-rocard.htm
Rédigé par: Pablo | 12 novembre 2009 à 13:07
@Denise
C'est son frère, pas son mec ;-)
Rédigé par: Mat | 12 novembre 2009 à 02:25
@ jpb
Tu pourrais me faire un cours, svp, sur ce que tu as dit plusieurs fois sur ce blog quant à la mutualisation, la nationalisation, ou la régionalisation (ou ?) de (?) de capital-risque ? J'entendais sur LCPAN, Kosciusko-Moriset, le mec de la dame, le patron de Priceministe, expliquer que les entreprises trouvent très facilement des financements en juin quand plein de gens cherchent à baisser leur ISF, et qu'il y a même plus d'offre que de demande, et beaucoup plus difficilement en septembre !
Rédigé par: Denise | 11 novembre 2009 à 22:31
@ Alain
Je réagis juste à : " L’impôt sur le revenu finance la masse salariale des fonctionnaires de l’Etat."
Je ne crois pas que l'IR soit "dédié".
Rédigé par: Denise | 11 novembre 2009 à 22:19
Nicolas (Nantes)
Avec gains de riz, voilette en tutu blanc, et mariée rosissante sous le voile quand on lui passe l'anneau au doigt ?
Si elle est vierge, bien sûr.
Rédigé par: jpb | 11 novembre 2009 à 21:47
« la pudeur sur un épisode fait de contradictions, probablement de regrets, mais un épisode qui porte en lui-même beaucoup d'humilité et de dignité. Cette partie de notre histoire ne mérite pas d'être oubliée. »
Bien sûr que cette histoire fait partie de notre identité collective, au même titre que tous nos anciens, qui au péril de leur vie, pour des combats, qu'ils sentaient confusément, étaient dans le doit fil de nos idéaux de toujours, et de la devise de la république, Liberté Égalité, Faternité, même si sur le terrain, dans la réalité des combats, cela s'est traduit dans la boucherie.
La contradiction entre des méthodes inhumaines, au nom de la République et au nom du Reich, tendaient vers une issue fraternelle, et une autre satanique, et là je parles de la fracture fondamentale en Europe. Il y eut celle plus discrète du colonialisme, avec son blanc, avec son noir.
Pour ma part, c'est en sautant une génération que je retrouve cette problématique. Mon grand père, né après 1870 est né Allemand. Mon père né en 1917 et né Français.
Sur la frontière, nous autres, grains de sable de l'histoire, avons subi.
Tu comprendras, alors, pourquoi farouche, je défends bec et ongle, une Europe fraternelle. Celle qui pourra guérir les blessures mondiales.
Rédigé par: jpb | 11 novembre 2009 à 21:38
La Lapalissade qui consiste à affirmer que le grand emprunt aggravera la dette n’apporte pas d’argument supplémentaire au clivage droite / gauche si ce n’est qu’il est toujours utile de rappeler que son remboursement grèvera la capacité future de financement de nouveaux projets.
Plus encore, je persiste à penser que la dette est une donnée relative puisque si on la compare à la valeur de notre patrimoine commun, elle est relativement faible. Ce qui représente un facteur amplificateur, c’est la destruction d’emplois et le financement grandissant du chômage et du retour à l’emploi d’une part et le « trou » de la Sécurité sociale d’autre part. « Trou » dû anecdotiquement à l’acquisition du vaccin pour lutter contre la grippe A mais reste symptomatique du cadeau laissé continuellement aux laboratoires. Pourquoi le nombre de médicaments prescrits dépasse toujours la durée du traitement ? Nous en connaissons tous la raison : il faut consommer !
Le grand emprunt, outre qu’il compose un argument essentiel de la droite pour empêcher la revalorisation des salaires et des retraites des plus faibles, n’est recevable que s’il est affecté à des lignes budgétaires « intelligentes ».
Ce grand emprunt doit permettre de sortir socialement de la crise par la mise en action de grands chantiers. Le gouvernement parle de plan de relance mais pour l’instant c’est un écran de fumée et nous n’observons guère de nouveaux projets de grande ampleur. Les seuls projets visibles sont ceux initiés par les collectivités locales, biens meilleures gestionnaires !
Par ailleurs, le gouvernement reporte la responsabilité de la dette sur ses fonctionnaires. Ce n’est pas acceptable et ne nous trompons pas, si nous voulons conserver la qualité de nos services publics qui représente bien notre identité nationale, nous devons rejeter cet argument par le raisonnement logique suivant :
L’impôt sur le revenu finance la masse salariale des fonctionnaires de l’Etat.
Si demain l’Etat se sépare d’une partie de ses agents, la réduction de cette dépense doit affecter la recette qui vient en face, soit l’impôt sur le revenu.
Ainsi, soit nous acceptons un désengagement de l’Etat révélateur de fait de son incapacité à porter son devoir d’équité sociale sur l’ensemble de son territoire et notamment dans les zones rurales et nous demandons en retour une baisse substantielle de l’impôt.
Soit, nous résistons au chant des sirènes et demandons l’application de l’impôt équitablement – avec la suppression du bouclier fiscal – pour conserver en l’état nos services publics tant enviés par les autres nations.
Nul doute que la dernière solution serait la meilleure en mon sens car la moins onéreuse pour les citoyens que nous sommes, réfléchissez-y !
Rédigé par: Alain | 11 novembre 2009 à 21:25
@ Nicolas (Nantes)
Quand j'étais jeune, j'ai travaillé un moment dans une clinique de désintoxication aux USA ; ça m'a été très utile pour résister à toutes les tentations y compris les moqueries. Tu sais bien que non, que le joint n'a pas le même niveau de dangerosité que la cigarette. Si c'était la même chose, les mômes ne le fumeraient pas. Et c'est quand ça ne leur fait pas assez d'effet qu'ils vont vers encore plus fort. Ils en attendent des paradis artificiels, même faibles, et même si tous n'y sont pas sensibles à la même dose. Et le danger, il est là. La cigarette ne te fait pas rater un virage (je suis fumeuse aussi). L'alcool, à forte dose, s'en rapproche davantage.
Rédigé par: Denise | 11 novembre 2009 à 16:31
Denise
je comprends tes arguments mais en fait, ça dépend à quel niveau de dangerosité on place le joint.
Je fume pas de joint, mais des cigarettes normales.
A mon avis, le joint a le même niveau de danger que la cigarette, pas plus. Donc, je sais pas trop quoi penser.
Je trouve qu'il faudrait tester.
Rédigé par: Nicolas (nantes) | 11 novembre 2009 à 16:16
@ Nicolas (Nantes)
Bons sujets de débat. Pour ma part je suis contre l'autorisation de la vente de cannabis et pour le mariage des homosexuels (et pour les autoriser à adopter).
Pour le cannabis, c'est pour une raison toute simple : on a besoin d'interdits, et on a besoin de les transgresser, c'est ainsi disent les psychologues qu'on se construit. Que cette transgression-là n'ait pas trop de conséquences graves n'est pas plus mal ; parce que sinon le besoin de transgression passe à un niveau plus élevé. Je n'ignore pas le problème des filières, des marchés parallèles. Ce n'est pas une raison suffisante. Ce n'est pas parce que notre police ne parvient pas à bien faire son métier qu'on doit décider de supprimer la cause de son échec en l'autorisant. Sinon, on peut aller loin comme ça. Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas parce qu'on ne parvient pas à éviter la violence qu'on va décider d'autoriser les armes à feu, si ?
Rédigé par: Denise | 11 novembre 2009 à 15:49
Je change de sujet, je me permets :)
Mais vous n'intervenez pas souvent sur les sujets sociétaux.
Deux ont été relancés il y a peu.
Daniel Vaillant, autorisation sous contrôle de la vente de cannabis.
Hélène Mandroux, ouverture du mariage aux homos.
Ce serait pas mal de réagir là-dessus, je trouve.
Rédigé par: Nicolas (nantes) | 11 novembre 2009 à 15:14
Les leçons données pas les emprunts Necker et Calonne ne semblent pas être connues de nos brillants politiques.
Ajouter au déficit un artifice tel que l’emprunt ne fait qu’aggraver l’héritage que nous laissons à nos petits enfants.
Les objectifs de cet emprunt sont aussi flous que ceux de la taxe carbone et la suppression de la taxe professionnelle, nous sommes entrés dans la phase « t’occupe des signaux, mets du charbon », gare au déraillement.
Rédigé par: roland tricotet | 11 novembre 2009 à 11:41
Le mélange des genres ne fait pas bon ménage.
Il faut pas mélanger le budget ridicule de sarkozy avec ses baisses impôt inutile et le fait que l'état investisse.
Ma position ne change pas d'un iota sur cette affaire.
La droite a tord sur le budget et la gauche a tord pour le Grand emprunt.
La France doit rapidement remonté les impôts pour garder son système, avoir une rigueur financière dans les frais de fonctionnement mais investir massivement pour relancer l'économie.
Rédigé par: guillaumeA | 10 novembre 2009 à 18:42
Même si j'ai un avis moins tranché sur l'emprunt que toi Pierre, tes justifications sont convaincantes lorsque vous mettez l'accent sur les mauvais arbitrages fiscaux réalisés par le gouvernement avant la crise sur lesquels il ne veut pas revenir. Je pense toutefois qu'un emprunt (comme l'avait proposé le PSE en juin dernier) peut être intéressant selon les choix qui en ressortent. Il est en tout cas plus intéressant de participer à ce débat qu'à un débat sur l'identité nationale.
Rédigé par: guillaume | 10 novembre 2009 à 18:24