09 septembre 2009 à 08:24 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (14)
Veuillez trouver, ci joint, le projet d'Agglomération du Pays de Montbéliard "Construire ensemble un futur durable" approuvé à l'unanimité par le Conseil d'agglomération du 2 juillet 2009 :
http://www.agglo-montbeliard.fr/uploads/pdf/Document_final_Projet_agglo_2020.pdf
07 septembre 2009 à 12:06 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (2)
Vous pouvez télécharger ci-dessous l'intervention de Pierre Moscovici devant la presse le 30 mai pour présenter le pré-projet d'agglomération.
Tous vos commentaires sont les bienvenus.
Téléchargement Intervention PMv conf de presse 30 mai
03 juin 2009 à 17:42 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (8)
Qu'en est-il, maintenant, de la conduite des nombreuses politiques publiques menées par la CAPM – dont les compétences sont étendues et les moyens très substantiels ? Il s'agit là de notre tâche essentielle, pas toujours spectaculaire mais très concrète. Là encore, nous avons dans cette première année posé le socle du changement, que notre projet d'agglomération à l'horizon 2020 permettra de réaliser.
J'ai d'abord voulu modifier radicalement l'approche de dossiers sensibles, sur lesquels l'ancienne majorité avait totalement échoué : le traitement des boues et la gestion de l'eau. Le chef de l'opposition à la CAPM, Charles Demouge, a cru devoir nous critiquer là dessus. J'en ai été, je l'avoue, surpris, tant il s'agit là de dossiers accablants pour les équipes précédentes, qui jouent ici au pompier pyromane. L'usine de traitement des boues à Fesches le Châtel, appelée Compostière des Landes, n'a jamais correctement fonctionné, et a créé des nuisances olfactives – des odeurs – insupportables aux riverains. L'ancienne majorité ne savait comment sortir de cette situation, qu'elle a créée, autour d'un équipement qui a tout de même coûté 8 millions d'euros. Avec mon vice-président Bernard Lachambre, j'ai été sur le terrain, engagé une concertation qui n'avait jamais eu lieu avec les riverains, et pris une décision : l'usine procédera cet été à des essais, au terme desquels elle sera soit aménagée à la charge du constructeur, soit fermée, et un contentieux engagé contre celui-ci. En toute hypothèse, je n'accepterai pas que les nuisances se poursuivent. S'agissant de l'eau, la droite avait, en 1992, fait le choix de la privatisation et signé avec Véolia un contrat d'une durée exorbitante (30 ans). Un recours a été engagé contre la CAPM par une association d'usagers, critiquant le prix de l'eau, alors que montait l'aspiration au retour à une gestion en régie – à laquelle je suis favorable. Il fallait sortir de l'impasse. Là encore, j'ai empoigné le dossier, discuté avec les uns et les autres, et décidé de lancer un audit contradictoire, pour réfléchir à la façon de sortir, au moment judicieux, du contrat existant, sans pénaliser l'usager – contribuable et augmenter de manière écrasante la fiscalité. Cette démarche aboutira durant le semestre qui vient : nous arrêterons nos choix stratégiques pour l'avenir au plus tard début 2010. Je suis donc un peu étonné que la droite me reproche de n'avoir pas tout à fait résolu en un an les problèmes qu'elle a créés en 20 ans : comprenne qui pourra ! On voit là clairement, en tout cas, une rupture de méthode : nous agissons dans le dialogue, nous privilégions les valeurs du service public, nous respectons les usagers, bref, dans l'action aussi, nous préférons la démocratie à la technocratie.
Je suis également très attaché à la modification des relations entre la CAPM et les 29 communes qui la composent. Je sais qu'on reproche à l'agglo d'être au service trop exclusif de certaines « grosses » communes – à commencer par Montbéliard et Audincourt. Il n'est pas illogique que celles-ci, par leur poids et leur centralité, aient vocation à accueillir de grands équipements, à vocation intercommunale, mis ensuite au service de tous. Mais je souhaite que la CAPM aide davantage les communes, quelle que soit leur taille. C'est la raison pour laquelle je fais méthodiquement le tour de toutes les communes – au moins une par mois – pour rencontrer les équipes municipales, échanger sur leurs projets, voir sur place comment nous pouvons aider à les mener. C'est aussi pourquoi les fonds de concours aux communes ont été plus que multipliés par 2 – de 850 M€ à 2 M€. Il faudra aller plus loin, beaucoup plus loin, nous le ferons dès le budget 2010, et ce sera un des grands axes du projet d'agglomération. Je sais que certaines villes, hier glorieuses, aujourd'hui en difficulté – je pense à Valentigney et à Sochaux – ont besoin de soutien, je vois que tous les maires attendent plus de nous. Oui, je veux une agglo au service des 29 communes qui la composent, j'ai l'ambition de passer de la logique de morcellement actuelle - « 29 communes et une agglomération » - à une démarche vraiment, pleinement communautaire - « 29 communes dans une agglomération » - et m'engage à la construire.
Cette agglomération plus proche des communes et de leurs habitants devra encore renforcer ses compétences. Il s'agit là aussi d'une dimension essentielle de notre futur projet d'agglomération. Il y aura, je le sais, un grand débat sur l'appropriation collective de l'urbanisme : j'irai aussi loin que possible. Mais d'ores et déjà, avec Martial Bourquin, avec Albert Matocq-Grabot, avec Eric Lançon, nous avançons sur la prise de compétence dans les domaines du sport et de la culture. Il ne s'agit pas là pour moi d'un supplément d'âme, mais d'un élément décisif pour renforcer l'attractivité du pays de Montbéliard – qui passe aussi par le développement durable, par le renforcement de l'université, par une diversification plus poussée, par le rattrapage en matière d'emplois de services publics et privés, notamment de services à la personne. Je souhaite une grande politique culturelle et sportive, à la fois élitiste – au bon sens du terme – et populaire. Nous la mènerons avec beaucoup de détermination.
Je pourrais poursuivre ce propos longtemps – la matière est loin d'être épuisé. Mais il faut conclure, et je le ferai sur deux points. Le premier concerne le projet d'agglomération 2020. J'ai lancé cette démarche, je l'ai souhaitée participative – elle a suscité un vif intérêt, mobilisé physiquement plus de 1 500 personnes, provoqué plus de 4 700 réponses à un questionnaire avant. Quitte à susciter le doute ou l'impatience, j'ai pris le temps d'une réflexion collective et approfondie : il ne s'agit pas de refaire un énième schéma bureaucratique, de dupliquer les procédures publiques existantes, mais bien d'inventer le pays de Montbéliard des 15 prochaines années, dans le cadre de l'Aire urbaine que nous formons avec Belfort et Héricourt, que nous devons renforcer. Ce projet, qui va être voté en juillet, sera vraiment le nôtre, il ne sera plus une dérivée de l'existant, il sera la feuille de route de notre action dans les années à venir. J'assume l'héritage, avec ses forces et ses faiblesses : c'est la continuité républicaine, que ne respectent hélas pas certains de nos prédécesseurs, qui rejettent toute novation, tout changement, et se contentent de nous flinguer quotidiennement au nom du culte du passé et des idoles déchues. Mais je revendiquerai le projet, c'est là dessus que j'entends, in fine, être jugé.
Un dernier mot, plus personnel. Comme toute personnalité politique un peu forte – j'espère et je crois l'être – je ne prétends pas faire l'unanimité, j'accepte la critique, j'en ai besoin, même si j'aimerais parfois être traité avec un peu plus d'élégance que par certains soldats perdus de l'ancienne équipe. Mais je suis un président d'agglomération heureux, concentré sur ma mission. J'y apprends beaucoup : en effet, si j'avais déjà été ministre, je n'avais pas jusqu'alors d'expérience de direction d'un exécutif local – même si je crois m'y être préparé au fil des ans. Je suis arrivé dans ces fonctions avec des convictions, des intuitions, j'ai découvert des choses, j'en ai imposé d'autres, j'ai parfois corrigé le tir. Je me passionne pour ce que je fais, et d'abord pour la dimension humaine de cette tâche – qu'il s'agisse du travail avec les politiques, avec les agents des services de la CAPM, si compétents et dévoués, ou des relations avec les citoyens. Je suis conscient que toute oeuvre politique est imparfaite, qu'il faut sans arrêt adapter, rectifier, perfectionner : je m'y attache. On peut toujours mieux faire, il faut être à chaque instant modeste et critique sur sa propre action. Le plus gros, le plus dur reste à faire. Mais je crois que cela fonctionne : j'en suis fier.
30 avril 2009 à 17:19 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (221)
Le 12 avril, j'ai passé, avec mon équipe, le cap de la première année à la tête de la Communauté d'agglomération du pays de Montbéliard. C'est aussi le moment, je l'avais annoncé, de tenter un premier bilan, imparfait, partiel, par définition subjectif, mais que j'essaierai d'établir avec lucidité, avec humilité aussi.
Un mot, d'abord, sur la vision qu'en ont les autres – l'opposition de droite. J'ai la chance d'avoir, dans le Conseil d'agglomération, une opposition constructive et courtoise – bien distincte de la vieille droite mesquine et rancie, mauvaise perdante, qui passe son temps à regretter l'ancien régime et à étaler son aigreur à longueur de pages de blogs fielleux. Elle se reconstitue petit à petit, après une défaite cuisante, qu'elle n'attendait pas. Je lui ai confié de vraies responsabilités, de son côté, elle me reconnaît, je crois, de vraies qualités de dialogue. Elle a livré une première analyse, critique mais modérée, de cette année d'action. Je passerai sur la chanson, récurrente, de mon déficit de présence dans le pays de Montbéliard : j'entends ça depuis mon arrivée ici, il y a 17 ans, ça ne m'a jamais empêché de dormir et surtout d'avancer. Aujourd'hui, j'exerce pleinement mes responsabilités, en y consacrant le temps d'un parlementaire assidu dans son Assemblée - ce qui m'a permis, je le rappelle, d'être choisi par le « Trombinoscope » comme député de l'année 2007. Mon prédécesseur, qui était un sénateur très actif, passait lui aussi 3 jours par semaine à Paris : c'est bien le moins. Personne ne l'en critiquait, personne ne peut m'en faire grief. C'est ce qu'attendent légitimement nos concitoyens, qui ne supportent pas l'absentéisme parlementaire. Mais chacun convient, en outre, que quel que soit l'endroit où je me trouve, y compris à l'étranger, je suis les affaires, je rencontre des acteurs publics et privés, nationaux ou internationaux, utiles pour l'aboutissement de nos dossiers, je travaille, je dirige, avec à mes côtés une vraie équipe. L'autre reproche, celui de l'immobilisme, doit être pris davantage au sérieux. Il y a là une facilité. Un mandat dure 6 ans, et le temps de la politique est long, lent : on ne fait pas sortir de terre un pont, une route, un équipement culturel en quelques mois. Pour l'essentiel, une nouvelle majorité, dans une collectivité locale, poursuit dans un premier temps ce qui a été mis en oeuvre auparavant, en assumant la continuité, l'héritage, en apportant des inflexions fortes, tout en élaborant sa propre stratégie. Mais je suis conscient qu'existe une attente, une impatience même, accrue en période de crise : je m'efforce d'y répondre, je sais qu'il faut aller plus vite et plus loin. Si je devais caractériser d'une phrase cette année, je dirais que nous avons posé le socle du changement.
Le sens de notre démarche, notre préoccupation constante, est de permettre le retour de la volonté politique, au service des habitants du pays de Montbéliard, dans un esprit de solidarité. Je sais qu'on attend beaucoup des politiques dans ce moment de désarroi, particulièrement fort dans ce territoire marqué par la crise qui touche l'industrie automobile – il y avait en 2008, je le rappelle, 34 000 emplois chez PSA et les équipementiers dans le pays de Montbéliard. Nous ne pouvons pas faire de miracles : la crise est internationale, les principales compétences économiques sont d'abord nationales, ensuite régionales, celles de la CAPM sont limitées. A notre niveau, celui de la proximité, nous agissons toutefois avec une détermination beaucoup plus grande, sans commune mesure même, que celle de l'équipe précédente. Jusqu'en 2008, la résignation et le fatalisme dominaient. La logique de nos prédécesseurs était d'accompagner les décisions inéluctables du marché, de la mondialisation, sans même tenter de les modifier ou les atténuer. La droite a été terriblement absente des grands conflits économiques et sociaux – l'Epée, IP Marti – de la décennie écoulée, elle a laissé faire à tout moment.
Nous avons rompu avec cette passivité. D'abord, en étant très présents sur le terrain, aux côtés des salariés, à l'écoute de leurs revendications, tout en jouant pleinement notre rôle d'acteur et de médiateur auprès de nos partenaires – l'Etat, la région, le département, PSA... - en souhaitant préserver avant tout l'emploi Et nous avons obtenu avec Jacques Hélias, avec Martial Bourquin, avec Denis Sommer, avec tous les élus impliqués, des résultats : la polyclinique des Portes du Jura reste à Montbéliard, alors qu'elle devait être déménagée à Belfort, l'entreprise Key Plastics, qui devait être délocalisée, continue de vivre à Voujeaucourt, Faurecia a installé un centre de recherche de taille mondiale à Bavans, au delà de la CAPM nous avons aidé les salariés de Dantherm, à Pont de Roide, à améliorer le niveau de leurs indemnités de départ... Nous sommes dans le mouvement social, tout en exerçant pleinement nos responsabilités : la population le sait, le voit et je pense l'apprécie. Dans le même temps, nous avons fait des choix favorables à l'économie locale, en passant une convention avec la Caisse des dépôts et Consignations, qui devrait nous permettre de mieux aider les entreprises, en accompagnant l'important programme de restructuration de nos quartiers mené par l'ANRU, et surtout en maintenant, malgré une contrainte financière forte, due aux excès des dernières années du mandat précédent, un niveau d'investissement très élevé – 48 millions d'euros – qui permet notamment de soutenir l'activité du secteur du BTP. Je sais qu'on attend plus encore de nous, j'aurais moi-même aimé des résultats plus probants, je suis douloureusement touché par les suppressions d'emplois, et c'est pourquoi je souhaite que la CAPM se saisisse à nouveau pleinement du pilotage de l'action économique, qu'elle avait un peu laissé filer. Mais au total, je suis raisonnablement fier de ce que nous avons fait dans ce domaine central, où notre combativité a été sans faille.
Cela n'eût pas été possible sans un changement profond dans la gouvernance de l'agglomération. A mon arrivée, j'ai trouvé ce que j'ai appelé un « cas unique d'autogestion administrative », une quasi-absence du politique. Mon prédécesseur, par ailleurs homme de terrain, très présent dans sa mairie, ne passait que quelques petites heures par semaine à la CAPM, et laissait tout pouvoir à une poignée de fonctionnaires – pas tous bien choisis hélas. Le climat social interne, marqué par une sensation de harcèlement professionnel, était absolument détestable. Tout cela a changé. Je ne suis pas maire, et me consacre sur place exclusivement à la présidence de la CAPM : je suis un président présent, qui dirige et anime l'agglo. J'ai tenu à m'entourer d'une équipe de vice-présidents solides, pas béni oui-oui – pas toujours faciles, donc, mais dévoués à leur tâche, avec de vraies délégations. J'ai aussi mis en place un cabinet – qui ne coûte pas 1 million d'euros, loin de là, n'en déplaise à l'ancien Président et à ses sbires déchaînés – pour assurer le relais, indispensable et qui n'existait pas, entre les politiques et des services renforcés, mieux organisés, aujourd'hui dirigés par un tandem de femmes remarquables. Tout cela m'a pris du temps, il fallait à la fois casser de mauvaises habitudes, rassurer, remobiliser. Je crois que nous avons aujourd'hui une organisation plus performante, plus lisible, caractérisée par l'indispensable retour du politique au poste de commandes, sans lequel la démocratie dégénère en technocratie. Cet outil plus efficace nous permet de mieux conduire nos politiques publiques. Je parlerai de celles-ci dans un prochain post.
29 avril 2009 à 11:27 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (3)
Dans quelques jours, le 12 avril, j'achèverai ma première année de mandat à la tête du Pays de Montbéliard. J'aurai l'occasion de me livrer à l'exercice, convenu mais utile, voire nécessaire, du bilan. On le trouvera surtout sur le site de la CAPM, qui suit mes activités d'élu communautaire, mais aussi sur ce blog, principalement consacré – et c'est logique – à mon activité nationale. Deux mots toutefois aujourd'hui sur un événement local marquant, qui a donné lieu à une polémique affligeante de la part de mes adversaires politiques, lesquels se répandent de façon un peu pathétique sur leurs blogs – 10 posts agressifs à mon endroit en 3 jours de l'ancien maire de Montbéliard, battu en 2008, ça vire au harcèlement... textuel : l'inauguration de l'Axone, grand équipement culturel et sportif de 5 800 places, que j'ai présidée au titre de mes fonctions, et que je me vois accusé d'avoir à la fois dénigré et récupéré à mon profit – comprenne qui pourra.
Alors, mettons les choses au point. Cette salle, qui a déjà accueilli Patrick Bruel, parrain exceptionnellement sympathique de son lancement, Scorpions, Laurent Gerra, est magnifique. L'Aire urbaine Belfort-Montbéliard avait besoin d'un équipement de cette nature, qui constituera un puissant facteur d'attractivité, et je me réjouis qu'il soit situé sur le territoire de mon agglomération. Dans mon discours, j'ai rendu hommage – oui, le mot a été prononcé en public, et je le répète ici! – à mon prédécesseur, Louis Souvet, et à ses équipes, disant que le choix de cette réalisation leur revenait, que je comprenais et partageais leur fierté, et assumais pleinement l'héritage qu'ils me laissaient. Où est le dénigrement, où est l'inélégance, où est la récupération ? L'accusation, de la part d'hommes et de femmes qui n'ont jamais reconnu d'autres mérites que le leur, et qui ont toujours fait preuve d'un sectarisme féroce à l'égard de leurs opposants, fait sourire.
Pour autant je ne voulais pas cacher l'autre facette de la réalité. L'Axone a coûté plus de 41 millions d'euros, le double du Zénith de Dijon par exemple, qui peut accueillir 8 000 personnes, et cet investissement énorme n'était pas dans les moyens de la CAPM, par ailleurs lourdement plombée pour l'avenir par les coûts de fonctionnement qu'il va engendrer. Cela aussi, je l'assume, mais je ne pouvais pas, ne devais pas le passer sous silence. Car au final c'est le contribuable qui en paie le prix et le citoyen qui en subit les conséquences, à travers la réduction des moyens disponibles pour les politiques publiques structurantes dont nous avons la charge et que nous devons mener en ces temps de crise. Oui, mes prédécesseurs sont entièrement responsables de cette réalisation, au double sens du terme : ils sont à l'origine de la décision, seuls, je ne m'en attribue en rien la paternité, mais aussi des dérapages financiers qu'elle entraîne, qui sont les leurs. Eux ne revendiquent que les lauriers et pas les cactus : c'est trop facile ! La mise au point, très soft, était nécessaire. Elle a été comprise et son équilibre apprécié. L'utilisation polémique qui en est faite par cette droite revancharde est stupide. Maintenant, à nous tous de faire de l'Axone une réussite. C'est bien parti, et je m'en réjouis. A ma place, je m'y emploierai.
Mais de tout cela je tire une leçon. En politique, comme dans les relations humaines, je connais 3 défauts majeurs : l'autosatisfaction, l'intolérance et l'aigreur. Les équipes d'hier, hélas, ainsi que leurs fans, parfois insupportables d'agressivité et de vulgarité, combinent les 3. Je n'ose leur conseiller de digérer enfin leur défaite, de ne plus vivre dans le passé, de construire une opposition intelligente et non mesquine, vindicative et constamment mensongère. Comment qualifier autrement celle qui, aujourd'hui, se borne à critiquer le « million d'euros » – imaginaire– que coûterait le cabinet du Président de la CAPM, à se répandre sur les 3 chauffeurs – et pourquoi pas 8 ? – la voiture de luxe que j'utiliserais – une 407 ! – ou à fliquer mes présences et absences à telle ou telle manifestation publique – sans avoir le don d'ubiquité, j'y participe largement, comme c'est normal et d'ailleurs agréable. Certains feraient mieux de profiter des joies de l'existence et d'une retraite bien méritée, en abandonnant la vie politique et passant le relais à des générations plus neuves, plus positives et plus créatives. C'est ce que je leur souhaite, à quelques jours de ce premier anniversaire de l'installation de la gauche à la tête du pays de Montbéliard.
En sont-ils capables ? J'ai des doutes. Mais on peut toujours espérer des progrès inespérés de l'esprit. L'Axone – qui est, on ne le sait pas assez, un élément essentiel de l'architecture cérébrale, un prolongement constant, unique, de la cellule nerveuse – peut y contribuer.
07 avril 2009 à 10:00 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (128)
06 mars 2009 à 10:38 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (12)
Monsieur le Sous-Préfet,
Monsieur le Député,
Monsieur le Député Maire d’Héricourt,
Monsieur le Sénateur Président du Conseil Général du Doubs,
Monsieur le Sénateur Maire d’Audincourt,
Madame la Présidente de la Région Franche-Comté,
Monsieur le Maire de Montbéliard,
Mesdames, Messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames, Messieurs les élus, et anciens élus,
Mesdames, Messieurs les représentants des forces vives du Pays de Montbéliard,
Mesdames, Messieurs,
Je suis très heureux de vous accueillir ce soir pour cette cérémonie des vœux. Elle est traditionnelle en cette période de Janvier, mais c’est la première fois que je vous rencontre ainsi, en tant que Président de la Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard. J’ai voulu élargir le cercle des invités, afin qu’il soit le plus proche possible de la composition sociale, économique et culturelle du Pays de Montbéliard, dans sa diversité, dans sa pluralité, et dans sa richesse. C’est pourquoi j’ai choisi de vous réunir ici, à la Roselière, il fallait bien une salle de cette taille pour vous accueillir tous ! Merci d’avoir répondu si nombreux à cette invitation. J’y vois plus qu’un signe d’intérêt, une exigence et un encouragement.
Nouveau mandat, nouvel esprit, nouvelle image.
Vous venez de voir, à l’instant, le film présentant le projet d’agglomération 2020. Il s’agit bien de l’un des grands chantiers pour l’année à venir, qui dépasse les clivages gauche-droite. Cette démarche d’ouverture, de débat, de participation, correspond à un nouvel esprit que je veux insuffler au Pays de Montbéliard, notamment dans les rapports entre notre collectivité et les citoyens, les acteurs, et l’ensemble de nos partenaires.
Je n’oublie pas, en effet, que notre assemblée est élue au deuxième degré, ce qui, j’en ai la conviction, ne peut plus durer : j’espère que les différentes réflexions en cours sur les structures territoriales permettront des avancées à ce sujet là. Pour l’heure, c’est ainsi, donc je crois nécessaire de nous rapprocher chaque fois que cela est possible de vous, de vos préoccupations, bref d’être encore plus proche du terrain, de votre réalité, en multipliant les occasions et les formes de rencontres.
C’est le sens que je veux donner, que nous voulons donner, à cette manifestation, que j’ai voulu maintenir malgré les difficultés économiques. Les vœux permettent de présenter les projets, ils incitent à l’échange, et particulièrement au moment où nous bâtissons un projet pour la décennie qui se profile, à l’horizon 2020, il était important de poser ce jalon. Les évolutions et les tendances lourdes qui se jouent, ici et ailleurs, ne relèvent pas toutes de nos prérogatives. Néanmoins, nous ne vivons pas en dehors du monde. Nous en sommes, au contraire, parties prenantes. A nous d’y imprimer notre marque et de dégager les lignes de force d’une agglomération en mouvement.
C’est important aussi, pour stigmatiser l’image que certains médias nationaux ont voulu montrer du Pays de Montbéliard, image misérabiliste, négative, image absurde, qui ne correspond en rien à la réalité. Non, le Pays de Montbéliard n’est pas un champ de ruines où l’on distribue des patates aux désespérés ! Non, nous ne sommes pas dans la situation de la Lorraine au début des années 1980 ! Non, l’automobile d’aujourd’hui n’est pas la sidérurgie de demain ! Je ne supporte pas ce piètre exercice de l’information, qui s’apparente beaucoup plus, je n’hésite pas à le dire, à de la désinformation. Ce genre de reportage sensationnaliste fait des ravages et nous devons ramer, vous comme nous, des mois et des mois pour remonter le courant. C’est un travail amateur, méprisant pour les femmes et les hommes de ce pays, dommageable pour tout un territoire : je ne l’admets pas.
Bien au contraire, la période nous incite à relever la tête, à parier sur nos atouts, qui sont forts, sur notre potentiel, qui est grand, sur notre savoir-faire industriel, qui est considérable, sur notre richesse culturelle et patrimoniale, bien vivante, et enfin, et surtout, sur la ressource humaine, sur l’intelligence collective, qui est inépuisable et renouvelable. Oui, ce territoire est riche. Il est riche de sa jeunesse, de sa diversité, parce que les vagues d’immigrations successives en font un pays où les cultures se croisent et s’enrichissent. Le Président de la République, en visite aujourd’hui en Franche-Comté pour présenter ses vœux aux forces économiques, aurait pu faire chez nous l’éloge de cette richesse, il a préféré se rendre aujourd’hui même à Vesoul plutôt que dans le Pays de Montbéliard.
Je le regrette. Car c’est ici, et non dans cette commune, dirigée certes par un de ses ministres, que sont les vraies difficultés. Et c’est ici qu’on a besoin du soutien de l’Etat, de la solidarité de la Nation. Je me souviens d’un Nicolas Sarkozy faisant l’éloge de la France qui travaille, de la France industrielle, de la France des ouvriers, de la France qui se lève tôt. Eh bien, c’est dans le Pays de Montbéliard qu’elle se trouve, et tant qu’à venir dans notre Région, ce dont je me réjouis, c’est ici, et nulle part ailleurs, qu’il fallait donner un message de confiance. Le Président a fait un autre choix. C’est ainsi. Libre à lui de privilégier les uns plutôt que les autres, pour des motivations qui le regardent et qui par ailleurs n’échappent à personne. De notre côté, nous continuons notre travail. A moi donc, de vous dire, à ma plus modeste place, ce que j’aurais attendu de lui.
J’ai parlé de confiance, c’est la clé de tout. Car, on le sait les ressorts du développement sont fragiles, ils reposent sur la confiance : confiance en l’avenir, confiance en soi, confiance dans ses dirigeants, confiance en l’équipe désignée pour conduire les affaires de ce territoire. Aujourd’hui, j’ai l’honneur de présider la Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard, de représenter le Pays de Montbéliard à l’Assemblée nationale. Vous pouvez compter sur moi et sur les élus qui m’entourent. Cette équipe est pluraliste, elle comporte de nombreux talents, elle est à la fois libre et soudée. Je suis très fier de l’animer, d’en être le premier responsable, le chef d’orchestre. Ensemble, nous n’avons qu’un objectif : servir pour réussir – ou réussir pour servir.
Notre rôle consiste à lire les enjeux à l’œuvre, ici et ailleurs, à susciter l’adhésion populaire autour du projet d’agglomération et à proposer un chemin viable et entraînant pour le Pays de Montbéliard. Nous le devons aux habitants. La démarche participative, qui soutient ce projet au travers des états généraux du futur, constitue un gage d’efficacité et de créativité. Ce processus, désormais en marche avec l’ensemble des acteurs du territoire, aboutira en juin prochain à la rédaction d’un texte simple, lisible et fort, qui nous donnera le cap pour les années à venir. La difficulté des temps présents ne doit pas nous dispenser de réfléchir au Pays de Montbéliard de 2020, de l'inventer avec ses citoyens. La crise ne doit pas freiner l'imagination sur notre projet d'agglomération, mais au contraire la stimuler. C'est pourquoi j'attache tant d'importance à ces Etats Généraux du futur, lancés à Sochaux en novembre dernier.
Priorité à l’emploi et soutien à la filière automobile
Je le disais tout à l’heure, notre mission de service public tient en une phrase : servir pour réussir. En la matière, l’emploi demeure et demeurera notre priorité absolue. Tous nos efforts, toutes nos politiques continueront d’intégrer ce paramètre essentiel. Car un territoire ne vit et ne perdure que sur la base d’un corps social divers, mobilisé et actif. Sans cela, il s’atrophie, se délite et se désagrège. Je m’y refuse. Nous nous y refusons. Je ne vous accablerai pas de chiffres, mais je rappellerai quelques éléments de constat importants pour l’élaboration et la mise en œuvre de solutions.
Permettez-moi d’abord de m’étendre un peu longuement sur l’automobile, qui nourrit le cœur de notre activité économique. Le pôle automobile Alsace/Franche-Comté compte, en effet, près de 430 entreprises, regroupant 87 000 salariés. L’usine PSA à Sochaux représente le premier site industriel de France. Nous en sommes fiers et heureux, nous nous sentons solidaires de cette histoire, qui a fait du Pays de Montbéliard un des berceaux de l’industrie automobile française, qui en fait toujours le fleuron de l’aventure Peugeot. Dans le Pays de Montbéliard, l’industrie constitue une composante essentielle de notre tissu économique avec 65 % de son PIB, quand la moyenne française se situe à 25 %. Bref, quand PSA ferme durant un mois l’usine de Sochaux, et s’apprête à supprimer l’équipe de nuit avec le renvoi prévu de 600 intérimaires, toute la chaîne humaine et automobile se dérègle : des donneurs d’ordre aux commerçants, en passant par les équipementiers.
Cela génère naturellement de grosses et graves incertitudes. Vous êtes touchés en tant que décideur, habitant, salarié et citoyen. Nous sommes directement concernés en tant qu’élus. Selon les représentants de la profession, la situation des constructeurs automobiles français apparaît, cependant, relativement solide. Si leur trésorerie est faible, leurs fonds propres et leurs capacités d’endettement demeurent significatifs. Contrairement à leurs homologues étasuniens, leurs difficultés actuelles ne résultent pas d’une décennie de mauvais choix stratégiques. Ils ont bien anticipé les nouvelles demandes et contraintes : normes écologiques, petits modèles, hausse du prix du carburant. La crise économique et financière menace, en revanche, plus directement les autres acteurs de la filière : équipementiers et concessionnaires.
Le secteur attend donc un appui de la puissance publique. Car, l’industrie automobile reste une industrie stratégique vitale, qui représente peu ou prou 10 % de la population active française. Ce plan de soutien massif à l’automobile, à l’échelle de l’Union européenne et de l’Etat français, doit en effet être élaboré, sans attendre. C’est le sens de la contribution aux Etats généraux de l’automobile, qui auront lieu le 20 janvier prochain, à laquelle nous travaillons Martial Bourquin et moi-même, et que nous présenterons demain. Je voulais d’ors et déjà vous faire part, ce soir, de quelques réflexions. On a su voler au secours de l’économie financière par des mesures immédiates en faveur des banques, plusieurs centaines de milliards d'euros ont été trouvés en quelques jours. Une réaction de la même vigueur s’avère indispensable pour l’automobile.
Sur le court terme, l’injection de moyens importants pour relancer l’achat de véhicules par les ménages peut pallier au fléchissement des ventes. Vous le savez, convaincre ceux qui hésitent passe également par des prêts plus attractifs. Dans ce domaine, les banques – dont certaines se font tirer l’oreille pour suivre les besoins urgents en trésorerie – jouent un rôle clé de soutien aux PME. Elles doivent assumer leurs responsabilités. Parallèlement, divers fonds existent pour soutenir les entreprises en difficulté. Je pense notamment au fonds européens d’ajustement à la mondialisation, aux fonds de garantie régionaux et aux fonds de revitalisation. Au niveau européen, les recherches sur les « véhicules verts » constituent également des axes de développement intéressants, porteurs de solutions à moyen terme. Les promouvoir, c’est défendre l’avenir du Pays de Montbéliard et de ses habitants.
Plus généralement, je l’ai dit et je le répète, l'Etat doit pleinement soutenir l'activité du secteur automobile en accordant les garanties d'emprunt nécessaires, dans le respect du droit communautaire. Cette piste, examinée également par l'Allemagne, doit absolument faire l'objet de propositions de la part de l'Etat français. Elle agirait comme un puissant levier pour la relance de l'activité dans le secteur automobile. De notre côté, nous avons gelé les loyers pour ces entreprises hébergées au sein de notre patrimoine immobilier. Je voudrais également revenir sur l’importance des garanties que les assurances crédit accordent ou non aux entreprises. En ces temps difficiles, je les invite à plus de souplesse de manière à ne pas freiner la production.
Vous le comprenez tous, de telles mesures impliquent des contreparties évidentes, à formaliser sur le plan législatif. Le soutien de la puissance publique aux entreprises en difficulté ne peut plus s’apparenter à un marché de dupes. Il induit une évidente réciprocité. L’emploi de l’argent public impose des règles. Nous sommes les garants, en tant qu’élus, de son bon usage. Si les pouvoirs publics prêtent, les entrepreneurs doivent s'engager à maintenir l'emploi et l'activité économique sur le territoire français.
A plus long terme, et pour soutenir durablement l’activité, nous devons donc naturellement stimuler encore l’innovation, en renforçant les moyens des pôles de compétitivité pour accélérer la mutation vers les véhicules propres, économes, intelligents. Dans ce domaine, le Pays de Montbéliard – moteur du pôle Véhicule du Futur – joue et jouera un rôle clé dans la conception de process et de produits innovants.
Ce plan implique également un soutien aux salariés du secteur automobile. Ce sont eux qui conçoivent et produisent les véhicules. Ce sont eux qui créent cette indispensable valeur ajoutée. Ce sont eux qui consomment et font tourner la machine économique. Ce sont, avant tout, nos concitoyens. Ils sont notre priorité. Nous soutenons, je soutiens, la demande des syndicats de maintien des salaires durant les journées chômées, pour toutes les catégories de salariés. S’agissant des départs volontaires envisagés par les constructeurs, ces derniers devraient s'inscrire dans le cadre d'un plan de préretraite. Quant aux intérimaires, par définition dans une situation précaire, ils méritent un suivi et un accompagnement particulier. Je vois deux pistes à explorer :
- le maintien de leurs revenus, sur une période à définir, quand ils entrent dans une phase de chômage ;
- et un effort intensif de reclassement de ces salariés, trop souvent traités comme une simple variable d'ajustement.
Comme toujours, la crise révèle aussi les tensions et les insuffisances. Pourtant, ses enseignements individuels et collectifs alimentent également les saines remises en cause ; elle permet de mieux anticiper et de réinventer nos méthodes. Nous pensons, je pense que cette période creuse doit ainsi être mise à profit pour former davantage les salariés des entreprises. Des plans de formation, conjointement élaborés par les entreprises, les organisations syndicales et patronales, ainsi que les collectivités locales, doivent émerger. La Région, quant à elle, pilote en matière de formation professionnelle, devrait démultiplier les dispositifs.
Plus généralement, nous devons apprendre à mieux travailler ensemble. A ce titre, je propose la mise en place d’un véritable partenariat entre les constructeurs, la puissance publique (services de l’Etat et Communauté d’agglomération), les sous-traitants, les équipementiers, les composantes du secteur de la recherche (centre d’études, Universités) et toutes les structures locales d’aide à l’emploi (pôle emploi, Maison de l’Emploi). Car, c’est une évidence, nous ne réussirons qu’ensemble à sortir de l’ornière.
Voilà ce que je voulais vous dire à ce sujet. J’ai été finalement un peu long, vous m’en excuserez, mais la situation exige quelques développements. Un second film va vous être projeté consacré cette fois au budget 2009. J’en dirai également quelques mots par la suite.
Un budget rigoureux et ambitieux
Ce budget de la collectivité, vous l’avez constaté dans le film projeté à l’instant, se veut extrêmement volontaire. Notre marche en avant vers une reconfiguration du Pays de Montbéliard repose sur trois axes forts : dynamisme économique, attractivité, solidarité. En dépit des contraintes, je ne veux pas imposer un tour de vis à nos concitoyens. Boucler ce budget a été difficile. Il devait, par nécessité, être courageux, il devait aussi, par devoir et par ambition, marquer notre volonté de soutenir l’activité, d’être aux côtés des habitants, de porter une ambition nouvelle. Ce sera le cas avec plus de 47 millions d’euros d’investissement prévus pour 2009. J’entends dire ici et là « vous communiquez », « que faites-vous » - sous-entendu, à part parler, vous ne faites rien. Je rencontre aussi des professionnels qui me demandent ce qu’ils peuvent attendre, en termes de marchés et de commandes, de la part de la CAPM en 2009. Sans être exhaustif, permettez-moi de revenir sur quelques chantiers emblématiques. En matière infrastructures nous consacrerons ainsi :
- près de 2 M€ à Technoland I et II ;
- plus de 6 M€ à l’usine de production d’eau de Mathay ;
- 8,4 M€ à la lutte contre les inondations ;
- 4 M€ aux réseaux d’eau potable et d’assainissement.
S’agissant des dépenses de bâtiment, le budget 2009 intègre :
- 5,5 M€ pour la construction du 5e département EDIM (ergonomie design) de l’UTBM ;
- 4,5 M€ pour l’Axone ;
- 2,3 M€ pour la Damassine ;
- 1,5 M€ pour la SMAC.
Nous avons choisi de ne différer aucun chantier, de tenir tous les calendriers, d’en accélérer d’autres. C’est du concret, tout ça ! Et je m’en réjouis, comme tout un chacun ici.
Je le dis devant vous, nous maintiendrons l’investissement sur toute la durée du mandat à un niveau économiquement soutenu et financièrement soutenable, de 40 M€ par an.
Nous attachons, par ailleurs, j’attache une attention particulière à la culture et au sport. Il ne s’agit pas, pour moi, d’un vague supplément d’âme mais d’un facteur essentiel de l’attractivité de notre territoire et de création d’emploi. Notre politique culturelle doit désormais prendre une dimension beaucoup plus assumée, plus ambitieuse, et plus audacieuse. Nous devons porter de grands événements culturels, former à la culture, favoriser la conservation et la diffusion du patrimoine et soutenir les musiques actuelles. Conformément aux engagements pris par la nouvelle équipe, la Communauté d’agglomération s’engage ainsi sur l’élaboration d’un schéma de développement culturel intercommunal, basé sur une véritable concertation avec l’ensemble des acteurs concernés (élus, professionnels, habitants).
Cette nouvelle façon de faire s’articule autour de plusieurs actions fortes. L’accueil du district de football de l’Aire urbaine à Brognard ; la création d’un lieu de diffusion pour les musiques actuelles au Lumina à Audincourt ; la valorisation du patrimoine qu’il s’agisse du site archéologique de Mandeure ou du Fort du Mont-Bart ; l’accompagnement des grands acteurs (Allan, MALS, L’Arche, Ars Numérica) ; la relance sur de nouvelles bases du projet Ile en mouvement. Dans ce contexte, l’inauguration de l’AXONE, le 2 avril prochain, avec la venue de Patrick Bruel doit contribuer à notre rayonnement par le biais d’une programmation culturelle et sportive ambitieuse.
Des premiers résultats encourageants.
Dans la droite ligne des trois grandes orientations de ce budget (dynamisme économique, attractivité, solidarité), je tenais à citer la reprise de la polyclinique des Portes du Jura, qui répond clairement à ces trois objectifs. Finalement, l’établissement repris par le groupe Kapa Santé, et non dépecé comme le proposait la Mutualité du Territoire-de-Belfort, continuera d’exister. Les 115 salariés maintenus et des compétences qui demeurent dans le Pays de Montbéliard. Nous sommes heureux, je suis heureux, d'y avoir contribué aux côtés du personnel et des organisations syndicales. Car, la place des élus est d'abord sur le terrain, dans les luttes sociales ou les actions économiques.
Sur un autre plan, mais tout aussi révélateur, l’implantation du Centre mondial Recherche & Développement Faurecia à Bavans, avec 80 emplois très qualifiés à la clé, témoigne de notre défense inlassable des intérêts de ce Pays de Montbéliard et de ses habitants. L’intégration prochaine de Faurecia au sein du Centre d'essai et de modélisation de la boucle d'air (CEMBA), installé au cœur de la SEM Futura qui réunit actionnaires publics et privés, confortera ce partenariat d’ensemble.
Ces recherches s’inscrivent également dans la thématique « véhicule propre », portée par le pôle Véhicule du Futur Alsace/Franche-Comté. Je l’évoquais tout à l’heure, ce pôle a aujourd’hui labellisé 83 projets pour 182 M€, impliquant 153 entreprises dont 50 % de PME et 133 équipes de recherche publique / centres techniques. Si j’évoque ces éléments, c’est bien pour rappeler que le Pays de Montbéliard ne se limite pas à la seule production. C’est également, ici, que se pensent et que se conçoivent les mobilités de demain. C’est l’une de nos forces majeures dans la marche vers la reconfiguration du Pays de Montbéliard.
Attirer et fixer la matière grise impose également de consolider un pôle universitaire solide et cohérent. Avec près de 7 000 étudiants implantés au sein d’une Aire urbaine forte de 300 000 habitants, nous ne nous situons pas quantitativement au premier rang des pôles estudiantins français. Néanmoins, les efforts humains, financiers et techniques, engagés depuis les années 1990 par le Pays de Montbéliard, pour créer et renforcer ses filières universitaires, militent en sa faveur. Désormais, les étudiants de l’agglomération peuvent suivre des parcours universitaires complets, jusqu’au master et au doctorat. A terme, nous souhaitons nous imposer comme un territoire d’excellence, notamment en matière de numérique et d’environnement. L’implantation du 5e département EDIM (ergonomie, design) de l’UTBM à Numérica l’illustre. Numérica justement, récemment passé en SEM, joue pleinement son rôle d’agrégateur de services et de compétences.
Ce renouvellement passe également par des relations de voisinage plus équilibrées avec l’Aire urbaine. Plusieurs dossiers d’envergure se traitent, en effet, à cette échelle, comme la santé naturellement, et le futur site médian. Le temps des querelles de clocher stériles entre Belfort et Montbéliard ne correspond plus ni à la réalité, ni aux ambitions d’un bassin de 300 000 habitants. Dans le cadre du syndicat mixte de l’Aire urbaine (SMAU) et de sa présidence tournante, que j’assumerai dans quelques mois, nos deux agglomérations participent de concert au développement économique et à la croissance de cet espace stratégique. Simplement, les négociations à sens unique avec Belfort ont vécu. Je souhaite une Aire urbaine multipolaire, faisant vivre un dialogue équilibré entre Belfort, Montbéliard et Héricourt.
Concernant, la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, nous restons très vigilants sur les grilles horaires et les retombées fiscales à mettre en commun pour le développement autour de la future gare TGV. Idem, s’agissant de la nécessité d’établir une liaison de transport en commun efficace et pertinente entre la nouvelle gare de Méroux-Moval et le cœur du Pays de Montbéliard. Nous l’avons déjà dit. Nous le réaffirmerons, très clairement, lors des discussions à venir, notamment sur les surcoûts et sur la deuxième tranche de la branche Est.
Car, le Pays de Montbéliard ne se limite pas à un espace de travail. Il doit également coïncider avec un espace de vie moderne. Je veux dire, ici, à ceux qui critiquent parfois le manque de services, la faiblesse de l’offre foncière ou locative, et la médiocre lisibilité de notre agglomération, je veux leur dire que nous travaillons d’arrache pied à cet indispensable renouvellement urbain pour élever le Pays de Montbéliard au rang de ses contemporaines ; pour faire de son espace un territoire à la mesure de sa puissance industrielle. Ouvriers, cadres, professions libérales, et étudiants ont, en effet, tous leur place chez nous. Nous voulons cette mixité sociale, nous désirons ce renouvellement urbain, nous aspirons au changement. C’est le sens du projet d’agglomération 2020 désormais sur les rails.
Je conclurai sur l’indispensable confiance dont nous devons faire preuve face à l’adversité. Ces périodes génèrent souvent le trouble, la confusion et les doutes. Mais, à l’image de tout ce qui vit, la confiance se cultive. C’est un état d’esprit qui ne s’apparente en rien à l’autosatisfaction. C’est un réflexe à entretenir, surtout dans les périodes tendues. Nous avons confiance, j’ai confiance dans vos capacités de fonctionnaires de l’Etat – je n’oublie jamais que je suis, depuis toujours, un de ses serviteurs - je crois en son rôle irremplaçable, davantage encore dans cette période de crise - – d’agents des services publics, d’entrepreneurs, de syndicalistes, d’enseignants, de commerçants et d’acteurs du milieu culturel, sportif et associatif. Vous faites le Pays de Montbéliard au quotidien. Faisons le ensemble, nous qui sommes ce qu’il est convenu d’appeler des « personnalités » – je déteste ce langage – en pensant à ceux de nos concitoyens qui vivent dans la difficulté, dans la précarité, parfois même dans la pauvreté.
La France et le Pays de Montbéliard souffrent trop d’un esprit de dénigrement systématique. Cessons de céder aux sirènes des défaitistes professionnels, qui font depuis toujours le pari du pire. Nous sommes, ensemble, capables de grandes choses. Nous fabriquons, ensemble, l’intelligence collective nécessaire au développement et au bien-être du plus grand nombre. Un vers du poète antique Lucain résume bien l’ensemble. Je le citerai en latin :
« Nil actum reputans si quid superesset agendum »
En français dans le texte, cela donne : « Estimant que rien n’est achevé tant qu’il reste quelque chose à tenter ». Tout est dit. Je vous souhaite encore une excellente année à toutes et à tous, et une bonne soirée.
19 janvier 2009 à 14:30 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (5)
Vous pouvez télécharger ci-dessous le discours des voeux de Pierre Moscovici aux agents de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard (CAPM):
Téléchargement VOEUX AGENTS 2009
Tous vos commentaires sont les bienvenus.
12 janvier 2009 à 14:56 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (1)
L'une d'entre vous, Elise R., m'a posé ici une
question à laquelle je réfléchis depuis
plusieurs jours . « La période où vous
n'aviez plus de mandats dans le pays de Montbéliard est
finie », écrit-elle, « comment trouver
des solutions qui pourront un minimum aider les gens ? ».
Elle me recommande aussi – pas à moi seul, j'imagine – de
« cesser de (nous) mettre des bâtons dans les
roues, de (nous) critiquer, de trouver des idées face à
cette fichue crise ». Saine interpellation, qui m'amène
à revisiter ma propre action : qu'est-ce qui, au fond, a
changé dans le pays de Montbéliard depuis que j'ai
pris, avec mon équipe, avec la nouvelle majorité de
gauche, la direction de la Communauté d'Agglomération
du pays de Montbéliard (CAPM) en avril 2008 ?
La politique locale est une leçon permanente de dévouement et de modestie. Ce qui me frappe, surtout, au terme de ces premiers mois de mandat, c'est la très grande exigence de la tâche, sa très grande difficulté aussi. Nous faisons de notre mieux, je fais de mon mieux. Outre une très forte présence sur le terrain, je suis quotidiennement les dossiers, j'essaie de donner des orientations pertinentes, je me bats pour trouver des solutions. Mais je suis conscient que notre efficacité est bridée par 3 limites. La première, méconnue, est celle des compétences de l'agglomération. Celle-ci, c'est vrai, est une des plus anciennes de France, des plus complètes aussi, son budget est supérieur à 170 M€, elle investira 47,7 K€ en 2009 : c'est substantiel, mais personne ne doit croire, pour autant, que nous pouvons tout. Au contraire, nous devons, sur chaque sujet, articuler nos efforts avec ceux de l'Etat – devenu particulièrement radin – et des autres collectivités - Région, département, communes, Aire urbaine. Je vois les attentes qui se tournent vers nous, légitimement : nous ne pouvons pas les décevoir, nous n'avons pas non plus les moyens de répondre à tout, bien sur. Deuxième limite, celle, nouvelle, de nos ressources financières. Contrairement à mes opposants, à commencer par l'ancien Président Louis Souvet, qui hélas ne parvient pas à décrocher et qui, tous les jours, me poursuit, ainsi que le maire de Montbéliard Jacques Hélias, dans son blog, vengeur et souvent mensonger, je ne suis pas dans la polémique, dans la critique du passé. La CAPM, au fil des mandats, a profondément transformé le pays de Montbéliard. J'assume cette part de continuité, je ne réplique pas aux attaques de la droite, vulgaires et injustes. Mais force est de constater qu'un vent de folie a poussé, ces dernières années, l'ancienne majorité à sur-investir, à entreprendre simultanément des travaux très ambitieux et coûteux – à commencer par l'Axone, grand équipement sportif et culturel, sans doute magnifique, mais qui revient tout de même à 41 M€, sans co-financements conséquents qui plus est. Nos finances sont donc hélas à plat, et il appartient à la gauche – comme souvent dans son histoire, ironiquement – de remettre de l'ordre dans une gestion fragilisée. La troisième limite est connue de tous : c'est la crise économique et sociale, qui atteint plus particulièrement ce bassin d'emploi largement consacré à l'industrie automobile autour de PSA et des équipementiers, et à laquelle il faut faire face : les vents ne sont pas porteurs, mais fortement contraires.
Je n'évoque pas ces limites comme une défausse, mais plutôt comme un challenge, comme un défi. La présence, la volonté, le dévouement sont d'autant plus nécessaires que la situation est difficile, la réussite éventuelle sera d'autant plus belle. Alors, qu'avons-nous entrepris ? Pour caractériser la démarche de la gauche dans le pays de Montbéliard, sans être trop long dans le cadre de ce billet, j'évoquerai 4 mots. Le changement de gouvernance était un préalable nécessaire. J'ai voulu que les élus, trop absents dans le passé, reviennent au poste de pilotage à l'agglo : c'est pour moi à la fois une exigence démocratique et une question d'efficacité. La prochaine étape de cette réforme sera la réorganisation de l'administration, en janvier, avec notamment la réappropriation par la CAPM de la maîtrise du développement économique. La combativité s'impose ensuite. Je suis, avec mes vice-Présidents, très présent et réactif, en solidarité avec les salariés en difficulté – chez Trévest, chez Key Plastics – auprès des étudiants d'IUT qui se battent pour leurs moyens, ou aux côtés des personnels de la polyclinique des Portes du Jura, qui ont finalement vu cet établissement repris par le groupe Kapa Santé, et non dépecé comme le proposait la Mutualité du Territoire de Belfort – je suis heureux d'y avoir contribué. La place des élus est d'abord sur le terrain, dans les luttes sociales ou les actions économiques. Troisième mot : l'ambition, à laquelle j'ajoute la solidarité : c'est le sens de notre effort d'investissement maintenu à un haut niveau dans la durée, malgré les contraintes financières, du déploiement de nos outils au service des entreprises et des ménages touchés par la crise, de la priorité accordée au sport, à la culture, au développement durable, de notre engagement pour l'embellissement des quartiers et leur vivre-ensemble, de l'aide apportée aux communes les moins favorisées. Enfin, je pense à l'avenir. La difficulté des temps présents ne doit pas nous dispenser de réfléchir au pays de Montbéliard de 2020, de l'inventer avec ses citoyens. La crise ne doit pas freiner l'imagination sur notre projet d'agglomération, mais au contraire la stimuler. C'est pourquoi j'attache tant d'importance aux Etats généraux du futur, récemment lancés à Sochaux.
Je n'ai pas voulu ici être exhaustif ou autosatisfait. Tout ne marche pas comme je le voudrais, il faudra gérer mieux encore les deniers publics, renforcer la cohésion des équipes, toujours menacée par les faiblesses humaines, être toujours plus réactifs et efficaces. Je suis passionné par ce que je fais, mais aussi exigeant sur le résultat de l'action menée, pour lequel je n'attends nulle indulgence. A Elise et à d'autres, aux habitants du pays de Montbéliard, je devais cette explication : je leur demande leur confiance, je sais pouvoir compter sur leur vigilance.
PS: petite mise au point, en quelques mots.
Mon post sur le pays de Montbéliard suscite des réactions: tant mieux. Il ne visait pas à vanter une perfection, mais à présenter une démarche, ambitieuse et volontaire, mais par définition réfutable, critiquable: c'est le débat démocratique, et il est indispensable. Je ne voudrais pas, toutefois, que vous partiez davantage sur une fausse piste, celle de ma prétendue « absence ». Car cette allégation est totalement bidon. Mes agendas sont publiés, publiés ici, ils n'ont rien à voir avec la caricature qui en est faite ici, ils ne s'arrêtent pas, jamais, au vendredi soir ou au samedi matin. Ce vieux disque est totalement rayé. Les habitants du pays de Montbéliard savent ce que je fais, connaissent mon action et celle de mon équipe, savent notre disponibilité. Je crois aussi qu'ils apprécient que leur Président soit un parlementaire écouté à l'échelle nationale, capable de les faire entendre. Alors, si vous le voulez bien, sortons de ces arguments éculés, et vaguement manipulés, et parlons du fond. C'est cela, seul, qui m'importe et importe.
17 décembre 2008 à 09:00 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (100)
25 novembre 2008 à 16:28 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (12)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription du jeudi 6 au samedi 8 novembre 2008:
Jeudi 6 novembre: Intersyndicale du Pays de Montbéliard.
Jeudi 6 novembre: Conférence de presse sur les Orientations Budgétaires à la CAPM.
Jeudi 6 novembre: Vote sur les motions au PS.
Vendredi 7 novembre: Déjeuner de travail avec M. Jombard, Directeur de Peugeot Sochaux.
Vendredi 7 novembre: Conférence de presse sur FAURECIA.
Vendredi 7 novembre: Commission 1 - Transports en commun en site propre, à la CAPM.
Vendredi 7 novembre: Conseil d'Agglomération, à la CAPM.
Samedi 8 novembre: Séminaire de lancement du projet d'agglomération.
Samedi 8 novembre: Conférence de presse.
Samedi 8 novembre: Congrès Fédéral à Baume-les-Dames.
Samedi 8 novembre: Match Sochaux - Le Mans.
06 novembre 2008 à 09:47 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (1)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici pour le jeudi 23 et le vendredi 24 octobre 2008:
Jeudi 23 octobre: Conseil d'Administration du Centre Hospitalier de Belfort - Montbéliard, à BELFORT.
Jeudi 23 octobre: RDV à la CAPM.
Vendredi 24 octobre: Conseil d'Administration Métropole Rhin - Rhône, Hôtel de Ville de BESANCON.
Vendredi 24 octobre: RDV à la CAPM.
Vendredi 24 octobre: Réunion PS à Vandoeuvre-les-Nancy: Présentation de la motion "Clarté, courage et créativité: une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France".
23 octobre 2008 à 09:46 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (2)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription pour le vendredi 10 et le samedi 11 octobre 2008:
Vendredi 10 octobre: RDV avec Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, à Paris.
Vendredi 10 octobre: Forum "Graine de créateurs" dédié à la création et à la reprise d'entreprise.
Vendredi 10 octobre: "Les Coulisses du Bâtiment": opération de promotion en direction des jeunes des collèges, organisée par la Fédération Française du Bâtiment.
Vendredi 10 octobre: Conseil Communautaire à la CAPM.
Samedi 11 octobre: Petit-déjeuner avec les élus de Valentigney.
Samedi 11 octobre: Visites à Valentigney:
Samedi 11 octobre: Ouverture de la 26e Semaine Bleue (semaine nationale des personnes âgées).
Samedi 11 octobre: Inauguration du "Chocolat en Fête", Espace Japy à Audincourt.
09 octobre 2008 à 17:25 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (5)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription du jeudi 02 au samedi 04 octobre 2008:
Jeudi 02 octobre: RDV avec Etienne Butzbach, maire de Belfort.
Jeudi 02 octobre: Bureau communautaire.
Jeudi 02 octobre: Réunion du Groupe Démocrate et Socialiste à la CAPM.
Vendredi 03 octobre: RDV à la CAPM.
Vendredi 03 octobre: Intervention au Congrès Régional de l'Association des Ingénieurs Territoriaux de France, au Pavillon des Sciences.
Vendredi 03 octobre: Inauguration de la nouvelle Gendarmerie d'Hérimoncourt.
Vendredi 03 octobre: Remise de la Médaille d'Honneur Comunale, Départementale et Régionale à Marcel Liégeois, à Pont de Roide.
Samedi 04 octobre: Visite des chantiers de la CAPM:
Samedi 04 octobre: Réunion "Santé" et "Finances" avec les Vice-Présidents de la CAPM.
02 octobre 2008 à 16:56 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (0)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription du jeudi 25 au samedi 27 septembre 2008:
Jeudi 25 septembre: Présentation presse de la manifestation phare de l'hiver franc-comtois: "Les Lumières de Noël" à Paris.
Jeudi 25 septembre: Réunion de préparation du budget CAPM avec les Vice-Présidents.
Vendredi 26 septembre: RDV à la CAPM.
Vendredi 26 septembre: Rencontre avec Jean-Pierre MICHEL, Président de l'Association Hospitalière de Franche-Comté.
Vendredi 26 septembre: Vernissage de l'exposition BD "RAGHNAROK: le copain de Titeuf", à la CAPM.
Samedi 27 septembre: Inauguration de la nouvelle piste cyclable qui reliera Sainte-Suzanne à Montbéliard et à la Véloroute.
Samedi 27 septembre: Inauguration de la nouvelle Mairie de Mandeure.
Samedi 27 septembre: "Fête du Sport" à Pont de Roide.
Samedi 27 septembre: Inauguration de "La Fête de la Nature" à Seloncourt.
Samedi 27 septembre: Match Sochaux / Lorient.
25 septembre 2008 à 11:09 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (6)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription du jeudi 18 au dimanche 21 septembre 2008:
Jeudi 18 septembre: RDV avec Madame Berthaux, Déléguée Régionale du Groupe La Poste en Franche-Comté.
Jeudi 18 septembre: Cérémonie commémorative à Colombier-Fontaine.
Jeudi 18 septembre: Bureau communautaire à la CAPM.
Vendredi 19 septembre: Conseil municipal à Valentigney.
Vendredi 19 septembre: Concert d'ouverture du Conservatoire du Pays de Montbéliard dans le Hall de la CAPM.
Samedi 20 septembre: Participation à l'émission "Ca me regarde" sur France 3.
Samedi 20 septembre: Inauguration de la Fête des Associations à Montbéliard.
Samedi 20 septembre: Fête de la Rose à Sélestat.
Samedi 20 septembre: Apéritif - concert de la Fête des Associations à Montbéliard.
Samedi 20 septembre: Ouverture de la saison de la MALS.
Dimanche 21 septembre: Elections sénatoriales.
18 septembre 2008 à 11:24 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (2)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription pour le vendredi 12 et le samedi 13 septembre 2008:
Vendredi 12 septembre: RDV à la CAPM.
Vendredi 12 septembre: Conférence de presse de rentrée à la CAPM.
Vendredi 12 septembre: Réunion de préparation du budget 2009.
Vendredi 12 septembre: RDV avec M. Dabrowski, Président de la CCI.
Vendredi 12 septembre: Débat sur les contributions à Pontarlier.
Samedi 13 septembre: Marché d'Audincourt.
Samedi 13 septembre: Comice agricole d'Arcey.
Samedi 13 septembre: Inauguration d'un court de tennis couvert à Pont de Roide.
Samedi 13 septembre: Ouverture de la saison de l'Allan.
12 septembre 2008 à 10:03 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (0)
Veuillez trouver, ci-dessous, l'agenda de Pierre Moscovici à Montbéliard et en circonscription du jeudi 4 au samedi 6 septembre 2008:
Jeudi 4 septembre: Audience d'installation du tribunal de Grande Instance de Montbéliard.
Jeudi 4 septembre: Bureau à la CAPM.
Jeudi 4 septembre: SMAU - présentation du projet Boucle Locale haut débit aux élus du Pays de Montbéliard.
Vendredi 5 septembre: Rencontre dans le cadre du partenariat avec le FCSM (mise en service d'une crèche pendant les matchs + présentation du kit étudiant).
Vendredi 5 septembre: Réunion de travail avec le Sous-Préfet.
Vendredi 5 septembre: Visite du marché de Pont de Roide.
Vendredi 5 septembre: Conseil fédéral du PS.
Samedi 6 septembre: Séminaire de rentrée du PS du Rhône.
Samedi 6 septembre: Inauguration de "Campagne à la Ville " à Audincourt.
03 septembre 2008 à 17:27 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (0)
Veuillez trouver, ci-dessous, des articles extraits de la presse locale évoquant Pierre Moscovici:
Tous vos commentaires sont les bienvenus.
17 juillet 2008 à 14:37 dans Pays de Montbéliard | Lien permanent | Commentaires (4)

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